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31 octobre 2007 3 31 /10 /octobre /2007 11:24
Article de l’Hebdo des Savoie  - Vendredi 26 octobre 2007
 RUMILLY – Nuages chinois sur Téfal
Le projet de rachat d’un concurrent chinois par le Groupe Seb, propriétaire de Téfal, n’avance pas aussi vite que prévu. L’évolution du dossier inquiète le personnel, qui profite de la campagne des élections professionnelles pour faire le plein d’informations. Les plus récentes ne sont pas bonnes. Le prix d’achat des actions chinoises a été revu à la hausse et le cours des matières premières s’envole.
La semaine dernière, la réunion d’information organisée par la CGT à l’attention des salariés de Téfal a fait le plein. A quelques semaines des élections  professionnelles, les sujets de discussion ne manquent pas (Hebdo des Savoie du 5 octobre) mais c’est visiblement à l’avenir de leur usine que les salariés s’intéressent le plus désormais.
En août 2006, l’annonce du projet du groupe Seb, propriétaire de Téfal, d’acheter son concurrent chinois Supor avait semé le trouble. Un an après, les négociations n’ont toujours pas abouti. Les informations publiées par le récent rapport d’activité semestrielle de Seb n’inspirent guère à l’optimisme dans les rangs des salariés.Quelles conséquences pour l’emploi ?
« En annonçant sa volonté d’acheter son concurrent, le groupe Seb a fait monter le cours de l’action. Du coup, la famille propriétaire a revu son offre à la hausse » expliquent les responsables de la CGT Téfal. Le surcoût serait de l’ordre de 100 millions d’euros. S’inquiétant de la tournure que prennent les négociations, la CGT s’étonne que les dirigeants du groupe ne modifient pas leur stratégie. « Des agents de Téfal vont en Chine pour préparer des transferts alors que le site de la Rizière enregistre de réelles baisses d’activité. Jusque là, il y avait toujours eu une production soutenue ».
 
Un temps, les salariés ont espéré que leurs dirigeants reverraient le calendrier de l’acquisition. « Le pire, c’est que le groupe Seb se conduit comme s’il était propriétaire de Supor. Le savoir-faire est déjà parti là-bas, alors que le groupe n’est pas majoritaire. Cette acquisition aura certainement des conséquences sur la santé financière de l’entreprise et sur l’emploi en Europe » estiment les syndicalistes. Et la CGT de citer l’exemple américain, où la filiale T-Fal vient de fermer un atelier de production. « Il y a de quoi se faire du souci, même si la direction assure que l’achat de Supor doit permettre de progresser sur le marché chinois.
Si c’est vraiment comme ça que ça devait se passer d’accord, mais ce serait étonnant. En fermant un atelier de fabrication aux Etats-Unis, Seb donne un élément négatif, de sa stratégie future ».
L’entreprise française a déjà recours au « sourcing » en Chine. Ce terme technique pour éviter de dire « importations » ou « fabrication délocalisée », concerne déjà des accessoires, comme des fourchettes à appareils à fondue ou les cordons d’alimentation électrique, mais aussi la matière première.
Lors de la réunion d’information des salariés, il a beaucoup été question des disques en aluminium servant à fabriquer des poêles à Rumilly. Le sujet n’est pas nouveau.
A la fin du mois d’octobre 2006, puis en novembre, les ateliers « émaillerie » de Téfal avaient cessé toute activité pendant quatre jours faute de matière première. Cette fois, le métal est là, mais poserait des problèmes de mise en œuvre et d’odeur. « L’aluminium vient de Chine. Quand Seb sera propriétaire de Supor, qu’adviendra-t-il le jour où il y aura pénurie ? Faudra-t-il livrer les ateliers de Rumilly ou les Chinois ? » interroge la CGT.
Patrick Plaisance
 
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31 octobre 2007 3 31 /10 /octobre /2007 11:21

Derniers jours à Buenos Aires

 

Samedi 28 octobre :

rencontre au siège de la Centrale des Travailleurs Argentins 

Aujourd'hui, je rencontre la direction nationale de la CTA, syndicat indépendant, pluraliste et combatif qui se bat pour sa reconnaissance légale. En Argentine, en effet, le syndicalisme a historiquement pris la forme d'une organisation unique, pilier du régime péroniste. Après la fin de la dictature et durant les années ultra-libérales du gouvernement Menem, un mouvement syndical indépendant s'est peu à eu affirmé et a donné naissance, en 1992, à la CTA. Ce syndicat se bat aujourd'hui pour être habilité, lui aussi, à conclure des accords avec le patronat et l'Etat. Leur priorité : la juste redistribution des fruits de la vigoureuse croissance argentine. Ses responsables m'expliquent sur quelles bases ils ont constitué leur organisation qui entretient des relations fraternelles avec les syndicats français et participe activement à la Confédération Internationale des Syndicats : autonomie par rapport aux partis et à l'Etat, démocratie syndicale, recherche d'un syndicalisme adapté aux formes actuelles du capitalisme globalisé.

Je leur fais part de ma conviction que la qualité du dialogue social et des relations dans l'entreprise est un facteur de compétitivité et de mobilisation efficace de la richesse humaine. Au fil de nos échanges, je suis frappée de voir combien, malgré la différence des contextes, les problèmes se ressemblent : quelles sécurités face à la précarité randissante ? Quel modèle de croissance profitant au plus grand nombre ? Quel rapport de force avec quel syndicalisme représentatif et de masse pour rééquilibrer les relations entre le capital et le travail ?

Ils me parlent aussi des spécificités de la société argentine et notamment de l'importance de l'économie informelle qui les a conduits à ce parti-pris novateur : pour syndiquer celles et ceux qui n'ont que le travail au noir pour subvenir à leurs besoins (40% de la main d'œuvre) ainsi que les salariés précaires, la CTA développe, à côté des sections d'entreprise, l'affiliation individuelle des salariés sans statut, des chômeurs et des handicapés, comme me l'explique un de leurs responsables lui-même handicapé.

L'un des dirigeants de la CTA parle français et se présente comme « un métallo CFDT » : exilé chez nous pendant les années de dictature, il a travaillé et milité chez Alstom. Alexandra, responsable du secteur femmes, me dit combien elles ont été actives dans la construction de la CTA car les salariées sont les plus assignées au travail précaire et aux salaires les plus bas : « derrière chaque enfant pauvre, il y a une femme pauvre » me dit-elle. C'est sous leur impulsion que la CTA a intégré dans ses revendications la nécessité d'équipements d'accueil de la petite enfance (crèches, maternelles) accessibles aux plus pauvres.

Ils me parlent aussi de leur combat contre ce qu'ils appellent « la criminalisation de la protestation sociale » (3000 militants syndicaux actuellement concernés) et pour l'universalisation de la protection sociale, avec un salaire minimum garanti à tous alors qu'aujourd'hui 5,8 millions de salariés sur 12 millions n'y ont pas accès. Ils évoquent aussi le lourd tribut payé (67% des victimes) par les militants ouvriers et leur fierté d'être aujourd'hui parties civiles dans les procès intentés aux tortionnaires.

Cette rencontre a donné lieu à de nombreuses reprises dans la presse écrite et audiovisuelle et notamment à une pleine page dans « Clarin », l'un des principaux journaux argentins. Le Ministre du Travail, que je rencontrerai le soir de l'élection de Cristina, m'en parlera longuement.

Dimanche 28 octobre avec les Mères de la Place de Mai

 

Ce matin, j'ai rendez-vous avec Josefina « Pepa » de Noia, l'une des fondatrices des mères de la place de mai, l'une des 14 femmes qui, en pleine dictature, eurent les premières le courage d'exiger la vérité sur les « disparus ». Alors que la terreur s'abattait sur le peuple argentin, on les vit braver la répression avec leur fichu blanc sur lequel était brodé le nom de leurs enfant emprisonnés dont elles étaient sans nouvelles. Lors de ma campagne, l'une d'elles était venue à Grenoble m'apporter le soutien de ces femmes courageuses, hier résistantes et aujourd'hui toujours militantes pour que justice soit faite. Les mères sont aussi des grands-mères qui recherchent inlassablement les enfants arrachés à la naissance à leur mère emprisonnée et assassinée.

J'ai beaucoup d'admiration pour ces femmes debout qui ont défié un régime fondé sur la peur et s'investissent aujourd'hui dans la consolidation de la démocratie. En ce jour d'élection présidentielle, j'accompagne Pepa au bureau de vote et nous poursuivons en chemin notre conversation sur le combat de ces femmes auxquelles le président Kirchner a rendu l'hommage qu'elles méritent. Le gouvernement argentin a d'ailleurs prouvé sa détermination à ne pas laisser impunis les crimes de cette sinistre période et défère les tortionnaires à la justice.

Chez Anibal Ibarra

 

J'ai rendez-vous chez Anibal Ibarra, l'ancien maire de Buenos Aires nouvellement élu député, pour un « asado », un barbecue traditionnel argentin. Il a réuni pour la circonstance quelques élus de gauche (Susanna Rinaldi, Gabriele Alegre, Raul Puy) et artistes amis. Il m'accueille chaleureusement et déclare à la presse que, pour lui, ma visite témoigne du renforcement des liens entre les femmes politiques qui, en Argentine, au Chili et en France, « doivent batailler ferme pour tracer leur route dans des sociétés machistes ». Susanna Rinaldi déclare aux journalistes que j'ai eu « l'audace d'entamer une actualisation d'un socialisme français qui, depuis François Mitterrand, s'était un peu assoupi ». Nous parlons de ce nouveau défi que l'Argentine doit relever : un partage plus équitable des fruits de sa croissance et une politique volontaire de réduction des inégalités. 

A l'hôpital public Posadas 

Cet après-midi, je visite avec Carlos Schwartz, qui y exerce comme chirurgien des enfants, l'hôpital public Posadas, immense équipement qui accueille tous ceux qui n'ont pas les moyens de se soigner dans le secteur privé. Le paradoxe saute aux yeux : des personnels très qualifiés, un service de néonatologie très moderne mais des bâtiments mal entretenus et, en particulier, un service des urgences qu'il tient à me montrer et dont le délabrement est inimaginable avec des malades entassés sur des paillasses, un chien errant dans les couloirs… Le combat de ce médecin socialiste pour que le service public fonctionne mérite d'être salué.

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30 octobre 2007 2 30 /10 /octobre /2007 14:26

Pour un référendum européen – Alain Lipietz

 

http://lipietz.net/spip.php?breve269#forum1979

 

 

Comme je pense qu’un traité de l’importance de Maastricht, de Nice, du TCE, du TME établit à la fois un nouveau pacte social et une nouvelle échelle pour ce pacte social, je suis par principe pour la ratification par referendum, et dans ce cas à la dimension du pacte, c’est à dire européen.

Ce principe référendaire était considéré par la gauche française comme "de droite" jusqu’à ce que Mitterrand en pratique un. Les Anglais n’en ont jamais organisé. Les Allemands l’ont carrément interdit dans leur constitution. Les Suisses en organisent souvent et on a l’impression que ça sert essentiellement à faire passer des lois xénophobes que les députés n’oseraient pas voter.

Le referendum est en effet exposé à toutes les démagogies, à tous les mensonges (exemple la dernière fois : « l’article 2 de la Charte rétablit la peine de mort et interdit l’avortement ».) On demande à des gens qui peuvent faire de la politique quelques minutes par jour de faire ce que des députés payés pour ça n’ont pas le temps de faire : je n’ai pas encore fini de lire la version « Coreper » du TME.

C’est par le referendum que les Napoléon III et les Hitler ont légitimé leur pouvoir.

Et pourtant je suis pour un referendum, parce que je crois en l’Humanité. Refouler la démagogie et le mensonge, c’est dur, et je demeure épuisé, blessé d’avoir perdu les referendum de Maastricht et du TCE : par deux fois le peuple a voté pour une mauvaise constitution, celle de Maastricht, et après 13 ans d’expérience il a voté pour garder Maastricht.

Mais c’est pareil pour la démocratie représentative : c’est le vote populaire qui fait le succès des Le Pen et des Blocher. Qu’il y ait 30% de Suisses pour voter pour ça est à vous dégoûter de la démocratie, directe ou indirecte.

Sauf que si je ne crois plus à la démocratie, à quoi me sert-il de militer, de faire mon travail de député ? Toute ma vie j’ai cru et crois toujours que par l’explication, le dialogue et l’écoute on peut changer l’humanité. Je ne pense pas que pas essence le peuple français ou suisse soit condamné à voter raciste (Le Pen ou Sarko ) ou à voter Non à l’Europe politique pour ne garder que l’Europe ultra-libérale de Maastricht Nice. La dernière, fois, pratiquement toutes les forces politiques étaient pour le non. Qui était pour le Oui ? Chirac mais il ne savait pas de quoi il parlait et ne pouvait donc l’expliquer, Hollande (presque pareil), et la majorité des verts, mais leur porte-parole était pour le Non !! Quant à l’UDF et Sarko ils ont fait campagne presque exclusivement contre la Turquie et, de Le Pen à Fabius, le Non était d’aborde un Non aux Turcs et aux musulmans, de Buffet à Besancenot un vote « contre Chirac et le Medef ». Si on fait la somme des votes de la présidentielle précédente, on trouve presque exactement le résultat de mai 2005.

Là ce sera différent et les élites du Non commencent à se diviser : le NPS Peillon et le social-libéral Fabius voteront Oui. En plus, le mensonge de ceux qui disaient « voter Non, c’est abolir Maastricht puisque la 3e partie c’est Maastricht » ne passera plus aussi facilement.

Bref, je crois que nous gagnerions un referendum sur le TME, mais même si je pensais perdre à nouveau je serai pour un referendum.

Sauf qu’il doit être européen, comme un referendum sur les choix de la municipalité de Villejuif doit être organisé au niveau de Villejuif.

Or, encore une fois, le referendum a si mauvaise réputation qu’il est interdit dans certains pays. Il faut donc trouver un arrangement pour compter les voix de ceux qui voteront par la voie parlementaire. Mais après tout, toutes les fédérations ou confédérations ont connu des élections globales avec des systèmes de vote différents selon les parties : aux USA il y avait des Etats où une partie des hommes (les esclaves) ne votaient pas, puis, aux USA comme en Suisse, les femmes n’ont pas acquis le droit de vote dans tous les Etats (ou cantons) en même temps.

Et si on n’y arrive pas tant pis. Comme député, je voterai oui.

Mon commentaire : 
1) il n'y aura pas de référendum au niveau européen, ce n'est pas possible
2) faut-il faire campagne pour un référendum en France avec Le Pen, de Villiers, l'extrême gauche, tous opposés à l'idée même de construction politique européenne ... pour finalement ne pas l'obtenir, ce référendum,  et voter oui en Congrès ??

 

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30 octobre 2007 2 30 /10 /octobre /2007 11:14
Du bon usage de Nicolas Sarkozy par Gaetan Gorce



Le Président de la République s'efforce résolument, depuis des mois, d'affaiblir l'opposition. Un jour il rameute certains de ses dirigeants en mal de maroquin. Un autre il ouvre des pistes de débat, en particulier sur les institutions, dans lesquelles les Socialistes s'engagent aussitôt en rangs dispersés ... Tout cela résulte à l'évidence d'une stratégie délibérée.
Le Parti socialiste n'a pas su, bien que la question lui soit posée maintenant avec insistance depuis la composition du premier gouvernement d'ouverture, trouver la parade. Il se persuade, faute de mieux, que  la dégradation visible de la situation économique et financière aboutira inéluctablement à un retour de balancier qui lui serait favorable.
Ne serait-il pas temps de choisir une autre stratégie qui ne soit pas déterminée en fonction de l'adversaire (c'est à dire en réalité par lui) mais à partir de l'idée que nous nous faisons nous-mêmes des choses ?
Ce qui suppose d'assumer nos objectifs qui sont aussi ceux de la réforme : la gauche, si elle était revenue au pouvoir, aurait dû engager des transformations profondes pour soutenir la croissance, assurer l'avenir de notre système de protection sociale, etc. Elle ne peut donc reprocher aujourd'hui à Nicolas Sarkozy de s'être emparé de ces sujets. Ils font partie intégrante de tout agenda politique responsable. Ce n'est donc pas le principe des réformes qu'il faut contester, mais leur modalité, leur contenu et, surtout, leur inadéquation aux ambitions affichées.
Prenons l'exemple du dossier européen. Ne voir dans le Traité simplifié qu'une manoeuvre supplémentaire destinée à diviser les Socialistes reviendrait à faire preuve d'une paranoïa aiguë. Dramatiser ce débat, comme certains s'emploient déjà à le faire, aurait paradoxalement pour résultat de servir sur un plateau à N Sarkozy le spectacle d'une Gauche divisée. Le Traité simplifié doit être pris pour ce qu'il est : un accord a minima permettant de débloquer une situation figée depuis plus de deux ans. Ce qui compte, c'est donc moins le traité lui-même que les perspectives que ce déblocage peut à nouveau offrir à l'Europe et sur lesquelles la Gauche devrait à la fois interpeller le gouvernement et préciser ses orientations.
Que deviendra le projet de Défense européenne ? Où en est l'idée d'une coopération renforcée sur la fiscalité des entreprises ? Comment obtenir le renforcement de l'agenda social européen ? La question abordée ainsi, la solution s'impose d'elle-même : c'est parce qu'il s'agit d'un mini traité, délesté au passage de la partie III de l'ancienne constitution honnie par une partie des Socialistes, qu'il est possible de l'approuver sans recourir au référendum. Il nous faudra en revanche nous montrer à cette occasion ambitieux et convaincants sur le contenu d'un projet européen qu'il faut maintenant redéfinir.
C'est à cela que nous devrions nous employer, y compris au sein du PSE, plutôt que de nous égarer dans la recherche de compromis bancals et, au total, peu glorieux.
La question n'est pas de savoir si nous aurions fait mieux. Elle est de dire ici et maintenant comment faire pour aller plus loin.

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30 octobre 2007 2 30 /10 /octobre /2007 08:31

Argumentaire pour le traité

1) Un traité utile : le traité réformateur répond à un besoin pour mieux travailler à 27. Toute amélioration est bonne à prendre. On ne fera pas mieux avant longtemps.
2) Un traité de sortie de crise : depuis 2005, l’UE fonctionne au ralenti. Il est aujourd’hui temps de consacrer notre énergie à des chantiers urgents : croissance, changement climatique, action externe, promotion de nos valeurs et de nos intérêts. L’Europe s’est assez regardé le nombril.
3) Un traité prometteur : la personnalité juridique est reconnue à l’Union européenne ; un haut représentant pour la politique étrangère et la politique de sécurité commune sera nommé par le Conseil, (et si on l’appelait ministre des affaires étrangères quand même ?) et sera doté d’un service diplomatique, il présidera le conseil des ministres des Affaires étrangères et sera l’un des vice-présidents de la Commission ; la majorité qualifiée devient la règle au Conseil des ministres, sauf dispositions contraires des Traités ; une piste pour une représentation unique de la zone euro est amorcée, la clause de solidarité entre les Etats membres est maintenue notamment dans les domaines de la défense et de l’énergie. Des progrès ont été réalisés pour le financement de la Politique européenne de sécurité commune, et des coopérations structurées en matière de défense pourront être envisagées à la majorité qualifiée. L’avenir sera ce que nous en ferons.
4) Un traité réformateur : le Conseil européen va élire son président pour un mandat de deux ans et demi renouvelable une fois, ce qui supprime les présidences tournantes et permet une meilleure représentation extérieure de l’Union ; la Commission retrouvera sa vraie nature en 2014, le nombre de commissaire n’étant plus égal au nombre d’Etats ; avec 18 commissaires, chaque pays sera représenté sur la base d’une rotation égalitaire ; le Parlement européen voit ses compétences augmentées, le champ de la codécision est étendu, les 751 membres du Parlement devront élire le Président de la Commission et auditionneront les membres de la Commission et le Haut Représentant.
5) Un traité qui apporte plus de démocratie : la démocratie participative est renforcée (un droit de pétition est reconnu aux citoyens que la confédération européenne des syndicats, par exemple, pourrait déclencher facilement) ; la démocratie représentative est accrue (association des Parlements nationaux et possibilité pour eux de réexaminer une proposition de la Commission, extension des pouvoirs du Parlement européen notamment par la codécision).

6) Un traité contre la criminalité organisée : l’espace de justice, de liberté et de sécurité ouvre la voie à des coopérations en matière d’immigration, de coopération judiciaire et policière indispensables face aux criminels qui se jouent des systèmes nationaux.

7) Un traité plus social : l’UE devra se préoccuper de l’ensemble des objectifs qu’elle s’est fixés, y compris la lutte contre les inégalités ; un protocole sur les services d’intérêt général (services publics) est prévu.8) Un traité à compléter : il y manque des choses, c’est vrai ; des symboles ont disparu, c’est regrettable ; des mentions importantes (sur la politique de concurrence, sur la primauté du droit communautaire) ont été éliminées, c’est peu glorieux quand les politiques demeurent inchangées ; la Charte des droits fondamentaux ne va s’appliquer ni au Royaume-Uni ni à la Pologne1, c’est consternant. La Charte sera proclamée officiellement le 12 décembre prochain devant le Parlement européen. L’UE s’est toujours faite par étapes. Les lacunes du traité sont une incitation à continuer à se battre, pas à baisser les bras.
9) Un rêve intact, un rêve plus grand que jamais : 27 pays en paix ; la guerre froide surmontée ; des jeunes qui se déplacent dans toute l’Union sans être entravés, des êtres humains qui échangent, se rencontrent, commercent, s’affrontent mais se découvrent et se respectent. Voilà l’essentiel. On n’en parle jamais dans les traités.

1

En ce qui concerne la Pologne, les premières déclarations du futur Premier ministre sont porteuses d’espoirs, la Pologne pourrait renoncer à cette dérogation.
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30 octobre 2007 2 30 /10 /octobre /2007 08:24

DECLARATION DE SEGOLENE ROYAL 

Buenos Aires, le 28 octobre 2007  
  
 

Je suis heureuse de vivre en direct et de saluer la victoire de Cristina Kirchner dès le premier tour de cette élection présidentielle qui marque, je le crois, une date historique dans ce grand pays qu'est l'Argentine, cher au coeur de beaucoup de Français. 

Une femme volontaire, déterminée, y est aujourd'hui élue à la magistrature suprême. Je salue son courage car je sais combien, sous toutes les latitudes, c'est toujours plus dur pour les femmes. Elles sont, dans le monde, encore très peu nombreuses à exercer des fonctions de premier plan. 

Les électeurs argentins, en accordant leur confiance à celle que tous, ici, appellent Cristina, confirment que leur pays est un des laboratoires de notre modernité.

Un pays qui a su reprendre ses affaires en main alors que les dogmes néo-libéraux lui avaient fait tant de mal.

Un pays qui a su retrouver par lui-même le chemin de la croissance, et qui saura, s'il le veut, en partager équitablement les fruits.

Un pays qui, en élisant une femme, donne au monde une belle leçon d'égalité. 

Michelle au Chili, Cristina en Argentine:

après l'épreuve des dictatures et la consolidation de la démocratie,

voici venu le temps d'un partage plus égal des responsabilités gouvernementales entre les hommes et les femmes.

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28 octobre 2007 7 28 /10 /octobre /2007 11:51

TAXE D’HABITATION : LA DROITE DEPARTEMENTALE COGNE FORT

Petit exercice pratique. Retrouver son imprimé de taxe d’habitation de l’année 2001 (date des dernières élections au Conseil général) et comparer le total de la colonne ‘Département’ avec celui de la même colonne pour l’année 2007, que chacun a reçu récemment.

Exemple pour un ménage occupant un logement de 90 m2 à Annecy Novel

Sans enfant à charge : la part départementale de la taxe d’habitation augmente de 45 %

Avec 2 enfants à charge :   «         «               «           «           «                   «            53 %

Avec 3 enfants à charge     «         «               «           «           «                   «           65 %

L’augmentation est encore plus forte pour les ménages à faibles ressources qui bénéficiaient jusqu’en 2006 de l’abattement spécial à la base.

Les conseillers généraux UMP et UDF d’Annecy (MM Rigaut et Puthod), d’Annecy-le-Vieux (de Menthon), de Seynod (Mme Camusso), de Faverges, Rumilly, Thônes… ont tous voté ces augmentations qui pèsent sur les budgets familiaux. Il faudrait peut-être s’en souvenir lors des prochaines élections cantonales, non ?

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23 octobre 2007 2 23 /10 /octobre /2007 14:05
Réseau Européen pour la Démocratie participative

Ségolène Royal, Présidente de la Région Poitou-Charentes et Claudio Martini, Président de la Région Toscane

"Associer l'ensemble des citoyens à la prise de décision publique au travers de nouvelles formes de délibération collective, pour revivifier la participation politique et lutter contre les populismes". C'est en ces termes que Ségolène Royal et Claudio Martini, Président de la Région Toscane, ont réaffirmé leur volonté commune de promouvoir la démocratie participative, lors d'une conférence de presse à Florence le 17 octobre 2007.

Ils confirment ainsi la coopération de leurs Régions, associées à la Catalogne autour d'un projet de Fondation Européenne pour la Démocratie Participative.

Carrefour des expériences innovantes et des savoirs au service de la démocratie participative, ce réseau s'incarnera sur la toile dès le 19 novembre prochain, avec le lancement du portail multilingue www.demo-part.org.

Le projet de Fondation Européenne de la Démocratie Participative est né d'une proposition de Ségolène Royal en juin 2005 à Poitiers lors du colloque Europe-Amérique latine sur la démocratie participative. Il s'ancre dans la coopération « naturelle » de trois Régions européennes leaders en la matière : Toscane, Catalogne et Poitou-Charentes.

Prenant appui sur le double constat de l'émergence réelle d'une démocratie participative et d'un intérêt scientifique fort pour cette question, les trois régions, réunies depuis 2006 au sein du Réseau européen pour la démocratie participative (préfiguration de la Fondation), « souhaitent contribuer à la rencontre et à l'échange entre les différents acteurs de ce mouvement », comme l'ont expliqué à Florence mercredi dernier Ségolène Royal et Claudio Martini, président de la Région Toscane.

Afin de donner une dimension véritablement internationale et ouverte à tous à son activité, le Réseau européen pour la démocratie participative a choisi de s'appuyer sur un site Internet fondé sur les technologies participatives les plus innovantes. Rendez-vous en novembre pour le lancement de ce site.

PRESENTATION DU SITE INTERNET WWW.DEMO-PART.ORG

Afin de donner une dimension véritablement internationale et ouverte à tous à son activité, le Réseau européen pour la démocratie participative a choisi de s'appuyer sur un outil performant fondé sur les technologies les plus innovantes en matière d'Internet participatif.

Plateforme publique d'information et de débat, www.demo-part.org sera lancé le 19 novembre 2007. Il vivra des contributions de chercheurs, de citoyens, de membres de collectivités et d'organismes intéressés par les nouvelles formes de partage du pouvoir qui se jouent au travers des expériences de démocratie participative. Son ambition est de constituer un espace de diffusion des expériences de démocratie participative et des analyses qu'elles suscitent, de convergence des initiatives et d'impulsion de nouvelles coopérations dans le domaine de la participation aux décisions publiques.

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22 octobre 2007 1 22 /10 /octobre /2007 19:03
Le maire sortant vient de déclarer sa candidature en tant que Nouveau Centre (donc pro-Sarkozy) et la formation d'une liste renouvelée à 50 % et ouverte à l'UMP (comme actuellement). 
Voilà qui a le mérite d'être clair même s'il a oublié de préciser "n'importe quels UMP sauf Hérisson" ! 
Celles et ceux qui pensaient à un positionnement plus 'centriste' en sont pour leurs frais.
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22 octobre 2007 1 22 /10 /octobre /2007 18:15
Chères amies, chers amis,

Beaucoup d'entre vous m'ont exprimé leur souhait de voir se poursuivre nos activités. Après un délai que j'ai consacré à la réflexion, à des rencontres en France et dans le Monde, à l'écriture et aussi au repos, je m'adresse à vous aujourd'hui pour vous indiquer comment je souhaite que nos travaux redémarrent.

On le voit : le pouvoir actuel n'est pas en mesure de porter les réformes dont la France a besoin. Il a beaucoup promis, lors des campagnes présidentielle et législatives. Mais, à part pour les plus fortunés, déjà récompensés par d'énormes cadeaux fiscaux, il est bien incapable de tenir parole. Sur le pouvoir d'achat, sur l'emploi, sur la sécurité, la santé,... il y a fort à craindre que les Français seront déçus. Non seulement le gouvernement ne fait pas les réformes nécessaires. Mais en plus il creuse les déficits et compromet la croissance.

La déception des Français a déjà commencé. Elle est porteuse de risques.

C'est pourquoi il est absolument nécessaire de réfléchir rapidement à des solutions pour l'avenir, en impliquant nos concitoyens de tous horizons, sans a priori.

Désirs d'Avenir doit être un des lieux qui permettent ce travail. Désirs d'Avenir doit être un laboratoire de production, de partage de réflexions, d'élaboration d'idées innovantes. Désirs d'Avenir doit s'appuyer sur l'apport de la démocratie participative, la contribution des experts, et le rôle des politiques. S'écouter mutuellement, réfléchir ensemble, proposer des solutions nouvelles : voilà ce qui nous rassemble.

Nous ne partons pas de rien, bien sûr. Nous avons les acquis de nos précédents débats, auxquels vous avez contribué de manière si précieuse. Nous avons la réflexion et les projets du Parti socialiste et des autres formations de gauche. Nous devons aussi nous ouvrir aux idées des autres lieux de pensée. Et regarder ce qui réussit chez nos voisins européens et dans le monde.

L'heure est maintenant venue de nous réorganiser, et de reprendre notre travail.

Je voudrais maintenant saluer le travail du Président de notre association, Christophe Chantepy. Christophe, mon ami de toujours, a beaucoup donné à Désirs d'Avenir qui n'existerait pas sans lui. Il en a accepté la présidence à la création, avec tout ce que cela suppose d'efforts. Il a donné des nuits et des jours pour la campagne. Il y a consacré son talent et ses qualités humaines. Et grâce à lui, Désirs d'Avenir est aujourd'hui une association solide.

Christophe, qui continuera à occuper un rôle important, m'a suggéré que Jean-Pierre Mignard lui succède comme Président. Je trouve que c'est une très bonne idée, que je soumets à notre conseil d'administration. Beaucoup d'entre vous connaissent et apprécient Jean-Pierre Mignard, avocat, penseur et militant exigeant, qui a toujours eu à cœur de nourrir le débat d'idées.

La nouvelle équipe qui sera constituée devra se dédier au travail dont je viens de vous parler. Elle sera très bientôt renforcée. Elle s'appuiera sur le site
www.desirsdavenir.org, dont une nouvelle version est en préparation, et sur les comités locaux qui seront bientôt remis à jour. Elle développera des outils supplémentaires, notamment pour donner des échéances et des débouchés plus clairs à tout notre travail collectif : des rencontres nationales, des publications.

J'aurai l'occasion de vous présenter l'équipe qui sera constituée par nos organes statutaires dans une réunion nationale que nous tiendrons avant la fin de l'année.

Chères amies, chers amis, Désirs d'Avenir reprend ainsi ses activités.

Je compte sur vous tous, pour vous impliquer et pour associer le plus grand nombre de nos concitoyens à nos travaux.

Bien sincèrement à tous,

Ségolène Royal
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