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8 novembre 2007 4 08 /11 /novembre /2007 17:36
L'ordre du jour n'est pas très copieux : 35 questions contre plus de 50 d'habitude.
Les points importants :

- Débat d'orientation budgétaire, que le maire conçoit cette année plutôt comme un bilan
- Plan communal de sauvegarde: ce plan recense tous les risques naturels, industriels ... et les moyens d'y faire face
- Convention financière pour le réaménagement du pôle intermodal de la gare après le départ de la SERNAM
- Subventions et garanties d'emprunts pour la réalisation d'HLM
 - Restructuration du Hall des expos qui sera désormais dénommé 'Arcadium'
- Travaux : extension de la piste cyclable Av d'Albigny, réfection des murs du quai du canal de Vassé
- Réseau de chaleur de Novel : délégation de service public
- Opération Ste Claire
- Illuminations de fin d'année
- Subventions diverses
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8 novembre 2007 4 08 /11 /novembre /2007 11:07
 
Ce qui est en train de se passer aux Echos est grave. Voilà un journal dont l'indépendance fonde la crédibilité, un journal qui gagne de l'argent, un journal dont le lectorat augmente.

Il vient de tomber aux mains de Bernard Arnault, la première fortune de France contre l'avis de sa rédaction qui s'est mobilisée pendant quatre mois en dénonçant des risques sérieux de conflits d'intérêt.

Car, comment parler sereinement des activités des multiples filiales du groupe LVMH ? Comment traiter sereinement les résultats des groupes concurrents ? Comment rester politiquement libres alors que Bernard Arnault est un ami intime de Nicolas Sarkozy ?

Parfaitement cynique, l'Elysée a non seulement couvert l'opération mais s'en est réjoui publiquement. C'est une formidable nouvelle pour un journal qu'un industriel achète 240 millions d'euros, c'est un prix très très important s'est réjoui George Marc Benamou le conseiller culture et audiovisuel de Nicolas Sarkozy en reconnaissant, mais sans s'en émouvoir, que oui, il risquait d'y avoir des conflits d'intérêt rédactionnels et éditoriaux.

En même temps qu'il rachète Les Echos, Bernard Arnault vend La Tribune... La première fortune de France s'arroge le droit de restructurer à son avantage le marché de la presse économique. Et le gouvernement ne trouve rien à redire. Quand on lui demande s'il va saisir le conseil de la concurrence pour s'assurer de la transparence de toute cette opération, il élude la réponse.

Quand l'argent, le pouvoir et la presse sont à ce point mélangés, il y a danger pour la démocratie.
 
Ségolène Royal
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8 novembre 2007 4 08 /11 /novembre /2007 11:03

RESOLUTION DU CONSEIL NATIONAL

DU SAMEDI 27 OCTOBRE 2007

 

 

Nicolas Sarkozy, qui avait inscrit son élection dans le volontarisme politique et la rupture, mène sa politique dans la continuité de celle conduite par la droite depuis 5 ans, en servant les plus fortunés par des cadeaux fiscaux et en demandant à tous les autres Français des efforts douloureux.

 

L’austérité que nous avions dénoncée dès cet été est maintenant établie.

 

La politique conduite depuis six mois aboutit aujourd’hui à trois échecs :

 

  • Echec économique d’abord avec une croissance en berne et qui ne dépassera pas 1,8 % pour 2007, et dont les prévisions les plus réalistes pour 2008 oscillent autour de 1,5 %. La conséquence de cette faible croissance, après les 15 milliards de cadeaux faits au printemps, se traduit par le creusement du déficit public à 42 milliards d’euros en 2008 et l’explosion de la dette de la France (plus de 32 milliards au cours du second semestre 2007).

 

  • Echec social : dans le contexte d’aujourd’hui, les Français subissent de plein fouet la baisse de leur pouvoir d’achat, avec la conjugaison de deux facteurs majeurs : l’augmentation de tous les prix de consommation courante –alimentation, énergie, loyers- et la stagnation des salaires dans la fonction publique et pour l’ensemble des salariés. Aucun coup de pouce n’aura été donné au SMIC, aucune mesure n’aura été prise pour la rentrée scolaire ; rien n’est fait pour maîtriser les prix de l’énergie et rien n’est prévu pour l’encadrement de l’augmentation des loyers qui pèsent de plus en plus lourd dans le budget des Français. S’ajoutent à cela, les annonces faites sur la politique de la santé où l’on demandera demain aux malades, avec les franchises, de financer les mesures prises pour d’autres malades et de combler le déficit de la Sécurité Sociale qui s’élève à 6 milliards d’euros.

 

  • Echec sur l’emploi : le taux de chômage, la précarité dans l’emploi ne cessent de s’accroître. Et la seule mesure évoquée est le fameux slogan « travailler plus pour gagner plus » qui vise à favoriser le recours aux heures supplémentaires. Dans un contexte de croissance faible, ce sera sans aucun effet d’autant que la complexité des mesures rend impossible son application dans les entreprises. De plus, l’objectif affiché par le Medef de modifier le contrat de travail aura pour conséquence d’accélérer la précarité dans l’emploi qui est déjà, pourtant, extrêmement forte aujourd’hui dans notre pays.

 

 

Face à ce constat, le gouvernement s’engage dans une fuite en avant de plus en plus douloureuse pour les Français : diminution des crédits budgétaires pour l’investissement dans l’entreprise, l’Education, l’environnement, la santé ; diminution drastique du nombre de postes dans la fonction publique –et en particulier dans l’Education nationale ce qui conduit d’ores et déjà à de grandes difficultés pour cette rentrée ; augmentation des prélèvements obligatoires, avec en perspective une hausse de la CRDS, des franchises médicales, de la redevance télé et un relèvement de la TVA.

Après les cadeaux pour les plus aisés, c’est l’austérité pour tous les Français.

 

Devant cette situation, les Français se mobilisent pour leur pouvoir d’achat et les appels unitaires se multiplient comme l’appel dans la fonction publique du 20 novembre prochain. Preuve que les Français n’acceptent ni la méthode ni les projets du gouvernement.

Les socialistes condamnent cette politique et en dénoncent les conséquences en termes économique et social.

 

Pour les socialistes, il faut changer de politique en mettant l’accent sur trois engagements clairs :

 

  • Le premier est de favoriser la croissance en soutenant les entreprises qui investissent et qui innovent –en particulier en termes écologiques- au détriment de celles qui rémunèrent le capital financier.

 

  • Le deuxième est de conditionner les baisses de cotisations sociales accordées aux entreprises –notamment aux PME/PMI- à la création d’emplois et à l’augmentation des salaires.

 

  • Le troisième est de mettre en place une politique de justice sociale qui passe par un effort partagé sur la fiscalité (revenir sur les baisses d’impôts) et faire contribuer de manière plus large l’ensemble des revenus –en particulier les revenus financiers- à la solidarité pour financer la santé et les retraites.

 

Le Parti socialiste, dès les élections municipales, cherchera à assurer le plus large rassemblement à gauche pour être utile aux Français pour une politique juste socialement, efficace économiquement et durable écologiquement.

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7 novembre 2007 3 07 /11 /novembre /2007 18:50
Ce mardi 6 novembre, inauguration de la salle P. Lamy, rénovée parce que les socialistes annéciens se sont battus depuis des années pour qu'elle le soit. 
Résultat des travaux : un hall qui semble inachevé, mais c'est un parti pris architectural !
Une salle parfaite pour des séances de cinéma, théâtre ... , très bien équipée mais trop sombre pour des meetings.
J'ai rappelé que cette salle avait été baptisé du nom de l'Inspecteur du Travail P. Lamy, exécuté par les nazis le 18 juillet 1944, à la demande des organisations de résistants. La plaque extérieure a été apposée le 18 juillet 1949, après une première rénovation du bâtiment devenu la Bourse du Travail.
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7 novembre 2007 3 07 /11 /novembre /2007 18:25
Chers amis,

Le PS vient de dire oui à une nouvelle étape pour l'Europe et je pense, comme je l'ai dit récemment que nous devons avancer aux côtés de la gauche européenne pour peser sur les prochaines étapes et contruire l'europe sociale par la preuve.

On sait aujourd'hui que le référendum que j'aurais organisé si j'avais été élue n'aura pas lieu car Nicolas Sarkozy n'a pas la même conception de la démocratie que moi. Cette absence de référendum ne doit pas nous empêcher de prendre position pour avancer.

J'entends dire certains que j'ai changé d'avis sur le référendum. Ce n'est pas exact. Je tiens compte de la situation pour avancer sur des convictions qui n'ont pas changé sans me réfugier derrière une question de procédure (importante) pour ne rien oser dire.

Le monde bouge et l'Europe a besoin de la France. Pas n'importe quelle Europe bien sûr. C'est pourquoi les socialistes doivent peser. Donc être au rendez-vous.

Dans l'actualité, la reprise du journal Les Echos par LVMH est plus qu'inquiétante. Je mettrai demain une réaction sur le site désirsdavenir.

Lundi matin je prends la parole sur France Inter.

Enfin j'ai mis sur le site la troisième et dernière lettre d'Amérique latine, l'étape du Chili.

A bientôt,

Ségolène
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6 novembre 2007 2 06 /11 /novembre /2007 09:48

Annecy :

 

Les journalistes rencontre les parlementaires

 

A  Annecy (Haute-Savoie), les huit parlementaires (cinq députés UMP et trois sénateurs : deux UMP et un nouveau centre) ont reçu la plate forme intersyndicale des journalistes et l'appel à la journée d'action de la fédération européenne des journalistes de ce lundi 5 novembre.

 

Dans l'après midi de lundi, alors que leurs collègues manifestaient à Paris devant l’Assemblée nationale, les délégués des syndicats de journalistes USJ CFDT et SNJ, et représentants du Club de la presse des Savoie ont organisé dans le cadre du théâtre Bonlieu à Annecy,une conférence de presse. Deux parlementaires s’y sont associés pendant une heure et demie. Les questions de l’heure, notamment la restructuration de la presse régionale et nationale, ont été abordées avec franchise.

 

Dominique Cheul, délégué CFDT du Dauphiné libéré, Jean-François Cullafroz, co-secrétaire général de l'Union syndicale des journalistes CFDT, Andrée Montmasson et Gérard Fumex, tous deux membres du bureau du Club de la presse des Savoie, ont exposé à Lionel Tardy (député Annecy) et Pierre Hérisson (sénateur-maire de Sevrier) les préoccupations des journalistes : maintien d’un pluralisme de l’information, intégration des chartes d’éthique dans le cadre des textes de loi qui régissent les journalistes et reconnaissance juridique de l’équipe rédactionnelle.

 

Lionel Tardy, nouveau député, a exprimé la nécessité d'une presse locale de qualité et d'investigation en soulignant que la presse nationale doit veiller à ne pas tomber dans l'uniformité. Pierre Hérisson a manifesté son intérêt aux revendications des journalistes.

 

Pour prolonger cette journée d'action européenne, la mobilisation des 38 000 journalistes se poursuit au plan national. En Haute-Savoie, un débat sur la presse devrait avoir lieu dans les semaines à venir.

 

Après avoir présenté, le 4 octobre dernier, ses propositions pour renforcer l’indépendance de la presse française, l’intersyndicale des journalistes (SNJ, USJ-CFDT, SNJ-CGT, SJ-CFTC, SJ-FO) appelle la profession et les citoyens à se mobiliser pour la journée européenne de la liberté de la presse, « Debout pour le journalisme », le lundi 5 novembre

(http://www.ifj-europe.org/default.asp?Issue=StandUpForJournalism&Language=FR).

Organisée dans une trentaine de pays par la Fédération européenne des journalistes (FEJ), cette journée, en droite ligne avec le mouvement des syndicats de journalistes français, a pour objectif de faire prendre conscience aux citoyens européens que le journalisme et l’information sont en danger.

De fait, partout sur le vieux continent, les atteintes à la liberté de la presse, et donc au droit qu’ont les citoyens de bénéficier d’une information indépendante et pluraliste, se multiplient : pressions économiques et politiques, marchandisation de l’information, autocensure, précarité, non-respect du principe de protection des sources, etc. en pâtit.

On peut à cet égard citer de nombreux exemples : en Slovénie, où plus de 400 journalistes protestent contre un gouvernement qui pratique la censure politique. Au Portugal, où le gouvernement vient d’adopter une loi qui limite la protection des sources. En Allemagne, aux Pays-Bas et au Danemark, où des journalistes ont été traduits en justice et même parfois emprisonnés pour avoir refusé de révéler leurs sources. En Italie, où les journalistes de presse écrite sont dans l’impasse pour le renouvellement de la négociation collective depuis deux ans.

En Suisse alémanique, où les journalistes travaillent depuis bientôt trois ans sans convention collective.

Dans la plupart des nouveaux pays membres de l’Union européenne une majorité de journalistes sont contraints d’accepter des contrats de travail précaires, ou faussement « indépendants », dans un marché des médias dominé par une poignéede sociétés d’Europe « de l’Ouest ».

En France comme ailleurs, selon la FEJ, « nous voyons se rejoindre les démons de l’ingérence politique, de l’autocensure, de la concentration des médias et de la précarité dans la profession pour aboutir à un journalisme véritablement malade ».

• A Paris, un rassemblement aura lieu à l'Aseemblée Nationale.  Les

• Des

➭ www.intersj.info 

syndicats de journalistes remettront leurs propositions aux députés avec la pétition (www.intersj.info) qu’ils ont lancée sur la toile après le rassemblement du 4 octobre.cafés citoyens seront organisés dans différentes villes de province.Les clubs de la presse régionaux organiseront, eux aussi, différentes manifestations. D’ici là, on peut soutenir l’action des syndicats de journalistes :

LE 5 NOVEMBRE, JOURNALISTES ET CITOYENS ENSEMBLE

« DEBOUT POUR LE JOURNALISME»

Informations sur la journée européenne de la liberté de la presse :

http://www.ifj-europe.org/default.asp?Issue=StandUpForJournalism&Language=FR

Le 5 novembre, pour tirer la sonnette d’alarme et marquer l’attachement des journalistes à leur métier et des citoyens à leur droit à l’information, des initiatives sont prévues sur tout le territoire.

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6 novembre 2007 2 06 /11 /novembre /2007 09:45
Ségolène Royal - je réponds à vos questions - 3 novembre 2007 :


Vous m'interrogez sur le référendum et me demandez pourquoi je ne réclame plus un référendum. Pendant la campagne présidentielle, je me suis engagée en effet à consulter les Français. Ma prise de position actuelle qui consiste à dire oui à une ratification parlementaire du mini-traité peut paraître contradictoire. Elle s'explique par le fait que ce texte étant vraiment minimum, c'est une sorte de règlement intérieur qui permet de fonctionner notamment en prévoyant des décisions à la majorité (je vous invite à vous reporter à l'interview que j'ai donnée dans Libération), cela ne mérite pas un référendum. Tous les autres socialistes européens et notamment le président de l'union, M. Socrates, y sont favorables. Il y a aujourd'hui en France de très graves problèmes de pouvoir d'achat qui diminue, d'injustice fiscale, de recul de la couverture maladie, de ralentissement de la croissance et par contraste, une telle consultation serait perçue comme décalée. Enfin ce que j'avais prévu c'est un référendum sur la réforme des institutions avec un volet sur les institutions européennes.

Certains d'entre vous s'interrogent sur une information parue dans une dépêche et reprise par France Inter notamment selon laquelle j'aurais porté plainte en diffamation contre le livre de Claude Allègre. Je ne sais pas pourquoi cette information sort bizarrement ces jours -ci alors qu'il y a d'autres sujets d'actualité plus importants et que je n'ai pas rendu publique cette action. J'ai en effet assigné les éditeurs de cet ouvrage,comme toutes les publications qui mettent ou mettront en cause ma vie de famille et mes enfants. Et comme l'expérience m'a appris que quand je demande l'euro symbolique de réparation, il y a souvent récidive, désormais je demande une amende afin que cessent une bonne fois pour toutes ces rumeurs détestables. Je pense que la nouvelle année 2008 va balayer tout cela.

Bien attentivement à vous,


Ségolène Royal
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6 novembre 2007 2 06 /11 /novembre /2007 09:32
Grenelle, une souris verte ?
Par Bruno Rebelle, conseiller en politique et stratégie environnementale, ancien directeur de Greenpeace France, conseiller de Ségolène Royal.




Le gouvernement vient de communiquer un document présenté comme la « trame de négociation finale » pour le Grenelle de l'environnement. Cette première ébauche est plutôt inquiétante et l'on peut sérieusement redouter que cet exercice pourtant intéressant dans le principe et les ambitions, n'accouche que d'une petite souris, fût-elle un peu verte !
On pourrait commenter les hésitations sur la méthode qui traduisent, probablement, l'inquiétude du de nos dirigeants. La boîte à idées, ouverte par la première phase de Grenelle, avance des propositions qui auraient pu impulser des changements significatifs dans l'organisation du rapport de notre société à la production, à la consommation, à l'environnement. Mais la grogne monte dans les rangs de la majorité, au MEDEF et à la FNSEA… Jusqu'au rapporteur de la commission sur les freins à la croissance, Jacques Attali, qui ne propose pas moins que de retirer le principe de précaution de la Charte de l'environnement, adossée à la Constitution depuis peu. L'Etat, à son plus haut sommet, reprend donc le contrôle de l'exercice… Passés les enthousiasmes initiaux, sur le caractère novateur de ce dialogue multi-acteurs, le naturel revient au galop et on apprend que le Président de la République conclura, lui-même la table ronde prévue fin octobre et fera le tri – probablement sélectif – des mesures « convenables » et de celles qu'il faudrait mieux incinérer au plus vite. Ce Grenelle n'en n'est plus un, l'idée de négociation fait place une fois encore à la décision unilatérale.

Au-delà des commentaires sur la méthode, on doit regretter que cette « trame » reste extrêmement vague sur les engagements qui devront être discutés à la fin du mois d'octobre. Confronté aux critiques des associations, des syndicats et des collectivités, le gouvernement se trouve contraint de proposer une nouvelle version dans quelques jours.
Sans attendre cette copie de rattrapage, il est intéressant d'analyser les propositions dans le domaine réputé prioritaire qu'est la lutte contre le changement climatique. La timidité des objectifs avancés dans les secteurs du bâtiment et des transports ne permettra pas, en l'état, d'infléchir significativement les émissions de gaz à effet de serre dans ces domaines pourtant clefs de l'action. Certes les détails ne sont pas encore arrêtés, mais c'est justement ce qui gêne. C'est évidemment le niveau des exigences en matière d'économie d'énergie qui constituera une possible rupture. Partant dans le flou on risque bien de n'arriver nulle part !

34 milliards pour les transports ?
D'autant que rien n'est dit sur les moyens qui seront débloqués pour engager des politiques publiques ambitieuses. Ainsi en matière de transport, le gouvernement souligne que des investissements de l'ordre de 18 milliards sont nécessaires pour répondre aux besoins des collectivités locales pour les transports collectifs. Un autre paquet de 16 milliards devrait être mobilisé dans les quinze prochaines années pour le développement du TGV. Quand on sait l'état des finances publiques et du déficit budgétaire, on peut être inquiet… Et l'on en vient, bien sûr, à rapprocher ces investissements nécessaires et non financés, des cadeaux fiscaux aux ménages les plus aisés - 15 milliards par an. Une utilisation plus responsable des ressources publiques eût été préférable et probablement plus bénéfique pour la planète.

Faudra-t-il que les Régions qui gèrent depuis 2004 les Trains Express Régionaux augmentant leur fréquentation de 10% par an prennent encore à leur charge ces investissements ? Comment le feront-elles quand une part de leur ressource dépend de la Taxe Intérieur sur les Produits Pétroliers (TIPP), taxe dont le produit baisse d'autant plus vite que les politiques de développement des transports publiques sont plus efficaces ? Le Grenelle mettra-t-il un terme à ce mode de financement qui pénalise d'autant plus les politiques vertueuses quand elles sont efficaces ?
En matière de transport marchandise, l'intention « d'offrir une alternative au camion » n'est soutenue par aucun programme sérieux d'investissement sur les infrastructures, en dehors des réalisations déjà programmées comme le canal Seine Nord-Europe. Bien sûr l'instauration d'une éco-redevance kilométrique sera une bonne nouvelle, si elle n'est pas torpillée avant la fin des négociations. Mais cette mesure ne rapportera qu'un petit milliard d'euros par an en régime de croisière, loin des montants qu'il sera nécessaire d'engager pour transférer sur le rail et la voie fluviale une part significative des camions qui encombrent nos routes et aggravent nos émissions de CO2.

L'impasse énergétique
Toujours en matière d'énergie et de lutte contre le changement climatique, il convient de souligner l'ambition affichée d'atteindre 20% d'énergie renouvelable en 2020… en se rappelant que cet objectif n'est rien d'autre que l'engagement pris par la France avec ses partenaires au Sommet Européen des 8 et 9 mars 2007. Il est préoccupant de constater qu'à aucun moment cet objectif n'est mis en regard d'une nécessaire reconsidération du bouquet énergétique que la France devrait adopter pour atteindre le facteur 4 inscrit dans la loi de 2005, réduire ses importations de pétrole, de gaz et d'uranium et limiter la production de déchets nucléaires qui sont un bien vilain cadeau aux générations futures. Cet entêtement à nier la nécessité d'un débat de fond sur la politique énergétique, sans dogmatisme et sans angélisme, risque bien de plomber durablement les efforts, aussi ambitieux soient-ils, pour développer les énergies renouvelables.
Pas plus qu'on ne fait facilement du neuf avec du vieux on ne peut espérer dynamiser ce secteur sans reconsidérer les facteurs institutionnels et politiques qui le bloquent depuis plusieurs décennies. La publication à quelques jours du Grenelle du rapport du Conseil d'Analyse Stratégique présenté par Jean Syrota, qui assène que la France ne pourra atteindre le facteur 4, est une nouvelle preuve des blocages dans lesquels s'enlise notre pays. Monsieur Syrota a d'une certaine façon raison : sans changer de mode de pensée, on ne pourra ni diviser par 4 les émissions de CO2 d'ici 2050, ni réduire durablement notre facture énergétique… Il faut aujourd'hui repenser la politique énergétique en décentralisant et en déconcentrant la production de chaleur et d'électricité. Il faut valoriser la proximité qu'offrent les collectivités territoriales pour développer les énergies renouvelables en les diversifiant. L'expérience des Régions est très intéressante et démontre le potentiel de création d'emplois de ce secteur. Il faut mettre à l'honneur les économies d'énergie et l'efficacité car cette énergie qu'on ne consomme pas est bien celle qui nous coûte le moins cher et qui ne pollue pas. Il faut changer de repère et repenser les fondements de notre politique énergétique.
Il faudrait surtout reconsidérer la nature des relations entre Etat et collectivités territoriales. Car bon nombre des mesures qui pourraient sortir du Grenelle seront d'une façon ou d'une autre à la charge des grandes agglomérations, des intercommunalités et des Régions. Sans une concertation approfondie et prolongée pour tirer le meilleur de la décentralisation, notre pays ne pourra pas répondre aux enjeux du développement durable. Le Grenelle de l'environnement devrait au moins servir à sortir d'un jacobinisme paralysant.
Une occasion qui risque d'être une occasion manquée, dommage !
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2 novembre 2007 5 02 /11 /novembre /2007 12:20
PARIS (Reuters) - Les deux assemblées françaises réunies en Congrès devraient se prononcer sur la ratification du traité européen en février prochain, déclare le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, Jean-Pierre Jouyet.
 Dans un entretien aux Echos, il estime que le Conseil constitutionnel, qui va être saisi dès le 14 décembre, mettra ensuite deux à trois semaines pour donner sa réponse sur la nécessité d'une révision de la Constitution, option très probable.

"Nous devrions soumettre début janvier un projet de loi en vue de l'établissement d'un Congrès qui se tiendra fin janvier. Une fois modifiée la Constitution, le vote des deux chambres à la majorité simple devrait intervenir début février", dit-il.

Le traité remplace la Constitution rejetée en 2005 en France lors d'un référendum. Il réforme le fonctionnement des institutions de l'Union en instaurant notamment une fonction de président et en modifiant les procédures de vote.

Mon commentaire :comme par hasard, cela tombe quelques semaines avant les municipales. La Gauche dans son ensemble saura-t-elle éviter le piège ainsi tendu ? Pour l'instant, c'est mal parti !

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2 novembre 2007 5 02 /11 /novembre /2007 12:09
>
> *Le projet SOLAR'ité : c'est quoi ?* L'idée est de proposer aux citoyens ne disposant pas des *ressources financières* ou d'une *toiture leur appartenant*, l'acquisition d'une *"part de panneau" solaire
 photovoltaïque à 20 euros*, et de permettre ainsi à tout un chacun d'agir, selon ses
> moyens, contre les CHANGEMENTS CLIMATIQUES.
>
> En plus d'être *propre* et *renouvelable*, l'électricité solaire est créatrice d'*emplois locaux *et augmente notre *indépendance énergétique*vis à vis d'autres pays.
>
> Le projet SOLAR'ité est porté par l'association " De Toit à moi " composée de 4 futurs ingénieurs spécialisés en énergies renouvelables.
 *Objectif *: installer 50 m2 de panneaux produisant de l'électricité à partir de l'énergie solaire co-financés par 1500 particuliers à Chambéry en Septembre 2008 !

Les bénéfices issus de la vente de l'électricité à EDF seront en plus, réinvestis, afin d'*aider les particuliers participants à réaliser des  ÉCONOMIES D'ÉNERGIE chez eux *(échange d'ampoules, prêt de wattmètres, bons de réduction pour des produits qui généreront des économies, etc.)

*Pour en savoir plus* : demandez nous notre plaquette d'info à  info.solarite@gmail.com !
>  Visitez notre site web www.detoitamoi.net dès la mi-novembre (en cours de mise en service)
>
Venez nous retrouver à l'ASDER le Jeudi 15 Novembre à 20h30 à l'occasion de la réunion d'information "le solaire photovoltaïque raccordé au réseau".
> Maison des Energies 562 avenue du Grand Ariétaz Chambéry.
 
>
> Manon MOREL - Présidente / Responsable communication

> Association "De Toit à moi" - Projet SOLAR'ité
> 325 avenue du Comte Vert 73000 CHAMBERY -
> Mail : info.solarite@gmail.com -
> Web : www.detoitamoi.net  (actif début Novembre 2007)


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Published by EXCOFFIER Jean - dans Actualité départementale
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