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24 février 2008 7 24 /02 /février /2008 14:49
Pour ceux qui ne seraient pas encore au courant, voici la vidéo de Nicolas S. au salon de l'agriculture, que vous pouvez visionner en cliquant sur le lien suivant. Instructif
 
 
Comme vous pourrez le remarquer, il est impossible de mettre des commentaires. Dailymotion a donc si peur ??
 
et pour se consoler, on peut re-re-regarder Anne Roumanoff
 
 
 
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22 février 2008 5 22 /02 /février /2008 18:55

Un des candidats de droite - le sortant D. Puthod- a diffusé son programme. 
Rien de bien nouveau. Il liste les projets municipaux annéciens qui ont bénéficié de quelques subsides du département, en oubliant de préciser que la technique du conseil général du plafonnement des dépenses défavorise les communes importantes et que jamais il n'a protesté !
Plus fondamentalement, il ne dit pas un mot sur les deux reproches que lui fait la population :
1- Pas une réunion, pas une permanence, pas un tract, pas un compte-rendu de mandat en sept ans !
Il ne prend d'ailleurs aucun engagement pour un futur mandat. Autrement dit c'est voter pour moi ... et rendez-vous dans six ans !!! 
2- Une augmentation considérable des impôts perçus par le Conseil général pendant le mandat : de plus 45 à plus 65 % pour les foyers annéciens, les plus touchés étant les familles nombreuses.
Sur ce point non plus, aucun engagement !!! Autrement dit, le conseil général peut augmenter les impôts à sa guise, le sortant - qui fait partie de l'exécutif départemental - approuvera.


L'autre candidat de droite, soutenu par l'UMP, attaque le sortant sur son absence, mais pas sur l'augmentation des impôts !  Logique, ses amis de l'UMP ont approuvé aussi toutes les augmentations !

Les Annéciennes et Annéciens sont avertis.

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22 février 2008 5 22 /02 /février /2008 18:16
Le maire d'Entremont, fondateur du parti des Verts en Haute-Savoie, a fait parvenir au maire d'Annecy une lettre ouverte, dont il a fait parvenir une copie au PS.
 Pour celles et ceux qui n'auraient toujours pas compris pourquoi il était impossible de compter sur T. Billet pour conduire la liste de gauche !
En voici le texte intégral.


 Maistre Gilles                                                                      Le 15 février 2008
Co-fondateur des Verts Région Savoie
Maire d'ENTREMONT  74 130
                                                                           Lettre ouverte à M Jean Luc RIGAUT
                         undefined                                                              Maire d' ANNECY,


Monsieur le Maire et cher collègue,


C'est avec un réel soulagement que j'ai appris que vous aviez accepté d'intégrer dans vos rangs M Thierry Billet, chef de file des Verts d'Annecy, en vue des prochaines élections municipales.
Depuis quelques années déjà, nous étions de nombreux militants verts, soucieux de l'autonomie politique de notre mouvement, à attendre impatiemment que ce personnage rejoigne d'autres rivages !
Utilisant à perfection sa casquette professionnelle, il a non seulement  transformé le groupe vert d'Annecy en véritable "chasse gardée" mais a su également se construire un réseau personnel pour entériner systématiquement ses prises de position ...
Nous vous remercions très vivement de nous libérer de ce leader redouté, tant à l'extérieur qu'à l'intérieur de notre parti !
Théoricien zélé du "soigne ta gauche" il s'est cependant vu refuser la tête de liste qu'il convoitait depuis tant d'années. Il ne pouvait admettre d'être "relégué" à la 3 ème place ...
Aujourd'hui, constatant qu'il n'était plus le médecin chef, il a décidé de plomber la gauche et de se faire le chantre du soi-disant "apolitisme local" ...
La déontologie politique actuelle autorise tous les slaloms.
Désormais, avec les changements climatiques, le printemps n'annonce plus le retour des cigognes mais l'éclosion des autruches !
Par ailleurs, à travers sa démarche personnelle vers votre équipe, nous n'avons perçu aucune trahison, mais simplement un glissement naturel dont l'objectif prioritaire est d'assouvir son besoin de reconnaissance...
Le nombrilisme tenant lieu chez lui de stratégie politique, nous vous souhaitons d'être en mesure de lui réserver toute la place qu'il prétend mériter.
Dans le cas contraire nous vous souhaitons "bon courage".
Il semble que le "moi je " du Président Sarkozy fasse des émules à Annecy comme à Neuilly !
Pour calmer ses ambitions, nous vous invitons à le propulser à la tête de l'agglomération annécienne, ce qui permettra non seulement d'éradiquer durablement la puce du canard, mais également de garantir quelques rages de dents au tandem Accoyer Hérisson !
C'est bien dans ce nouveau rôle qu'il sera certainement le plus utile pour la protection des divers environnements liés à l'avenir du lac !

En vous renouvelant mes remerciements et en vous souhaitant une campagne électorale à la hauteur de vos espoirs, je vous prie d'agréer, Monsieur le Maire et cher collègue, l'expression de mes sentiments respectueux.

                                                                                     Gilles Maistre

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22 février 2008 5 22 /02 /février /2008 17:57

Conseil d’agglomération du 21 février 2008

 

Dernier conseil de cette mandature. Après avoir approuvé le compte-rendu du précédent conseil, installer un nouveau conseiller et entendu le C.R. des délibérations prises par le bureau, le conseil a examiné le premier point important de l’ordre du jour :

Le Programme local de l’habitat (PLH)

Ce programme a déjà été présenté au conseil – et sur ce blog – mais il revient après la délibération des communes. Sept communes l’ont adopté quasiment sans commentaire (Annecy, Argonay, Chavanod, Epagny, Metz-Tessy, Montagny-les-Lanches, Pringy). Une commune (Quintal) n’a pas délibéré dans le délai légal de 2 mois, elle est réputée l’avoir adopté. Cran-Gevrier et Meythet l’ont adopté en formulant des propositions : adhésion à l’établissement public foncier, répartition des PLAI en fonction de la population, contractualisation avec les communes.

Poisy souhaite que l’agglomération prenne en charge totalement le surcoût foncier lié à la réalisation de logements sociaux. Seynod souhaite que l’agglo aide financièrement les communes pour le surcoût foncier et pour le surcoût social (équipements). Annecy-le-Vieux demande une politique foncière plus volontariste et la référence au seul pourcentage SRU.

Le document présenté en conseil a pris en compte une partie des demandes exprimées selon la méthode désormais bien connue du président : pas d’engagements précis, tout ce qui peut fâcher est remis à plus tard !

Quelques interventions pour se féliciter du travail réalisé.

 

Pour ma part, j’interviens au nom des socialistes en ces termes :

Mes chers Collègues,

Par comparaison avec les précédents PLH, nous pouvons dire que globalement les objectifs de celui-ci vont dans le bon sens. En particulier, les objectifs de l’action 2  « Développer une offre sociale et intermédiaire répartie sur l’ensemble du territoire » ou encore l’action 5 « Développer une réponse efficace pour les besoins des plus modestes » constituent des avancées intéressantes. Encore faudra-t-il que les réalisations correspondent bien aux objectifs, ce qui n’a pas toujours été le cas avec les plans précédents.

Quelques remarques, réserves et propositions.

1)      Nous avons un problème avec la politique foncière. Les crédits prévus sont loin d’être consommés. Manque de volonté politique ou dispositif peu adapté ? Ne faut-il pas adhérer à l’établissement public foncier ? Ce serait un geste fort envers nos collègues des collectivités du grand bassin annécien. Toutes ces questions méritent d’être largement débattues.

2)      Réserve sur la répartition entre logements familiaux. 10 % de PLAI (prêt locatif aidé d’intégration), c’est insuffisant. Une répartition avec 14 % de PLAI, 66 % de PLUS (prêt locatif à usage social) et 20 % de PLS nous semble mieux correspondre aux besoins réels.

3)      A suivre nos débats, un observateur externe pourrait penser que nous n’agissons en matière de logement que sous la contrainte de la loi SRU. Et qu’à contrario, sans cette loi, il n’y aurait pas de PLH. Nous voulons croire qu’il n’en est rien. Mais attention aux effets d’affichage. Demander comme l’a fait d’Annecy-le-Vieux dans sa délibération, je cite « qu’il ne soit fait référence pour toutes les communes de l’agglomération, quelle que soit leur population, qu’aux seuls critères définis par la loi SRU pour évaluer l’offre du logement social » relève du tour de passe-passe. Annecy-le-Vieux peut ainsi afficher un taux de logement social supérieur à celui de Cran-Gevrier alors que le revenu annuel moyen par habitant à Annecy-le-Vieux est de 63 % supérieur au taux moyen à Cran-Gevrier (12900/7900 €, chiffres de 2005). D’ailleurs, imaginons que toutes les communes de l’agglo atteignent les 20 % de la loi SRU en construisant uniquement du logement étudiant. Aurions-nous résolu le problème du logement locatif social ? Nous avons déjà demandé, et nous insistons sur ce point aujourd’hui, de jouer la transparence. Nous demandons que le tableau des logements sociaux par commune soit clair et incontestable. Nous demandons qu’y figurent expressément le pourcentage global loi SRU mais aussi le détail : les logements familiaux, les logements étudiants, les logements personnes âgées, les logements jeunes travailleurs, les logements travailleurs migrants, les hébergements d’urgence …  toutes les catégories qui sont comptabilisées dans l’article L302-5 de la loi SRU. Une vraie mixité sociale sur tous nos territoires doit être notre objectif prioritaire.

Mes chers collègues, nous connaissons tous les difficultés de nos concitoyens, et d’abord des plus modestes, pour se loger. Nous ne devons pas agir les yeux fixés sur les pourcentages de la loi SRU, mais sur les besoins en logements HLM. La demande de logements locatifs sociaux ne cesse d’augmenter. Nous avons du retard et ce retard, malgré les plans successifs, ne cesse de s’aggraver. C’est notre réalité. Et notre PLH, pour nécessaire qu’il soit, montre là ses limites.

 

En réponse à mon intervention, L. Banet (Annecy) répond qu’en 2007, les objectifs du programme sont dépassés (113 %). S. Hazard répond qu’Annecy-le-Vieux a réalisé 850 chambre d’étudiants (en réalité il y en a plus de 1000  aujourd’hui à Annecy-le-Vieux)  et que c’est conforme à la loi SRU.

 

Je repose la question au président : « Aura-t-on enfin le détail des logements réalisés ? »

Réponse un peu embrouillée : « Oui, nous avons besoin de clarté »

Le projet est adopté à l’unanimité.

 

Prolongation de la charte commerciale d’un an

Cette charte a été prévue à l’origine jusqu’à fin 2007. Entre temps, le mandat a été prolongé d’un an. Son objectif était double :

- rééquilibrer les grandes surfaces entre les deux pôles d’Epagny et de Seynod

- respecter l’équilibre 30 % pour le commerce traditionnel et 70 % pour les grandes surfaces.

Le maire d’Epagny juge que le bilan de la charte n’est pas positif : réalités et évolutions peu prises en compte, dégradation de ce secteur économique. L’étude pour une nouvelle charte devra prendre en compte les questions d’aménagement du territoire, d’emplois et de taxe professionnelle perdue par les refus.

Jean BOUTRY, le maire de Cran-Gevrier en charge de l’économie rappelle quelques chiffres. Les agrandissements et implantations demandés se montent à 36 700 m2 depuis 2003, 27 800 m2 ont été autorisés (75 %) dont 11 000 à Seynod Périaz et 9 700 à Epagny. Il insiste sur le nécessaire maintien d’un tissu commercial de centre ville et pose la question : sans charte, où en serions-nous ?

La prolongation est adoptée avec 7 contre (Epagny, le maire de Quintal …).

 

Tarifs de la SIBRA (les bus) et de la plage d’Annecy

Ils sont adoptés à l’unanimité. Parmi les nouveautés :

-          la réduction  sensible de l’abonnement annuel CORAIL pour les personnes de 65 ans et plus (160 € au lieu de 216)

-           la création d’un abonnement mensuel et d’un carnet de 10 tickets pour les personnes de 65 ans et plus

-          la création d’un abonnement trimestriel pour les personnes de 65 ans et plus, délivrés sous condition de ressources par les CCAS

A noter qu'à l'entrée de la séance, des syndicalistes CFDT de la SIBRA distribuaient un tract indiquant les avantages et les inconvénients de la gratuité et concluant que les inconvénients l'emportaient nettement sur les avantages.

Coût des compétences transférées par les communes à l’agglomération

Depuis ses bisbilles avec B. Bosson, B. Accoyer (dont la commune n’avait aucun équipement sportif ou culturel à transférer !) réclame un bilan financier du coût des équipements transférés avec l’espoir de montrer qu’Annecy est le grand bénéficiaire de l’opération.

Des calculs extrêmement compliqués du cabinet-expert, il ressort que globalement l’agglo a été bénéficiaire jusqu’en 2006. Mais que depuis le ralentissement économique persistant (la taxe professionnelle n’augmente plus que de 1 % depuis 2005), le coût des équipements transférés pèse sur les comptes de l’agglo. Ce qui n’est pas vraiment étonnant puisque les communes continuent à verser ce qu’elles consacraient au fonctionnement des équipements transférés en l’an 2000 et qu’il était convenu que les investissements étaient à la charge de l’agglo.

Ce constat a permis en fin de séance à B. Accoyer de nous faire son numéro habituel sur « l’évolution inquiétante des charges » notamment celles du « personnel » pour finalement juger la gestion de la C2A « décevante et peu glorieuse » et … dénoncer une nouvelle fois la rénovation de Bonlieu Scène nationale. Réactions dans la salle. Un élu (de droite) annécien, très applaudi, lui a fait remarquer que comme premier vice-président pendant 6 ans, il était co-responsable de la gestion de l’agglo !

A noter que MM Hérisson et Tardy qui, en début de campagne, paradaient aux séances du conseil d’agglo, étaient absents. Ce qui confirme bien qu’ils savent qu’ils n’ont plus aucune chance d’être en tête à Annecy.

 

                                                                                                         

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20 février 2008 3 20 /02 /février /2008 17:45
Jeudi 10 h
Le véhicule de campagne du maire sortant (qui roule au diesel !) est stationné Route du Périmètre. Pas un électeur à l'horizon. Il est vrai que le véhicule est devant une série d'immeubles situés ... sur Annecy-le-Vieux !

Jeudi 17h30
Le véhicule est stationné sur le parking du centre commercial des Teppes. Pas plus de succès si ce n'est une ancienne conseillère (de droite) et un ancien candidat (de droite également) du quartier.

Si le maire sortant pensait qu'il était aussi facile de serrer les mains dans les quartiers que sous les ors du grand salon à la mairie, c'est raté !!!
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19 février 2008 2 19 /02 /février /2008 13:21

TEMOIGNAGE 

Vous savez tous que j'occupe depuis cette rentrée la fonction de
Principal d'un Collège dit "difficile", classé "Ambition Réussite". 82% des élèves sont issus de catégories socio-professionnelles très défavorisées. Un Collège ghetto, avec ses problèmes quotidiens, et les problèmes de violence dans le quartier.   

 Je suis très fier d'avoir travaillé pendant plusieurs années à Meaux, puis dans la banlieue de Lyon pendant 4 ans, et aujourd'hui ailleurs dans le Rhône. Fier d'être fonctionnaire de la République, d'assumer cette mission de service public tant décriée.  

 

 Ce soir, ma fierté m'a abandonné. J'ai honte. J'ai surtout honte de devoir affronter le regard des professeurs, des surveillants, des partenaires extérieurs, des parents d'élèves et des élèves.  

 

 Vous vous souvenez tous de la promesse de notre président de la République pour ne pas laisser les "orphelins de 16 heures" à la rue ?  

 

 Vous vous souvenez des annonces de M. Darcos, Ministre de l'Education nationale, à propos de la mise en place de l'accompagnement éducatif, ce dispositif devant accueillir tous les collégiens de 16 heures à 18

heures ?  

 

 La circulaire a paru au journal officiel le 13 juillet 2007. Je l'ai découverte en détails au moment même où je prenais mes fonctions au Collège fin août, comme tous mes autres collègues Principaux de Collèges en Education prioritaire (près de 1500 Collèges dans toute la France).  

 

 Je me suis mis en quatre pour mettre en place ce dispositif, car je suis un fonctionnaire responsable. J'ai mis mes opinions de citoyen dans ma poche, et j'ai tout fait pour que ce dispositif soit un succès.  

 

 Je rappelle à tous que cet accompagnement éducatif devait concerner les élèves volontaires, encadrés par des enseignants volontaires.  Sur 365 élèves, j'ai réussi à en convaincre 225: 61,5 % de l'effectif total. La moyenne dans le Rhône tourne autour de 28 %.  

 

 Sur 47 enseignants, j'en ai convaincu 29. Je suis allé solliciter la MJC du quartier pour mettre en place un atelier de danse urbaine. J'ai sollicité le Centre social pour mettre conjointement en place l'aide aux devoirs, 3 fois par semaine. 100 % des élèves de 6ème étaient inscrits à cette dernière action. J'ai sollicité une compagnie artistique pour mettre en place un atelier d'écriture. Les professeurs ont ensuite proposé un atelier de sciences physiques, un club journal des collégiens, une activité escalade, trois groupes de soutien en mathématiques, deux groupes de soutien en français. J'étais en pourparlers avec un club d'échecs et un autre de rugby pour enrichir l'offre.  

 

 J'ai même réussi à débaucher un danseur de la maison de la danse, qui vient de partir pour le cirque du soleil à Las Vegas....  

 

 Tout cela a bien sûr un coût. Vous vous en doutez.  

 

 L'Inspection académique et le Rectorat nous ont transmis courant octobre 2007 une enveloppe d'heures pour les professeurs et les intervenants extérieurs (pour ces derniers, ces heures devaient être transformées en vacations, payées 15 € de l'heure).  

 

 Je disposais de 1476 heures. C'est à partir de cette enveloppe que je n'avais pas demandée que j'ai construit mon offre. J'ai informé les parents d'élèves, et le 12 novembre, les actions se sont mises en place.

L'aide aux devoirs avait commencé dès le 20 septembre. Les élèves étaient pour la plus part d'entre eux très heureux.  

 

 Début décembre, j'ai mis en paiement auprès du Rectorat les heures effectuées en septembre, octobre et novembre: 398 heures.  

 

 Cet après-midi, mardi 29 janvier 2008, réunion officielle à l'Inspection académique. L'inspecteur d'Académie préside la réunion, flanqué de ses deux adjoints et de deux chefs de service. Configuration inhabituelle. Curiosité puis inquiétude.  

 

 L'Inspecteur d'Académie ne le dit pas explicitement, car nous sommes tous soumis au même devoir de réserve. "Le dispositif n'est pas supprimé, mais on a réduit la voilure". On a seulement supprimé les heures pour le faire fonctionner. Au lieu des 1476 heures, je n'en ai plus que 397 pour terminer l'année scolaire. Cela vient directement du Ministère. C'est identique dans toutes les Académies, l'Inspecteur d'Académie nous l'a confirmé, comme s'il voulait nous consoler. Tous mes collègues sont dans la même stupeur (40 Principaux de Collège abasourdis).  

 

 J'ai dépensé 1 heure de plus que ce à quoi j'ai droit. Et les heures effectuées en décembre et en janvier ne sont pour l'instant pas honorées (j'ai compté 221 heures pour ces 2 mois). Je n'en ai plus les moyens.

C'est noble le bénévolat, mais, là, on atteint des limites...  

 

 Concrètement, dès lundi prochain, 4 février 2008, toutes les actions décrites ci-dessus s'arrêteront, faute de moyens. Je ne vous fais pas de dessin.  

 

 Oui, j'ai honte ce soir. Honte pour les élèves. Honte pour les parents d'élèves. Honte pour les profs. Honte pour les partenaires extérieurs. Je ne sais toujours pas comment je vais leur annoncer la chose.  

 

 Merci M. Sarkozy pour vos promesses péremptoires. Merci M. Darcos pour avoir démontré la crédibilité du système éducatif français.  

 

 Bonsoir les amis, vive la République. 

Jacques

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19 février 2008 2 19 /02 /février /2008 13:19

TOUCHEZ PAS A NOS LYCEES !
Texte de Gilles Ravache et Annie Anselme candidats sur la liste  Horizon solidaire

La rentrée 2008 s’annonce mal dans les lycées d’Annecy comme dans toute la France.

 

Les Conseils d’administration se sont réunis avant les vacances d’hiver pour préparer leur rentrée.

Déjà l’exercice s’est préparé dans des conditions inhabituelles. Les autres années il est demandé aux chefs d’établissement de communiquer aux rectorats leur prévision d’effectifs d’élèves pour la rentrée suivante, puis le rectorat renvoie sa propre estimation.

Rien de tel cette année où les rectorats ont fixé eux-mêmes leurs prévisions d’effectifs dont découlent les moyens attribués, moyens établis par ce que l’on appelle la DGH (dotation globale horaire).

 

C’est la simple conséquence des décisions du gouvernement soutenu par Messieurs Rigaut et Hérisson, dont la principale est le non remplacement d’un départ en retraite sur deux dans l’ensemble de la fonction publique. Pour l’école c’est 11800 enseignants en moins dont 8 800 dans le second degré (collèges et lycées) : dans le bassin annécien c’est 33 postes en moins en lycées publics. Les dotations en postes des lycées ont ainsi été définies à partir de cette baisse des moyens en personnel enseignant. Les prévisions d’effectifs d’élèves ont donc été calculées pour justifier la baisse. Les exemples sont légions où ces effectifs sont d’évidence sous estimés (dans un lycée on passe de 200 élèves en première cette année à 170 en terminale l’an prochain …).

Autre « nouveauté », l’explosion des heures supplémentaires qui représenteront en moyenne 10% des heures de cours prévues (contre 6 à 7 % habituellement).

Dans l’académie de Grenoble les heures d’aide individualisée, en maths et en français en seconde, ou les heures d’éducation civique et juridique, sont sorties des heures normales des enseignants pour devenir des heures supplémentaires. Il est probable que ces heures de soutien aux élèves ne pourront souvent être animées par l’enseignant(e) qui a la classe dans la matière, dans certains cas ce seront des enseignants d’autres matières voire des vacataires et dans d’autres elles ne pourront tout simplement pas être assurées.

Toutes les « DGH » sont donc insuffisantes pour maintenir la qualité actuelle de l’enseignement délivré aux élèves. Dans ces conditions la colère gronde. La totalité des Conseils d’administration des lycées d’Annecy ont rejeté la répartition des moyens préparée par les proviseurs, considérant qu’aucune répartition ne pouvait faire espérer un enseignement de qualité pour l’année scolaire 2008-2009. Comme élus régionaux communistes dans ces conseils, nous nous sommes  tout naturellement associés à ces votes négatifs.

Par ailleurs de multiples mouvements de protestation, des enseignants, parents d’élèves et lycéens, se sont organisés. Il est fort probable qu’ils vont se reproduire dès la rentrée début mars.

 

La volonté est forte de mettre immédiatement un terme à ce qui s’annonce pour la prochaine rentrée et les quatre suivantes. Le non remplacement des départs en retraite représentera 20000 enseignants en moins chaque année.

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18 février 2008 1 18 /02 /février /2008 17:34
Normalerment, une campagne électorale doit permettre aux citoyens de comparer les programmes des candidats. Depuis des semaines, les droites annéciennes (maire sortant et sénateur-maire de Sévrier)  alimentent les boîtes à lettres de tracts pour annoncer réunions et visites de quartier.
Mais de programme complet et un peu détaillé : rien. Seules quelques annonces plus médiatiques que solides. Les électrices et électeurs commencent à se poser des questions. On les comprend !!!

Parmi les tracts reçus, un anonyme sur papier jaune (cela ne s'invente pas), concernant la mosquée et le quartier des Fins, mais distribué dans toute la ville. L'objectif : mobiliser l'électorat d'extrême-droite en faveur de l'UMP, tout en prétendant traiter uniquement d'une question de stationnement. Tout y est : les faits sont grossis, voire carrément mensongers, les allusions pas très fines, les amalgames grossiers... de la politique au niveau du caniveau !!!

Aux cantonales d'Annecy nord Est, le sortant - qui n'a pas tenu une permanence, ni une réunion, ni diffusé une seule information en 7 ans - reprend la même méthode que les droites aux municipales : de beaux plans d'Annecy avec les points où il se promène. Mais toujours pas de programme !

Le candidat soutenu par l'UMP - et qui figurait en 2001 sur la liste municipale de MPF Tanguy - a un (petit) programme. 
Point n° 1 du programme : protéger de la démolition les belles villas du quartier d'Albigny !!! Est-ce vraiment le plus urgent pour les Annéciens ? Ce candidat a l'air de le penser. Il ne doit pas vivre dans le même monde que la plupart des habitants des Teppes, Novel, La Plaine, Parmelan ...
Il se garde d'ailleurs bien de dire ce qu'il ferait comme conseiller général pour sauver ces coûteuses demeures. Parce qu'à part les acheter toutes, on ne voit pas quelle compétence le conseil général a dans ce domaine.

 
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16 février 2008 6 16 /02 /février /2008 10:05

Un des avantages du blog, c'est de pouvoir dialoguer et d'émettre des commentaires. Un des inconvénients, c'est parfois de réagir à un article sans avoir lu les précédents sur le même sujet. Faisons donc le point sur cette question passionnée et passionnante des transports en commun dans l'agglomération annécienne.
Il n'y a aucun a priori idéologique de ma part concernant la gratuité des bus, le tram train ou le trolleybus. Il y seulement la recherche de la meilleure solution dans le contexte actuel de la ville et de l'agglomération.
Rappelons les données de base. Les investissements en matière de transports en commun (matériel, sites propres...) sont financés sur le budget investissement de la C2A. Le fonctionnement est financé essentiellement par les recettes commerciales (4,5 M€ en 2008) et le versement transport (VT) payé par les entrreprises de 10 salariés et plus au taux de 0,9 % de la masse salariale (12,350 M€ en 2008). Le taux de 0,9 % est l'un des plus bas de France, la loi permet d'aller à 1,05 %. Le Gouvernement UMP-Nouveau centre a supprimé toutes les aides d'état au financement des transports en commun urbains (sauf quelques exceptions à Bordeaux ...). Voici pour le contexte.
Gratuité des bus
J'ai moi-même proposé cette mesure avant 2001 quand je faisais partie de la commission déplacement du district qui a précédé la communauté d'agglomération (C2A). Comment compenser les 4,5 M€ de recettes commerciales ? Le sénateur-maire de Sévrier, candidat à Annecy, propose trois mesures : 
1- économie de gestion de la billeterie : plus de vente de billets, plus besoin de vendeurs.Petit problème: l'essentiel des billets est vendu par les buralistes, aucune économie de ce côté. Le reste est vendu par le bureau d'accueil, de renseignements et de vente de la Sibra. Ces trois missions sont remplies par ... 5 personnes. Combien peut-on en supprimer tout en gardant un point d'accueil et de renseignements ? 1 ou 2, la solution financière n'est pas là, tout le monde le sait.
2- réduction des dépenses de fonctionnement de la Sibra : j'attends toujours des précisions sur ces soi-disantes réductions.
3- réaffectation des recettes des parcmètres et parkings payants: c'est la seule solution crédible de ce candidat. Elle est faisable mais c'est une perte de recettes pour le seul budget communal annécien. Pour compenser cette perte, il faudrait augmenter les impôts des Annéciens de 10 %. Cela, le candidat a oublié de le préciser !!!
La gauche proposait de financer cette mesure par une augmentation du versement transport. La majorité de droite UMP-UDF (aujord'hui UMP Nouveau Centre) à laquelle appartiennent le candidat sénateur-maire de Sévrier et le candidat maire sortant d'Annecy, s'y est toujours opposée. C'est en ce sens que cette proposition est purement démagogique.
J'ajoute que cette mesure ne règle en rien la question des embouteillages aux portes d'Annecy et de l'agglomération.

Tram train
C'est la proposition du maire sortant. Là encore aucun a priori idéologique de ma part. Le tramway, couplé ou non au train (c'est une simple mesure de billeterie) fonctionne à la satisfaction générale dans bien des villes, à commencer par Grenoble dans notre région. Par rapport aux bus, il n'émet pas de pollution.
A Annecy, il pose plusieurs problèmes :
- d'après son promoteur, la ligne principale (St Jorioz-Annecy-La Balme de Sillingy) ne peut être réalisée qu'après avoir mis en service le tunnel sous le Semnoz. Chacun connaît ma position sur ce tunnel qui ne peut que favoriser un nouvel afflux de véhicules, mais c'est une autre question déjà développée sur ce blog. En tout état de cause, même en assumant le financement (340 millions d'euros valeur février 2007 payés par les seuls contribuables de l'agglo et du département !), le tunnel ne serait pas en fonctionnement dans le mandat qui s'ouvre. Donc pendant six ans (plus le délai de construction de la ligne de tram) rien n'est fait pour diminuer le trafic automobile. Est-ce pensable ? D'autant plus que le même candidat propose pendant ce temps de réaliser des aménagements routiers qui augmenteront encore le trafic (déviation de Pringy, Poisy ...)
- le coût. Son promoteur n'en dit rien. Le coût de construction d'une ligne de tramway avoisine les 20 millions d'euros au km, soit au bas mot 300 millions d'euros pour St Jorioz-La Balme de Sillingy (qui s'ajouteraient aux 340 pour le tunnel). Comment les financer quand on sait que l'UMP, au dernier conseil de la C2A, s'est abstenu sur le budget au motif que la rénovation du centre Bonlieu (6 M€ à la charge de la C2A) créait "un germe de déséquilibre" dans le le budget ? Qu'en sera-t-il quand il faudra budgéter 300 millions ? Le budget total d'investissement de la C2A se monte à 14 millions d'euros par an en moyenne dont 4 M€ pour les transports. Le tramway est une belle idée, peut-être réalisable à très long terme, mais son coût est aujourd'hui prohibitif pour une agglomération comme Annecy.
- Et enfin , il y a la configuration "physique" de la cuvette annécienne. Le tramway, par exemple, ne pourrait pas desservir le campus situé sur Annecy-le-Vieux, la pente est trop forte. Or une ligne d'Annecy-le-Vieux à la future zone d'activités de Seynod-Montagny sera vite indispensable.

Le trolleybus a, par rapport au tramway, plusieurs avantages décisifs. 
1- il peut passer partout
2- il est aussi écologique que le tramway
3- il est finançable par la C2A, son coût étant 20 fois moindre que le tram : 1 million d'euros au km soit 15 M€ pour la 1ère ligne
4- les travaux peuvent commencer très vite, nul besoin d'attendre un coûteux tunnel
5- il est parfaitement compatible avec des navettes SNCF entre Rumilly et Groisy : c'est une simple question de billeterie.

Chacun doit se poser la question. En matière de réduction du trafic automobile et de transports en commun, qui est le plus crédible ?
- la droite, qui privilégie toujours le tout voiture (mitage du territoire, voie des Aravis, déviation de Pringy, déviation de Poisy, doublement du contournement routier d'Annecy, tunnel sous le Semnoz ...) ?
- la GAUCHE, qui seule a la volonté de réaliser concrètement une vraie avancée en matière de transport en commun dans notre agglomération ? 

 

 

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15 février 2008 5 15 /02 /février /2008 18:58

LA FONDATION ABBE PIERRE ET LE LOGEMENT SOCIAL

 

De quoi parle-t-on quand on évoque le logement social ?

Le logement locatif social, ce sont les logements familiaux pour nos concitoyens à revenus modestes.

La loi SRU, c’est autre chose. Outre les logements familiaux indiqués ci-dessus, elle comptabilise (dans les fameux 20 %) : les foyers de jeunes travailleurs, les foyers de personnes âgées, les foyers de travailleurs migrants, les  centres d’hébergement d’urgence, les logements étudiants …. qui sont nécessaires mais spécifiques.

Dans la plupart des communes, cela ne change pas grand-chose car il n’y a pas ou peu de ces logements autres que familiaux.

Mais dans l’agglomération annécienne, confondre les deux choses pose problème et masque la réalité. Pourquoi ? Annecy est le chef lieu du département. C’est au chef lieu que ces logements autres que familiaux sont concentrés. La plupart date d’ailleurs de plusieurs dizaines d’années.

Annecy-le-Vieux est un autre exemple de dérive. On sait que le député-maire UMP, comme son prédécesseur, tient à limiter au maximum les logements locatifs sociaux. Il n’a pas respecté une seule fois les objectifs, pourtant modestes, que l’agglomération s’était fixée (contrairement à d’autres communes dont Annecy). Il préférait payer une amende ! Alors il a trouvé un truc. Il fait du logement … étudiant. Plus de 1000 à ce jour. Si bien que quand on lit les chiffres « Loi SRU »  il y a plus de logement social à Annecy-Le-Vieux qu’à Cran-Gevrier !!! On croit rêver quand on connaît la composition sociologique des deux populations. B. Accoyer vient d’ailleurs de demander qu’à l’avenir, les statistiques de l’agglo ne fassent plus du tout mention des logements locatifs sociaux mais seulement de la loi SRU dans sa globalité. Et le maire d’Annecy, président de l’agglo, vient d’accéder à sa demande et d’accepter ce camouflage de la réalité.

 

Le classement établi par la Fondation Abbé Pierre pose un autre problème.

Tout le monde comprend bien qu’une commune qui a déjà beaucoup de logements locatifs sociaux voit son pourcentage augmenter faiblement, même si elle continue à en construire. Annecy et l’agglomération (sauf Seynod et Meythet, qui dépassent les 20 % de « vrais » logements sociaux) ne sont pas du tout dans cette configuration. Nous avons un retard considérable, nous partons de très bas. A Annecy, quand je suis entré au conseil municipal en 1983, nous avions 11,5 % de « vrais » logements sociaux. Vingt cinq ans plus tard, nous sommes à 16,5 %. Il y a eu un effort, certes – et la gauche y est pour beaucoup parce qu’elle a constamment bataillé à la mairie et à l’agglomération – mais il est encore très insuffisant. En prenant en compte uniquement une courte période de 5 ans, avec une erreur dans les chiffres puisque les objectifs n'étaient pas de 215 mais de 330, la Fondation occulte une partie de la réalité.

 

Mais surtout, l’élément que la Fondation Abbé Pierre ne prend pas du tout en compte, c’est la demande de logements sociaux.

 

La Haute-Savoie, y compris le bassin annécien, connaît un formidable accroissement de sa population Si on y ajoute l’envolée du prix de l’immobilier, on comprend facilement que la demande d’HLM est très forte et qu’elle augmente constamment. Et l’offre ne suit pas. Autrement dit, malgré les efforts de certaines communes, le retard ne se résorbe pas, il s’accroît. Les demandes sont chaque année plus nombreuses et l’attente plus longue. Et il faut aussi savoir que nos communes produisent surtout des HLM les plus chers alors que ce ne sont pas les plus demandés, ni les plus urgents.

 

En se contentant d’une approche sommaire de la question la Fondation Abbé Pierre ne rend pas service à la cause qu’elle défend. Elle conforte la droite, les candidats UMP et Nouveau Centre, dans leur volonté de continuer à se contenter d’une production insuffisante de logements sociaux.

 

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