LA POLITIQUE NATIONALE
L'ACTUALITE POLITIQUE, ECONOMIQUE ET SOCIALE D'ANNECY, DE L'AGGLOMERATION ANNECIENNE
ET DE LA HAUTE-SAVOIE
par Jean EXCOFFIER
Les analyses et opinions émises sur ce blog personnel n'engagent que moi.
jean_excoffier@yahoo.fr
Par François Rebsamen Sénateur-maire de Dijon
Le président de la République a dévoilé « le grand chantier » de la réforme territoriale qui s'inscrit dans une démarche globale contre les collectivités. Une fois de plus, par dogmatisme, le président de la République stigmatise les collectivités locales et remet en cause les principes de la décentralisation. Ainsi selon lui, il y aurait d'un côté les collectivités cigales et de l'autre l'Etat fourmi. Personne ne peut le croire !
Le président de la République supprime la taxe professionnelle des entreprises, sans contrepartie en terme d'emploi. C'est une atteinte sans précédent à l'autonomie financière des collectivités et la perte d'une de leurs principales ressources. Mais les grands perdants de cette suppression seront les ménages, dont les impôts vont augmenter.
Ce n'est pas la première fois que ce gouvernement use de l'argument budgétaire contre les collectivités. Cette tendance s'est accélérée depuis que la gauche n'a cessé de remporter des territoires et d'être majoritaire dans les régions, les départements et les grandes villes. Ce projet de loi vise véritablement à réduire le nombre de collectivités… gérées majoritairement par la gauche. De plus, il caractérise un recentrage évident de la pratique démocratique, réduisant davantage les politiques de proximité menées par les élus locaux, au plus près des besoins des Français touchés par la crise.
Le projet du président de la République est un signe supplémentaire de la dérive du quinquennat. Nicolas Sarkozy ne supporte pas l'existence de contre-pouvoirs locaux et veut donc démanteler la décentralisation pour tenter de mettre la main sur les collectivités territoriales. Il nous faut donc combattre ce projet de loi.
Ce combat pour la démocratie locale dépasse largement les clivages traditionnels et le fonctionnement
administratif de nos collectivités. Il aura lieu au Parlement, mais doit s'appuyer plus largement sur la mobilisation de tous les élus locaux et sur celles des citoyens qu'ils
représentent.
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