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12 octobre 2007 5 12 /10 /octobre /2007 18:43

Je l'avais clairement expliqué sur ce blog, une des raisons de mon vote pour Rigaut à la présidence de l'agglo était d'enfoncer le coin entre Accoyer-Hérisson-Tardy et Rigaut pour empêcher une liste unique de la droite aux municipales à Annecy.
Mission accomplie. Lors de ce conseil d'agglo à l'ordre du jour plutôt banal, B. Accoyer a vivement pris à partie J.L. Rigaud ... sur des sujets qui n'étaient même pas à l'ordre du jour. 
A propos d'une question (probablement téléguidée) sur un investissement au CCSTI de Cran-Gevrier, B. Accoyer s'en est pris au maire d'Annecy à propos de la rénovation de la salle de théâtre de Bonlieu dénonçant "un coup de force" , indiquant que la C2A "n'est pas une vache à lait" ... B. Accoyer est, sur cette question, d'une mauvaise foi totale. Il est vrai que quand on parle culture, il sortirait plus vite son revolver que son carnet de chèques ! Rappelons qu'Annecy-le-Vieux est probablement la seule ville de France de 20 000 habitants sans le moindre équipement culturel municipal !
A propos du rapport d'activité du SILA, nouvelle agression verbale d'Accoyer reprochant à la ville d'Annecy d'avoir encore des réseaux unitaires d'égoûts  (aujourd'hui, on sépare les eaux pluviales des eaux usées) pour tenter de masquer la réalité : le coût de l'assainissement de l'eau, géré par le SILA et son président Hérisson est 30 % plus cher que la moyenne régionale parce que le SILA (donc les consommateurs d'eau) finance en totalité l'assainissement de certaines communes rurales (la plupart dans la circonscription d'Accoyer). B. Accoyer a justifié cette "solidarité" parce qu'il faut permettre à ces communes de débloquer des terrains pour la construction. Vive le mitage du territoire et la maison individuelle, c'est son credo. Bonjour l'environnement !!!
Il a de nouveau rappelé son opposition au centre de congrès, toujours en termes très agressifs contre Rigaut.
Cerise sur le gâteau, il a précisé "ne pas être partisan des SCOTS". On comprend mieux pourquoi le SCOT (schéma de cohérence territoriale) de la grande région annécienne n'avance pas vite : il en était le président jusqu'à ces dernières semaines !

L'ordre du jour comprenait :

- des désignations de délégués suite aux modifications intervenues en septembre
- le compte-rendu des délibérations du bureau
- l'approbation des budgets supplémentaires 2007 : budget principal et budgets annexes: ordures ménagères, eau, transports urbains, pépinières d'entreprises. Pour l'essentiel, il s'agit de reports d'opérations programmées et non effectuées totalement en 2006. (3 votes contre un investissement de 32 000 € au CCSTI de Cran-Gevrier (dont celui d'Accoyer, qui a rappelé qu'il avait été contre le trasnfert à l'agglo de cet équipement).
- un ajout à la politique d'aide à l'accession à la propriété: les règles actuelles prévoient une clause anti-spéculative en cas de revente du bien. Il est ajouté une clause anti-spéculative en cas de location.
- adoption des tarifs 2008 (secteur culturel)
- approbation du bilan 2006 de la Société d'équipement de la Haute-Savoie
- approbation du rapport annuel du SILA pour l'assainissement et l'élimination des déchets (2 abstentions dont la mienne pour les raisons invoquées plus haut)
- approbation du rapport d'activités du SIPAS (syndicat de protection du Semnoz). A noter les 106 jours d'ouverture en 2006-2007 contre 141 jours en 2005-2006 pour manque de neige.
- approbation du rapport d'activités du SIUPEG ( source de chez Grillet)
- approbation du rapport d'activités du SCOT. Les Verts sont intervenus pour dire que le SCOT n'avançait pas faute de volonté politique. J'ai demandé si un échéancier pouvait être donné : les études pourraient être terminées à mi-2008 ?  Vote : 2 NPPV (Verts) et 3 abstentions (les 3 PS d'Annecy)
- parc d'activités économiques Seynod-Montagny les Lanches: la C2A lance une étude d'impact et une étude de type 'approche environnementale de l'urbanisme". Ce secteur comporte beaucoup de zones humides, une biodiversité très intéressante, des espèces menacées... Il convient donc d'être prudents pour ne pas massacrer le site.

En questions diverses:

- ouverture des commerces le dimanche pour les fêtes : ce sera les 16 et 23 décembre

- centre de congrès : deux groupes de réflexion vont être mis en place après l'échec de la 1ère consultation

- Le président veut mettre en place une charte qualité et développement durable pour les politques de l'agglo.

- deux interventions concernant les demandeurs d'asile (il y avait une manif à la préfecture au même moment) et l'accueil des sans abris.

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11 octobre 2007 4 11 /10 /octobre /2007 11:35
J.L. Rigaut avait annoncé que la réunion décentralisée du Grenelle de l'environnement aurait lieu à Annecy. Bien entendu, c'est Annecy-le-Vieux et B. Accoyer qui ont récupéré le bébé et le battage médiatique qui va avec.
Les invités, car c'est sur invitation, on n'est  jamais trop prudent ! ? Mystère. En tout cas au PS je n'ai pas encore rencontré un seul invité. Les associations rééllement engagées dans la protection de la nature (Amis de la terre...) n'ont pas non plus été invitées.
Bref, tout comme le Grenelle national, il s'agit d'une pure opération médiatique qui vise à convaincre l'opinion publique que l'UMP, ses élus locaux et le gouvernement sont de grands défenseurs de l'environnement !!! 
Défense de rire !

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9 octobre 2007 2 09 /10 /octobre /2007 16:16

Le site de Ségolène Royal, Désirs d'Avenir (desirsdavenir.org), gagne le trophée de l'e-démocratie lors du forum mondial de la e-démocratie

Le Club de l'Hyper-République a décerné leur trophée lors du forum mondial de la e-démocratie à la plate-forme de démocratie participative desirsdavenir.org. Ce trophée récompense chaque année une personnalité, un projet ou une réalisation dédié à la démocratie électronique en France.

Désirs d'Avenir a été le fer de lance de la candidature de Ségolène Royal pendant la campagne des primaires socialistes, avant de devenir le site de campagne de la candidate aux élections présidentielles. Cette expérience, lancée en février 2006, a été l'une des plus abouties de démocratie participative menée à l'échelle d'un pays : 165 000 contributions, 3 millions de participants, 6 000 réunions physiques, etc.

Pour conduire cette entreprise innovante, il a fallu expérimenter de nouvelles pratiques politiques, modifier profondément la culture militante au sein du Parti Socialiste, inventer des outils, des pratiques et des méthodologies en matière de débats participatifs en collaboration avec des chercheurs et des praticiens de la "démo part". La plate-forme Désirs d'Avenir a innové en particulier sur deux points : la mécanique participative qu'elle a mise en place à une grande échelle et le recours aux vidéos sur des formats très divers. Sur Désirs d'avenir cela a été par exemple le suivi des interventions de la candidate, le Zapping quotidien de la campagne, la déclinaison des 100 mesures du Programme en vidéo, des reportages de terrain, des documentaires sur les coulisses de la campagne, etc.


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8 octobre 2007 1 08 /10 /octobre /2007 18:39

Intersyndicale des journalistes

(SNJ, SNJ-CGT, USJ-CFDT, SJ-CFTC, SJ-FO)

 

Le combat pour l'indépendance

des médias continue

 

 

Dans le combat engagé pour l'indépendance des rédactions et la défense d'une information de qualité, l'appel de l'intersyndicale des journalistes (SNJ, SNJ-CGT, USJ-CFDT, SJ-CFTC, SJ-FO) a reçu un large écho, lors du rassemblement-débat organisé le jeudi  4 octobre. Outre le relais conséquent que lui ont assuré nombre de médias, près de 250 personnes sont venues au Musée social, témoigner de leur attachement à être bien informées et demander à ce que des moyens soient  donnés aux journalistes pour remplir leur mission dans les meilleures conditions.

 

Le débat a permis de faire émerger des idées nouvelles. Que ce soit, par exemple, sur l'éventail des critères qui devraient être exigés pour bénéficier des aides à la presse, ou la publication annuelle obligatoire par les médias de leur budget publicitaire, avec la liste des plus gros annonceurs.

 

Invité d'honneur de la soirée, Marc Gruber, directeur de la FEJ (Fédération européenne des journalistes) a comparé la France de Nicolas Sarkozy à l'Italie de Silvio Berlusconi, et souligné les dérives actuelles des médias hexagonaux soumis à des pressions économico-politiques. Marc Gruber a rappelé la convergence du combat des syndicats de journalistes en France avec ceux que mènent les journalistes allemands et portugais pour la protection de leurs sources, et les journalistes scandinaves contre la précarité.

 

L'élan de solidarité avec les revendications de l'intersyndicale (reconnaissance juridique de l'équipe rédactionnelle; intégration des chartes de déontologie à la convention collective; adaptation des lois françaises sur la protection des sources aux directives européennes; mesures nouvelles de lutte contre la précarité) doit s'amplifier:

 

l        par la signature en ligne du texte de soutien qui résume nos propositions, sur le site intersj.info (pour intersyndicale des journalistes),

 

l        par une participation massive à toutes les initiatives qui seront prises lors de la journée de mobilisation européenne organisée le lundi 5 novembre par la FEJ. A Paris, rassemblement à 13h30, devant l'Assemblée nationale. Dans les régions, débats dans et hors des rédactions, délégations auprès des parlementaires.

 

Pour une information de qualité, indispensable au bon fonctionnement de la démocratie, journalistes et citoyens d'Europe ne doivent avoir qu'un seul mot d'ordre:

 

« Stand up for journalism* »

 

* « Debout pour le journalisme », slogan choisi par la FEJ pour le rassemblement européen du 5 novembre.

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5 octobre 2007 5 05 /10 /octobre /2007 19:09
Les socialistes annéciens ont investi LAURENT DUPONT comme chef de file pour les municipales 2008. Laurent travaille depuis plusieurs mois à la constitution de la liste et du projet. De multiples réunions de travail et des rencontres ont déjà eu lieu. L'enjeu est d'importance : LA GAUCHE PEUT L'EMPORTER A ANNECY. Pourquoi ?
Il y aura deux listes à droite comme en 2001. Et en 2001, les deux listes de droite avaient réuni 62 %, avec une grande différence (49 % pour B. Bosson et 13 % pour les divers droite). En 2008, avec une liste estampillée UMP, un partage des voix de droite 50/50 est tout à fait raisonnable. Ainsi la gauche pourrait être en tête avec 38 % devant les deux listes de droite à 30-32 %. Et alors tout est ouvert. C'est ce qui s'est passé à Annemasse en 1977. On connaît la suite :la gauche gouverne la ville depuis cette victoire dans une triangulaire.
Ce n'est pas gagné. Certains verts sont tentés de rejoindre la liste du maire sortant. De son côté, celui-ci, après avoir débauché à droite en récupérant un des trois élus divers droite, tente de débaucher à gauche, y compris parmi les anciens et actuels conseillers municipaux. Electoralement, c'est rarement payant. Mais il est toujours triste de voir des camarades se fourvoyer pour un poste en municipalité.
La gauche a le devoir de se rassembler et de s'ouvrir pour gagner en 2008. Cela passe par le respect de l'identité et de la représentativité de chaque partenaire. 

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3 octobre 2007 3 03 /10 /octobre /2007 18:19
Après la journée parlementaire de l'UMP, où les députés de la majorité ont surtout râlé, Sarkozy a eu ce commentaire lapidaire sur le président de l' Assemblée nationale B. ACCOYER "totalement inaudible et inutile". (source: le Canard Enchaîné du 3 octobre).

Pas rancunier - ou habitué à avaler des couleuvres- B. Accoyer approuve la politique d'ouverture de Sarkozy.

PARIS (Reuters) - Bernard Accoyer, président de l'Assemblée nationale, apporte son soutien à la politique d'ouverture qu'entend poursuivre Nicolas Sarkozy, en dépit des réserves d'une partie des élus UMP.

"J'approuve cette attitude qui consiste à utiliser toutes les compétences", a-t-il dit sur Europe 1.

"La France a besoin de cette ouverture parce qu'elle a besoin de toutes les compétences au-delà des convictions politiques et je dirais même parfois du dogmatisme que nous avons tous finalement un petit peu au fond de nous-mêmes", a-t-il ajouté.


B. ACCOYER s'est aussi distingué en se prononçant contre la modification d'UN régime spécial de retraite ... celui des députés !!!

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3 octobre 2007 3 03 /10 /octobre /2007 11:32
Evénement
Pétition contre les tests ADN
QUOTIDIEN : mercredi 3 octobre 2007

http://www.touchepasamonadn.com

 En instaurant des tests ADN pour prouver une filiation dans le cadre d' n regroupement familial, l'amendement Mariani, adopté par l'Assembl e nationale, fait entrer la génétique dans l'ère d'une utilisation, non pl s simplement médicale et judiciaire, mais dorénavant dévolue au contrôle étatiqu
Cette nouvelle donne pose trois séries de problèmes fondamentaux.
Tout d'abord, des problèmes d'ordre éthique. En effet, l'utilisation de tests ADN pour savoir si un enfant peut venir ou non rejoindre un parent en France pose d'emblée cette question : depuis quand la génétique va-t-elle décider de qui a le droit ou non de s'établir sur un territoire ? Au-delà, depuis quand une famille devrait-elle se définir en termes génétiques ? Sont père ou mère les personnes qui apportent amour, soins et éducation à ceux et à celles qu'ils reconnaissent comme étant leurs enfants.
Ensuite, cet amendement fait voler en éclats le consensus précieux de la loi sur la bioéthique qui éloignait les utilisations de la génétique contraires à notre idée de la civilisation et de la liberté. Enfin, cet amendement s'inscrit dans un contexte de suspicion généralisée et récurrente envers les étrangers qui en vient désormais à menacer le vivre ensemble. Car tout le monde s'accorde à dire que la fraude au regroupement familial ne peut être que marginale au regard des chiffres d'enfants annuellement concernés et au regard de l'absence de raison substantielle qu'il y aurait à frauder dans ce domaine. En effet, quelle étrange raison pousserait les immigrés à faire venir massivement dans notre pays des enfants qu'ils sauraient ne pas être les leurs ? Autrement dit, l'amendement instaurant les tests ADN n'a pas pour fonction de lutter contre une fraude hypothétique mais bien de participer à cette vision des immigrés que nous récusons avec force.
Nous sommes donc face à un amendement qui, sur les plans éthique, scientifique et du vivre ensemble, introduit des changements profondément négatifs. C'est pourquoi nous, signataires de cette pétition, appelons le président de la République et le gouvernement à retirer cette disposition, sous peine de contribuer, en introduisant l'idée que l'on pourrait apporter une réponse biologique à une question politique, à briser durablement les conditions d'un débat démocratique, serein et constructif sur les questions liées à l'immigration.


http://www.liberation.fr/actualite/societe/282261.FR.php
© Libération

Editorial
Evénement
Humanisme
Par laurent joffrin
QUOTIDIEN : mercredi 3 octobre 2007

Naissance d'un front républicain. La protestation contre l'usage de l'AD  dans les procédures d'immigration enfle de jour en jour. Elle n'oppose plu  droite et gauche, gouvernement et opposition, pro et anti UMP. Elle dépass  ces catégories pour réunir tous ceux qui souhaitent le respect scrupuleu  des principes républicains en France. La pétition de Charlie Hebdo initiée par Dominique Sopo, Philippe Val, Bernard-Henri Lévy et quelques autres, dont nous publions le texte dès aujourd'hui, en apporte la preuve éclatante. Voilà un appel qui réunit, parmi d'autres, Dominique de Villepin et François Hollande, Bernard Thibault et François Bayrou ou encore Raymond Aubrac et Ségolène Royal. Leur point commun? Un certain humanisme intransigeant qui récuse, au-delà des arguties techniques, le principe même du contrôle génétique.
Certes, d'autres pays le pratiquent (dans des conditions différentes toutefois). Certes, Brice Hortefeux a reculé sur certains points pour tenter de désamorcer l'opposition du Sénat. Certes, il existe effectivement des fraudes au regroupement familial, quoique impossibles à évaluer. Mais nous sommes maintenant passés, dans cette affaire, de la technique aux principes. La France a judicieusement encadré l'utilisation de la génétique à des fins de surveillance ou d'enquête. La science est, dans son application, étroitement limitée par le droit. C'est une faute cardinale que d'annuler ces précautions au détriment des étrangers. Qui n'y voit un traitement particulier, très clairement discriminatoire ? S'il garde un sou de jugeotte, Nicolas Sarkozy doit reculer au plus vite. Faute de quoi le front du refus s'élargira encore.


http://www.liberation.fr/rebonds/chroniques/editorial/282260.FR.php
© Libération


Evénement
Les premiers signataires
QUOTIDIEN : mercredi 3 octobre 2007

Isabelle Adjani, actrice. Raymond Aubrac, ancien résistant. François Bayrou  président du Modem. Laurent Fabius, ancien Premier ministre. Dan Franck, écrivain. René Frydman, professeur de gynécologie-obstétrique. Raphaë  Haddad, président de l'UEJF. François Hollande, premier secrétaire du PS  Lionel Jospin, ancien Premier ministre. Axel Kahn, généticien. Bernard-Henr  Lévy, philosophe. Pierre Mauroy, ancien Premier ministre. Jean-Claud  Mailly. Jeanne Moreau, actrice. Patrick Pelloux, médecin urgentiste  Ségolène Royal, présidente de Région. Jorge Semprun, écrivain, homm  politique espagnol. Dominique Sopo, président de SOS Racisme. Franci  Spizner, avocat à la cour. Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT  Lilian Thuram, footballeur professionnel. Philippe Val, directeur de Charli  Hebdo. Dominique de Villepin, ancien Premier ministre. Mouloud Achour  journaliste. Gabriel Aghion, auteur-réalisateur. Akhénaton, chanteur  Princess Aniès, chanteuse. Lisa Ansaldi, chanteuse. Gérard Aschieri  secrétaire général de la FSU. Olivier Assayas, cinéaste. Jean-Christoph  Attias, directeur d'études à l'EPHE. Yves Azeroual, producteur. Josian  Balasko, comédienne. Céline Balitran, actrice. Bénabar, chanteur. Esthe  Benbassa, directrice d'études à l'EPHE. Ghaleb Bencheikh, président de l  Conférence mondiale des religions pour la paix. Samuel Benchetrit, écrivai  et réalisateur. Pierre Bergé, entrepreneur en confection. Charles Berling  acteur. Olivier Besancenot, porte-parole de la LCR. Dominique Besnehard  producteur. Serge Bilé, journaliste. Michel Boujenah, humoriste. Male  Bouti, secrétaire national du PS. Clémence Boulouque, écrivain. Marie-Georges Buffet, secrétaire nationale du Parti communiste français. Stom  Bugsy, chanteur. Michel Cantal-Dupart, urbaniste. Patrice Caratini, musicien  Stéphanie Chevrier, éditrice. Elie Chouraqui, cinéaste. Dominique Coubes  directeur de théâtre.  Didier Daeninckx, écrivain. Gérald Dahan, humoriste  Marie Darrieussecq, écrivain. Mohamed Dia, entrepreneur en confection  Michel Delpech, chanteur. Harlem Désir, député européen. Jean-Yve  Dupeux, avocat à la cour. Frédéric Encel, géopolitologue. Thomas Fersen  chanteur. Geneviève de Fontenay, présidente du Comité Miss France. Alai  Franck, auteur dramatique. Romain Goupil, réalisateur. Patrick Gonthier  secrétaire général de l'UNSA Education. Jean-Claude Gayssot, ancie  ministre. Stéphane Guyon, humoriste. Sihem Habchi, présidente de Ni pute  ni soumises. Mimouna Hadjam, porte-parole d'Africa 93. Gisèle Halimi  ancienne ambassadrice, avocate à la cour. Clara Halter, sculptrice. Mare  Halter, écrivain. Pierre Henry, directeur général de France Terre d'Asile  Alain Jakubowicz, avocat à la cour. Marianne James, chanteuse e  comédienne. Bruno Julliard, président de l'UNEF. Anousheh Karvar  secrétaire nationale de la CFDT chargée des questions de société. Patric  Klugman, avocat à la cour et vice-président de SOS Racisme. Valérie Lang  comédienne. Claude Lanzmann, réalisateur. Yvan Le Bolloch, comédien  Claude Leroy, entraîneur sportif. Pierre Lescure, journaliste. Makobé  chanteur. Tristan Mendès France, blogueur. Sofia Mestari, chanteuse. Gérar  Mordillat, écrivain et cinéaste. Benjamin Morgaine, humoriste. Ann  Mouglalis, actrice. Stéphanie Murat, productrice. Alain Olive, secrétair  général de l'UNSA. Omar et Fred, humoristes. Jack Ralite, sénateur. Jean-Michel Ribes, auteur-metteur en scène. Firmine Richard, actrice. Anne-Gaëlle Riccio, présentatrice. Philippe Robinet, éditeur. Elisabet  Roudinesco, écrivain. Bruno Salomone, humoriste. Myriam Seurat  journaliste. Yves Simon, écrivain Smaïn, humoriste. Rémy Skoutelsky  historien. Amanda Sthers, écrivain. Fodé Sylla, membre du Conseil économique et social. Abdou Tahari Chaoui, président de la Fédératio  nationale des maisons des potes. Christiane Taubira, députée. Niel  Tavernier, cinéaste. Sylvie Testud, actrice. Philippe Torreton, comédien  Jean Vautrin, écrivain. Dominique Voynet, sénatrice. Lambert Wilson  comédien. Et toute l'équipe de  Charlie Hebdo


http://www.liberation.fr/actualite/societe/282262.FR.php
© Libération

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2 octobre 2007 2 02 /10 /octobre /2007 11:36
Cinquante questions à l'ordre du jour de ce conseil. En voici l'essentiel.

Rapport annuel sur le prix et la qualité du service public de l'eau
                                                                prix de l'eau dans l'agglo             prix moyen en Rhône-Alpes-Méditerranée
Consommation d'eau :                                       0,84  €                                                   1,32  €
Redevance prélèvement agence de l'eau       0,05  €                                                   0,06  €
Redevance pollution agence de l'eau              0,31  €                                                   0,31  €
Redvance assainissement (SILA)                    1,25  €                                                   0,96  €
TVA                                                                          0,07  €                                                   0,14  €
                                          TOTAL                          2,52  €                                                    2,79  €

J. Excoffier s'est étonné de l'absence de réactions à l'annonce de ces chiffres. Le coût de l'eau (gestion par la communauté d'agglomération) est 36 % moins cher que la moyenne du secteur (vive le service public !). Mais le coût de l'assainissement (géré par le syndicat du lac d M. Hérisson) est 30 % plus cher que la moyenne sans que cela pose question. Ce sont pourtant les familles nombreuses qui sont le plus pénalisées !
Réponse embarrassée du maire et du représentant de la ville au SILA. Et pour cause !
La réalité est bien connue. Les familles nombreuses de l'agglomération annécienne paient les énormes travaux d'assainissement pour des familles aisées qui ont pu construire leur villa dans les communes péri-urbaines proches de l'agglomération annécienne et qui n'avaient pas d'assainissement collectif.  Nous sommes bien dans la méthode UMP : les plus pauvres paient pour les plus riches !

Garantie d'emprunts pour les sociétés HLM pour des opérations au 8 Rue Montaigne (Halpades) et 24 avenu de Loverchy (PACTIMMO)

Acquisition d'un local 26 avenue de Loverchy : 240 m2 qui permettront d'aménager une halte-garderie bien nécessaire dans ce secteur en expansion démographique.

Demandes du subventions pour la réhabilitation de logements : 5 logements au 24 avenue de Loverchy, 3 logements au 27 Faubourg des Balmettes, foyer de jeunes travailleurs et résidence sociale 'La Tournette" 1 avenue du Rhône, et pour l'adaptation d'un logement 9 côte Perrière.

Convention avec la préfecture pour la télétransmission des actes municipaux soumis au contrôle de légalité (dont les délibérations municipales).

Relogement des archives municpales. Les locaux de nos archives arrivent à saturation. Les conditions de travail ne sont bonnes ni pour le personnel, ni pour les visiteurs. Il faut savoir que nos archives ont besoin en moyenne de 125 mètres linéaires par an. La ville va acheter 1600 m2 dans un bâtiment à construire près de la place des Romains. Cela répondrait aux besoins pour 30 ans.
J. Excoffier confirme, pour l'avoir constaté, les difficultés de fonctionnement actuelles, et rend hommage à l'excellent travail de l'équipe des archives qui vient de réaliser une superbe exposition dans le hall de la mairie.

Panneaux publicitaires dans les parkings souterrains d'Annecy. Ces panneaux sont au nombre de 70 et 4 nouveaux seront installés au parking du château. En contrepartie, la société gestionnaire fournit 23 panneaux qui deviendront propriété de la ville et serviront à l'affichage municipal.

Des marchés de travaux et fournitures sont adoptés : aménagement de la crèche associative 'Le jardin des tout petits' au 15 rue P. Cézanne, mise en souterrain des réseaux secs (EDF, téléphone, câble...) rue A. Lyard, aménagement de l'aire de jeux rue R. Blanchard, fourniture de quincaillerie, restauration et consolidation de l'église Notre Dame de Liesse.

Agrandissement et rénovation de la salle Chatenoud: le coût prévisible passe de 1 160 000 €  Ht à 2 094 538 € HT. Pourquoi ? le surcoût provient , outre les ajustements annuels de prix et une meilleure accessibilité pour les handicapés, par l'équipement du toit en panneaux photovoltaïques fournissant de l'électricité. Dans les conditions actuelles, l'électricité serait revendue à EDF et pourrait rapporter plus de 400 000 € par an. Un investissement vite rentabilisé.

Opérations Sainte Claire (aide aux copropriétés de la Vieille Ville pour les travaux sur les parties communes ou l'adoption de règlement de copropriété) : 3 dossiers pour le 8 Rue Ste Claire (3907 €), 12 Rue Carnot (4117 €) et 1 Rue de l'Ile (1629 €).

Règlement d'urbanisme : la réforme du Code de l'Urbanisme n'oblige plus au dépôt de permis de démolir ni à la déclaration préalable pour l'édification d'une clôture (sauf dans certains secteurs historiques ...). Mais la ville peut  rétablir ces obligations, ce qu'Annecy a décidé de faire par mesure de précaution.

Aide aux projets associatifs : Choeur du Tillier (430 € pour le concert du 20 è anniversaire), 7000 € pour Musiques Inventives d'Annecy, 2500 € pour les 8èmes rencontres Cinéma et Architecture, 2000 € pour le quatrième centenaire de l'Académie Florimontane,  2300 € à la lauréate des Tremplins de la création Laurianne Conessa, 1000 € à Images Passage pour une expo et 2450 € pour l'organisation de la fête de la pomme et du miel à Novel le 17 novembre.

Conventions de financement par la CAF pour la crèche des teppes 'Le jardin des mini-pousses' et le Relais assistantes maternelles.

Conventions avec l'association 'L'île aux enfants' pour la mise à disposition de locaux pour un centre de loisirs maternels à l'école maternelle des Teppes et pour la fourniture de repas par la restauration municipale.

Animations de Noël. Pour cette année le thème retenu est 'Noël coeur d'érable'  avec campement amérindien sur le Pâquier (4 tipis, 2 tentes inuites et animaux) et animations les 16-17 et 22-23 décembre. Attribution d'une subvention de 10 960 € à l'association organisatrice Artootem.

Rénovation de la piste d'athlétisme du parc des sports en prévision de la Coupe d'Europe des Nations d'athlétisme 2008. Coût 230 275 € avec des subventions demandées au conseil général et au conseil régional.

Subventions à des associations du secteur social : 500 € à ALPI, 1000 € à Ecoute et Rencontre, 2,06 € de l'heure pour l'Atelier du Lac et le Fer doré. Le fonds départemental d'aide aux jeunes en difficulté recevra 8550 €. A noter que le nombre de jeunes aidés sur Annecy est passé de 261 en 2005 à 418 en 2006 !!!

Accueil des SDF. Après la fermeture de Centre des Trois Fontaines, il a fallu parer au plus pressé en attendant la reconstitution d'un organisme viable. Le Secours Catholique a proposé d'ouvrir une permanence d'accueil l'après-midi et le week-end pour faire face aux obligations du Plan d'actions renforcées en faveur des sans -abris mis en place par le gouvernement en début 2007. Coût global : 147 000 €. L'Etat, dont c'est la responsabilité, apporte 66 000 € et met le reste à la charge des collectivités. 
J. Excoffier a dénoncé ce nouveau transfert de charges de l'Etat UMP, qui se prive de recettes avec ses cadeaux fiscaux aux plus aisés et transfère ses charges sur les budgets communaux, payés par tous.

Indemnités mensuelles aux élus. Pour Annecy (les indemnités varient en fonction de la taille des communes), les indemnités brutes (avant prélèvements sociaux)
Conseiller municipal 148 € , conseiller délégué 837 €, maire-adjoint 1675 €, 1er adjoint 3163 € et maire 2639 €. L'indemnité du maire est diminuée car avec l'indemnité de président de l'agglo et de conseiller général, il dépasserait le plafond autorisé. 

Le conseil a adopté la création d'un poste de psychologue à temps partiel au secteur enfance et jeunesse, d'un poste d'urbaniste pour assurer la relève de l'architecte conseil qui va partir en retraite, et d'un assistant administratif pour le secteur logistique. Il a également adopté des nouvelles modalités pour le remboursement des frais de déplacements du personnel et attribué une indemnité aux agents chargés du remplacement des pompiers lors des spectacles et manifestations à Bonlieu.

En question diverse, J. Excoffier est intervenu sur l'annonce de la suppression des cours le samedi matin dans les écoles. Il a regretté que cette décision ait été prise sans concertation. Elle plaira aux parents qui peuvent partir en week-end et au secteur touristique. Mais ce n'est pas une bonne mesure pour les enfants qui ont déjà la journée scolaire la plus chargée qui soit. Et bien entendu, la ville devra prévoir le financement d'activités le samedi matin car beaucoup de parents travaillent, notamment à temps partiel dans des secteurs mal rémunérés comme le commerce... Un nouveau transfert de charges de l'état UMP !!!





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2 octobre 2007 2 02 /10 /octobre /2007 11:21

CRAN-GEVRIER   LA  TURBINE
VENDREDI 6 OCTOBRE à 21 h
PROJECTION DU FILM : OUTFOXED  La Guerre de R. Murdoch contre les médias
 ET DEBAT SUR LES MEDIAS
AVEC LA PARTICIPATION DE J.F. CULLAFROZ

Secrétaire national des journalistes CFDT



Intersyndicale des journalistes

(SNJ, SNJ-CGT, USJ-CFDT, SJ-CFTC, SPC-CFE-CGC, SJ-FO)

 

Une information malade

c'est une démocratie en danger!

 

Depuis des mois, les coups de boutoirs portés à la liberté de la presse sont de plus en plus violents. Rarement l'indépendance des journalistes n'avait été autant bafouée. Rarement, l'un des droits fondamentaux du citoyen, à savoir l'accès à une information honnête, complète, pluraliste et indépendante des pressions politiques, financières et commerciales, n'avait été autant menacé.

La situation est grave. Les exemples pullulent : la mainmise de quelques grands industriels - dont les liens avec le pouvoir en place ne sont plus à démontrer - est une situation unique en Europe. Même les Etats-Unis ne connaissent pas un tel phénomène. Des journaux, des émissions, des postes de journalistes disparaissent. Restructurations et plans sociaux se succèdent à un rythme effréné. Les pressions exercées sur les journalistes atteignent des sommets dignes d'une république bananière. Les cas de censure deviennent monnaie courante. Les rédactions sont perquisitionnées au mépris même de la loi.

 Face à cette situation d'une extrême gravité, les syndicats de journalistes, garants des intérêts moraux et du statut d'une profession indispensable au droit à l'information des citoyens, ont décidé, pour la première fois depuis 15 ans, de se rassembler pour passer à l'action. Ils appellent les journalistes et les citoyens à s'engager avec eux pour gagner la bataille de l'indépendance.

Les médias, dans leur diversité d’expression, devraient contribuer à préserver et à  renforcer la démocratie. Les journalistes n'ont en aucun cas vocation à faire passer un message au profit d'un intérêt particulier. Ils doivent, et avec eux les patrons de presse, avoir le souci constant de respecter la déontologie de la profession, ce qui n'est malheureusement pas toujours le cas. L'information ne se confond pas avec de la communication, et doit encore moins être prise pour une marchandise. La République française et ses représentants élus par le peuple doivent garantir le  respect de ces principes.

Déjà en 1999, le Conseil de l'Europe invitait les « Etats membres a encourager les médias à renforcer l'indépendance éditoriale et d'autres moyens d'autorégulation. » Il a lui-même affirmé que « l'exercice libre et sans entrave des libertés journalistiques est vital pour la libre formation des opinions et des idées ...»

L'information est un droit fondamental de tout citoyen, qui commence par le respect du droit d’informer.

 

Pour gagner la bataille de l’indépendance :

Soirée débat le jeudi 4 octobre, à 18h, au Musée social

5, rue Las Cazes – Paris 7e (métro Solférino, Invalides, Varennes et RER C Musée d'Orsay)

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2 octobre 2007 2 02 /10 /octobre /2007 11:15

Les errements de la diplomatie de Nicolas Sarkozy

 Paris, le 27 août 2007, Conférence des ambassadeurs. Abordant l'épineuse question de la Turquie, Nicolas Sarkozy tient des propos qui, dans sa bouche, prennent une résonance singulière. « La France ne s'opposera pas à ce que de nouveaux chapitres de la négociation entre l'Union et la Turquie soient ouverts » dit-il devant une assistance médusée.

 Le refus de l'entrée de la Turquie dans l'Union semblait pourtant réglée. Association oui, adhésion non : Nicolas Sarkozy en avait fait une question de principe, lors de notre débat. Quelques mois plus tard, frappé par un principe de réalité jusqu'alors soigneusement nié, il dessine une perspective radicalement différente. La fermeture qu'il prônait se voit du jour au lendemain disqualifiée. On pense même à supprimer le referendum obligatoire préalable à une éventuelle adhésion. Pour la Turquie, tout redevient possible !

 Ce revirement n'est pas isolé. 14 Juillet 2007 :  les principales forces politiques libanaises dont le Hezbollah sont invitées à dialoguer à la Celle Saint Cloud, dans la résidence du ministre des Affaires étrangères. « Le Hezbollah est un acteur politique important au Liban. Il est l'une des composante du dialogue national et à ce titre, il est invité aux rencontres inter-libanaises » affirme ce jour là le porte-parole de l'Elysée. Oubliée la déclaration de nicolas sarkozy lors du forum de l'ump  du 12 décembre 2OO6 à propos d'une candidate qui avait rencontré la commission des affaires étrangères du liban en présence de l'ambassadeur de France et dans laquelle ne siégeait qu'un seul député du Hezbollah :"le fait d'être un élu ne suffit pas pour discuter. Hitler avait été élu, ça n'en fait pas un interlocuteur respectable et responsable". La polémique fut entretenue une bonne semaine : faute lourde, inexcusable, inqualifiable, méconnaissance des questions internationales, et pour tout dire, incompétence.

Et que dire du dossier iranien et de l'accès à la filière nucléaire qui inclut la maîtrise de l'enrichissement de l'uranium ? Je m'y suis toujours opposée tant que les garanties de contrôle n'étaient pas apportées. Aujourd'hui, faute de n'avoir pas défendu cette attitude préventive et responsable, on nous exhorte par la voix du ministre des affaires étrangères à « nous préparer au pire », à la guerre, ne faisant d'ailleurs que traduire l'incroyable déclaration de Nicolas Sarkozy devant les ambassadeurs, évoquant une alternative menaçante entre « la bombe iranienne ou le bombardement de l'Iran ».

 Cette succession de retournements inspire de l'inquiétude et pose la question de la crédibilité de la parole de la France.. Récemment nos partenaires se sont encore demandés s'il s'agissait d'improvisation ou de provocation  lorsque le Président a fait du nucléaire civil, à la tribune des Nations-Unies « la meilleure réponse à ceux qui veulent, en violation des traités se doter de l'arme nucléaire » confondant, une nouvelle fois, l'achat d'électricité et la maîtrise de la totalité de la filière avec l'enrichissement de l'uranium qui permet, tôt ou tard, de passer du civil au militaire.

 De tels revirements, soudains et imprévisibles, soulèvent des questions aujourd'hui sans réponses. Pourquoi cette navigation à vue, cette gestion erratique du dossier iranien ? Comment le Hezbollah infréquentable du mois de décembre 2006 est-il devenu l'interlocuteur acceptable du mois de juillet 2007 ? Que s'est-il passé pour que Nicolas Sarkozy change son fusil d'épaule sur la Turquie ?

 A aucun moment le Président ne s'en est expliqué. A t-il péché par ignorance des contraintes internationales ? A-t-il délibérément oublié de révéler ses intentions ? Se doutait-il que certains de ses choix ne seraient pas tenables ? Si oui, pourquoi n'a t-il rien dit ? Chauffer l'opinion, donner l'apparence de la fermeté puis se dédire face aux risques d'isolement : serait-ce cela la nouvelle diplomatie de rupture ? C'est la perte de crédibilité de la France qui est en jeu aujourd'hui, et ce qui la menace c'est la banalisation de sa parole, une marginalisation très difficilement récupérable par la suite.

 Dans le « concert des nations », notre pays apportait traditionnellement un contrepoint salutaire. Elle faisait entendre une musique différente, parfois mezzo voce, parfois fortissimo, mais toujours en harmonie avec deux valeurs cardinales : le sens du bien commun et l'éthique de la responsabilité qui interdisait d'utiliser la politique étrangère à des fins de politique intérieure.

 Ex-Yougoslavie, Irak, Liban, Darfour, conflit israélo-palestinien : autant de théâtres sur lesquels la France récusait les fausses évidences et les manichéismes simplificateurs. A l'idéologie facile, à l'intérêt étroit, elle préférait l'analyse rationnelle des faits, ultime boussole d'un monde singulièrement complexe, ultime condition à une action crédible et respectée.

 Or quel spectacle la France donne-t-elle depuis quatre mois ? En Europe, celui d'un président qui tire la couverture à lui, exaspérant nos plus fidèles partenaires et notemment l'Allemagne, ahurie par la dramatisation du dossier iranien, agacée par la récupération du traité, choquée par l'ingérence sur l'abandon du nucléaire, et blessée d'entendre Nicolas Sarkozy appeler Angela Merkel, "cette femme de l'est" ! Bourde sur bourde. En Afrique, celui d'un président qui dénonce avec brutalité ce continent comme "absent de l'histoire, empêtré dans l'éternel recommencement où jamais l'homme ne s'élance vers l'avenir" , pour ensuite s'afficher avec les chefs d'Etat gabonais ou libyen. Où est la cohérence, où est le message, où est la dignité ?

 Au fond, seul le rapprochement avec Washington donne à la diplomatie de Nicolas Sarkozy un semblant de cohérence. A l'heure où l'Amérique  remet en cause ses choix de politique étrangère, à l'heure où le rapport Baker prône une nouvelle approche fondée sur le dialogue plutôt que sur le rapport de force militaire, à l'heure où même nos amis britanniques marquent leurs distances, Nicolas Sarkozy fait le choix de l'atlantisme. C'est une décision lourde de conséquence et pourtant, là encore nulle explication, aucun débat au Parlement.

 Le Président de la République serait bien avisé de se ressaisir et de s'inspirer de cette sage recommandation du rapport  Védrine : amis, alliés mais pas alignés. C'est en ne cédant pas à la tentation des surenchères et de la politique spectacle que la France, dont la crédibilité est indispensable à la paix du monde, disposera d'une diplomatie forte et écoutée, avant qu'il ne soit trop tard .

 

Ségolène Royal

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