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19 janvier 2008 6 19 /01 /janvier /2008 14:32
Selon la presse, la mesure phare d'Hérisson pour les municipales serait la gratuité des bus. Et dire que maire de Sévrier, il a tout fait pour ne pas entrer dans l'agglo et pour que les bus ne puissent pas desservir Sévrier ! Mais passons.
Candidat à Annecy, Hérisson ne connaît pas son sujet. Pourquoi ?
1) Il  affirme avoir demandé, en vain, la gratuité pour les personnes âgées. Il devrait savoir, que, sous condition de ressources, des carnets de bus sont délivrés gratuitement aux personnes âgées depuis fort longtemps à Annecy. Incompétence ou démagogie ?
2) La question de la gratuité des bus - qui dépend de l'agglomération et non pas de la ville - a déjà été posée.  Membre de la commission transports danns le district (1995-2001), j'avais déjà fait cette proposition.
Les socialistes membres de l'actuelle commission transport de l'agglomération ont plusieurs fois émis cette proposition. En vain. Pourquoi ?
Il y a un double coût : perte de recettes d'une part (environ 4 M€ provenant des usagers) et coût ssupplémentaires car il faudrait augmenter les cadences en période de pointe donc acheter des bus et embaucher du personnel. 
Qui va payer ? Aujourd'hui le contribuable paie les investissements, l'achat de bus supplémentaires serait à sa charge. Le fonctionnement est essentiellement financé par le versement transport payé par les entreprises de plus de 9 salariés avec un taux de 0,90 %. Il faudrait de toute évidence augmenter ce taux. C'est tout à fait possible car le taux de 0,90 % nous place dans la fourchette basse des taux qui peuvent atteindre 1,05 %.
Le débat a déjà eu lieu plusieurs fois en conseil d'agglomération. Qui s'est toujours opposé à l'augmentation du taux : toute la droite, de l'UMP, avec en première ligne B.  Accoyer, à JL Rigaut, alors vice-président chargé des transports et président de la SIBRA !!!
Aujourd'hui, le patron de la liste UMP, P. Hérisson, promet ce que ses amis politiques ont toujours refusé avec la plus grande véhémence. Qui peut le croire à cette promesse démagogique.
Seule la gauche, devenue majoritaire à l'agglomération, peut appliquer cette proposition.
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19 janvier 2008 6 19 /01 /janvier /2008 09:40
Comme indiqué sur ce blog, T.Billet a annoncé hier son ralliement à la liste Nouveau Centre-UMP pour les muncipales annéciennes. Après avoir rappelé que rien ne figurait dans le programme de B. Bosson en 2001 sur le développement durable - ce qui est exact - et s'être attribué tout le mérite des avancées en ce domaine obtenues par le groupe de gauche d'opposition - ce qui est complètement faux - il tente de justifier son ralliement par la nécessité de battre Hérisson et l'UMP.
Il n'oublie que trois choses :
- personne ne pense aujourd'hui qu'Hérisson soit en mesure de l'emporter à Annecy.
- il y a autant d'UMP sur la liste du maire sortant (8 pour 4 verts) que sur la liste Hérisson et, pour gérer le département, le maire sortant et l'UMP travaillent la main dans la main. A Annecy, il n'y a entre aux qu'une querelle de personnes. Le maire sortant soutient N. Sarkozy et sa politique, on ne peut pas le gommer le temps d'une campagne électorale.
- la liste de gauche (qui compte aussi quelques Verts dans ses rangs) pouvait - et peut encore si l'électorat vert de gauche reste fidèle à ses convictions - l'emporter et appliquer une vraie politique de développement durable.

A noter au passage que T. Billet ne justifie son ralliement que par la nécessaire lutte contre la modification de la loi Littoral (combat qui nous est commun) , comme si les Annéciens n'avaient aucun problème de pouvoir d'achat, de logement, d'emploi, de crèches, de maisons d'accueil pour personnes âgées, de transports, de services publics, de sécurité...

A Annemasse, le parti des Verts fait encore plus fort qu'à Annecy. Comme à Annecy des Verts figureront sur au moins deux des trois listes annoncées, mais à Annemasse, ils seront deux sur la liste ... UMP !!! Carrément !!!

Un an après les présidentielles deux questions se posent :
1) l'éparpillement des Verts ne montre-t-il pas, finalement, qu'un parti Vert n'a plus de sens ? Et ce sont les Verts eux-mêmes qui sont en train d'en faire la démonstration !!!
2) les Verts ne sont -ils pas tout simplement en train de regagner leur courant politique d'origine, en s'éparpillant ainsi de la droite à l'extrême gauche ?



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16 janvier 2008 3 16 /01 /janvier /2008 10:00
ANNECY
Cette fin de semaine devrait voir la levée de deux suspens à peine soutenables (!)
1) l'UMP doit dévoiler sa tête de liste jeudi : ce sera Hérisson
2) T. Billet annoncera son ralliement à la liste du maire sortant vendredi. Il tentera d'expliquer pourquoi "l'urgence écologique" sera mieux traitée, selon lui, par son alliance avec un soutien de Sarkozy plutôt qu'avec les socialistes. Dur, dur !
A noter également que ce grand spécialiste de l'utilisation des médias a supprimé sur son blog la possibilité de commenter ses propos sur cette annonce. Probablement par crainte des réactions de ses camarades ?? T. Billet est-il encore Vert ? Non si l'on en croit son blog où il se qualifie "d'écologiste".  Décryptage : il y aura des Verts avec le Nouveau centre, avec les socialistes, voire avec le Modem et même avec l'extrême-gauche. Du coup la direction des Verts a interdit l'utilisation de l'étiquette. Etre sur 4 listes et ne pas apparaître, il fallait le faire ! Et contrairement à ce qu'indique dans la presse de ce jour le responsable départemental des Verts, ce ne sont pas "quelques places" qui ont été proposées aux Verts par le PS, mais bien 10 places (dont 2 dans les 8 premières) et le soutien à la candidature de T. Billet aux cantonales d'Annecy Nord Est.
Quant au PCF, il continue à faire de la surenchère. Il revendique maintenant la 3ème place ! Bref, il cherche tous les prétextes pour refuser l'union. C'est bien parti pour qu'il disparaisse de la vie municipale comme en 1989 et 1995. (cf l'historique des élections municipales de 1945 à nos jours, sur ce blog).

CRAN-GEVRIER
Jean BOUTRY, le maire sortant, a présenté sa liste (cf lien)
L'adjoint sortant PRG G. Ambert passe à droite. Motif : son égo surdimensionné l'avait conduit à demander le poste de 1er adjoint, ce que le maire sortant J. Boutry lui a refusé. Ce qui est plus amusant, c'est le motif avancé en public pour tenter de justifier ce retournement de veste : Jean Boutry n'aurait jamais été élu (sous-entendu il est devenu maire en cours de mandat, pas par  élection directe). Pourquoi amusant ? Parce que G. Ambert, lui, a été candidat à une élection directe. En juin 2007, il a été candidat suppléant à la députation... dans la 5ème circonscription (Chablais) avec l'excellent score de ... 0,94 %. Un score qui a dopé son ambition, sans doute !

Sur le site de la liste UMP d'Annecy figurait un lien avec la liste de droite de Cran-Gevrier. Normal !Curieusement, ce lien a disparu. Qui veut cacher quoi ?
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16 janvier 2008 3 16 /01 /janvier /2008 09:50
Sur la tactique Fabius-Emmanuelli
(à propos du Congrès de Versailles relatif au traité de Lisbonne)
Un correspondant, jseb, sur mon forum, revient sur le débat lancé parallèlement sur mon blog et celui de Politis à propos de la tactique prônée par Fabius, Emmanuelli et autres, afin de « forcer un référendum sur le TME » en votant Non à la modification de la constitution française. Les questions de jseb sont suffisamment importantes pour que je consacre à lui répondre un article spécial.

Je voudrais d’abord rappeler que les Verts sont pour un referendum. Ils étaient même pour un referendum européen, mais cette option est tombée par la ratification hongroise. Notre objectif suivant est donc le referendum français, où nous voterons Oui (et pensons l’emporter). Pour obtenir ce referendum, le groupe Verts-Communistes a déposé une proposition à l’Assemblée nationale, et le PS le votera. Mais la gauche n’y est pas majoritaire.

Vous me demandez si la tactique de Fabius-Emmanuelli (rejeter en Congrès la modification de la constitution française, ce qui ne demande qu’un minorité de blocage de 2/5 des exprimés), n’est pas une bonne tactique pour parvenir à un referendum, quitte à s’apparenter à du chantage.

A. Il y a trois niveaux de questions dans une « tactique ».

1. Est-elle possible (peut-on la mettre en œuvre) ?

2. Est-elle efficace (obtient–elle le résultat qu’elle s’assigne) ?

3. Est-elle « digne », c’est-à-dire ne nous place-t-elle pas dans une situation où le discrédit moral (« l’effet de réputation », pour ceux qui sont purement pragmatiques ou cyniques, et « l’estime de soi », pour ceux qui croient à des valeurs telles que l’honnêteté) est plus coûteux stratégiquement que le gain immédiat ?

1. Dans le cas qui nous préoccupe, sur le point 1, une chose est sûre : le Conseil constitutionnel a tranché, il faut modifier la constitution française en Congrès à Versailles par 3/5 des voix, préalablement à toute éventuelle ratification du TME , sur des points assez mineurs mais que nous pourrions examiner une autre fois. Il serait donc inconstitutionnel de déposer un projet de loi (« La France ratifie le traité de Lisbonne »), devant le peuple ou devant le Parlement, alors que le Conseil constitutionnel a déjà rendu l’arrêt qu’en l’état de la constitution, non, ce traité n’est pas ratifiable. S’il ne l’avait pas fait, il en irait autrement, mais il y a une procédure constitutionnelle qui impose l’ordre des consultations. C’est cet ordre qu’a suivi notre pays pour chacun des traités qui lui étaient soumis et qui modifiaient le fonctionnement de ses institutions ou ses bases jurisprudentielles (Maastricht, Nice, TCE,…), et cela, que la ratification envisagée soit référendaire (Maastricht, TCE) ou parlementaire (Nice). Commettre sciemment un acte inconstitutionnel, tel qu’organiser un referendum sur une ratification inconstitutionnelle, serait un coup d’Etat.

La tactique Fabius –Emmanuelli est donc possible : barrer la route au TME au niveau même du Congrès , et pour cela il leur faut une simple minorité de blocage (deux cinquième, soit 40 %) au lieu d’une majorité absolue qu’ils n’ont pas. Mais c’est un Non au referendum (la question n’a plus le droit d’être posée), qui par ricochet implique un « oui à en rester Masstricht et Nice », ce qui est leur position constante depuis 1992 et 2000.

Votre idée de ratifier d’abord et de modifier la constitution ensuite est intenable dans un Etat de droit. On peut à la rigueur imaginer un referendum à deux questions, mais je ne sais pas ce que le Conseil constitutionnel en penserait. « Dépouiller d’abord la première question, et si la réponse est Oui, dépouiller la seconde ? » Je pense qu’il imposerait deux referendum à des dates séparées, par exemple une semaine d’intervalle.

2. Voyons le point 2. Si donc le Non l’emportait en Congrès à Versailles (il suffit de 40 % des voix, comme le soulignait avec gourmandise Mélanchon le soir du second tour des législatives), la question serait close. La France ne peut pas ratifier, donc pas de referendum ni de vote parlementaire. Le traité de Lisbonne tombe comme le TCE. Les Français n’auront pas été consultés, 2/5 des congressistes à Versailles aura empêché une majorité potentielle du peuple, ou une majorité potentielle d’élus, de débattre du TME et de répondre Oui ou Non. La France, ayant pour la seconde fois fait échouer un accord négocié à 27 après avoir participé aux négociations et donné sa signature, il n’y aura plus de nouvelle tentative de traité avant longtemps. Ces 40 % de Versaillais auront donc, de fait, voté pour un demi-milliard d’humains : on en reste à Maastricht-Nice.

Si Emmanuelli et Fabius convainquent 2/5 des congressistes, leur tactique est donc efficace. Elle réalise les buts de Fabius et d’Emmanuelli, elle satisfait le social–libéralisme de Fabius (Fabius s’est toujours appuyé sur l’absence d’harmonisation en Europe pour faire baisser les standards en France, par exemple en matière fiscale, sociale ou environnementale, cf. mon livre « Reconstruire l’espérance. Leçons de la majorité plurielle ») et le national productivisme d’Emmanuelli.

S’ils perdent, elle est efficace aussi. Certes, si la constitution est modifiée, le TME est votable. Si Sarkozy décide un referendum (pour surfer sur le discrédit passager de la gauche et achever de la fracasser à la veille des municipales), ils pourront dire à leurs partisans que c’est « grâce à eux » (pourquoi pas ?) et, si Sarkozy choisit la voie parlementaire, ils pourront dire qu’ils ont fait ce qu’ils ont pu pour s’y opposer.

3. Reste le troisième aspect. Emmanuelli et Fabius auront gagné (s’ils gagnent 40% à Versailles) en faisant miroiter aux gens de gauche et aux écologistes « On se bat pour que vous ayez un referendum et alors le peuple souverain pourra décider : c’est Oui ou c’est Non », mais on s’apercevra le lendemain de Versailles qu’ils se seront arrangés pour empêcher le referendum et auront de facto voté Non au TME, en réunissant 40% des exprimés d’un parlement national, pour 500 millions d’Européens.

De plus, les personnes sensées finiront bien par s’apercevoir aussi un jour que les « maux de l’Europe » sont ceux de l’Europe en vigueur (pas celle du TCE ni du TME qui n’auront jamais vu le jour) et que donc les responsables en sont ceux qui auront écrit, voulu, voté et fait voter Maastricht et Nice et se seront battus par deux fois victorieusement pour garder ces traités actuels : Fabius et consorts.

Le discrédit de l’ensemble de la gauche devant ce double mensonge sera irréversible et durable. Plus personne ne croira dans les idées d’engagement, de valeurs, d’honnêteté dans la bouche d’un politicien. Les élections deviendront une simple star-ac, comme elles le sont depuis longtemps aux USA et comme Sarkozy essaie de l’imposer en France.

B. Vous m’objectez : mais Sarkozy peut avoir peur du « chantage » de Fabius et Emmanuelli.

Faire chanter consiste à obliger quelqu’un à accepter quelque chose qui lui répugne en le menaçant d’une chose qui le terrorise. « Tu couches avec moi ou j’égorge ou brise la carrière de ton enfant », « Vous nous donnez une zone de détente ou nous ne libérons pas Ingrid Betancourt », « Vous nous donnez le secrétariat national ou les Verts n’auront pas de direction à l’issue de leur Congres », etc…

Que vous puissiez dans un texte public évoquer l’idée que le chantage puisse être une tactique légitime pour des forces progressistes est un signe d’époque dont vous n’êtes évidemment pas responsable. Vous semblez toutefois en sous-estimer le coût politique. Enfin, examinons l’efficacité de ce chantage.

1. D’abord, vous semblez croire que Sarko tient à passer de Masstricht-Nice au TME, qu’il y tient « comme à son enfant ». J’ai toujours expliqué dans mon blog le contraire. Sarko n’a rien dit pour le Oui au TCE (il s’est contenté de vitupérer la Turquie, ce qui était un des arguments de Fabius pour le Non), il a voulu un « mini traité » et le club des Amis de la Constitution (Merkel, Prodi et Zapatero) lui a fait avaler ce maxi-traité. Celui-ci rétablit 80% du TCE (sauf pour Tony Blair, que Sarkozy invite à la foire de l’UMP faire son numéro de dénonciation des Droits fondamentaux).

2. Supposons donc que Sarkozy ne cède pas au chantage. Si Fabius-Emmanuelli sont battus à Versailles (ce qui est quand même le plus probable), il triomphera à bon compte. S’ils l’emportent à Versailles, il pourra dire au lendemain de Versailles : « Françaises et Français, c’est fini, ni vous ni vos représentants ne voterez sur le projet de TME, l’Europe est définitivement paralysée, et cela non par la faute de la France, qui par mon engagement aura tout tenté pour désembourber l’Europe, mais d’une poignée de Versaillais. Voilà ce que c’est, la gauche qui ne m’a pas encore rejoint. Tenez en compte aux prochaines municipales ».

Je pense que c’est ce qu’il fera. Il passera outre au chantage, obtiendra ou non les 3/5 des voix à Versailles et emmagasinera au passage le discrédit que la simple tentative de chantage attirera à la gauche, et ne serait pas si mécontent d’en rester à Maastricht-Nice, tout en ayant gagné la stature internationale de l’homme d’Etat qui aura tout fait pour qu’il en soit autrement.

3. Supposons maintenant que Sarkozy cède « pour sauver son enfant » et accepte de passer par « l’humiliation » d’un referendum, qu’il annoncera quelques jours avant le vote à Versailles, de toute façon nécessaire.

Que feront Fabius et Emmanuelli ? Ils se précipiteront dans les médias et annonceront : « Nous étions contre le changement de constitution, mais ce n’était qu’un moyen de chantage. Maintenant notre chantage a gagné. Il y aura un referendum. Mais comme nous voulons barrer la route au traité de Lisbonne, nous maintenons notre Non » ?

Ou bien diront-ils « Nous sommes bien obligés de voter Oui à la modification de la constitution française, sinon il n’y aura pas de referendum, mais en fait nous sommes contre le TME, donc contre cette mofication de la constitution » ?

Qu’ils votent Oui ou Non à Versailles, ils seront tellement isolés dans leur argumentation intenable que le referendum aura vraisemblablement lieu. Or ils auront passé leur temps à expliquer que le TME, c’est comme le TCE, et qu’il faut donc tout mettre en œuvre (même les ruses tactiques consistant à bloquer un referendum par 2/5 des congressistes) pour en éviter l’adoption du TME « puisque les Français ont voté non en 2005 ». Les Français, qui ont voté Sarkozy et UMP en 2007 ne pourront, au nom de ce raisonnement, que voter Sarkozy-UMP aux municipales de 2008 et peut être en 2012.

De toute façon, Emmanuelli et Fabius auront mis la gauche dans un tel état de division et d’exécration que les municipales seront perdues.

Seul aspect positif : Sarkozy remportera haut la main un referendum qu’il présentera comme « le sien », mais dont quelques uns en France savent qu’il entérine un traité rédigé par Merkel et Zapatero, qui est un progrès par rapport à Maastricht-Nice.

Finalement, je pense que Sarkozy souhaite voir Fabius-Emmanuelli l’emporter au PS et il n’aura plus qu’à choisir entre les options B2 et B3. Mon appréciation est qu’il choisira B2 (c’est sa tendance bagarreuse) mais se tirerait fort bien de B3.

À noter :

Annexe constitutionnelle.
Pour vous éviter un surfage inutile, j’ai rassemblé ici les éléments utiles.
1. Sur la procédure constitutionnelle de ratification des traités par referendum :
Constitution française :
Art. 11. - Le Président de la République, sur proposition du Gouvernement pendant la durée des sessions ou sur proposition conjointe des deux assemblées, publiées au Journal Officiel, peut soumettre au référendum tout projet de loi portant sur l’organisation des pouvoirs publics, sur des réformes relatives à la politique économique ou sociale de la nation et aux services publics qui y concourent, ou tendant à autoriser la ratification d’un traité qui, sans être contraire à la Constitution, aurait des incidences sur le fonctionnement des institutions.
Art. 54. - Si le Conseil Constitutionnel, saisi par le Président de la République, par le Premier Ministre, par le Président de l’une ou l’autre assemblée ou par soixante députés ou soixante sénateurs , a déclaré qu’un engagement international comporte une clause contraire à la Constitution, l’autorisation de ratifier ou d’approuver l’engagement international en cause ne peut intervenir qu’après révision de la Constitution.
Art. 62. - Une disposition déclarée inconstitutionnelle ne peut être promulguée ni mise en application. Les décisions du Conseil Constitutionnel ne sont susceptibles d’aucun recours. Elles s’imposent aux pouvoirs publics et à toutes les autorités administratives et juridictionnelles.
C’est le B-A BA de la "hiérarchie des normes". Dans le cas du refendum sur le TCE , le Congrès avait donc dû modifier la Constitution française, c’est pourquoi on y lit à présent :
Art. 88-1. - La République participe aux Communautés européennes et à l’Union européenne, constituées d’Etats qui ont choisi librement, en vertu des traités qui les ont instituées, d’exercer en commun certaines de leurs compétences. Elle peut participer à l’Union européenne dans les conditions prévues par le traité établissant une Constitution pour l’Europe signé le 29 octobre 2004.
2. La décision du Conseil constitutionnel du 20 décembre 2007
La précision loufoque de l’article 88-1 fait que même si le Traité de Lisbonne avait été identique au TCE (ce qui n’est pas le cas), il nécessitait un rééxamen par le Conseil constitutionnel et il faudra, au moins sur la date, réviser l’article 88-1 avant toute ratification, référendaire ou parlementaire.
Le CC a a donc examiné et conclut, sans recours :
D É C I D E : Article premier.- L’autorisation de ratifier le traité modifiant le traité sur l’Union européenne et le traité instituant la Communauté européenne ne peut intervenir qu’après révision de la Constitution.

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16 janvier 2008 3 16 /01 /janvier /2008 09:34
La revanche du commissaire Jean-Pierre Havrin (libé-toulouse 14 01 2008)

Cinq après son torpillage par Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'intérieur, la police de proximité est de retour.

Elle est même l'une des mesures phares du plan de sécurité annoncé par sa ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot–Marie.

Ce ne sera toutefois plus une police «de proximité» mais une police «proche des gens».

Pour ne pas laisser l'impression que le président avale son chapeau, sa ministre change le nom du chapeau…

Fondateur de cette police de proximité et lui-même torpillé à ce titre par Sarkozy, l'ex-commissaire Jean-Pierre Havrin, aujourd'hui candidat en position éligible sur la liste PS des municipales à Toulouse réagit.

Entretien.


Libé Toulouse : Comment prenez vous l'annonce du retour de la police de proximité faite par Michèle Alliot-Marie ?

Jean-Pierre Havrin : «Cela me réjouit. Dans le même temps, je suis désolé de constater que l'on a perdu cinq ans et que les choses se soient dégradées à ce point, notamment dans les banlieues. Quel que soit le nom que l'on donnera à cette police de proximité ce sera une bonne chose pour les policiers et les citoyens. Pour les policiers, cela leur permettra de retrouver des relations apaisées et de confiance avec la population. Pour nos concitoyens, c'est la bonne voie pour le retour de leur sécurité car la police de proximité permet grâce à sa bonne connaissance du terrain d'appréhender les voyous sans se tromper de cibles».

Quels sont les atouts et les principes de cette police ?

J-P Havrin : «C'est une police au service des citoyens et non pas d'un homme, d'un parti ou d'un appareil. Toute l'organisation de la police en général doit découler de ce principe. Ce n'est pas un service, mais toute la police qui doit avoir cette philosophie de fonctionnement. Plus précisément le maillage et l'organisation de la police de proximité doit s'établir en fonction des besoins. Le même modèle n'est pas applicable partout».

En tant que candidat sur la liste PS aux municipales, vous conseillez Pierre Cohen sur les questions de sécurité. Comment la police municipale peut-elle s'insérer dans le dispositif de police de proximité ?

J-P Havrin : «Les missions de la police nationale et de la police municipale sont différentes. Elles doivent être complémentaires. Dans l'avenir, la police municipale devrait pouvoir aller dans tous les quartiers de la ville. La police nationale doit créer les conditions pour que tous les services soient accessibles à l'ensemble de la population. La police municipale en fait partie».

Propos recueillis par J-M.E`

Le commissaire Havrin a été en poste à Annecy
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13 janvier 2008 7 13 /01 /janvier /2008 15:30

Une partie de la liste de gauche

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Aux dernières nouvelles :
- à son conseil national samedi, l'UMP n'aurait pas validé la liste UMP pour Annecy !
- il y aurait 4 verts (mais sans l'étiquette) sur la liste de Rigaut, aux côtés de 8 UMP ! Cas unique en France !

- la liste de gauche, avec des verts (mais sans l'étiquette)  a posé pour une séance photo ce dimanche matin. Elle organise lundi à 10h une conférence de presse.

 

 

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12 janvier 2008 6 12 /01 /janvier /2008 14:46

Malgré le temps défavorable, plus de 200 personnes - dont Robert SAINT ROMAIN, tête de liste socialiste aux municipales d'Annecy - ont répondu à l'appel des associations anti OGM devant la mairie d'Annecy-le-Vieux ce samedi matin.  Réunion sympa, colorée, festive...

Un grand absent : B. Accoyer. Mais personne n'imaginait sérieusement qu'il viendrait à la rencontre des opposants aux OGM.

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12 janvier 2008 6 12 /01 /janvier /2008 14:35
SIGNEZ ET FAITES SIGNER LA PETITION NATIONALE DES CITOYENS LANCEE PAR  L'INTERSYNDICALE JOURNALISTE 
 
  Pour l'indépendance
    des rédactions !  
 
      www.intersj.info  
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12 janvier 2008 6 12 /01 /janvier /2008 09:45
La France demande l'application de la clause de sauvegarde. Il ne devrait pas y avoir de maïs OGM planté en 2008. Espérons qu'il ne s'agit pas seulement d'un "coup préélectoral" remis en cause au lendemain des municipales !
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11 janvier 2008 5 11 /01 /janvier /2008 18:39
B. Accoyer favorable aux OGM
B
ernard Accoyer, le président de l'Assemblée nationale et député local UMP, s'est élevé jeudi 10 janvier contre l'avis de la Haute autorité sur les OGM, réclamant que les décisions soient basées sur "de véritable conclusions scientifiques".
"Nous ne pouvons nous satisfaire de tels verdicts d'un comité nommé avec peut-être un peu de précipitation, qui serait l'autorité incontestable", a déclaré Bernard Accoyer.
"J'attends que la France prenne des décisions qui soient fondées sur de véritables conclusions scientifiques et non pas sur des préjugés, une certaine peur de l'avenir", a-t-il ajouté.
Il s'est élevé contre une "remise en cause perpétuelle de ce que nous décidons, de ce qui a été décidé".

A l'inverse L. Tardy, l'autre député local UMP, sur le même sujet, déclare

"Cet avis met en avant des risques et des doutes sérieux, qui devraient amener à l'interdiction provisoire de la culture et de la commercialisation de cette variété de maïs.

  En effet, il apparaît que la culture en plein champ des OGM fasse courir un grand nombre de risques à l’environnement, dont les principaux sont la dissémination sur de longues distances, la résistance chez les insectes et les effets négatifs sur la microbiologie des sols.

  L'avis donné  a été fourni sur la base de considérations scientifiques incontestables. Alors que le projet de loi sur les OGM sera bientôt débattu à l’Assemblée Nationale, il vient à point nommé car il permet de relancer le débat sur des bases objectives et donc en toute honnêteté intellectuelle. 

Et de conclure que si le Président demande l'application de la clause de sauvegarde, il soutiendra cette demande.

Répartition des rôles, tactique délibérée pour jouer sur tous les tableaux, convictions différentes ... il est bien difficile de s'y retrouver dans lespositions antagonistes des deux députés. Remarquez, cela n'a aucune importance puisque N. Sarkozy décide seul de tout !

Bien sûr, la manif de samedi 10 h devant la mairie d'Annecy-le-Vieux est maintenue.

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