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21 décembre 2007 5 21 /12 /décembre /2007 17:17

Bonjour à tous,

 

Vous avez déjà entendu parler du projet SOLAR'ité ? 

A une conférence, sur un salon, une revue spécialisée, un journal, un blog ou encore sur l'université de Savoie ...
Ce projet à la fois solaire et solidaire lancé par 4 étudiants ?

Ce projet qui a pour objectif l'installation en commun de pas moins de 50 m2 de panneaux solaires produisant de l'électricité pour Septembre 2008 ?

 

Et bien nous avons le plaisir de vous annoncer l'ouverture depuis ce Lundi 3 Décembre du site web que nous vous concoctions depuis plusieurs mois : toute l'info maintenant est sur www.detoitamoi.net !

 

Certaines rubriques s'enrichiront au fur et à mesure de l'avancée du projet. N'hésitez donc pas à y revenir de temps en temps. N'hésitez pas aussi à nous faire vos remarques, si des éléments n'étaient pas clairs ... on aime bien la critique !

 

 

Permettez moi de profiter de cette communication rare avec vous, pour répondre à une question que l'on nous pose assez souvent : " Mais quel est mon intérêt à moi de participer à un projet d'installation de panneaux solaire en commun ?"

Et bien selon nous il y a au moins 4 avantages à participer à SOLAR'ité ; 4 raisons qui nous ont poussées à créer ce projet :

 

1 - D'abord installer des énergies renouvelables chez soi ou en commun c'est : faire un acte écocitoyen contre les changements climatiques ;

 

2 - Ensuite prendre des "parts solaires" c'est : un moyen d' investir dans l'électricité solaire sans s'endetter ... ni se perdre dans les démarches administratives ;

 

3 - Mais SOLAR'ité c'est aussi : l'occasion de tirer un enseignement très concret du fonctionnement d'une énergie « nouvelle » (dis Papa comment on fait pour produire de l'électricité à partir de l'énergie solaire ?) en ayant la possibilité ensuite de visiter votre panneau quand vous voulez mais aussi de voir sa production en temps réel via internet;

 

4 - Enfin, SOLAR'ité c'est aussi une association, "De toit à moi", qui gère à long terme le panneau et réinvestit les bénéfices issus de la vente de l'électricité dans la fourniture gratuite de conseils et de matériel pour réduire aussi votre facture d'électricité chez vous.

 

Alors en conclusion : " Nous montons ce projet pour vous ! "

 

PS : Nous comptons aussi sur vous pour faire connaitre ce projet  >>> 1500 parts sont nécessaires. [ Compteur de parts du 1er Octobre à aujourd'hui : 74 ] : envoyez ce lien www.detoitamoi.net à tous vos amis, à toute votre famille … hé, une part solaire, c'est pas un cadeau sympa ?

PS 2 : Nous reviendrons bientôt vers vous pour la dernière version, plus professionnelle, de notre plaquette.

 

Avec toute notre motivation, l'équipe créatrice : Manon, Laëtitia, Florian et Sophie.

--
> Association "De Toit à moi" - Projet SOLAR'ité
> 325 avenue du Comte Vert 73000 CHAMBERY -
> Mail : info.solarite@gmail.com - Tel présidente : 06.82.56.31.75 .
> Web : www.detoitamoi.net
>
> Devenir producteur d'énergie renouvelable est désormais à la portée de tous !

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Published by EXCOFFIER Jean - dans DEVELOPPEMENT DURABLE
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18 décembre 2007 2 18 /12 /décembre /2007 11:58
1-  Le divorce UMP-Nouveau centre semble consommé, mais l'UMP n'a toujours pas désigné sa tête de liste
2-  l'extrême-gauche emmenée par un ex-PCF stalinien pur jus se lance dans la bataille (comme en 2001) avec un programme qui est "100 % à gauche" : smic à 1500 €, relèvement des petites pensions et ... non au traité de Lisbonne. Le problème est que ce programme est juste 100 % hors des compétences et des possibilités municipales. Mais l'extrême-gauche ne s'arrête pas à ce genre de détails !!!!  De toutes façons, elle ne veut pas gérer la ville et elle sait qu'elle n'aura aucun élu. Non son objectif, c'est de faire perdre 2-3 points à la vraie liste de gauche de manière à l'empêcher d'être en tête au 1er tour. Ce n'est pas la première fois que l'extrême-gauche se comporte en allié objectif de cette droite qu'elle prétend combattre. Le seul reproche fait aux socialistes est d'avoir voté pour le maire d'Annecy à la présidence de l'agglo. Un peu maigre comme
argumentation pour justifier une liste de division à gauche. Si l'extrême-gauche préférait que la gauche laisse la présidence de l'agglo à l'UMP, il faut qu'elle le dise clairement. Notre vote par défaut répondait à deux objectifs : accentuer la coupure entre l'UMP et le nouveau centre pour avoir deux listes de  droite à Annecy (objectif atteint pour le 1er tour) d'une part et éviter à la population une diminution des mises en chantier de logements sociaux, l'abandon des projets de rénovation de bonlieu, de centre de congrès ...
3- le PCF fait de la surenchère. Alors que ses résultats électoraux lui attribuent un premier candidat à la 16 ème place sur la liste, le PS lui propose la 8ème et la 13 ème, à condition que la 8ème soit une femme (parité oblige), ce que le PCF refuse pour l'instant. Un peu de réalisme, camarades. Sinon, on va croire que vous préférez une autre liste ! Avec les Verts, c'est bouclé. Le projet est en voie de finalisation après toute une série de rencontres et réunions préparatoires.
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18 décembre 2007 2 18 /12 /décembre /2007 09:44
Une forte assistance pour ce dernier conseil "budgétaire" du mandat

PLAN LOCAL DE L’HABITAT 2007-2012
C'est le même que celui qui a été débattu au conseil de l'agglomération. Il doit être approuvé par chaque commune. Je suis intervenu au nom du groupe.

"Pour réaliser le projet de programme local de l’habitat 2007-2012, un diagnostic a été réalisé. C’est une base de travail solide, qui gagne à être connue. Que nous confirme ce diagnostic ?

1-       au niveau départemental

Un département attractif : croissance de l'emploi local et transfrontalier, cadre de vie attire des personnes au moment de leur retraite, phénomène des résidences secondaires.
Le dynamisme de la construction ne couvre pas tous les besoins: les 8800 logements commencés chaque année ne couvrent pas les besoins. Pourquoi ? 17 % sont des résidences secondaires, le "desserrement" des ménages se poursuit (décohabitation des jeunes, célibat plus tardif, divorces en hausse...). Le nombre moyen de personnes par ménages était de 2,62 en 1990, il est tombé à 2,35 en 2005 et en dessous de 2 à Annecy.
Le déficit en logements locatifs aidés est structurel : le déficit s'est accentué pendant la dernière décennie. En Haute-Savoie 49 logements aidés pour 1000 habitants contre 68 en moyenne en Rhône-Alpes et en France.
Pour atteindre la moyenne régionale, il manque 13 000 logements locatifs sociaux dans le département.
Les entreprises et administrations expriment régulièrement leurs difficultés à recruter en raison du manque de logements accessibles.
La demande de logements locatifs sociaux (LLS) augmente plus vite que l'offre : en 2005, 71 % des ménages 74 étaient éligibles à l'attribution d'un LLS. Entre 2001 et 2006, la demande a augmenté de 14 %. Aujourd'hui, il y a 5 demandes pour un LLS à attribuer (14 600 demandes).
La production de LLS s'avère partiellement inadaptée à la demande. En 2005, 40 % de la production a été financée en PLS, alors que 95 % des demandeurs disposent de ressources correspondant aux autres catégories de LLS (PLUS et PLAI).
Les besoins sont estimés - pour un scénario de croissance démographique modérée - à 1700 LLS par an (1000/an environ réalisés depuis l'an 2000). En 1960, avec les moyens de l’époque, il se construisait 2200 HLM/an.
Conséquence directe de ces difficultés : le mitage du territoire et la croissance du trafic automobile.
En 2005, le parc des voitures particulières se montait à 400 355 véhicules, en augmentation de 67 % depuis 1990 (population en augmentation de 19 %). Pour la même période, l'évolution en Rhône-Alpes était de 37 % et en France de 15 %.

2- Au niveau du grand bassin annécien

Le diagnostic porte sur 14 intercommunalités, 130 communes et 266 484 habitants en 2005. Outre Annecy, les cantons d'Annecy Nord Ouest, Annecy-le-Vieux, Seynod, Thônes, Faverges, Thorens, Alby, Rumilly, Seyssel, Frangy couverts par les trois contrats de développement Rhône-Alpes : Bassin annécien, l'Albanais, Usses et Bornes.

Pour ce territoire, la C2A (13 communes de la communauté d'agglomération annécienne) concentre la moitié de la population, 2/3 des emplois, de nombreux équipements et la grande majorité des logements collectifs et locatifs. Usses et Bornes est le plus fortement dépendant  du bassin annécien pour l'emploi et les équipements.

Consommation foncière
De 1987 à 2005, 3 100 ménages (10 000 personnes) ont quitté l'agglomération annécienne pour construire une maison individuelle dans les communes périphériques. Une maison individuelle est commencée tous les jours en Usses et Bornes, tous les 1,6 jours dans l'Albanais et tous les 0,8 j dans le bassin annécien. En 6 ans, 790 hectares ont été consommés par la maison individuelle. Conséquence de cet étalement urbain : mitage du territoire et trafic automobile en forte hausse ... et les coûts d'aménagement pour les communes d'accueil.
Part d'utilisation des transports en commun à destination du bassin annécien
depuis l'Albanais : 4,8 %
       "      Usses et Bornes : 1,8 %
       "     la Savoie : 3,9 %
à l'intérieur du bassin annécien (qui va d'Annecy à Thônes et Faverges) : 4,9 %
Chiffres clés du trafic automobile (2004)
RD 201 : 16 220 véhicules/jours entre Annecy et Allonzier la Caille
RD 201 : 15 700      "                 "                Alby et Seynod
RD 508 : 24 009      "                 "                Sévrier et Annecy
RD 508 : 27 660      "                 "                La Balme de Sillingy et Gillon (avec des pointes à 60 000 !). A propos de la 508, l’Etat n’a tenu aucun de ses engagements du contrat de plan pour l’aménagement de cette voie. Et qu’ont fait depuis 7 ans les parlementaires UMP et UDF : RIEN
Déficit en logements locatifs sociaux (LLS) en 2005
Sur les 130 communes du territoire, 51 communes n'ont ni LLS ni projets (15 de l'Albanais, 15 du bassin annécien, 21 d'Usses et Bornes). En moyenne, le bassin annécien compte 56 LLS pour 1000 habitants, l'Albanais 40, Usses et Bornes 22. La Haute-Savoie 49, Rhône-Alpes et la France 68.

       3- Au niveau de l’agglomération et de la ville d’Annecy

Ce que nous devons retenir principalement me semble être résumable ainsi :

1- la demande locative sociale augmente plus vite que notre production. Le rythme de construction actuel ne nous permet pas de  rattraper notre retard. Entre 1990 et 2006 la demande a été multipliée par 4 alors que l’offre n’a augmenté que de 80 %

2- à l'intérieur de la demande, c'est la demande la plus sociale  qui progresse le plus vite et notre offre ne suit pas.
3- les demandeurs sont en majorité des actifs (3/4). C’est tout le problème des travailleurs pauvres, locataires du parc privé (à 82 %) avec trois motifs principaux justifiant la demande de logement locatif social :


                
- logement trop petit

- hébergement par des tiers

                 - loyer trop cher


Notre devoir d'élus est de répondre à ces défis. Le programme d'actions va dans le bon sens ... si chacun le respecte. Et nous savons qu’aucun des objectifs des plans précédents n’a été pleinement atteint. Je rappelle que cette question du logement touche à celle de l'emploi. Nombre d'entreprises et d'administrations peinent à recruter du personnel faute de possibilités de logement. L'ouverture de l'A 41 Annecy-Genève ne va qu'aggraver cette situation. Les promoteurs immobiliers le disent : les riches résidents genevois – suisses ou non -s’intéressent de plus en plus à l’immobilier annécien, tirant les prix à la hausse.


Pour terminer deux points


1- la C2A n'a pas voulu adhérer à l'Etablissement Public Foncier et a créé son propre dispositif. Le bilan est plutôt maigre : une seule opération engagée à Poisy. Les crédits prévus ne sont pas utilisés, nous prenons du retard.
2- dans le programme d'actions, il y a un tableau avec  2 colonnes pour chaque commune: l'objectif de réalisation des logements sociaux familiaux et à côté la situation au regard de la loi SRU. C'est un mélange de deux réalités différentes qui rend le tableau incompréhensible. Par exemple, selon ce tableau, Annecy-le-Vieux a plus de logements sociaux (16,3 %)  que Cran-Gevrier (15,8 %) et presque autant qu’Annecy (17,5 %). Si le sujet n’était aussi grave, ce serait à mourir de rire. Cran-Gevrier compte 65 % de ses ménages ayant un revenu inférieur au plafond HLM, Annecy 60 %, la C2A en moyenne 55 % et Annecy-le-Vieux 44 %. Pour arrêter ce camouflage des chiffres, j’ai déjà demandé, au conseil d’agglo, à ce que le tableau fasse apparaître le détail de l'existant pour chaque commune. A savoir les logements sociaux familiaux d'une part –ceux dont on parle quand on parle logements locatifs sociaux (et Annecy-le-Vieux en compte autour de 8 %) - et les logements spécifiques d'autre part: logements étudiants (il y en près de 1000 à Annecy-le-Vieux, pris en compte par la loi SRU, c’est ce qui permet de gonfler le pourcentage), résidences sociales, hébergements d'urgence, centres d'hébergement et de réinsertion sociale .... Qu’enfin les choses soient claires et que chacun assume ses responsabilités !"

LE BUDGET PRINCIPAL 2008

 En grandes masses, il s'établit ainsi pour 106, 3  Millions d'euros  (M€)
FONCTIONNEMENT
Dépenses :
    63,495  M€
     - personnel                              38,03
     - charges générales              17,3
     - subventions, participations  6,5
     - intérêts de la dette                 1,56
Recettes :    73,386   M€
     - impôts et taxes                     45,2
     - dotations et participations  16,9
     - exploitation des services    10,1
Ce qui dégage un autofinancement de 9,891  M€ pour les dépenses d'investissement

INVESTISSEMENT
Dépenses :
    32,9 M€
     - travaux et matériels             20,3
     - subventions d'équipement  1,66
     - remb. capital de la dette    10,9

Recettes :    23,089 M€
     - emprunts et assimilés       14,1
     - TVA-TLE-PLD...                       2,6
     - subventions                            3
     - produits de cessions           3,3

Je suis intervenu au nom du groupe. 

"Le débat budgétaire est l’acte politique par excellence pour une collectivité. Le budget 2008 n’échappe pas à la règle même si le contexte pré-électoral modifie quelque peu la donne. Examinons donc le budget 2008 de la droite annécienne. Répond-il aux attentes des Annéciennes et Annéciens, préoccupations qui sont d’ailleurs celles des Français : pouvoir d’achat et logement pour les soucis quotidiens, développement durable pour l’avenir ?

 

Le budget étant présenté chapitre par chapitre, je vais suivre le même ordre.

 Chapitre dépenses de fonctionnement

Je note que les lignes budgétaires (60621 et 60622) qui concernent les combustibles et les carburants sont stables. Est-ce bien tenable dans le contexte de hausse continue du pétrole et du gaz ?

Les honoraires (ligne 6226) augmentent de 62 %, cela mérite une explication.

A quoi reconnaît-on un budget électoral ? En voici un exemple avec globalement les subventions qui augmentent de 6,37 %. J’y reviendrai.

Et puis je découvre un versement à un fonds de financement d’allocation de fin de mandat pour 950 €. C’est financièrement anecdotique. Mais sur le principe ? A ma connaissance, le conseil n’a jamais délibéré sur cette question. La ville a-t-elle décidé d’appliquer le scandaleux système de retraite des ministres et parlementaires aux sortants maire et adjoints qui ne seraient pas réélus ?

Chapitre recettes de fonctionnement

Dans un contexte où le pouvoir d’achat des ménages devient la préoccupation majeure, je note que les recettes des services à caractère sportif sont en légère baisse (lignes 706) mais que celles des services sociaux augmentent de 10,8 % et celles du parascolaire de 9,3 %. C’est trop pour les familles utilisatrices.

Le gouvernement Jospin avait élaboré avec les collectivités locales un pacte financier qui tenait compte de la croissance du PIB, les gouvernements de droite successifs l’ont supprimé et remplacé par un pacte dit de stabilité. En clair, les transferts du gouvernement UMP-Nouveau Centre ne suivent même pas la hausse des prix (2,4 % en un an). L’Etat se désengage une fois de plus. Ainsi, si les impôts locaux vont globalement rapporter + 3,8 %, la dotation de compensation de l’Etat n’augmente pas du tout, les autres dotations d’Etat (lignes 74111, 745, 746, 74718) n’augmentent que de 1,4 %. Quant à la compensation de la Taxe professionnelle elle baisse de 44 % entraînant une perte de près de 500 000 € pour le budget municipal.

Au passage j’ai constaté que la ligne Impôts sur les spectacles (95000 € en 2007) était vide pour 2008. Est-elle supprimée ou transférée sur une autre ligne budgétaire ?

Chapitre dépenses d’investissement

Rien de bien nouveau, vous terminez les réalisations en cours.

Trois petites questions :

Pourquoi les frais d’études et de concessions passent-ils de 314 000 à 620 000 € ? (2031 et 205)

Pourquoi les subventions d’équipement aux personnes privées passent de 222 900 à 896 429 € ? (2042)

Pourquoi, à l’inverse, les crédits pour les achats d’objets d’art passent de 33 000 à 5 000 € ? (2161)

Chapitre recettes d’investissement

Les emprunts en euros (ligne 1641) sont-ils de 3 121 000 € comme indiqué en page 18 ou de 7,9 comme indiqué en page 20 ?

 

Le budget, c’est aussi l’occasion de faire le point sur des sujets qui ne sont jamais abordés globalement : par exemple, combien coûtent réellement les services rendus aux Annéciens ?

 

Voici, tel qu’il est prévu pour 2008, le coût réel net des principaux services municipaux. Par coût réel net, j’entends la totalité des dépenses de fonctionnement diminuée des recettes et subventions perçues. Le coût de fonctionnement des équipements transférés à la C2A n’est pas pris en compte.

Sécurité et salubrité publique (police municipale)                                 2,6 M€

Enseignement   (fonctionnement des écoles)                                        4,7 M€

Culture (bibliothèques de quartiers, archives, action culturelle)       3,39 M€

Sports et jeunesse (gymnases, stade, centre de loisirs…)                 4,4 M€

Social et santé  (service social)                                                                  2,7 M€

Famille (personnes âgées, crèches et garderies)                                 2,1 M€

Logement  (gestion du parc privé de la ville)                                         0,29 M€

Aménagement et environnement                                                           11,1 M€ dont 3,2 pour la propreté urbaine, 3,2 pour les espaces verts, 3,1 pour la voierie, 1 pour l’éclairage public et … 86 709 € pour la préservation des milieux naturels.

Action économique      (aide aux commerces, foires, marchés)           0,5 M€

 

Les subventions : Il y a bien longtemps qu’elles n’avaient pas autant augmentées, élections obligent !  Encore que ???

Secteur social              CCAS                         554 700 €   + 0 % dans un contexte de montée des précarités

                                    85 Associations          408 748 €    + 5,69 %

Secteur Vie scolaire     6 associations   102 526€  + 3,1 %    dont 70 126 pour les restaurants des écoles privées

Secteur culturel            35 associations    201 212 €   + 1,5 %   (dont 194 753 pour le CPMA)                     
                                
projets associatifs         91 300  €       - 0,05 %

                                   Manifestations ville     278 530 €        + 8,3 %

Soit un total de 625 102 €  + 4,2 %

Secteur Enfance           5 associations              106 800 €        + 31,9 %

Secteur Jeunesse                                          1 858 383 €       + 3,8 %  l’essentiel allant aux 4 MJC et au Centre social et culturel du Parmelan.

A noter que si Archipel Sud voit une progression de sa dotation de fonctionnement de 20 %, La MJC de Novel (+ 0,8 %), des Romains (+ 1,4 %) et la Maison de l’enfance (+ 2 %) sont en dessous de la hausse des prix (2,4 %)

Secteur des sports       94 associations            999 725 €        + 5,55 %

A noter que les associations sportives scolaires sont à 0 % d’augmentation, les sports individuels à + 5,59 %, les sports d’extérieurs à + 0,5 %, les sports collectifs à + 12,75 %, les sports nautiques à + 7,16 %, les sports de montagne à + 7,67 %, les CRESAA à + 27,3 % et les sports handicapés à + 2,78 %.

Pour terminer dans les subventions diverses : les 6 associations de préservation du milieu naturel (4 580 € au total) sont affectées d’ un + 0 %, 4000 € sont affectés à 4 associations au titre de l’agenda 21 et les relations internationales (jumelages) baissent de 9,3 % à 4 600 € pour 6 associations.             

                                  

Dans un contexte national qui voit le gouvernement UMP-Nouveau Centre faire cadeau de 15 milliards d’euros aux ménages les plus favorisés mais instaurer les franchises médicales, bientôt les franchises judiciaires, faire payer la redevance télé aux personnes âgées modestes alors même que le pouvoir d’achat du plus grand nombre baisse du fait de la hausse continue du logement, des prix alimentaires, des carburants et du chauffage,

dans un contexte départemental où le Conseil général UMP-Nouveau Centre augmente de 45 à 65 % la part départementale de la taxe d’habitation,

il est évident que ce n’est pas le budget 2008 de la droite annécienne qui va arranger les choses, bien au contraire. Il ajoute des contraintes à celles du gouvernement et du conseil général. Il est très insuffisant au regard des attentes en matière de logement, de pouvoir d’achat et de développement durable.

Le Groupe rejette ce budget 2008. Dans quelques semaines, nous ferons directement aux Annéciennes et Annéciens nos propositions pour un avenir plus solidaire.

Les 8 membres du groupe ont donc voté contre ce budget, le groupe divers droite s'est abstenu sans fournir beaucoup d'explications.

 

 BUDGET ANNEXE DES PARKINGS  7,7 M€
Fonctionnement    5,9 M€

Investissement      1,7 M€

Les recettes augmentent de 7,45 % avec l'ouverture du parking du château, ce qui confirme que tout équipement nouveau de stationnement entraîne un flux supplémentaire de véhicules aux portes de la ville.

BUDGET ANNEXE DE LA RESTAURATION   2,8 M€
Fonctionnement   2,688  M€
Investissement      0,129 M€

L'augmentation des recettes (+ 8,2 %) tient à la hausse de la fréquentation. Les socialistes qui se sont succédés à la mairie ont eu bien raison de se battre pour que ce service reste public. 

BUDGET ANNEXE DU CAMPING MUNICIPAL   414 170 €
Fonctionnement   234 000 €
Investissement    179 780 €
Il s'agit d'installer des bungalows supplémentaires.

ACTUALISATION DES TARIFS MUNICIPAUX

En cette période pré-électorale, ils augmentent peu. A noter pour les associations qui louent des petites salles, il n'y a plus de tarif à la 1/2 journée et à la journée, seulement des tarifs à l'heure. Intéressant uniquement si la salle est utilisée moins de 3 h.

Rénovation de la salle Chatenoud : 3,275 M€ dont 1 M en 2008
Restructuration du Hall des Sports: l'enveloppe prévisionnelle, après les premiers appels d'offres, passe de 5 à 6,5 M€ soit 28,8 % d'augmentation ai-je fait remarquer. 
Acquisition d'une maison au 19 avenue de la Mavéria pour 250 000 €. C'est dans un secteur où la ville pourra réaliser des logements.
Vente à la SACI de haute-savoie d'un tènement 26 avenue de France. La ville consent cette vente pour un montant de 2,3 M€ alors que l'estimation des Domaines se monte à 3,1 M€. En contrepartie, la SACI s'engage à réaliser la moitié des logements en accession aidée (2650 € du m2) et l'autre moitié en accession "à prix maîtrisés" (3700 €), prix inférieur au prix actuel du marché. Les accédants devront répondre à un certain nombre de critères d'attribution (éligibles au prêt à taux Zéro,habiter ou travailler dans la C2A depuis au moins 2 ans...) et s'engager à payer une indemnité en cas de revente avec plus value avant 15 ans.
Après des années de procès, un accord a été trouvé entre les copropriétaires du Centre commercial de Novel et la ville pour la rénovation de la place et la réfection de l'étanchéité.
La ville accepte un leg particulièrement important : 5 appartements et 25 000 €. Seule condition exprimée par la donatrice (Mme Lavorel, veuve Pin) "mon désir serait que mes appartements soient loués à des employés de la ville d'Annecy".
L'ouvrage 'Le Livre d'or de la ville de'Annecy' réalisé à partir de l'expo dans le hall de la mairie est en vente au prix public de 15 €.
La convention pour l'exploitation du réseau de chaleur de Novel est prorogée d'un an.
Mmes Brasier et Tabourel représenteront le groupe au jury pour le concours de maîtrise d'oeuvre de l'aménagement du parvis du châtea, qui va être libéré des voitures.
Le conseil vote des crédits pour le transfert de la crèche 'le jardin des tout petits' rue P. Cézanne, ainsi que divers marchés de petits travaux et de matériels.
Dans le cadre de l'Opération Ste Claire, 2 dossiers sont approuvés au 10 fg des Annonciades (3751 €) et 1 Côte Perrière (6230 €).
La ville met à dispoosition de l'Abri St Christophe le terrain nécessaire à l'édification d'un bâtiment supplémentaire (116 m2) des tiné à "l'hébergement de stabilisation" pour 17 places. J'ai fait remarquer que pour cet hiver, c'était un peu tard.
La vidéosurveillance doit être strcitement encadrée, si l'on ne veut pas connaître certains dérapages. Une charte de fonctionnement a été adoptée. Le groupe a rappelé qu'il valait mieux avoir une charte mais que la question de fond restait posée.
Diverses subventions sont accordées : Compagnie 'Les moteurs multiples' (1700€), Amis du château (650), CPMA ((650), ADCH (1900), Grand ensemble vocal (700).
Les conventions liant la ville aux MJC, au centre social du Parmelan et à la compagnie Ankinéa théâtre ont été renouvelées. 
^Conventions agélement avec la CAF pour le financement des travaux dans les crèches : crèche familiale Les Kangourous (subvention de la CAF de 53 000 €, crèche des Teppes ((148 000 €), Jardin des tout petits (90 500 €), crèche de l'hôtel de ville (89 000 €).
L'enveloppe aide au développement est adoptée :  Vétérinaires sans frontières (16 000 €), SOS Sahel (2500), CCFD (2500), Amis du père Guezou (8300), Association psychiatrie Koudougou-Kara (500), Hopital St Luc à Pagala au Togo (5000), Ensemble pour le Congo (1700), Transhuma (1500).  J'ai fait remarquer que la ville recommençait à soupaudrer le peu de crédits alloués sur un nombre toujours plus grand d'associations. Or une aide efficace doit être ciblée et durable. 
Le conseil s'est terminé par l'adoption de certaines mesures catégorielles pour le personnel et quelques recrutements. J'ai demandé un bilan des embauches entre la fin des transferts à l'agglomération et janvier 2008. Aujourd'hui la ville compte à l'organigramme 1063 titulaires (dont 98 à temps non complet) et 258 non-titulaires.

Pour terminer cette séance sur une note humoristique , j'ai fait remarquer que dans une commune importante comme Annecy, le conseil ne finissait pas à 20 h. Rires dans le conseil et dans l'assistance. Explication : les têtes de liste UMP aux prochaines municipales étaient partis à 20h, alors que la séance s'est prolongée jusqu'à 21 h !!!
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16 décembre 2007 7 16 /12 /décembre /2007 18:28
A Dijon, le Modem s'allie au premier tour avec le maire sortant socialiste.
A Bordeaux, mais aussi à Chambéry, le Modem s'allie au 1er tour avec l'UMP.
A Annecy, il y deux Modem qui veulent partir chacun de leur côté aux municipales ! L'un pour faire payer à JL Rigaut son ralliement à Sarkozy, l'autre pour négocier avec Rigaut au 2 ème tour !

Il ne reste plus au Modem qu'à prendre comme emblème la girouette !

Un correspondant, anonyme, me reproche d'avoir voté Rigaut pour la présidence de l'agglo. J'ai voté Rigaut pour la présidence de l'agglo comme en 2002 j'ai voté Chirac au 2ème tour : pour éviter le pire.  Et dans un cas comme dans l'autre, sans aucune intention de recommencer. J'ai continué et je continue à combattre la droite nationale (Chirac et Sarkozy...) et la droite locale d'Accoyer à Hérisson en passant par Bosson et Rigaut. C'est très très clair.
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16 décembre 2007 7 16 /12 /décembre /2007 12:29
UN RAPPEL UTILE, EXTRAIT DU BLOG d'Alain LIPIETZ, député Vert européen partisan du OUI, après la victoire du NON en France, et avant les Présidentielles. Voici ce qu'il écrivait.

En revanche, je suis avec stupéfaction le débat sur le ralliement de la gauche du Non à l’article 122 du TCE (le fameux article constitutionnalisant le devoir des Etats de fournir et financer les services publics, et l’obligation de fixer leur statut par une loi spécifique, donc les mettant à l’abri de la Bolkestein).

Dans mon article de Politis, en janvier dernier, j’avais cité cette constitutionnalisation de la défense des services publics comme un des article justifiant le Oui. Bernard Langlois, dans le numéro suivant, m’avait répondu : « Tu parles, Charles ! » Mais je notais avec intérêt sur un autre forum de mon blog le ralliement progressif d’Attac, sans doute au contact du Forum social européen, à la reprise de cet article, ou du moins de son contenu. On se souvient de l’argument passablement grotesque au nom duquel Pierre Khalfa, dirigeant de SUD et d’ATTAC, avait soutenu que l’article 122 constituait un “recul” par rapport à l’actuel article 16, dont il a obtenu, grâce à la victoire du Non, le maintien !!

Sur un troisième forum de mon blog apparaît une information nouvelle : les communistes européens ont utilisé le texte de cet article 122 comme justificatif de leur défense des services publics et contre leur inclusion dans la directive Services ! Voir le débat très intéressant suscité sur le site de Libération par cette information.

Ce ralliement aussi tardif que clandestin, recoupant les votes inespérés de Francis Wurtz dans la bataille sur la Bolkestein (qui contredisent son discours public “la Bolkestein n’est pas amendable”) me fait sourire amèrement. D’abord, le centre droit, qui avait accepté cet article comme une concession à la gauche européenne, trop content de le voir refusé par une partie de la gauche française, n’est plus prêt à le revoter. Un compromis refusé est un compromis perdu. Ce sera dur de faire remettre l’article 122 tel quel le jour où se rouvrira le débat sur la Constitution !

Plus grave encore : le fait même que cette autocritique reste clandestine. Tout se passe comme si les dirigeants de la gauche du Non, sachant très bien qu’ils ont entraîné dans une impasse leur propre base en l’appelant à voter Non, et découvrant jour après jour les conséquences désastreuses de ce choix (la confirmation d’une constitution ultra-libérale, celle de Maastricht et de Nice), ne savent plus comment s’en tirer. Du coup, l’affaire du Non devient un véritable cadavre dans le placard de la gauche, cadavre qui, tant qu’on n’osera pas en reparler, bloque toute nouvelle avancée collective.

C’est une tragédie européenne, et pour moi une tragédie personnelle, l’échec de ma vie politique et l’échec de ma vie de chercheur, que d’avoir vu ces dirigeants de la gauche appeler leur base à choisir, des deux textes en compétition le 29 mai 2005, celui qui était le plus libéral. Je dis “le plus” car, bien sûr dans un referendum le choix est limité :-( et donc relatif. On peut imaginer pour l’Europe une constitution encore plus libérale que Maastricht-Nice (quoique on se rapproche là de l’idéal-type de l’Angleterre de Disraeli), on peut se battre pour une constitution nettement plus fédéraliste et sociale que le TCE (et justement le TCE ouvrait la voie à un mode de révision beaucoup plus souple que le traité de Nice). Mais après 20 ans de combats contre la dérive libérale de l’UE, des bouquins, des dizaines d’articles, voir une partie substantielle des dirigeants et intellectuels de la gauche française choisir l’ultra-libéralisme, ça fait mal au coeur.

Sans vouloir opposer la base innocente aux vilaines directions, il faut toujours garder en mémoire que la motivation des uns et des autres n’a pas été la même. J’ai pu le constater pendant plus de six mois de campagne : la base du Non était d’abord et avant tout braquée contre l’Europe qu’elle connaissait, l’Europe ultra-libérale de Maastricht et de Nice. En finir avec cette Europe-là, telle était, pour le peuple du Non, la motivation fondamentale ! Au contraire, les dirigeants savaient pertinemment qu’en votant Non, on ne faisait que pérenniser cette Europe de Maastricht et de Nice, contre les avancées du TCE, sociales (le 122, etc), démocratiques (les dépenses budgetaires et donc la politique agricole passant intégralement sous le contrôle du Parlement, etc), écologistes (les principes de précaution et pollueur-payeur constitutionnalisés, etc), féministes (la criminalisation de l’exploitation sexuelle des femmes, etc).

Certains de ces dirigeants ont défendu courageusement leur choix de Maastricht-Nice par nationalisme (Chevènement). D’autres cachaient leurs motivations : le même nationalisme et leur hostilité de toujours à la construction européenne (le PCF), ne pas améliorer le capitalisme (les trotskistes), ou tout simplement... leurs options fondamentalement libérales, qui leur avaient fait négocier, signer, défendre et voter Maastricht et Nice (les Fabiusiens et autres socialistes nonistes). Ceux-là, pour parvenir à leurs fins, ont dû « faire semblant » d’être européens, et donc « tordre » le sens du texte pour convaincre leurs électeurs habituels, tentés par une meilleure Europe, de voter Non. Voyant ça, voyant que ce mensonge « marchait », beaucoup de dirigeants politiques choisirent le Non par pur opportunisme, volonté de caresser l’électeur dans le sens du poil, se constituer à bon marché un petit pactole électoral, sans avoir à faire l’effort épuisant d’expliquer que si l’on voulait dépasser Maastricht et Nice, il fallait oser le Oui et pas le Non.

Presque tous ces dirigeants ont réagi d’abord en fonction de leur stratégie d’auto-promotion en France, se moquant éperdument de ce qu’ils mettaient dans la panade la gauche européenne et leurs propres correspondants au niveau européen (la CES, le “G 8 Environnement”, le lobby européen des femmes) qui s’étaient battus d’arrache-pied auprès de la Convention pour obtenir les avancées, comme l’article 122, qui sont dorénavant perdues. Perdues pour les 450 millions de femmes et d’hommes européens. En témoigne leur argument actuel : “Le peuple souverain a tranché”, ignorant la majorité qui s’est déjà prononcée en Europe pour le traité.

Bien sûr, le peuple souverain s’est exprimé dans certains pays par le biais d’élus, et le “tu parles Charles !” de Langlois exprime d’abord un mépris (vieille composante, hélas, du mouvement ouvrier français) pour la démocratie représentative, les élus et les textes votés. “On peut voter les plus beaux textes, mais les élus ne respecteront pas...” C’est justement l’intérêt du débat sur des textes concrets comme la Bolkestein : une bataille syndicale lancée il y a deux ans par la CES contre une offensive du libéralisme se cherche des relais politiques, parce que la loi bourgeoise a son efficacité propre sur les rapports sociaux, or les syndicats savent qu’aujourd’hui la loi qui compte est la loi européenne, et ils obligent les politiques à prendre en compte l’intérêt d’un article constitutionnel qui aurait pu orienter, limiter l’arbitraire de la loi. Même le PCF est obligé de suivre : amender la Bolkestein au nom du TCE !!!

Mais ni ATTAC ni le PCF et autres dirigeants du Non de gauche, quoique obligés de coller au mouvement syndical, ne peuvent le dire publiquement. Comme leurs motivations sont aussi peu avouables les unes que les autres, la rectification publique de la faute du 29 mai est pratiquement impossible, et donc ces responsables politiques, associatifs ou syndicaux s’accrochent à des broutilles. « Oui, l’article 122 était bien (il est temps de le dire !) mais nous ne pouvions pas accepter la concurrence libre et non faussée. » Or, ceux qui disent cela savent parfaitement qu’en votant Non, ils choisissaient la concurrence « libre et ouverte », formulation maintenue du traité de Maastricht-Nice, alors que l’expression « non faussée » signifiait au contraire la lutte contre le dumping social, fiscal et écologique. Lors d’un dîner, à l’été 2004, Yves Salesse lui-même m’avait confirmé que c’est bien ainsi qu’il fallait comprendre ce petit bout de phrase. Que n’a-t-il eu le courage de le dire publiquement par la suite !

Autre tactique d’esquive des dirigeants du Non : “Quelle importance ! Nous voulons tous la même Europe ! Sociale, écologiste, féministe, etc”. La question qui va leur être de plus en plus fort murmurée par celles et ceux qui les ont suivis : “... Et... vraiment ... il valait mieux en rester à Maastricht et Nice pour avoir cette Europe-là ?” J’imagine pour eux dix tactiques de réponses, mais je ne vois pas que ça aille très loin. Et le problème va se poser en particulier aux candidats présidentiels, comme, chez les Verts, les nonistes candidats, Jean et Cécile. Car celles et ceux qui postulent à la magistrature suprême ne peuvent évidemment pas plaider qu’en votant Non ils ignoraient que juridiquement, politiquement et pratiquement ils coulaient dans le bronze les traités de Maastricht et Nice. Ils doivent maintenant exhiber leur plan B : “J’ai pris parti pour le Non parce que j’avais un plan derrière la tête : le voici, votez pour moi et on l’applique”.

Dès le lundi 31 mai 2005, j’avais commencé à rédiger un article pour Le Monde (qui attendra quelques semaines et la confirmation de mes pires craintes pour le publier). J’y affirmais ma disponibilité à travailler pour les vainqueurs (ceux du Non) qui proposeraient une sortie de cette tragédie, au moins une vague idée stratégique et les premiers pas d’une tactique : “Le Oui de Gauche, disais-je, ne doit pas céder à la tentation de la bouderie”. Près d’un an a passé. On attend toujours.

Le problème, c’est que nous avons tout aussi tragiquement besoin de tous ces militants du Non et des forces qui les organisent… pour enfin renverser les traités de Maastricht-Nice et pour avancer vers une Constitution politique de l’Union européenne, seul moyen de freiner la dynamique des marchés et de la course au profit, la quelle “porte la guerre comme la nuée porte l’orage”. Je crains désormais de ne pas connaître cela de mon vivant. Bon, d’autres que moi auront à rendre compte de leur choix devant leurs enfants.

Adresse de cette page : http://lipietz.net/?breve131
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15 décembre 2007 6 15 /12 /décembre /2007 17:15

Ségolène Royal, François Bayrou, Dominique de Villepin… vous et quelques autres

 
 
14/12/2007Par
Auteur: 
François Bonnet

Nous l'avions dit dès le 2 décembre, en ouvrant ce pré-site qui présente le projet MediaPart : nous voulions mettre « la presse en débat ». Expliquer, détailler, enquêter sur notre paysage très français, sans équivalent en Europe, de médias dans une situation de crise profonde. Il ne s'agit pas là du malaise d'une large partie de la profession mais, plus simplement et plus gravement, d'un enjeu démocratique. 

La crise d'indépendance qui touche aujourd'hui la plupart des médias audiovisuels et des grands quotidiens nationaux n'est pas qu'un problème de journaliste. Elle est le problème de chacun, de tous ceux qui s'intéressent de près ou de loin au débat public, à l'état de notre pays, aux grands soubresauts du monde. 

Le projet MediaPart est né en partie de ce constat. Et de bien d'autres envies également. Envie de nous remettre en cause, envie de proposer d'autres types d'information, envie de donner d'autres hiérarchies, d'autres grilles de lecture de l'actualité. Envie enfin de reconstruire un lien distendu avec vous, lecteurs internautes. 

Nous vous avons interpellé. Dès le premier jour et en expliquant pourquoi le site qui naîtra en février ou mars prochain sera pour partie payant ; pourquoi nous estimons urgent de remettre au premier plan un journalisme d'enquête ; pourquoi nous souhaitons fédérer une communauté de lecteurs investis, motivés, attentifs, prêt à collaborer et à échanger. 

Nous avons aussi interpellé les responsables politiques. Et nous avons bien l'intention de poursuivre. Qu'ont donc à dire nos élu(e)s du rachat, contre l'avis quasi unanime de sa rédaction, de la principale source d'information économique de ce pays, le quotidien « Les Echos », par le groupe de Bernard Arnault ? Qu'ont-ils donc à dire des concentrations accélérées à l'œuvre dans l'ensemble des médias sur fond de coupes sombres dans les rédactions ? 

Jeudi, Ségolène Royal a été la première à nous répondre. A sa façon. En postant un message sur son site Désirs d'Avenir et en demandant à ses membres de s'abonner à MediaPart ! « Toutes les initiatives audacieuses qui tentent de changer la situation de la concentration de la presse méritent d'être soutenues, au nom de la liberté de l'information et du pluralisme (…) Au nom du pluralisme des médias, je vous invite à leur donner leur chance en vous abonnant », écrit-elle.  

Puisque cela va de soi, autant le dire de suite pour désamorcer quelques petites polémiques : nous n'étions pas au courant de cette initiative. Guy Birenbaum, bloggeur et grande vigie de la politique, nous en donne acte sur LePost.fr. Quant au scénario qu'il présente : non, Guy, MediaPart n'a pas vraiment comme projet de participer à la construction d'une grande toile ségolèniste sur la Toile ! 

Parlons clair. Ségolène Royal dit partager notre constat sur la presse. Tant mieux. Elle affirme soutenir notre initiative, « au nom de la liberté d'information et du pluralisme des médias » . Très bien. Elle demande à ses sympathisants d'adhérer à notre site, comme nous demandons à chacun de vous de le faire. Encore mieux ! MediaPart n'existera pas sans vous, n'existera pas sans des milliers d'abonnés. L'engagement de la responsable socialiste est une aide concrète. Nous l'en remercions. 

Comme nous remercierons tous les responsables politiques, à droite comme à gauche, François Bayrou, Olivier Besançenot, Dominique de Villepin, Jean-Christophe Lagarde -ce député qui a déposé une proposition de loi révisant les seuils de concentration dans les médias-, tous les élus qui, partageant peu ou prou notre constat, décideront d'aider à leur manière à la naissance d'un média libre et indépendant. Mais il n'y a pas que les politiques ; l'ensemble des acteurs sociaux, syndicalistes comme associatifs, seront -comme vous l'avez été- eux-aussi interpellés. 

Alors bien sûr, nous savons les raccourcis, polémiques et interrogations légitimes que ce soutien inopiné de la candidate socialiste peut susciter. MediaPart, drapeau de l'indépendance au vent, ferait partie de la stratégie 2012 de la candidate socialiste ? Des preuves : son message ; l'engagement d'Edwy Plenel contre Nicolas Sarkozy durant la campagne présidentielle ; la présence au cœur de notre projet de Benoît Thieulin et de son équipe de la Netscouade qui ont organisé sa campagne sur Internet. Le tour est joué : nous voilà enrôlés petits soldats. 

Peut-on juste dire que cela nous fait bien rire ? Ce n'est certes pas une réponse. Alors, tout fou rire passé, tentons une explication. MediaPart est un projet journalistique. Conçu et porté par une équipe de journalistes. Une trentaine de journalistes, d'itinéraires variés, d'âges bien différents et dont les engagements citoyens n'ont très souvent pas grand-chose à voir. Par charité pour certains, nous ne détaillerons pas içi nos débats, parfois vifs, au moment de la campagne présidentielle. Et nous ne nous sentons pas plus sommés de dire pour qui nous avons ou n'avons pas voté ! 

Nous l'avons dit : MediaPart est un site d'information et de débat. Un site de journalisme et de participation. Pour ce qui est du journalisme, Edwy Plenel a montré durant les deux septennats de François Mitterrand (lorsque que Ségolène Royal était conseillère à l'Elysée puis ministre) que l'indépendance qu'il revendique n'est pas un vain mot. Les journalistes qui nous rejoignent l'ont également démontré dans des circonstances les plus diverses.  

Pour ce qui est du débat, donc souvent de positions éditoriales, MediaPart entend fermement constituer une chorale à plusieurs voix. Les journalistes n'ont pas le monopole de l'opinion, du commentaire, du point de vue. Vous, adhérents contributeurs, participerez à ces débats. Vous aiderez ainsi, par nos échanges, nos polémiques, nos arguments, à définir ce que sera la « couleur » éditoriale de ce site.

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15 décembre 2007 6 15 /12 /décembre /2007 17:05

Le « groupe de liaison et d'échanges de la gauche et des écologistes » créé lors de la réunion du 13 novembre, comprenant le Mouvement Républicain et Citoyen, le Parti Communiste Français, le Parti Radical de Gauche, le Parti Socialiste et Les Verts s'est réuni de nouveau comme prévu mardi 11 décembre pour aborder les sujets d'actualité. 

L'ensemble des partis présents s'est accordé sur une déclaration commune : « Les partis présents ont fait le constat commun d'un échec du président de la république et de sa majorité, dont la politique se caractérise sur la forme par une grande brutalité et une absence de concertation, par exemple sur la carte judiciaire, et sur le fond par la mise en cause de notre modèle social, par exemple sur la fiscalité ou les retraites, et la remise en cause du temps et du droit du travail.

 

Nicolas Sarkozy s'était autoproclamé « président du pouvoir d'achat. » Il en avait fait un axe de sa campagne électorale. Aujourd'hui, plus de six mois après son élection, cette promesse n'a été tenue que pour une poignée de Français : les plus favorisés, au travers du « bouclier fiscal » et de la suppression de la quasi-totalité des droits de succession qui bénéficie surtout au 5% des plus riches.

 

Pour tous les autres, tout a augmenté, sauf les revenus. La grande majorité des salariés a été privée de toute progression de pouvoir d'achat, le SMIC n'a pas été relevé pour la première fois depuis de nombreuses années. Les retraites n'augmenteront que de 1,1% en 2008, soit deux fois moins que l'inflation. Les précaires, les chômeurs, les allocataires des minima sociaux et les handicapés ont vu leur situation se dégrader depuis sept mois. Le MEDEF continue à faire pression sur les rémunérations et à précariser toujours plus les contrats de travail. La détaxation des heures supplémentaires ne règle en rien la question du niveau des salaires et ne concernera qu'une petite minorité. La politique de Nicolas Sarkozy, c'est gagner moins pour payer plus.

 

Dans le même temps, la qualité de la vie est dégradée par la hausse du poids des dépenses fixes (logement, assurance, remboursements de crédit), qui grève le pouvoir d'achat et détériore la qualité de la vie.

 

Pour la majorité des Français, le pire reste à venir : le gouvernement ne prévoit rien pour les salaires, rien pour les pensions de retraite, rien contre la flambée des prix. Par contre, il prépare une nouvelle aggravation de la précarité, la suppression des 35 heures et la remise en cause de la réduction du temps de travail et une série de hausse de taxes : franchises médicales et redevance télévisuelle pour les personnes pour l'heure exonérées. Le Chef de l'État a fait des annonces pourtant sur des mesures dont les effets seront lointains et aléatoires, donc incertains.

 

Face à cette situation, les partis de gauche et écologistes demandent la mise en œuvre de mesures d'urgences et structurelles destinées à améliorer rapidement le pouvoir d'achat. 

Pour augmenter les revenus, ils proposent l'augmentation immédiate de la prime pour l'emploi de 50 %, une augmentation immédiate du SMIC, l'ouverture d'une conférence nationale sur les salaires visant une augmentation générale des rémunérations, à une lute contre le temps partiel subi et un progrès significatif de l'égalité salariale hommes/femmes, la sécurisation des parcours professionnels la mise en œuvre d'un plan de rattrapage des traitements dans la fonction publique, la revalorisation immédiate des petites retraites et l'amélioration des conditions de travail et contractuelles des salariés précaires.

 

Pour faire baisser les prix des produits alimentaires, ils proposent de répercuter les marges obtenues par la grande distribution sur les producteurs en faveur des consommateurs te l'adoption d'une incitation fiscale pour faire baisser les prix des produits alimentaires de première nécessité et rapprocher les lieux de production des consommateurs.  

Pour diminuer le coût du logement, ils proposent un encadrement des loyers pour l'année 2008 en indexant sur le seul coût de la vie, une politique d'isolation énergétique des logements, la création d'un service public de la caution, le respect de la loi obligeant les communes à avoir 20% de logement sociaux.  

Pour maîtriser le coût de l'énergie, ils proposent de maintenir l'évolution des tarifs du gaz et de l'électricité dans le cadre de l'inflation, de généraliser le « chèque transport » pour aider les salariés dans leurs déplacements, financé par une taxe sur les superprofits des compagnies pétrolières.  

Les partis de gauche et écologistes demandent que des incitations fermes soient prises en faveur d'un gouvernement économique de la zone euro et d'une initiative européenne pour le financement d'investissement de long terme (rechercher, formation, ferroutage, économie d'énergie et énergie renouvelable) et d'une baisse des taux d'intérêts de la BCE comme c'est le cas aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne. 

Avec les leviers dont la gauche dispose aujourd'hui, elle s'engage sans se substituer à l'Etat à prendre des initiatives pour le pouvoir d'achat et améliorer la qualité de vie. 

S'agissant de la réforme constitutionnelle préalable à la ratification du traité de Lisbonne, ceux des partis de gauche et écologistes qui ont exigé un référendum rappellent leur position.  

Les élections municipales et cantonales de mars 2008 vont être un rendez-vous essentiel pour donner plus de force à l'opposition à la politique menée par le président de la République et sa majorité et pour faire barrage à sa mise en œuvre dans les communes et départements. Les partis présents travaillent dans le respect des positions de chacun au rassemblement le plus large des forces de gauche et écologistes, autour de projets politiques clairs pour battre la droite, faire gagner la gauche et permettre des gestions favorables aux intérêts des citoyens ».

La prochaine réunion du groupe de liaison est prévue pour le 22 janvier. Les participants aborderont les questions des institutions, des OGM et de la réforme du code du travail. Dans l'intervalle, des groupes ad hoc sont d'ores et déjà mis en place. 

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13 décembre 2007 4 13 /12 /décembre /2007 09:11

Le Conseil européen, réuni à Lisbonne les 18 et 19 octobre 2007, a approuvé le nouveau traité réformateur, dit "Traité de Lisbonne", qui remplace le projet de Traité établissant une Constitution pour l'Europe. Ce traité apporte des modifications à la fois au Traité sur l'Union européenne (Traité de Maastricht) et au traité instituant la Communauté européenne (Traité de Rome).

Les 13 et 14 décembre 2007, les 27 chefs d'État et de gouvernement se réunissent à Lisbonne afin de signer le nouveau traité. Pour entrer en vigueur, le traité de Lisbonne doit être ratifié par les 27 Etats membres avant le 1er janvier 2009.

La Fondation Robert Schuman vous propose 10 fiches synthétiques et pédagogiques expliquant le fonctionnement de l'Union européenne avec ce nouveau traité. Ce livret est disponible en format PDF en versions française et anglaise sur le site de la Fondation, et téléchargeable gratuitement.

 

Fondation Robert Schuman
29, bd Raspail, 75007 - Paris
Tél : +33.(0)1.53. 63.83.00
Fax : +33.(0)1.53. 63.83.01
info@robert- schuman.eu 
www.robert-schuman. eu

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12 décembre 2007 3 12 /12 /décembre /2007 09:17
Chères amies, chers amis,

Depuis ce matin, pour faire oublier le scandale de la visite de Kadhafi, s'est déclenché un tintamarre avec des annonces de 10 milliards d'euros de contrats : info ou intox ?

Qu'ils soient réels ou pas, rien ne justifie cette visite. Mais il ne faut pas que les français soient, en plus, abusés par la réalité de ces intérêts économiques.

Pourquoi y-a-t-il si peu de transparence, pourquoi si peu de vérification ? Qu'y-a-il de réel dans les 10 milliards de contrats annoncés bruyamment pour étouffer le débat sur les droits de l'homme ?

1.    S'agit-il de contrats signés ou de déclarations d'intention ?

2.    Quel est le contenu réel de ces contrats ?

3.    Combien de délocalisations sont induites par ces contrats ?

4.    Quelles sont les garanties en termes de développement d'emploi en France ?

5.    La dangerosité de la dissémination du nucléaire a-t-elle été examinée ?

6.    Pourquoi n'y a-t-il eu aucun débat à l'assemblée et aucune transparence ?

S'humilier devant Kadhafi, cautionner l'usage du terrorisme, du système de tortures et de disparitions n'est pas digne de la France.

Après les félicitations « chaleureuses » à Vladimir Poutine qui a organisé des élections en muselant toutes les oppositions, voici la réception, en grandes pompes et en satisfaisant les extravagances de l'intéressé, du dictateur libyen, le colonel Kadhafi. La France accueille un chef d'Etat qui non seulement a laissé emprisonner et torturer les infirmières bulgares et le médecin palestinien sous la fausse accusation d'avoir inoculé le sida à des enfants, mais qui a financé, pendant des années, le terrorisme international. Personne n'a oublié que les responsabilités des services secrets libyens ont été reconnues par la justice internationale dans l'attentat de Lockerbie en 1988 mais aussi dans celui du DC10 d'UTA en 1989 qui a tué de nombreux Français. C'était aussi le régime libyen qui avait organisé un attentat à Orly en 1983. Quant au peuple libyen, il est la première victime du régime : il n'y a jamais eu d'élections, le colonel Kadhafi est désigné comme dirigeant à vie, et ses opposants n'ont de choix qu'entre la mort et l'exil.

Nicolas Sarkozy, qui annonçait, durant la campagne électorale, une rupture avec la politique étrangère de son prédécesseur (« il vaut mieux serrer la main de Bush que celle de Poutine » avait-il déclaré), en accentue les pires traits jusqu'à la caricature et donne de la France une image à la fois détestable et ridicule. Même si chacun peut s'accorder sur le fait qu'une politique étrangère doit prendre en compte la défense de nos intérêts économiques, et que le monde instable et dangereux dans lequel nous vivons demande que nos dirigeants puissent parler aussi à des personnalités peu respectueuses de la démocratie, il y a des lignes rouges qu'il faut savoir ne pas franchir.

N. Sarkozy nous dit qu'il reçoit le chef d'état libyen parce que celui-ci a renoncé à fabriquer des armes de destruction massive et s'est engagé à lutter contre le terrorisme. Outre que le colonel Kadhafi lui a apporté un cruel démenti en défendant le principe du terrorisme avant de venir à Paris, on constate que seule la France accueille Kadhafi avec de tels honneurs. S'il s'agit de « récompenser » celui-ci d'être revenu à un semblant de respect de la légalité internationale, c'est déjà fait, avec la levée des sanctions qui avaient été prononcées contre la Libye après les deux attentats.

Quant aux fabuleux contrats annoncés par le gouvernement, il faudra en mesurer la réalité. Les entreprises britanniques et italiennes sont mieux placées en Libye que les sociétés françaises. Pourtant, le colonel Kadhafi n'a pas été reçu à Londres ou à Rome. En outre, on peut craindre que ces contrats, outre une hypothétique centrale nucléaire civile, ne portent sur des armements destinés à garantir la survie de la dictature. Personne ne menace la Libye qui n'a donc pas besoin de se défendre contre un agresseur extérieur. En revanche, des hélicoptères servent à mitrailler une foule de manifestants ou à surveiller des déplacements. On peut redouter aussi les risques de revente de toute cette panoplie d'armements à toutes les rébellions de la région en fonction des intérêts du régime libyen. Est-ce de cela dont l'Afrique a besoin ?

Le commerce extérieur français, structurellement déficitaire depuis des années, a lui aussi besoin d'autres mesures : stimulation de l'innovation pour une meilleure insertion dans la compétition internationale, aides adaptées aux PME qui exportent et créent des emplois…

N. Sarkozy est, quant à lui, dans une politique de « coups », qui isole la France de ses partenaires européens. C'est une politique étrangère dénuée de toute morale et de toute cohérence. On est dans le spectacle, un triste spectacle.

Le débat est ouvert.

Amicalement,

Ségolène Royal

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12 décembre 2007 3 12 /12 /décembre /2007 09:14
>  
> Paris, France — Fin octobre, le Commissaire européen à l'Environnement, Stavros Dimas, s'est courageusement opposé aux grandes compagnies de l'agrobusiness en proposant l'interdiction de la culture de deux maïs OGM (le Bt11 et le 1507) développés par les firmes Syngenta et Pioneer/Dow.
>
> Des scientifiques ont en effet démontré que la culture de ces OGM censés combattre des insectes nuisibles au maïs pouvait provoquer des conséquences graves, notamment sur des insectes non nuisibles du maïs, comme le papillon monarque ou sur des "organismes non ciblés" comme des oiseaux. Récemment, il a également été prouvé que les écosystèmes aquatiques pouvaient aussi être affectés.
>
> Si la proposition de Dimas était adoptée, il s'agirait d'un véritable tournant. Très favorable aux OGM, la Commission a jusqu'à présent toujours donné son feu vert aux demandes d'autorisation d'OGM Et les autres Commissaires européens, par peur de froisser les puissants intérêts pro-OGM, notamment américains, risquent de s'opposer à l'initiative courageuse de Stavros Dimas. Mais celui-ci vient de confirmer publiquement sa position. « Le risque est trop élevé pour l'environnement selon plusieurs études scientifiques récentes, a indiqué M. Dimas à Bruxelles le 22 novembre. J'envisage de donner un avis négatif pour la demande d'autorisation. »
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> Il faut absolument soutenir la position prise par Stravros Dimas, qui, si elle est adoptée par la Commission européenne, sera le premier rejet d'OGM dans l'histoire de la Commission européenne et représentera un pas décisif pour une Europe sans OGM. Une mobilisation massive est nécessaire pour cette opportunité historique !
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> Cap sur les 100 000 signatures
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> Le plus grand nombre possible d'Européens doivent interpeller la Commission européenne pour que la santé publique et l'environnement priment sur les intérêts de quelques multinationales et que les maïs Bt11 et 1507 ne soient pas autorisés.
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> Signez et faites signer la pétition à destination de Manuel Barroso, Président de la Commission européenne, et aux Commissaires Dimas, Kyprianou (consommateurs), Fischer-Boel (agriculture) et Barrot (transports). Plus de 75 000 européens l'ont déjà signée en quelques semaines, dont 10 000 en France... La pétition française s'adresse également à Jacques Barrot, Commissaire européen aux transports, car il votera également sur la proposition de Stravros Dimas et doit tenir compte de l'avis des citoyens français et de la nouvelle ligne politique française sur les OGM à l'issue du Grenelle de l'environnement.
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> Signez la pétition
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> >>>
http://write-a-letter.greenpeace.org/332
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Published by EXCOFFIER Jean - dans DEVELOPPEMENT DURABLE
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