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Actualité internationale

Jeudi 27 mars 2008 4 27 03 2008 09:23
Après des décennies de souffrances, les Tibétains sont descendus dans la rue pour manifester, provoquant ainsi des émeutes. L'attention internationale est actuellement focalisée sur la Chine en raison des futurs Jeux Olympiques. C'est dans ce contexte que le Dalai-Lama, prix Nobel de la Paix, en appelle à la cessation des violences et prône la retenue et le dialogue. Il est urgent que la communauté internationale lui manifeste son soutien massif.

Le gouvernement chinois a dit que les protestataires qui ne se sont pas encore rendus "seront punis". Ses leaders sont en ce moment même en train de faire un choix crucial entre l'escalade de la brutalité ou le dialogue qui pourrait déterminer le futur du Tibet et de la Chine.

Nous pouvons influer sur ce choix historique. La Chine tient à sa réputation internationale. Il est nécessaire que le président chinois Hu Jintao entende que le succès du logo "made in China" et aussi les prochains Jeux Olympiques ne sera assuré que s'il fait le bon choix. Mais il faudra une énorme mobilisation internationale pour attirer son attention - et nous en avons besoin dans les 48 heures qui suivent-Le lauréat tibétain du Prix Nobel de la Paix et leader spirituel, le Dalai Lama, a appelé à la retenue et au dialogue: il a besoin d'un soutien international. Cliquez maintenant ci-dessous pour signer cette pétition -et faites passer le message à un maximum de personnes- notre but est d'obtenir 1 million de voix pour le Tibet.

http://www.avaaz.org/fr/tibet_end_the_violence/59.php

L'économie chinoise est totalement dépendante des exportations 'Made in China' que nous achetons et le gouvernement veut absolument faire des Jeux Olympiques à Pékin cet été une célébration de la nouvelle Chine, respectée comme un pouvoir mondial. La Chine est aussi un pays très divers avec un passé brutal et a des raisons d'être inquiète à propos de sa stabilité. Certains des émeutiers tibétains ont tué des gens innocents. Mais le Président Hu doit reconnaître que le plus grand danger pour la stabilité chinoise et son développement vient des jusqu'au-boutistes qui conseillent l'escalade de la répression et non pas des tibétains qui recherchent le dialogue et la réforme.

Nous délivrerons notre pétition directement aux officiels chinois à Londres, New York et Pékin mais il nous faut un nombre massif avant de pouvoir donner la pétition. S'il vous plaît, faites suivre cet e-mail à vos contacts avec un message expliquant à vos amis pourquoi c'est important ou utilisez notre outil 'Parlez-en à vos amis' pour écrire à votre carnet d'adresse, qui apparaîtra après votre signature de la pétition.

Le peuple tibétain a souffert en silence pendant des décades. Il est finalement temps pour eux de parler, nous devons les y aider.

Avec espoir et respect,

Ricken, Iain, Graziela, Paul, Galit, Pascal, Milena, Ben et toute l'équipe d'Avaaz.

Voici quelques liens avec plus d'information sur les protestations tibétaines et la réponse chinoise:
http://www.cyberpresse.ca/article/20080318/CPMONDE/80318018/1014/CPMONDE
http://www.liberation.fr/actualite/monde/316223.FR.php
http://www.lexpress.fr/info/infojour/reuters.asp?id=67306&1736
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A PROPOS D'AVAAZ

Avaaz.org est une organisation non gouvernementale indépendante à but non lucratif, qui mène des campagnes mondiales pour faire en sorte que les opinions et les valeurs des peuples influent sur les décisions mondiales. (Avaaz signifie "voix" dans de nombreuses langues). Avaaz ne reçoit aucun financement d'aucun gouvernement ou entreprise. L'équipe d'Avaaz est basée à Londres, New-York, Paris, Washington, Genève, et Rio de Janeiro.

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Par EXCOFFIER
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Lundi 31 mars 2008 1 31 03 2008 18:09

Jean-Louis Bianco: "Nous risquons un nouveau Vietnam"

Propos recueillis par Florence MURACCIOLE
Le Journal du Dimanche

Député PS des Alpes de Haute-Provence, membre de la commission des Affaires étrangères, ancien secrétaire général de l'Elysée, Jean-Louis Bianco fustige la décision du président Nicolas Sarkozy d'envoyer 1000 soldats supplémentaires en Afghanistan. Extraits de son interview au Journal du Dimanche.
C'est la moindre des choses. Mais il aurait été préférable que le président de la République, qui n'arrête pas de dire qu'il veut revaloriser le rôle du Parlement, n'annonce pas une décision avant que le débat ait lieu. Nicolas Sarkozy prend les choses à l'envers. Il décide et ensuite, il fait semblant de nous consulter. C'est absolument méprisant. Je souhaiterais au moins, d'autres collègues avec moi, que ce débat soit suivi d'un vote, comme cela avait été le cas en 1991 avec François Mitterrand pour la guerre du Golfe. Nous sommes une des rares démocraties en Europe et peut-être dans le monde où l'on peut envoyer des troupes et les laisser sur place sans que le Parlement n'en débatte et encore moins ne vote. Cela relativise les belles promesses sur son rôle...

Mais sur le fond, faut-il envoyer de nouvelles troupes en Afghanistan?
En l'état actuel des choses, je pense qu'il ne faut pas envoyer de troupes. Depuis 2001, la situation s'aggrave en Afghanistan. Certes, il y a un début de démocratie, un début d'Etat, mais en même temps, l'aide n'arrive pas aux habitants, la population vit très mal, le trafic de drogue s'amplifie et, de jour en jour, le nombre d'attentats des talibans ou de la mafia de la drogue s'accroît. C'est sans doute à terme encore plus dangereux pour les soldats que la situation en Irak. Donc, envoyer des soldats pour envoyer des soldats, sans que l'on sache pour quoi faire, n'a aucun sens. C'est agir à l'aveugle.

Quelle est la solution?
La bonne méthode serait que l'on en débatte avant d'envoyer des troupes, et surtout avec les Européens. Pourquoi ne pas convoquer une session extraordinaire au Parlement européen, en débattre avec les Etats de l'Union puisque les positions sont diverses ? Renforcer la démocratie, faire en sorte que l'aide arrive, définir une stratégie militaire, voilà ce qu'il faut faire au préalable, faute de quoi on peut craindre que nous ne partions pour un nouveau Vietnam. Au début, l'Otan était là comme force de maintien de la paix. Maintenant, ce sont des attentats en permanence avec des gens très organisés qui maîtrisent très bien la guérilla et bénéficient de complicités dans la population locale. Le risque est grand de se faire attirer dans un piège, ce que souhaitent précisément les talibans et Al-Qaida.

Comment expliquez-vous le changement de pied du Président sur ce sujet, est-ce du suivisme par rapport aux Américains?
Oui. L'amitié avec les Etats-Unis, je suis pour, évidemment. Les courbettes auprès de Bush, c'est totalement déplacé. Nicolas Sarkozy veut revenir dans l'Otan, ce qu'il fera sans doute à Bucarest. Il cherche à être le bon élève. Je ne suis pas hostile à ce que l'on en discute, mais là encore, il ne faut pas rentrer dans l'Otan pour rentrer dans l'Otan, sans la possibilité d'exercer le moindre contrôle politique et militaire. Je rappelle que de Gaulle avait demandé un directoire partagé de l'Organisation, que les Américains lui avaient refusé. Il en était donc sorti. Oubliant l'action de De Gaulle, Nicolas Sarkozy semble prêt à y rentrer sans obtenir de garantie sur le rôle de l'Otan et celui qu'y jouerait la France. Il faut se souvenir que, pendant les opérations en Serbie et au Kosovo, même les Anglais n'étaient pas informés des frappes, les Américains prenant leurs décisions de façon unilatérale. En outre, croire que, pour nos beaux yeux, nous obtiendrons quelques postes de généraux de plus est totalement illusoire.


Par EXCOFFIER
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Vendredi 16 mai 2008 5 16 05 2008 17:25

Pour alimenter votre réflexion sur la mondialisation et l'économie de marché. Je vous fais partager mon livre de chevet en Macroéconomie.

Vincent-Marie BILOA
DA Pays de Savoie

Titre de l'ouvrage: Un autre monde( Contre le fanatisme du marché)

Prix Nobel d'économie en 2001, l'Américain Joseph Stiglitz a publié en 2006 un ouvrage sur la mondialisation. A la fois très critique, pragmatique et optimiste, l'auteur démontre que d'autres orientations économiques sont possibles.

 

 
Joseph Stiglitz © - 3.4 ko
Joseph Stiglitz ©
« Peut-être la mondialisation est-elle en train de créer des pays riches au peuple pauvre. » Joseph Stiglitz est clair : la mondialisation qui a émergé au début des années 90 était porteuse d'espoirs immenses. Une décennie plus tard, ce phénomène a réussi à fédérer les peuples contre lui. Pourtant, selon l'auteur, une autre voie est possible. Encore faut-il en avoir la volonté politique...

« Fanatisme des marchés »
Dans Un autre monde (Editions Fayard), l'ancien conseiller de Bill Clinton et ancien membre de la Banque mondiale décrit le système mis en place et dénonce le « fanatisme des marchés ». Il y oppose les nécessités de protéger l'environnement, de rendre « morale » la gouvernance mondiale, de réformer les institutions internationales et surtout, pour les pays dits riches comme pour les autres, de réduire la dette publique, véritable frein à toute politique de développement. Née sur l'idée qu'elle allait profiter à tous, la mondialisation ne sert aujourd'hui que les intérêts de petits groupes. Pour l'économiste, ce système va droit dans le mur. Selon Stiglitz, il est impératif pour les pays développés d'aider ceux qui sont à la traîne (et qui le sont de plus en plus), sous peine d'être rattrapés par le même schéma. Entre le Nord et le Sud, il oppose le concept de « juste échange » contre celui communément admis de « libre échange ».

Le rôle contre-productif du FMI
Concernant les pays dits « en voie de développement » qui sont souvent, et malheureusement, en « voie de sous-développement », l'auteur dénonce principalement le rôle contre-productif du Fonds monétaire international (FMI) et le phénomène appelé « malédiction des ressources ». De nombreux pays, en Afrique par exemple, sont dépositaires de ressources naturelles à forte valeur ajoutée (pétrole, diamants, etc.). Cette richesse ne sert évidemment pas les peuples, et souvent se retourne contre eux car les gouvernants l'utilisent pour financer des luttes armées. Pour Stiglitz, cette pratique n'est pas irréversible (tout comme celle de la corruption), et les mécanismes d'une bonne gouvernance sont à portée de main. Encore une fois, tout dépend de la volonté politique...

 

© Editions Fayard - 3.4 ko
© Editions Fayard
 
Démocratiser la mondialisation
Sur le plan macroéconomique, Stiglitz stigmatise deux phénomènes essentiels : le pouvoir des entreprises multinationales et le « fardeau de la dette ». Proche à la fois des altermondialistes et des grands argentiers de la planète, l'économiste néo-keynésien aimerait voir appliquer une politique à la fois plus souple (pour éviter le scénario argentin à d'autres pays) et plus interventionniste afin de calmer les ardeurs des grands groupes transfrontaliers et de réformer le système de réserves mondial. Il est évident, remarque Stiglitz, qu'il faut démocratiser la mondialisation, c'est-à-dire remettre l'homme au centre des préoccupations.

L'environnement au cœur du problème
Outre l'économie, le prix Nobel s'attarde longuement sur l'environnement : « A la différence des autres problèmes de la mondialisation, écrit-il, les problèmes environnementaux planétaires touchent tous les pays, développés et en développement ». D'après Stiglitz, les mêmes leviers de la mondialisation, qui ont été si néfastes à l'environnement ces vingt dernières années, seraient aussi efficaces dans l'autre sens. Tous les outils pour protéger notre planète sont là, à portée de main. Pour sa démonstration, il utilise l'exemple de la pêche industrielle où tous les pays piochent sans vergogne dans une ressource naturelle disponible pour tous, sans penser aux répercussions.
Joseph Stiglitz revient également sur le réchauffement planétaire, sur la conférence de Rio et le protocole de Kyoto. Même si la situation climatique vire de plus en plus vers la catastrophe annoncée, l'auteur affirme que des objectifs positifs, et réalistes à court terme, sont envisageables et que la mondialisation est porteuse, aussi paradoxal que cela puisse paraître, de tous les espoirs pour y parvenir. Finalement, tant au niveau purement économique qu'environnemental, Stiglitz met un point d'honneur à recentrer la mondialisation sur son véritable objectif : l'amélioration de la vie des individus.

Bio express
Economiste américain né en 1943, Joseph Eugene Stiglitz est l'un des plus célèbres économistes du courant des « nouveaux keynésiens ». Diplômé du Massachussetts Institute of Technology (MIT), éminent chercheur, Stiglitz cumule actuellement les casquettes : il enseigne à l'université Columbia de New York, il est rédacteur en chef de The Economist Voice, il est membre du Conseil d'Oxford pour la bonne gouvernance, et avait même été nommé par Jean-Paul II à l'Académie pontificale des sciences sociales. Théoricien de l'économie de l'information avec Akerloff et Spence (ce qui leur a valu à tous trois le prix Nobel d'économie en 2001), Stiglitz est aussi un auteur très lu : en 2002, son ouvrage sur le FMI, La grande désillusion (Editions Fayard), est un best seller traduit dans plus de 30 langues. Ce farouche opposant à George W. Bush dirige également plusieurs groupes d'études, dont un qui s'attarde sur le véritable coût de la guerre américaine en Irak.

David Hury, Octobre 2006(source rfo.fr)

Par EXCOFFIER
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Lundi 7 juillet 2008 1 07 07 2008 21:24

 

. Les crises - financière, énergétique, alimentaire... - se font toujours plus menaçantes en Occident. Et ce n'est pas fini !



La purge ne fait que commencer ! Sans vouloir jouer les Cassandre, force est de constater que tous les ingrédients d'une crise économique mondiale se mettent peu à peu en place. Certes, on a déjà connu des coups de tabac sur les marchés, des krachs, des baisses de prix dans l'immobilier, des hausses du pétrole et des matières premières, de l'inflation, un crédit rare et cher. Mais cela fait bien longtemps - au moins depuis 1973 - que nous n'avions pas été confrontés à tous ces phénomènes en même temps. La crise financière, qui a éclaté à l'été 2007 avec les subprimes, n'en est qu'à ses débuts. La facture atteindrait au minimum 1 000 milliards de dollars et les banques n'en ont purgé qu'un tiers. Tous les établissements, même ceux qui paraissent les plus solides, sont en fait vulnérables. Car on va s'apercevoir que leurs fonds propres ne sont pas aussi réels que l'on veut bien le dire, mais doivent beaucoup à l'imagination et à l'ingénierie financière.

Pénurie de crédit
Aux subprimes, saupoudrées aux quatre coins de la planète financière, vont s'ajouter les LBO. Ces achats-reventes d'entreprises ou de paquets de logements ou de bureaux, financés exclusivement par de la dette, ont été, eux aussi, disséminés, pour ne pas dire dissimulés, dans les bilans des banques. Il y en aurait pour quelques centaines de milliards de dollars supplémentaires. Les entreprises, les mètres carrés étaient devenus des ballons de rugby que les fonds de LBO se repassaient entre eux. Le ballon a fini par tomber à terre et la partie s'est arrêtée. Aujourd'hui, tout se gèle. Il n'y a plus d'acheteurs. On est passé brutalement d'un excès de liquidités, dû à une économie de la dette favorisée par le laxisme monétaire des banques centrales, à une pénurie de crédit. Le tout aggravé, en Europe, par la hausse des taux de la BCE. Ce n'est pas tant que l'argent ne soit plus là. Mais plutôt que personne ne veut prendre le moindre risque. On va glisser d'un extrême à l'autre. L'immobilier n'aura plus son carburant. Les fusions-acquisitions et les LBO non plus. Le Credit Crunch va donc s'étendre aux investissements des entreprises. Or, le monde ne souffre pas d'un excès, mais d'un manque d'investissement. C'est là un des effets pervers de la financiarisation et de la globalisation. Au nom de la rentabilité immédiate, fonds et multinationales ont privilégié le court terme. Les profits étant utilisés pour financer les dettes des LBO, les fusions-acquisitions, les rachats d'actions destinés à faire monter les cours et à valoriser les stock-options. Le tout, au détriment du long terme.

Le spectre de la stagflation
La crise énergétique - et l'envolée des prix qui en découle - vient certes d'une augmentation de la demande, mais aussi d'un sous-investissement dans l'exploration pétrolière et le développement des énergies durables. La crise alimentaire est due aux mêmes facteurs. La spéculation ne faisant qu'amplifier et aggraver la situation. Crédit rare et cher, croissance en berne, inflation montante, moral en chute libre… Le spectre de la stagflation hante l'Occident, mais les nuages s'amoncèlent aussi sur la Chine et l'Asie du Sud-Est. Seuls ceux qui sont assis sur des biens indispensables, les producteurs de matières premières, vont tirer dans l'immédiat leur épingle du jeu. Si l'on veut éviter que le pouvoir économique ne bascule définitivement de leur côté, il va falloir réinventer un modèle de croissance, à base d'innovation, d'investissements massifs à long terme, qui passent… par un nouvel endettement. Il faut solder la dette de la spéculation, pour pouvoir refaire de la dette vertueuse.

Retrouvez Jean-Michel Quatrepoint et d'autres informations politique sur le
site de la lettre A.

Samedi 05 Juillet 2008 - 08:05
Jean-Michel Quatrepoint
Par EXCOFFIER
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Mercredi 9 juillet 2008 3 09 07 2008 13:35
D'où vient le Livre blanc ? pour les amoureux de stratégie politique et de... Machiavel.

 

http://www.oecd.org/dataoecd/24/23/1919068.pdf
 

La bande des 7 de l'Elysée ( Hortefeux, Bertrand, Morano, Chatel, Wauquiez, Darcos et Woerth tiennent réunion stratégique avec Sarkozy tous les jeudis matins) a sa bible comme d'autres ont eu leur petit livre rouge...La politique du gouvernement est entièrement basée sur la méthode suivante:

La Faisabilité politique de l'ajustement par Christian Morrisson


Vous trouverez ci-joint ( et en ligne ) ce rapport de l'OCDE, qui donne les recettes pour passer LA réforme libérale. Nos plus jeunes militants ne le connaissent pas forcément.
 
Quelques bribes prises dans ce rapport….
 
Page 17 : « Un gouvernement peut difficilement stabiliser contre la volonté de l'opinion publique dans son ensemble. Il doit se ménager le soutien d'une partie de l'opinion, au besoin en pénalisant davantage certains groupes. En ce sens, un programme qui toucherait de façon égale tous les groupes ( c'est-à-dire qu'il serait neutre du point de vue social ) serait plus difficile à appliquer qu'un programme discriminatoire, faisant supporter l'ajustement à certains groupes et épargnant les autres pour qu'ils soutiennent le gouvernement. »
 
Page 30 : « Si l'on diminue les dépenses de fonctionnement, il faut veiller à ne pas diminuer la quantité de service, quitte à ce que la qualité baisse. On peut réduire, par exemple, les crédits de fonctionnement aux écoles ou aux universités, mais il serait dangereux de restreindre le nombre d'élèves ou d'étudiants. Les familles réagiront violemment à un refus d'inscription de leurs enfants, mais non à une baisse graduelle de la qualité de l'enseignement et l'école peut progressivement et ponctuellement obtenir une contribution des familles, ou supprimer telle activité. Cela se fait au coup par coup, dans une école mais non dans l'établissement voisin, de telle sorte que l'on évite un mécontentement général de la population. »
 
Page 11 : « …Pourtant, d'autres mesures, comme la coupure des investissements publics ou des dépenses de fonctionnement ( salaires exclus ), n'entraînent aucun trouble. »
 
D'autres exemples....
 
Page 17 : « Les coupures dans les budgets d'investissement ne suscitent habituellement aucune réaction, même lorsqu'elles sont sévères…./….Dans la réalité, les entreprises du bâtiment souffrent beaucoup de telles coupures qui multiplient les faillites et les licenciements. Mais ce secteur, composé surtout de petites et moyennes entreprises, n'a quasiment aucun poids politique. »
 
Page 30 : « …ou bien l'on peut supprimer des primes dans certaines administrations, en suivant une politique discriminatoire pour éviter un front commun de tous les fonctionnaires. Evidemment, il est déconseillé de supprimer les prime versées aux forces de l'ordre dans une conjoncture politique difficile où l'on peut en avoir besoin.
Comme on le voit, pourvu qu'il fasse des concessions stratégiques, un gouvernement peut, en procédant de manière graduelle et par mesures sectorielles ( et non globales ), réduire les charges salariales de manière considérable. L'essentiel est d'éviter un mouvement de grève générale dans le secteur public qui remettrait en question un objectif essentiel du programme de stabilisation : la réduction du déficit budgétaire. »
 
Page 31 : « Par exemple, si l'on réduit les salaires des fonctionnaires, il faut les baisser dans tel secteur, les bloquer en valeur nominale dans un autre et même les augmenter dans un secteur clé politiquement. »
 
Page 33 : « Par exemple, il est plus facile de faire dissoudre des piquets de grève ou de remplacer les grévistes pas d'autres salariés. Il leur est aussi plus facile de réduire le poids de ces entreprises, par exemple en diminuant le financement des investissements ou en introduisant des concurrents privés lorsque l'activité le permet. »
 
Page 34 : « Il importe donc que les mandats durent au moins 5 ans, étant entendu que le nouveau gouvernement utilise les premiers mois – la période où la résistance au statu quo est la plus faible – pour prendre les mesures impopulaires. De plus, il faut veiller au regroupement des élections, afin de ne pas transformer une série de scrutins en une suite de référendums sur l'ajustement. »
 
Page 39 : « De même, un partage des rôles entre les organisations internationales – chargées de rappeler les contraintes de l'ajustement – et les pays donateurs – accordant des aides ponctuelles d'urgence lorsque certaines mesures deviennent trop dangereuses, sans compensation, pour les ménages touchés – paraît souhaitable. »
 
 
Page 29 : « Une autre mesure politiquement risquée serait de réduire le nombre ( ou le montant ) des bourses aux lycéens et aux étudiants…./….Il est donc préférable d'agir prudemment, par exemple en bloquant le montant nominal des bourses malgré l'inflation, ou en ajoutant certaines contraintes administratives. »
 
Page 29 : « Le gouvernement a toutefois les moyens de faire appel au pragmatisme des fonctionnaires. Il peut, par exemple, explique que, le FMI imposant une baisse de 20% de la masse salariale, le seul choix possible est de licencier ou de réduire les salaires et qu'il préfère la seconde solution dans l'intérêt de tous. »
 
Page 32 : « Le gouvernement peut donc facilement organiser une coalition des gagnants pour s'appuyer sur elle contre celles des perdants. »
 
Page 18 : « …Ces réformes ne provoquent donc pas un « effet de choc » comme une hausse des prix de 50% pour des produits alimentaires. Ensuite, la plupart de ces réformes frappent certains groupes tout en bénéficiant à d'autres, de telle sorte qu'un gouvernement peut toujours s'appuyer sur la coalition des groupes gagnants contre les perdants. »
 
Page 16 : « …/…une politique monétaire restrictive, des coupures brutales de l'investissement public ou une réduction des dépenses de fonctionnement ne font prendre aucun risque à un gouvernement. Cela ne signifie pas que ces mesures n'ont pas des conséquences économiques ou sociales négatives : la chute des investissements publics ralentit la croissance pour les années à venir et met sur-le-champ des milliers d'ouvriers du bâtiment au chômage, sans allocation. Mais nous raisonnons ici en fonction d'un seul critère : minimiser les risques de troubles. »
 
Page 22 : « …/…parce que le premier objectif pour certains partis politiques n'est pas le rétablissement de l'économie, mais la conquête du pouvoir, au moment même où celui-ci est fragilisé. »
 
Page 25 : « Il faut dès l'arrivée au pouvoir insister, voire en exagérant, sur la gravité des déséquilibres, souligner les responsabilités des prédécesseurs et le rôle des facteurs exogènes défavorables…../….En revanche, dès que le programme de stabilisation a été appliqué, le gouvernement peut tenir un discours plus optimiste pour rétablir la confiance ( un facteur positif pour la reprise ), tout en s'imputant le mérite des premiers bénéfices de l'ajustement. »
 
Page 8 : « Même si un gouvernement poursuit divers objectifs comme la croissance ou le prestige international, il reste qu'habituellement son premier objectif est de rester au pouvoir…../….Lorsque le gouvernement fait des choix budgétaires, ceux-ci affectent deux catégories de dépenses : celles qui bénéficient directement à certains groupes et accroissent ce soutien,  ou celles qui contribuent au bien-être de tous à long terme, comme les investissements en infrastructures. En cas d'ajustement, les organisations internationales demandent une réduction des premières dépenses, ce qui amoindrit le soutien au gouvernement. Celui-ci peut compenser cette baisse de popularité par la répression en cas de troubles, mais elle entraîne de nombreux coûts….»
 
Page 28 : « Ces interventions peuvent paraître plus spectaculaires qu'efficaces mais, en l'occurrence, seule importe l'image que donne le gouvernement et non la portée de ses interventions. »

Par EXCOFFIER
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Jeudi 21 août 2008 4 21 08 2008 17:53
Ce que valent les promesses de Bush
La politique des droits de l'homme ne saurait s'affranchir des réalités

C'était une vraie folie, aussi criminelle que l'invasion de l'Irak en 2003, que de vouloir, comme Bush, faire entrer sans délais ni négociations l'Ukraine et la Géorgie dans l'Otan et établir ainsi un cordon sanitaire autour de la Russie. Sarkozy et Merkel ont eu raison de s'opposer à ce retour de la guerre froide. Comment imaginer un instant que Poutine laisserait faire sans réagir ? Ainsi que l'a fait remarquer récemment Bernard Guetta («Libération» du 14 août), les Etats-Unis n'auraient pas accepté une adhésion du Canada, leur voisin, au pacte de Varsovie... Autre folie que d'avoir laissé le président géorgien Saakachvili porter la guerre en Ossétie du Sud et lui avoir laissé croire que l'Occident volerait à son secours. Déjà, les Occidentaux avaient laissé, sans lever le petit doigt, les chars russes entrer à Budapest en 1956 et à Prague en 1968... Il n'est écrit nulle part que la politique des droits de l'homme doive être menée par des benêts ou des irresponsables, comme ceux qui entourent Bush.
En vérité, les relations internationales sont dominées aujourd'hui par deux principes également nécessaires, mais souvent irréconciliables : celui du respect de l'intégrité territoriale des Etats, qui vise au maintien de la paix, et celui du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, qui tend à l'extension des libertés. Il n'est pas un homme d'Etat sérieux qui puisse prétendre se réclamer de l'un de ces principes en ignorant l'autre. Du reste, ne croyons pas que le second soit toujours progressiste et le premier toujours réactionnaire. On ne peut oublier, par exemple, qu'en 1938 c'est au nom du droit des Sudètes (Allemands du nord de la Tchécoslovaquie) à disposer d'eux-mêmes que Hitler envahira le pays de Benes.
Autre exemple : fallait-il laisser Milosevic massacrer le peuple kosovar ? J'ai pensé que non et j'ai approuvé l'intervention de l'Otan contre Belgrade. Fallait-il laisser les Kosovars déclarer unilatéralement leur indépendance et s'apprêter à la reconnaître comme l'ont fait les Occidentaux ? Je continue de penser que c'était une erreur; c'est en s'appuyant sur ce précédent que les Ossètes et les Abkhazes réclament le droit de se séparer de la Géorgie et de s'unir à la Russie.
La politique des droits de l'homme, dont nous nous réclamons ici, ne saurait s'affranchir du principe de réalité. Il aurait fallu intervenir militairement contre Hitler en 1938, parce que ses desseins belliqueux étaient évidents. Peut-on faire la même analyse à propos de la Russie d'aujourd'hui ? Je ne le crois pas. Poutine a profité de l'incroyable naïveté de Saakachvili pour tenter de rétablir l'imperium russe sur le Caucase; il l'a fait avec l'abominable brutalité qu'ont déjà éprouvée les Tchétchènes, mais il ne veut pas d'une guerre mondiale. Aussi lorsque André Glucksmann et Bernard-Henri Lévy écrivent («Libération» du 14 août) «qu'attendent l'Union européenne et les Etats-Unis pour bloquer l'invasion de la Géorgie, leur amie ?», on s'interroge : comment comptent-ils s'y prendre ? Lancer un ultimatum à la Russie ? Menacer de bombarder Moscou comme hier Belgrade ? Allons donc...
Si pénible que cela soit pour notre orgueilleuse raison, la politique étrangère n'obéit pas à l'universalisme de la morale kantienne, mais au principe de proportionnalité. Cette novation révolutionnaire qu'est l'introduction des droits de l'homme dans l'ordre international ne peut s'opérer d'un coup. Hé oui ! Si regrettable que cela soit, on ne peut pour le moment appliquer à Poutine la politique que l'on a menée contre Milosevic. L'extension des droits de l'homme à l'ordre international qui se confond, n'en déplaise aux éternels adorateurs de l'ordre éternel des choses, avec l'avenir même de l'humanité ne peut se faire que par étapes, sous peine d'être déconsidérée par ses échecs. C'est folie pour un Petit d'imaginer que les Grands vont s'entretuer pour lui. C'est folie plus détestable encore de la part d'un Grand que d'entretenir des illusions chez un Petit. Peut-être les Polonais commencent-ils à réaliser ce que valent les promesses des Américains. Pauvre Géorgie, si loin de Dieu et si proche de la Russie...



 

Jacques Julliard
Le Nouvel Observateur

Trop, c'est trop...

De même que sur le problème du nucléaire le nationalisme perse ne pourra jamais être moins radical que l'islamisme iranien, de même sur le statut des Etats jadis intégrés dans l'Union soviétique, le nationalisme russe l'emportera toujours sur n'importe quelle idéologie libérale.
Nous avions cru que la chute des empires ne pouvait profiter qu'à la souveraineté des petits Etats et à la transformation des grands conflits idéologiques en petits conflits de proximité. C'est effectivement ce qui est arrivé pendant un certain temps. Mais il était évident que ce qu'une superpuissance nucléaire comme l'empire soviétique, qui de plus conserve le contrôle des grands circuits pétroliers du Caucase, avait perdu avec la chute du mur de Berlin, une nouvelle Russie se disposerait un jour à le regagner dans la résurrection de l'empire des tsars.
D'autant que si tant de Soviétiques ont pleuré le jour de la mort de Staline, l'un des despotes les plus cruels de l'histoire, c'est du fait de leur appartenance à un grand empire qui en raison de sa puissance et de son prestige compensait les effets les plus barbares de la tyrannie bolchevique.
Après avoir été le plus grand des dissidents, Soljénitsyne est devenu le plus chauvin des patriotes. Les peuples acceptent de mourir pour leur libération, ils refusent de vivre dans la déchéance. D'autre part, ou de ce fait, l'idée de vouloir à tout prix accorder aux Etats devenus indépendants, comme la Géorgie, la protection de l'Otan contre un ennemi, le communisme, qui avait disparu, ne pouvait pas être interprétée autrement que comme une intention d'accroître l'humiliation d'un empire éclaté plutôt que d'endiguer la renaissance agressive d'une ambition impériale.


C'est dans ce contexte qu'il convient d'interpréter les événements de Géorgie. C'était dans ce contexte qu'il fallait défendre les intérêts et l'indépendance des Géorgiens. Or les meilleurs esprits se sont exprimés sur tout, sauf sur cela. Les uns ont fait comme s'il y avait une idéologie panslave qui menaçait l'Europe et l'Occident et comme si négocier avec Poutine, c'était céder la Tchécoslovaquie à Hitler ou la Pologne à Staline. D'autres vont jusqu'à avancer qu'il s'agirait d'un «complot américain» ( !) pour engager la Russie à riposter d'une manière dévastatrice, un peu comme on avait accusé le premier président Bush d'avoir encouragé Saddam Hussein à envahir le Koweït. Autrement dit, le président géorgien aurait en complicité avec George Bush provoqué la riposte russe de manière à isoler Poutine pour des raisons que d'ailleurs les partisans de cette thèse ne pensent pas à exposer.
Et là j'ai envie de dire : «Trop, c'est trop.» Car il s'agit de grands événements qui méritent de grands débats et qui suscitent ici chez moi le besoin d'interrompre le silence des vacances. [J'avais cru qu'on avait atteint la frivolité la plus réjouissante sous la plume du grand érudit Alexandre Adler lorsqu'il a comparé Philippe Val, directeur de «Charlie Hebdo», au colonel Marie-Georges Picquart grâce à qui la révision du procès de l'affaire Dreyfus avait permis à la réhabilitation de l'officier juif accusé de trahison.].

 

Jean Daniel
Le Nouvel Observateur

Par EXCOFFIER
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Samedi 31 octobre 2009 6 31 10 2009 11:11
A l'initiative d'organisations syndicales (CFDT, CGT ...) et d'ONG, une campagne est lancée pour exiger la transparence des entreprises en ce domaine.
Plus qu'une simple pétition, il s'agit d'informer et d'expliquer, de développer des initiatives ...

 site :
http://www.stopparadisfiscaux.fr
Par EXCOFFIER
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