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2 avril 2008 3 02 /04 /avril /2008 15:36
Je n'en croyais pas mes yeux quand j'ai lu dans le Monde, puis dans le Canard Enchaîné l'annonce du licenciement de Christian Piquet, permanent à la LCR depuis 28 ans.
Comment la LCR et son si médiatique facteur, qui font toujours campagne et donnent des leçons à la gauche sur le thème "Interdisons les licenciements"  peuvent-ils recourir à cette pratique patronale ?
Ce n'est même pas pour des raisons économiques. Non c'est pour mettre fin à un désaccord politique.
Mais comme à la LCR, le camouflage est une seconde nature, il n'y a pas licenciement. Non, le minoritaire a simplement été "dépermanentiser" !!!  Il fallait le trouver !!!
Faites ce que je dis, pas ce que je fais.
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2 avril 2008 3 02 /04 /avril /2008 15:34
Vous trouverez à l'adresse suivante: www.stop-finance.org une pétititon européenne rédigée par des économistes de gauche qui demande une réglementation plus stricte concernant la finance, et qui surtout demande que l'on repense la place que l'on accorde à la finance dans nos économies modernes.

Le feu à la poudrière néolibérale

Par Elmar Altvater, Adelheid Biesecker, Martin Büscher, Jacques Cossart, Gérard Duménil, Jean-Marie Harribey, Jörg Huffschmid, Hans-Jürgen Krysmanski, Dominique Plihon, économistes et sociologues des conseils scientifiques d’ATTAC Allemagne et d’ATTAC France.

Comment peut-on démanteler les paradis fiscaux ?
 

Le système financier mondial prendrait-il feu ? Après la crise du crédit immobilier aux États-Unis qui a dégénéré en crise bancaire et financière généralisée, des spéculations gigantesques à la Société générale en France, à la IKB, à la Sächsische Landesbank et dans d’autres banques allemandes se sont terminées par un fiasco qui ne tient pas seulement à un défaut de contrôle interne, et voici que maintenant le scandale des paradis fiscaux éclate au grand jour. On découvre ce qu’on feignait d’ignorer. Des centaines de PDG, millionnaires et même des politiciens allemands ont commis une fraude fiscale à hauteur de plusieurs milliards d’euros en plaçant leur argent au Liechtenstein. Quelques jours plus tard, on apprend que deux cents contribuables français se livraient au même petit jeu et qu’une dizaine de pays seraient concernés par l’évasion fiscale vers le Liechtenstein et bien d’autres paradis, dont la Suisse.

 

Les avertissements n’avaient pourtant pas manqué depuis de nombreuses années. Au point que, en 1989, le G7 s’était résigné à créer le Groupe d’action financière (GAFI) pour combattre la criminalité financière et ramener les paradis fiscaux vers plus de légalité. Mais, après avoir dressé une liste de nombreux pays contrevenant à toute règle, le GAFI a curieusement décrété en 2006 qu’il n’existait plus « aucun pays et territoire non coopératif ». L’Union européenne avait persuadé le Liechtenstein (comme d’autres territoires) d’appliquer sa directive de 2003 impliquant la fourniture d’informations ou une retenue à la source sur les intérêts versés aux détenteurs des capitaux que les paradis accueillent. Apparemment, cette directive n’a pas eu d’effet.

 

Quand on sait que, pour la seule Europe, les paradis fiscaux pullulent, et que toutes les banques y ont installé des établissements, on comprend que ces paradis ne sont point une anomalie du système financier mais, au contraire, un rouage essentiel de la finance néolibérale. Tout se tient, les paradis fiscaux sont les lieux privilégiés des institutions qui ont favorisé la « titrisation » des crédits immobiliers étasuniens ayant conduit à la crise du subprime.

 

Depuis l’instauration de la libre circulation des capitaux, au sein de l’UE et dans le monde entier, la finance internationale a été profondément réorganisée au service de la rentabilité des capitaux, dans les entreprises, et sur les marchés financiers, lieux d’une spéculation permanente sur les titres, les produits dérivés et les devises. Tout est mis en oeuvre afin de créer de la valeur pour les actionnaires. Comment s’étonner alors que les bénéficiaires de revenus faramineux cherchent à les soustraire à l’impôt ? C’est le gigantisme des profits engendrés par plus de vingt ans de néolibéralisme qui est le « pousse-au-crime » de la fraude et de l’évasion fiscales. Et l’extraordinaire accroissement des inégalités stimule l’arrogance et le sentiment d’impunité des élites dirigeantes qui, ainsi, « passent les bornes ». Puisqu’il n’y a plus d’obstacle à la circulation des capitaux qui organisent restructurations et délocalisations à leur guise, puisqu’il n’y a plus de limite aux inégalités, les rois de la rente financière auraient bien tort de se gêner !

 

Cependant, aujourd’hui, des voix s’émeuvent. Le gouvernement allemand dénonce le manque de transparence et le secret bancaire au sein des havres fiscaux, tandis qu’en France le président de la République s’en prend aux abus de la finance. Mais ils ne remettent point en cause les fondements mêmes du capitalisme financier. Au contraire, l’UE est construite autour de cette règle sacro-sainte de la circulation sans entrave des capitaux, encore rappelée dans le traité de Lisbonne.

 

Mais alors, que faire ?

 

- En premier lieu, au sein de l’UE, interdire purement et simplement, et sans délai, les paradis fiscaux sous peine de sanctions.

 

- Levée du secret bancaire et contrôle public des chambres de compensation de manière à obtenir une connaissance et un contrôle strict des flux financiers qui entrent dans les paradis fiscaux et en sortent. Ainsi, la taxation des transactions financières prend tout son sens.

 

- Cette nouvelle réglementation devra s’appuyer sur une harmonisation fiscale au sein de l’UE portant sur les revenus des personnes physiques et sur les bénéfices des entreprises. Ou bien l’UE consentira à adopter une stratégie coopérative, ou bien elle laissera se développer le dumping fiscal.

 

- Ensuite, une réorganisation complète du système monétaire et financier mondial est indispensable. Dans cette perspective, un contrôle à l’échelle mondiale du mouvement des capitaux est la condition nécessaire pour éviter qu’une crise chasse l’autre à intervalles réguliers.

 

- Les banques centrales doivent respecter les choix démocratiques et redevenir des institutions publiques en charge de la monnaie au service des peuples.

 

- Le moment est venu d’organiser une fiscalité harmonisée mondialement sous l’égide de l’ONU.

 

Les politiques néolibérales ne se soldent pas seulement par des fraudes, mais remettent en cause tous les systèmes sociaux : qu’adviendra-t-il de la protection sociale si la finance réussit à s’en emparer ?

 

Il y a urgence : le néolibéralisme n’a que trop duré, il faut démanteler les paradis fiscaux, désarmer les marchés financiers et construire un autre monde fondé sur les solidarités aux plans national et international.  

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Published by EXCOFFIER - dans Affaires européennes
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28 mars 2008 5 28 /03 /mars /2008 19:02
Excellent article sur le chiffrage ( à la décimale près !) des objectifs que le gouvernement fixe à la police, sur mediapart (cliquer sur le lien correspondant).

Il circule sur le net un texte complètement faux concernant les indemnités versées aux députés battus. Le site d'infos Rue 89 rétablit la vérité

Indemnités chômage des députés: méchante rumeur


Jld

La rumeur fait depuis quelques mois le tour des bistrots et d'Internet:

"Juste avant de quitter le perchoir de l'Assemblée nationale pour prendre la présidence du Conseil constitutionnel, Jean-Louis Debré aurait discrètement multiplié par dix l'indemnité reçue par les députés qui ne sont pas réélus. Elle passerait de 6 mois à 60 mois. Une rémunération de 6952,91€, versée pendant cinq ans, soit une indemnité de "licenciement" totale de 417 174,6€!" (Lire le Canard Enchainé du 7 février ou le Midi Libre du 1er mars). S'agit-il d'un scandale étouffé par les médias vendus?

La réalité est plus compliquée:

1) Cette mesure ne vient pas d'être votée par le bureau de l'AN, elle l'a été en 2003.

2) Elle ne concerne pas les députés issus de la fonction publique (soit 40% des députés) ni les retraités. En 2002, seuls 11 députés ont bénéficié de l'indemnité de six mois.

3) L'indemnité nouvelle sera dégressive: même rémunération pendant 6 mois, puis 70% pendant 6 mois, puis 60% pendant les six mois suivants, puis 50%, puis une baisse de 5% par semestre.

4) Cette mesure n'est pas financée par les contribuables mais par les députés eux-mêmes: une cotisation de 0,5% prélevée sur leurs émoluments.

Bon, tout cela reste confortable, et la mise en place de ce système n'a pas été très transparente. Mais l'affaire est un peu moins scandaleuse quand même, non?


► Cette note a été publiée pour la première fois le 6 avril 2007. Nous la republions, car nous continuons à recevoir mails et questions sur le sujet.

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28 mars 2008 5 28 /03 /mars /2008 17:25
Ce lundi 31 mars à 18 h, réunion du conseil municipal d'Annecy.
A l'ordre du jour (entre autres) la composition des commissions, les délégations dans les organismes extérieurs...
Le maire va-t-il éliminer P. Hérisson de la délégation annécienne à l'agglo ?

Le conseil d'agglo, lui, se réunira le jeudi 17 avril pour élire son président, le premier vice-président et les 18 autres vice-présidents formant ainsi le bureau.
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27 mars 2008 4 27 /03 /mars /2008 09:23
Après des décennies de souffrances, les Tibétains sont descendus dans la rue pour manifester, provoquant ainsi des émeutes. L'attention internationale est actuellement focalisée sur la Chine en raison des futurs Jeux Olympiques. C'est dans ce contexte que le Dalai-Lama, prix Nobel de la Paix, en appelle à la cessation des violences et prône la retenue et le dialogue. Il est urgent que la communauté internationale lui manifeste son soutien massif.

Le gouvernement chinois a dit que les protestataires qui ne se sont pas encore rendus "seront punis". Ses leaders sont en ce moment même en train de faire un choix crucial entre l'escalade de la brutalité ou le dialogue qui pourrait déterminer le futur du Tibet et de la Chine.

Nous pouvons influer sur ce choix historique. La Chine tient à sa réputation internationale. Il est nécessaire que le président chinois Hu Jintao entende que le succès du logo "made in China" et aussi les prochains Jeux Olympiques ne sera assuré que s'il fait le bon choix. Mais il faudra une énorme mobilisation internationale pour attirer son attention - et nous en avons besoin dans les 48 heures qui suivent-Le lauréat tibétain du Prix Nobel de la Paix et leader spirituel, le Dalai Lama, a appelé à la retenue et au dialogue: il a besoin d'un soutien international. Cliquez maintenant ci-dessous pour signer cette pétition -et faites passer le message à un maximum de personnes- notre but est d'obtenir 1 million de voix pour le Tibet.

http://www.avaaz.org/fr/tibet_end_the_violence/59.php

L'économie chinoise est totalement dépendante des exportations 'Made in China' que nous achetons et le gouvernement veut absolument faire des Jeux Olympiques à Pékin cet été une célébration de la nouvelle Chine, respectée comme un pouvoir mondial. La Chine est aussi un pays très divers avec un passé brutal et a des raisons d'être inquiète à propos de sa stabilité. Certains des émeutiers tibétains ont tué des gens innocents. Mais le Président Hu doit reconnaître que le plus grand danger pour la stabilité chinoise et son développement vient des jusqu'au-boutistes qui conseillent l'escalade de la répression et non pas des tibétains qui recherchent le dialogue et la réforme.

Nous délivrerons notre pétition directement aux officiels chinois à Londres, New York et Pékin mais il nous faut un nombre massif avant de pouvoir donner la pétition. S'il vous plaît, faites suivre cet e-mail à vos contacts avec un message expliquant à vos amis pourquoi c'est important ou utilisez notre outil 'Parlez-en à vos amis' pour écrire à votre carnet d'adresse, qui apparaîtra après votre signature de la pétition.

Le peuple tibétain a souffert en silence pendant des décades. Il est finalement temps pour eux de parler, nous devons les y aider.

Avec espoir et respect,

Ricken, Iain, Graziela, Paul, Galit, Pascal, Milena, Ben et toute l'équipe d'Avaaz.

Voici quelques liens avec plus d'information sur les protestations tibétaines et la réponse chinoise:
http://www.cyberpresse.ca/article/20080318/CPMONDE/80318018/1014/CPMONDE
http://www.liberation.fr/actualite/monde/316223.FR.php
http://www.lexpress.fr/info/infojour/reuters.asp?id=67306&1736
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A PROPOS D'AVAAZ

Avaaz.org est une organisation non gouvernementale indépendante à but non lucratif, qui mène des campagnes mondiales pour faire en sorte que les opinions et les valeurs des peuples influent sur les décisions mondiales. (Avaaz signifie "voix" dans de nombreuses langues). Avaaz ne reçoit aucun financement d'aucun gouvernement ou entreprise. L'équipe d'Avaaz est basée à Londres, New-York, Paris, Washington, Genève, et Rio de Janeiro.

N'oubliez pas d'aller visiter nos espaces Facebook et Myspace

Si vous rencontrez des problèmes techniques, rendez-vous sur http://www.avaaz.org.
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27 mars 2008 4 27 /03 /mars /2008 09:18
Mardi 25 mars 2008

Le courage en politique

Elle l'a fait. Pour la première fois, un chef de gouvernement allemand s'est adressé à la Knesset, à Jérusalem. « La Shoah nous emplit de honte », « Allemands et Israéliens sont et seront toujours liés d'une manière particulière »… Angela Merkel, le 18 mars, a prononcé un discours historique. Ce qu'elle voulait, c'était faire preuve d'honnêteté, admettre les responsabilités de son peuple dans l'une des pires tragédies de l'Histoire et sceller officiellement la réconciliation entre les deux peuples. Un exemple de travail de mémoire digne, juste, ouvrant sur l'avenir…

Son courage politique, Angela Merkel en a encore donné la preuve en recevant le dalaï-lama, en septembre dernier. Elle s'était alors attiré les foudres de Pékin. Elle est prête, pourtant, à recommencer, en mai, quand le prix Nobel de la Paix se rendra en Europe, à Londres notamment, où Gordon Brown doit le recevoir. Seule dirigeante occidentale à brandir la menace des sanctions, elle a même prévenu Pékin qu'elle pourrait suspendre sa coopération avec la Chine si la crise tibétaine s'envenimait.

Oui, il faut maintenir la pression sur les autorités chinoises, coupables d'une répression intolérable. On ne peut pas se voiler la face, faire comme si de rien n'était, pendant que l'on tue impunément au Tibet. Je comprends les sportifs qui se sont entraînés durs, souvent toute une vie, pour participer aux Jeux Olympiques. Ils ne veulent pas que l'on mélange sport et politique. Mais l'Olympisme perdra son âme si les jeux se paient au prix de vies humaines, sacrifiées pour honorer les contrats publicitaires de grandes multinationales. Nous devons en finir avec l'hypocrisie. La menace d'un boycott des Jeux maintient toutes les hypothèses ouvertes : elle place les autorités chinoises devant leurs responsabilités.

Jusqu'à maintenant, Nicolas Sarkozy et le gouvernement de François Fillon ont fait preuve d'une indécision inqualifiable. On tergiverse : un jour la France y va, celui d'après on menace de boycotter la cérémonie d'ouverture. Bernard Kouchner, qu'on a connu plus loquace sur ces questions, a finalement admis, le 25 mars, que la répression chinoise était insupportable. Plus de quinze jours après le début des violences ! Là encore, on a connu le gouvernement plus réactif.

Jean Jaurès disait en 1890 : « Est respecté celui qui, volontairement, accomplit pour les autres les actes difficiles ou dangereux. » Nicolas Sarkozy, qui s'est plu, il y a quelques mois à citer le fondateur du socialisme français, pourrait non seulement relire ses « classiques », mais appliquer leurs principes au monde d'aujourd'hui.

* * *

De l'autre côté de l'Atlantique, où les primaires démocrates battent leur plein, un autre homme a su, lui aussi, faire preuve d'un courage politique qui pourrait changer le visage de l'Amérique. Dans son discours à Philadelphie sur les liens entre communautés, Barack Obama a analysé les lignes de fracture qui traversent la société américaine. Sans fard, sans hypocrisie, sans simplification. Aux Américains noirs, il a demandé de comprendre les classes moyennes blanches qui se battent pour travailler, qui ont peur de l'avenir et n'ont jamais reçu d'aide de personne pour garantir à leurs enfants une vie confortable. Aux Américains blancs, il a demandé de comprendre la colère et l'amertume des populations noires, encore aujourd'hui poursuivis par le racisme et les inégalités. Une belle leçon de sincérité et de vérité, un bel exemple à méditer…


Ségolène Royal

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Si vous souhaitez adhérer en ligne à l'association  Désirs  d'avenir :
http://www.desirsdavenir.org/index.php?c=adhesion 

Si vous souhaitez soutenir l'association Désirs d'avenir :
http://www.desirsdavenir.org/commun/pdf/Don2007.pdf
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24 mars 2008 1 24 /03 /mars /2008 09:19

Animé par un ancien directeur de recherche du CNRS, Michel DESBOIS, ce blog se veut un lieu d'explications et de débat pour le grand public :

blogs.tv5.org/climats

Celles et ceux qui maîtrisent bien l'anglais peuvent aussi consulter  le blog américain :  realclimate.org

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20 mars 2008 4 20 /03 /mars /2008 17:33

Reçu de Vincent Corbaux, un ami, l'homme en anorak qu'on a vu avec le président sur les chaînes nationales, pour dire que… le président avait changé de style

 

Plateau des Glières…

Le 18 mars, journée commémorative, sur le plateau des Glières. J’y étais.

De nombreux gendarmes aussi.

Le fan club du président, une vingtaine de personnes, y était aussi.

Le plateau est sous un brouillard épais.

Deux jeunes filles sont assises dans la neige, juste derrière moi. Brusquement un mouvement de gendarmes rompt le silence. Ils entourent les deux jeunes filles. L'une d'elles tient dans les bras une banderole pliée.

«  Donnez-moi la banderole »

«-  Non, c’est la mienne »

«  Vous n’avez pas le droit ici ! »

« - Et la liberté d’expression »

«  Qu’est-ce qui est marqué dessus ? »

« - La liberté en danger »

Un gendarme lui arrache des mains.

Contrôle des papiers… Fouille… sac à dos…  pique-nique, ouf, il n’y a pas de couteau !

«  Vous n’avez pas le droit d’être ici, partez ! »

« -  On veut voir le président  »

«  Non, vous devez partir »

Dans l'assistance, seule une femme a le courage de prendre leur défense.

Le fan club : «  A ton âge je travaillais ! », «  Qu’est ce que tu fous là », "Encore un soixante-huitarde"… J’en passe…

Trois à quatre gendarmes traînent les deux filles dans la neige… Je ne les ai pas revues, les "résistantes".

Toujours sale temps sur le plateau des Glières…

L’ordre n’est pas du côté de la liberté.

Je m’étais tu. Je voulais sortir, au bon moment, mon affiche cachée sous mon anorak.

Un policier en civil est venu me voir mais il n'a rien vu.

Me voilà devant le président. Je lui parle des deux filles.

«  Ce n’est pas gentil ce qu’ils ont fait » me répond-il sans me regarder.

« - Demandez aux gendarmes de leur rendre leur banderole »

Pas de réponse.

Je lui parle des suppressions de postes dans l’Education Nationale…

« Retourne faire du ski » qu'il m'a répondu."

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20 mars 2008 4 20 /03 /mars /2008 17:02

Il aura suffit d'un tour de scrutin pour élire Christian MONTEIL, du groupe Haute-Savoie Union, au fauteuil de président du Conseil général de Haute-Savoie, succédant à E. Nycollin qui ne se représentait pas. Une fois de plus, notre département, de plus en plus urbanisé, va être géré par le représentant d'un petit canton rural.

Ch. MONTEIL a obtenu 18 voix contre 14 au candidat du groupe UMP-Nouveau Centre J.P. Amoudry et 2 au socialiste F. Zory.

Il y a trois groupes au conseil général :

Le groupe Haute-Savoie Union (HSU) regroupe tous les conseillers généraux non encartés. A deux exceptions près, ce sont des élus de droite.

Le groupe UMP-Nouveau Centre regroupe les encartés à droite.

Le groupe socialiste avec deux élus : F. ZORY et Ch. JEANTET.

A noter que les deux premiers groupes votent régulièrement ensemble, y compris sur le budget.

Faites connaissance avec le nouveau président.

MONTEIL Christian né le 14 octobre 1946 à Larzac (24). Directeur de Maison familiale, directeur départemental des Maisons Familiales Rurales de Haute-Savoie de 1973 à 2006. Maire de Seyssel élu en 1989, réélu en 1995, 2001 et 2008. Président du Syndicat d’électricité de Seyssel depuis 1990 et de la CC du pays de Seyssel depuis 2003. Chef de projet du Contrat global de développement Usses et Bornes. Succède à A. Abry comme conseiller général (dvd) du canton de Seyssel en octobre 1991, réélu en 1994 et en 2001 (63,9 %). Vice-Président chargé de l’Aménagement du territoire en 1998. Tente sans succès de prendre la présidence du Conseil général en 2004, mais devient 1er vice-président, chargé des transports, des déplacements, de l’aménagement du territoire et rapporteur général du budget. Réélu en 2008 (85 %). Le 20mars 2008, il est élu Président du Conseil Général dès le 1er tour, avec 17 voix sur 34 face à JP Amoudry (UMP-Nouveau Centre 14 v.) et F. Zory (PS 2 v.) Président de l’association des maires, adjoints et conseillers généraux de Haute-Savoie depuis 1995. Candidat aux sénatoriales de 1995. Ordre national du Mérite. Légion d’Honneur. Partage son temps libre entre les véhicules anciens et le pilotage aérien.

 

 

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19 mars 2008 3 19 /03 /mars /2008 09:34

Suivons quelques destins contrariés

A Annecy, les UMP Hérisson et Tardy ont connu un bel échec. Mais ce n'est pas tout pour Hérisson. "Sa" candidate à Sevrier n'a même pas été élue conseillère ! C'est un autre de ses adjoints, J. Rey, vexé de ne pas avoir été sollicité, qui a monté une liste et emporté tous les sièges.
A St Félix, P. Mouille, adjoint annécien, vice-président de l'agglo mais installé depuis quelques temps dans cette commune, s'était imaginé prendre tout naturellement la succession du maire qui ne se représentait pas. Ce jeune et brillant universitaire a été battu à plate couture par la liste d'un agriculteur local.
A Frangy, le conseiller général, V. Rabatel, adjoint sortant, monte une liste contre le maire sortant. Résultat ? Le maire sortant, arrivé là un peu par défaut en 2001, rafle tous les sièges.
A Bonnevaux, P. Bel, fort de son succès aux cantonales en 2004, monte une liste ... et n'est même pas élu conseiller.
A Veyrier, toute la liste du maire sortant, Mme Giraud, est élue sauf... Mme le maire
A Allèves, un ancien maire, M. Navet, se présente contre le maire sortant. Il est battu.
A Fillinges, le maire sortant UMP, sénateur suppléant, est balayé.

37 maires sortants sont battus (dont 14 dans des stations de ski) et 5-6, personnellement réélus, n'ont pas de majorité.
Dans 6 communes, aucune des têtes de liste n'a été élue.

Aux cantonales, le maire sortant de Rumilly (qui ne se représentait pas dans sa ville), A. Feppon est largement battu malgré le soutien de l'UMP, par la coalition des communes rurales contre la ville centre.
Même chose à Taninges avec le maire de Taninges Y. Laurat, battu par le maire de Mieussy G. Chavanne.
A Evian, un dvg G. Lacroix, succède à un UMP qui ne se représentait pas.
A Thorens, le dvg C. Nanjod est battu  dans une triangulaire où le maintien du candidat de la "gauche solidaire et écologiste"  (encarté au PC semble-t-il) donne la victoire à  l'UMP F. Excoffier -rien à voir avec votre serviteur. Comme quoi se dire de gauche et voter régulièrement comme la droite ne dure qu'un temps. Se dire de gauche et favoriser l'élection d'un UMP est aussi un beau résultat !

 

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