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Samedi 22 novembre 2008

On peut parler longtemps des 42 voix de différence entre M. AUBRY et S. ROYAL. Mais, à moins d'un improbable revirement dans le décompte des voix (est-ce que le vote de St Pierre et Miquelon a bien été pris en compte, par exemple ...?) ce résultat sera entériné par le Conseil national extraordinaire.

 

Comment en est-on arrivé là ? En fait, se sont exprimés deux votes à motivations fort différentes. Je m'explique.

 

Supposons que le résultat ait été inverse et que S. ROYAL soit 1ère secrétaire. Elle devenait logiquement la candidate 'naturelle' du PS pour les prochaines présidentielles. 

Plus de la moitié des électeurs de la motion Delanoé et un peu moins de la moitié de ceux ayant voté la motion Hamon l'ont bien compris et ont voté S. ROYAL, désavouant ainsi le mot d'ordre de leur chef de file (Hamon + Delanoé + Aubry = 70 % au vote des motions et 50 % au vote du 1er secrétaire).

 

Pourquoi les Fabius, Delanoé et Hamon se sont-ils 'rangés' derrière M. Aubry ? Pour éviter justement que S. Royal soit la candidate naturelle et pour préserver leur chance ou celle de leur leader éloigné de France (Strauss-Kahn) pour les prochaines présidentielles. En cela, le "tout sauf Ségolène" a bien fonctionné. Mais ils ont oublié une chose : M. Aubry sera aussi candidate, une de plus !

 

En choisissant de ne pas choisir, le PS montre qu'il a compris que la clé de voûte de la politique française est bien, qu'on le regrette ou non, l'élection présidentielle. Mais il continue à fonctionner à la proportionnelle. Quel erreur !

 

En attendant, M. Aubry aura une majorité dans les instances, mais dès que nous approcherons de la présidentielle, il est malheureusement fort probable que sa majorité explosera. La guerre des chefs, qui désespère les militants et les français, recommencera.

Reims restera dans la mémoire des socialistes comme un congrès qui n'a rien réglé. Une occasion ratée !

 

 

 

par EXCOFFIER publié dans : Congrès du PS
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Vendredi 21 novembre 2008

Le vote des socialistes haut-savoyards a été particulièrement net hier soir jeudi 20 novembre.

 

Ségolène ROYAL est arrivée en tête avec 57,72 % des suffrages

Benoît HAMON est en seconde position avec 23,58 %

Martine AUBRY bonne dernière avec 18,70 %

 

Il y a eu 497 votants et 476 exprimés.

 

Pour le poste de 1er secrétaire fédéral  (départemental), c'est encore plus net.

 

Claire DONZEL est largement réélue avec 64,98 % des suffrages

Georges CONSTANTIN n'a recueilli que 30,97 % des suffrages

Il y a eu 4 % d'abstentions

 

Dernier vote ce soir pour le poste de 1ère secrétaire nationale avec un objectif en Haute-Savoie : plus de 70 % pour Ségolène ROYAL, seule candidate qui ait la volonté et la capacité de rénover le PS.

 

 

 

 

par EXCOFFIER publié dans : Congrès du PS
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Jeudi 20 novembre 2008

PARIS, 20 novembre 2008 (AFP) - La candidate à la tête du PS Ségolène Royal a assuré jeudi sur Europe 1 qu'en cas de victoire, elle proposerait une place à son rival Benoît Hamon à la direction du parti, où François Rebsamen jouera également un rôle important.

"Benoît Hamon sera dans la direction du parti s'il le souhaite parce que je pense qu'il fait partie des talents de cette nouvelle génération et qu'il est très utile au parti", a-t-elle déclaré.

"Cela ne veut pas dire que les anciens doivent disparaître du PS, mais ils ne seront plus en première ligne, ils doivent transmettre leur expérience", a-t-elle poursuivi.

"Martine Aubry ne nous a pas dit avec quelle équipe elle dirigerait demain, or, je pense que c'est essentiel. Moi, j'aurai un numéro deux, Vincent Peillon, qui sera appuyé sur un leader expérimenté, François Rebsamen. Je monte une nouvelle génération", a ajouté Mme Royal.

Les militants socialistes sont appelés jeudi soir à départager trois candidats au poste de premier secrétaire: Ségolène Royal, Martine Aubry et Benoît Hamon, dans un scrutin à fort suspense.

C'est la première fois que trois postulants sont en lice depuis l'instauration du suffrage universel militant chez les socialistes, en 1995.

par EXCOFFIER publié dans : Congrès du PS
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Mercredi 19 novembre 2008
LE MONDE | 19.11.08 | 10h05  •  Mis à jour le 19.11.08 | 10h10

A la veille du premier tour de l'élection du premier secrétaire du Parti socialiste, qui aura lieu jeudi 20 novembre, Ségolène Royal précise ses arguments dans la confrontation qui l'oppose à Martine Aubry et Benoît Hamon. Confirmant sa volonté de changer le fonctionnement du parti, l'ancienne candidate à l'élection présidentielle, qui estime qu'elle "symbolise la rupture", évoque son "contact particulier avec le peuple" tout en affichant son souhait d'associer à la direction du parti des dirigeants issus d'autres motions. Elle entend, si elle l'emporte, organiser des conventions thématiques, en particulier sur les alliances, la crise financière et la protection sociale.

 

La campagne se durcit. Jack Lang vous accuse de vouloir transformer le PS en un parti à l'américaine, une grosse machine électorale…

Arrêtons les anathèmes : voilà typiquement les méthodes du passé que je ne veux plus voir dans le nouveau parti ! Je n'ai jamais construit mon discours politique sur le rejet de ce qui se fait ailleurs, sur le repli sur soi, sur la peur du changement. François Mitterrand parlait de "la force d'être soi-même et celle de changer". Nous avons l'obligation de changer.

Aujourd'hui, le vrai risque, c'est l'immobilisme. Le PS est devant un choix crucial : se recroqueviller ou s'envoler, se refermer sur lui-même ou s'ouvrir au monde, s'étioler ou renaître, en prenant le risque de créer un parti joyeux, métissé, créatif, constructif. Soit on choisit encore la pyramide immuable, le sommet et la base, ceux qui savent et ceux qui exécutent, soit on joue le collectif, le rassemblement et une gestion plus horizontale du parti.

Pourquoi les réactions à votre égard sont-elles si vives ? A entendre vos adversaires, c'est tout juste si vous appartenez à la famille socialiste.

J'ai trois explications à cette violence. D'abord, je symbolise le changement et même la rupture. Cela en dérange beaucoup, alors que j'ai vingt-cinq ans de militantisme au sein du PS. Ensuite, j'incarne la légitimité que m'a donnée la campagne présidentielle. Enfin, j'ai un contact particulier avec le peuple. Cela fait ma force et intrigue certains.

Comment analysez-vous ce qui s'est passé au congrès de Reims ?

Cela a été un jeu de poker menteur. En principe, le rassemblement se fait autour de la motion arrivée en tête. C'est la règle. Mais parce que c'était moi et une nouvelle génération, ils ont refusé de s'y plier. Ils ont fait de ce congrès une question de personnes.

Quand j'ai contacté Martine Aubry et Bertrand Delanoë pour faire le rassemblement, ils m'ont dit que j'étais la candidate légitime, et ils ont commencé à discuter sur le texte. Nous avons eu un échange écrit, puis ils ont refusé tout débat complémentaire. Et dès l'ouverture de la commission des résolutions, ils ont déclaré ne plus avoir rien à nous dire. Il s'agissait d'un congrès d'obstruction à la motion arrivée en tête.

Pourquoi avez-vous reculé sur la question de l'alliance avec le centre, en en appelant désormais à l'arbitrage des militants ?

Je n'ai pas reculé. Mon discours a été clair là-dessus. Pour faciliter un rapprochement avec Bertrand Delanoë, j'ai fait cette proposition de méthode. J'ai également tendu la main à Benoît Hamon, en lui proposant de prendre la responsabilité du forum chargé de réfléchir à cette question. Il a refusé. Sur le fond, je ne renie rien. Le parti doit s'ouvrir, mais après avoir rassemblé toute la gauche.

Aux militants qui s'inquiètent, je rappelle que j'ai été capable de rassembler toute la gauche au premier tour de la présidentielle, et d'être présente au second, avec le soutien notamment d'Olivier Besancenot et d'Arlette Laguiller.

Vous souhaitez être secondée par un premier secrétaire délégué. Quelles seront ses attributions ?

Contrairement à la réputation qu'on me fait, je délègue beaucoup, en particulier dans mes fonctions de présidente de région. Le premier secrétaire délégué pourra exercer tous les pouvoirs du premier secrétaire par délégation. Présider le bureau national, s'exprimer pour le parti, s'assurer du bon fonctionnement de l'appareil, en appui avec quelqu'un qui s'occupera des fédérations.

Cela veut-il dire que vous ne présiderez pas toutes les semaines le bureau national si vous êtes élue ?

C'est déjà le cas. Lorsque le premier secrétaire est pris par d'autres obligations, notamment internationales, il délègue la présidence du bureau national.

Avec qui souhaitez-vous diriger le parti ?

Je veux constituer une équipe ouverte aux autres motions, y compris celle de Benoît Hamon. J'espère convaincre des personnalités de talent comme Didier Migaud, Pierre Moscovici, Jean-Yves Le Drian, Marisol Touraine, Adeline Hazan, Alain Vidalies et d'autres encore. Je souhaite constituer une équipe solide qui assume pleinement ses responsabilités et se déploie largement. Mon rôle est d'organiser le changement, l'ouverture et la transmission.

Quelles premières décisions envisagez-vous de prendresi vous l'emportez ?

Je contacte immédiatement les responsables socialistes européens. Puisque la France a la présidence de l'Union européenne jusqu'à la fin de l'année, et même si les délais sont très courts, nous organiserons un forum global avec les partis socialistes européens, le mouvement syndical, les ONG. Car la réflexion et les décisions sur la crise ont été confisquées par les pouvoirs institutionnels et les banques.

Il faudra aussi réformer la gouvernance du parti : intégrer les nouvelles formes de militantisme, refonder notre outil Internet pour permettre le développement des débats interactifs, créer une sorte de Facebook socialiste et attirer ainsi de nouveaux publics, mobiliser les jeunes des quartiers populaires, baisser le prix des cotisations et déclencher un mouvement d'adhésion, créer enfin l'université populaire de la connaissance, avec des antennes régionales. Des conventions thématiques scanderont régulièrement la vie du parti, en attirant vers nous les intellectuels et les chercheurs.

Sur quels thèmes ?

La crise financière, le modèle social français, l'avenir de la sécurité sociale et des retraites, la santé, la décentralisation et la place de l'Etat, le syndicalisme de masse…

Quel type d'opposition préconisez-vous face à Nicolas Sarkozy ?

Une opposition constructive. Cela nécessite de bien identifier dans la politique de Nicolas Sarkozy ce qui marche et ce qui ne marche pas. Il a compris que, pour sortir de la crise, il fallait jouer à tous les niveaux : national, européen et mondial. Mais il n'a pas de politique économique, il détruit les services publics, qui sont notre patrimoine commun, il accorde aux entreprises des aides financières sans contrepartie. Il reste impuissant face à ses amis banquiers. Le pays a le sentiment aujourd'hui d'une profonde injustice et d'une grande inefficacité.

 


Propos recueillis par Françoise Fressoz et Jean-Michel Normand

par EXCOFFIER publié dans : Congrès du PS
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Mercredi 19 novembre 2008
Un correspondant me reproche d'avoir écarté B. Hamon de mes réflexions. Voici pourquoi ?

 

Je n'ai pas parlé de B. Hamon car je juge sur les actes, plus sur les discours. Et sur les actes, qu'a fait Hamon, rien encore sinon faire campagne pour le non au référendum européen contre l'avis du parti.  Par contre on peut juger sur leurs actes ce que font ses principaux soutiens. Il y avait Mélenchon jusqu'à ce qu'il claque la porte ! Il y a surtout Emmanuelli (pas vraiment le renouveau du parti) et j'attends toujours qu'on me démontre, faits à l'appui, en quoi la gestion du département des Landes est plus à gauche que l'Isère, la Drôme... où la région Poitou-Charentes.

Tenter de gagner les congrès par un discours de gauche, Guy Mollet a fait cela pendant des décennies, la SFIO en est morte. Le PS mérite mieux

par EXCOFFIER publié dans : Congrès du PS
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