Commentaires Récents

Calendrier

Décembre 2009
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Recherche

Refondation de la gauche

Mardi 18 août 2009 2 18 /08 /2009 16:15

« Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits.
Ils sont doués de raison et de conscience
et doivent agir les uns envers les autres
dans un esprit de fraternité.
»

(Article premier
de la Déclaration universelle des droits de l'homme)

 

Bonjour à toutes et à tous,


Le rendez-vous organisé à Montpellier par Brahim Abbou et les comités locaux Désirs d'avenir a lieu le samedi 19 septembre.

Pour préparer notre Fête de la Fraternité, nous vous proposons de partager sur le site Désirs d'avenir toutes vos connaissances et vos découvertes concernant ce beau thème de la fraternité, auquel nous avons consacré le 30 avril une université participative, «La Fraternité en débats», autour de Régis Debray (les vidéos de toutes les interventions sont consultables en ligne).

Des pensées,
des livres,
des poèmes,
des chansons d'hier et d'aujourd'hui,
des films,
des dessins...
toutes les sources sont les bienvenues pour éclairer celle des « trois marches du perron suprême » (Victor Hugo) à laquelle nous avons choisi de redonner sa pleine portée humaine et politique.

Tous les styles, tous les tons, tous les registres peuvent donc être évoqués : à vous de choisir ce qui vous inspire, ce qui vous a marqués, ce que vous aimez, ce que vous avez envie de faire connaître à d'autres.

Pour lancer cette collecte tous azimuts et en comptant sur vous pour l'enrichir de vos « pépites », voici une première brassée, que vous trouverez sur le site Désirs d'avenir  : http://www.desirsdavenir.org

- quelques pensées magnifiques
- le poème d'Aragon « L'Affiche rouge »
- « La chanson parfaite (Liberté, Egalité, Fraternité) » d'Alain Souchon
- André Malraux et la fraternité pendant la guerre d'Espagne
- des analyses de livres : La Fraternité, un espoir en clair-obscur, de Catherine Chalier et Le moment Fraternité, de Régis Debray

Il vous suffit maintenant de vous connecter sur le Forum « La Fête de la Fraternité » sur le site Désirs d'avenir et de poster votre contribution.

C'est à vous !

Bien amicalement,

Ségolène Royal
Jean-Pierre Mignard
Brahim Abbou
Par EXCOFFIER - Publié dans : Refondation de la gauche
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 23 août 2009 7 23 /08 /2009 18:21
 

Par Charlotte Chaffanjon LE POINT (à Marseille)

Click here to find out more!
"C'est un moment historique pour notre pays." François Rebsamen n'y va pas par quatre chemins. S'il s'enflamme, c'est que le chef du courant du PS Espoir à gauche, Vincent Peillon, a réussi à rassembler sur scène l'ancien numéro un du PCF Robert Hue, la députée PRG de Guyane Christine Taubira, la star écolo des dernières européennes Daniel Cohn-Bendit et la vice-présidente du MoDem Marielle de Sarnez. L'amphi du Pharo, placé au coeur d'un somptueux parc marseillais, est quasiment plein (1.500 places). Intitulé explicite du débat : "Une nouvelle majorité progressiste pour la France : comment et avec qui ?". La question agite un PS divisé. La direction plaide pour l'union de la gauche quand les membres de L'Espoir à gauche, soutiens de Ségolène Royal au congrès de Reims, veulent discuter avec le MoDem. Des centristes qu'ils ont invités "en socialistes ouverts", dixit Rebsamen. Contrairement à la direction ?

C'est en tout cas Marielle de Sarnez qui a l'honneur de parler en premier. "Nous venons d'horizons divers, reconnaît-elle. Nous partageons la même inquiétude pour notre pays. Et nous portons le même jugement sur le pouvoir en place. Nous n'aimons ni sa façon de faire ni sa façon d'être." La salle exulte. La députée européenne poursuit : "Tous ceux qui n'ont pas renoncé (...) à l'idéal républicain ont à faire ensemble. (...) Ensemble. Pas les uns sans les autres. Et pas les uns contre les autres." Standing ovation. Rebsamen : "Tu vois Marielle, je t'avais dit que tu serais bien accueillie ! Il faut dire que t'as mis la barre à gauche."

"Faire un inventaire des valeurs de la gauche"

Robert Hue enchaîne : "Il y a des millions de gens qui n'intégreront jamais nos partis politiques d'origine si nous ne bougeons pas. Nous avons l'obligation d'aller au-delà." Christine Taubira ironisera quelques minutes plus tard, sur "l'alchimie" qui règne entre les intervenants. "Tout le monde est prêt à s'embrasser sur la bouche !" Mais la députée de Guyane, citant Charles Péguy, met en garde : "Celui qui ne crie pas la vérité se fait complice des faussaires."

Entre-temps, Daniel Cohn-Bendit s'est employé à dire sa vérité, refroidissant quelque peu l'ambiance. Après avoir affirmé l'absolue nécessité pour la gauche, de "faire un inventaire de ses valeurs avant 2012", le député européen a lancé : "L'unité, nous la ferons si nous sommes capables de rassembler. Elle n'existe pas aujourd'hui, cela doit être une conquête. Pour l'instant, on n'en est pas là."

Le leader d'Europe-Écologie, qui a déjà dit que son mouvement présenterait des listes autonomes pour les régionales 2010, s'est donc employé à définir un calendrier - encore un peu flou - pour arriver à ce qu'il appelle "le rassemblement écologique, socialiste et démocratique". Il compte organiser des débats sur les grands thèmes de société "dans les mois à venir". Et il a soumis l'idée que tout nouvel adhérent à un parti - PS, PCF, MoDem, Verts... - puisse appartenir également à ce rassemblement. "Si nous arrivons, après les régionales, à ce que 4 millions de personnes soient membres de ce rassemblement, alors, nous évoquerons les primaires."

Les primaires ouvertes pour désigner le candidat de la gauche en 2012... autre thème en vogue à Marseille . L'atelier sur le sujet, samedi matin, a permis de constater une fois de plus que les membres de L'Espoir à gauche y étaient plus que favorables. Il s'agit même d'un "débat de vie ou de mort", selon le député-maire d'Évry, Manuel Valls. Pour la direction du PS, il s'agit au contraire d'une "question secondaire". Les débats à La Rochelle le week-end prochain promettent d'être explosifs.
Par EXCOFFIER - Publié dans : Refondation de la gauche
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 23 août 2009 7 23 /08 /2009 18:32

INTERVIEW - Proche de Ségolène Royal, le député socialiste préside les ateliers d'été de L'Espoir à gauche.

LE FIGARO. - Soutenez-vous Arnaud Montebourg sur l'organisation de primaires ouvertes pour désigner le candidat de la gauche à l'élection présidentielle de 2012 ?

Jean-Louis BIANCO. - Je le soutiens sur le fond, mais pas sur la forme. D'abord, je suis d'accord avec l'idée qu'il faut des primaires ouvertes et assez rapides. C'est une position que L'Espoir à gauche défendra lors de ses ateliers d'été. Le PS affronte une crise de leadership, et ce processus est extrêmement important pour tenter de la régler. Mais ce n'est pas le seul problème du parti. Sur la question du renouvellement des pratiques ou sur celle de la modernisation de notre projet, il reste du travail à faire. Quant à la forme de la déclaration de Montebourg, je trouve la méthode inopportune. Sortons des incantations et ne prenons pas de positionnement qui risque de déchirer le parti.

Quel calendrier souhaitez-vous pour organiser ces primaires ?

J'aurais souhaité que l'on commence à travailler dès maintenant pour organiser un vote des militants à la rentrée. On ne peut pas se contenter d'un conseil national du PS sur une telle question. Si nous voulons un débat sérieux, il faudrait que l'on adopte très vite ce principe d'un vote militant. Ensuite, il faudrait organiser les primaires après les élections régionales. Nous verrons alors mieux si les autres formations de gauche veulent entrer dans ce processus.

Avez-vous soumis vos propositions à Martine Aubry ?

Nous avons l'occasion d'en parler avec elle ou avec ses proches. Nous ne voulons pas en faire une guerre et tirer le parti vers le bas, mais il faut que nous en reparlions.

Êtes-vous nombreux au PS à défendre cette idée ?

La volonté d'organiser des primaires est partagée par beaucoup. Ségolène Royal bien sûr, Arnaud Montebourg évidemment, mais aussi Benoît Hamon, Pierre Moscovici, les amis de Dominique Strauss-Kahn et sans doute une partie de ceux de François Hollande et de Bertrand Delanoë. Il y a aujourd'hui beaucoup de responsables qui sont sur cette ligne.

Le PS aborde-t-il la rentrée en ordre dispersé avec toutes ces réunions de courant ?

À l'évidence oui. Mais dès lors que tous ces événements rassemblent des gens qui réfléchissent, qui débattent et qui proposent, cela ne me choque pas. Mais il ne faudrait pas que cela débouche sur un concours de petites phrases ou de positionnements personnels.

Ségolène Royal était la candidate de L'Espoir à gauche à Reims, lors du dernier congrès. Pourquoi ne se rend-elle pas à Marseille ?

Ségolène Royal a fait les pas qu'il fallait, et Martine Aubry aussi, pour ne pas donner l'impression que l'on poursuivait le calamiteux congrès de Reims. Elle est au-dessus de tout ce qui peut donner l'impression d'un travail d'appareil. Mais beaucoup de ses proches animeront des ateliers à Marseille, comme Jean-Pierre Mignard, Najat Belkacem ou Aurélie Filippetti.

Par EXCOFFIER - Publié dans : Refondation de la gauche
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 27 août 2009 4 27 /08 /2009 17:24
"Rassembler la gauche d'abord, et le MoDem si possible"
LEMONDE.FR | 24.08.09 | 15h53  •  Mis à jour le 27.08.09 | 16h04

L'intégralité du débat avec François Rebsamen, sénateur et maire (PS) de Dijon , jeudi 27 août, à 14 h 30.


Jacques : Peut-on parler d'acceptation forcée par Mme Aubry de l'organisation de primaires ?

François Rebsamen : Je sais, parce qu'elle s'en est un peu ouverte à moi, qu'elle n'était pas opposée au principe des primaires.

Maintenant, elle a été obligée de suivre le mouvement, et donc vu qu'une majorité des dirigeants du PS se sont prononcés pour, elle peut sans trop de problèmes pour elle dire oui.

lesaffre: Le PS va-t-il adopter une position claire et précise sur les primaires, leur organisation... au terme de l'université d'été de la Rochelle ?

Non, je ne le crois pas.

Le principe va être acté. Maintenant il restera à en définir les modalités, dans une décision collective, à mon avis après les régionales, et avant le mois de juin 2010.

Leila_Agic: Quel pourrait être le calendrier pour organiser ces primaires ouvertes ?

Il faut s'accorder là encore sur un calendrier.

Pour ma part, je pense que c'est au plus tard, aux environs de juin 2011, que les primaires devraient être mises en oeuvre.

Certains pensent plus tard, pour des raisons tactiques, d'autres plus tôt. La fin du 1er semestre 2011 me semble la bonne date.

Narnokatt: Pensez-vous qu'il faille limiter le nombre de candidats à la primaire ? Quels critères de sélection proposerez-vous ? Permettre à un maximum de candidats de se présenter n'augmentera-t-il pas la légitimité du candidat final ?

Je ne le crois pas. On ne peut pas écarter les militants socialistes d'une participation au processus de désignation des candidats qui pourront participer aux primaires.

Car je ne conçois pas les primaires comme une centrifugeuse pour éliminer un à un les candidats, mais comme un outil politique de démocratisation et de mobilisation de la société.

corto: La première secrétaire du Parti socialiste vient d'accepter l'idée "d'organiser des primaires" pour désigner le candidat de la gauche pour les prochaines elections présidentielles. Concrètement, quels sont les partis concernés par cette désignation

En premier lieu, bien sûr, le Parti socialiste, et peut-être in fine seul le Parti socialiste.

Mais là ne doit pas être notre but, car il est important que le plus possible nous tendions vers un candidat unique de la gauche de gouvernement au premier tour de l'élection présidentielle.

Donc le PS, oui, les radicaux, oui, les écologistes s'ils le souhaitent, oui, les chevénementistes, oui, les communistes unitaires, oui, le MoDem, cela m'étonnerait. Telle est ma position.

Socialiste_Primaire_et_Ouvert_1: Garantiriez-vous, si le système de primaires ouvertes entrait réellement dans les faits, que le PS soutiendrait au premier tour de la présidentielle un non socialiste si celui-ci ou celle-ci venait à être désigné(e) (Bayrou, Cohn-Bendit, Taubira ?...)

S'il y avait des doutes sur cela, il ne pourrait pas y avoir de primaires. Donc la réponse est oui.

Ric34: Peut-on sérieusement envisager d'organiser des primaires à gauche sans avoir au préalable constitué un socle programatique commun à même de rassembler socialistes, verts, radicaux et partisans du MoDem ?

La remarque est juste. C'est pour cela que je dis que les primaires sont un projet politique qui doit servir non seulement à désigner, je l'espère, un candidat unique de gauche au premier tour de l'élection, mais aussi le socle partagé d'un futur contrat de législature.

Les deux vont de pair.

JoeChip : Des primaires "ouvertes", est-ce que cela veut dire que les militants UMP pourraient influencer le résultat ?

Cet argument est souvent avancé pour faire capoter l'idée de primaires.

Tout citoyen qui participerait aux primaires s'engagera par écrit à soutenir le candidat qui aura été désigné.

Et sera de fait sympathisant du candidat. Cela devrait éliminer un certain nombre d'UMP.

alain: N'est-il pas trop tôt de parler de primaires à la veille d'élections régionales ?

Non, parce que cela remet une perspective politique, remet la gauche et le PS dans le mouvement, et conforte l'image démocratique de ces formations.

Ce n'est donc pas contradictoire, loin s'en faut, avec les élections régionales.

thibaut: Comment le PS peut il parler de primaires élargies pour 2012 alors que sa propre unité n'est pas encore rétablie ?

C'est un moyen de recréer l'unité nécessaire des socialistes, parce que tout commence par là, on l'a bien vu à l'occasion de l'élection présidentielle de 2007, sur la base d'une désignation par un corps électoral incontestable car élargi.

Denis: Les primaires peuvent-elles conduire à l'éclatement du PS et à la recomposition du paysage politique à gauche ?

Je ne le crois pas. Au contraire.

Mais il est vrai que la Constitution de 1958 et l'élection du président au suffrage universel ont un effet mortifère sur les partis politiques si ceux-ci n'arrivent pas à trouver une réponse appropriée à notre Constitution.

Pierre_Dijon: Ces primaires de gauche ne peuvent avoir de sens qu'en cas de programme commun de gauche. N'avez-vous pas peur qu'en cas de primaires tardives (2011) ce programme soit baclé et/ou inexistant ?

Au contraire. Il faut s'y atteler concomitamment, avec l'élaboration des conditions de réalisation des primaires.

Cela suppose dès cette année de mettre en place des lieux de débat, d'échange, de convergence, avec tous ceux - la gauche d'abord - qui souhaitent une autre politique pour après 2012.

Leila Agic: Pensez-vous que des primaires ouvertes profiteraient à Ségolène Royal ?

Bien malin qui peut répondre à cette question aujourd'hui.

Les sympathisants de gauche qui participeront aux primaires, je leur fais confiance pour choisir celle ou celui qui sera la ou le plus apte à porter un projet progressiste, écologiste et démocratique et à gagner l'élection. Ségolène ? Dominique ? Ou d'autres ?

Babakash: Si les primaires ne se font pas, le PS ne disparaît-il pas?

La question posée est pertinente. Les partis politiques ne sont pas immortels.

Ils évoluent, ils changent de nature, ils changent de nom, ou pas.

Mais ils doivent être, surtout à gauche, porteurs d'idées, de progrès social, de justice sociale, et bien sûr, capables de répondre au défi écologique.

Si le PS n'en est pas capable, il peut mourir lentement de ses propres divisions. Mais cela prend du temps.

Ric34: Les dernières déclarations de Marielle de Sarnez semblent montrer que le MoDem est mûr pour une éventuelle alliance avec la gauche pour 2012, n'est-ce pas finalement au sein du PS que cela bloque le plus ?

Oui, cela bloque dans le PS parce que nombreux sont ceux qui ont peur d'une '"dérive centriste" du Parti socialiste.

Mais la réalité doit s'imposer : il faut concevoir un nouveau projet écologiste, socialiste et démocratique, et rassembler sur cette base tous ceux qui s'opposent à la politique de Nicolas Sarkozy. La gauche d'abord, et le MoDem si possible.

parisien_modem: Quelles sont pour vous les vraies difficultés d'un projet d'alliance PS/MoDem : problème de personnes ? de convergence de programmes ?

Il y a toujours des problèmes de personnes. Certains ont peur que François Bayrou arrive en tête du premier tour de l'élection présidentielle.

A mon avis, les primaires et un candidat unique de la gauche répondent à cette inquiétude.

La multiplicité des candidatures de gauche comme en 2002, peut conduire en effet la gauche et les socialistes à être absents du deuxième tour. Il est donc urgent d'agir.

Socialiste_Primaire_et_Ouvert_3: Confirmez-vous la rumeur rapportée ce matin par le blog de M. Ginisty (ioDem) selon laquelle le PS et le MoDem aurait conclu un accord de principe pour le premier tour des régionales en Ile-de-France, Mme de Sarnez étant seconde de la liste de M. Huchon ?

Je n'ai aucun élément qui me permette d'infirmer ou de confirmer un tel accord.

ruedesfleurs: A Dijon, le Modem vous soutient ... mais au Conseil général de Côte d'Or il soutient la majorité de droite... Est ce un partenaire fiable ?

Le MoDem est un partenaire fiable quand on a élaboré avec lui un programme partagé de mandature.

L'élection cantonale, aujourd'hui, est la somme d'élections individuelles.

Et le MoDem, contrairement à ce que vous dites, ne soutient pas en Côte-d'Or le président du conseil général. Je vous l'affirme.

Pierre_Dijon: Etes-vous favorable à un accord global avec le MoDem pour les prochaines régionales ?

La réponse est oui. Je souhaite que l'on rassemble la gauche sur la base d'un programme régional social, écologique et démocratique, la gauche et le MoDem.

bruno: Primaires, alliances avec les Verts, rapprochement avec le MoDem... sont autant de thèmes développés sous la motion E de l'Espoir à Gauche. Thèmes que Ségolène Royal avait mis au centre des débats du congrès de Reims. Comment expliquer son absence de prise de position aujourd'hui sur ces (ses) thèmes ?

Ségolène Royal a, avec la motion "Espoir à gauche", porté ces thèmes depuis longtemps.

Aujourd'hui, elle ne souhaite pas être mêlée au débat interne du Parti socialiste. Tel est son choix, je le respecte.

marie-T: Mme Aubry a évoqué le non cumul des mandats comme l'une des conditions du changement du PS. Est-ce jouable, d'autres s'y étant cassés les dents avant ?

Il faudrait parvenir à un mandat unique de parlementaire, et corollairement, faire adopter un statut de l'élu local.

C'est un des éléments de rénovation de la vie publique française. Et il doit s'imposer à tous, à la droite et à la gauche.

Et pour changer la loi, il faut gagner les élections. Peut-être peut-on le rappeler à Olivier Besancenot.

Etienne: A titre individuel, qu'êtes vous prêt à faire sur ce sujet du cumul des mandats ?

Je suis prêt à me battre pour l'adoption d'une telle loi.

Force est de constater qu'aujourd'hui, en tant que maire de Dijon, si ma ville n'est pas représentée au Parlement, je n'en assure pas le développement dans les meilleures conditions.

Il faut donc une loi pour tous.

Permettez-moi d'ajouter qu'elle recule depuis Lionel Jospin, puisque aujourd'hui on peut être tout à la fois ministre, président de conseil général, et si je pense à M. Estrosi, maire d'une très grande ville de France.

Denis: Doit-on limiter le "cumul des fonctions" au PS, qui donne le sentiment d'une appropriation du Parti par "les mêmes" militants/professionnels de la politique ?

Ce que vous dites est souvent juste.

Du temps de François Mitterrand, avant 1981, quand on était secrétaire national du Parti socialiste, on ne pouvait pas avoir plus d'un mandat électoral.

Cela valorisait la fonction de secrétaire national. Il serait temps d'y repenser.

Babakash: Avec les thèmes d'aujourd'hui, abordés par Ségolene Royal avec la motion E, peut-on dire que le PS s'est trompé en mettant Martine Aubry à sa tête ?

Disons que ce qui est curieux, c'est que ceux qui gèrent le Parti socialiste aujourd'hui sont minoritaires au sein du Parti socialiste.

C'est là un des paradoxes du congrès de Reims. Et sûrement une des causes supplémentaires des difficultés du PS à se faire entendre.

Mr Karim: Mme Aubry est elle aujourd'hui, à votre avis, à la hauteur de la situation à la tête du PS ?

Elle est le fruit d'une alliance quelque peu contre nature qui nuit à sa capacité, dont je ne doute pas, à imposer sa marque réformiste au Parti socialiste.

Mr Karim: La discrétion actuelle de Mme Royal n'est-elle pas stratégique ? N'escompte-t-elle pas une catastrophe aux régionales de 2010 ?

Je ne pense pas que Ségolène Royal pratique la politique du pire. J'en suis même sûr.

Segomarin: Ne faudrait-il pas un congrès extraordinaire pour remettre le Parti en bon ordre de marche ?

Il est évident que si les élections régionales se passent mal pour le PS, il sera indispensable de prendre une initiative forte. Congrès extraordinaire ? Assises du socialisme ? pour remettre les choses à plat.

Chat modéré par Chat modéré par Philippe Le Coeur
Par EXCOFFIER - Publié dans : Refondation de la gauche
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 2 septembre 2009 3 02 /09 /2009 11:44
L'université d'été 2009 c'est fini... mais retrouvez tout sur internet !

Si vous n'avez pas eu la chance de venir profiter de l'ambiance détendue mais studieuse de ce week-end rochelais, ou si vous voulez retrouver ce que vous n'avez pas eu le temps d'y voir, une seule adresse : http://larochelle2009.parti-socialiste.fr

Vous y trouverez :

 

 

A bientôt sur http://larochelle2009.parti-socialiste.fr

Par EXCOFFIER - Publié dans : Refondation de la gauche
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés