LA POLITIQUE NATIONALE
L'ACTUALITE POLITIQUE, ECONOMIQUE ET SOCIALE D'ANNECY, DE L'AGGLOMERATION ANNECIENNE
ET DE LA HAUTE-SAVOIE
par Jean EXCOFFIER
Les analyses et opinions émises sur ce blog personnel n'engagent que moi.
jean_excoffier@yahoo.fr
| Décembre 2009 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | |||||
| 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | ||||
| 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | ||||
| 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | ||||
| 28 | 29 | 30 | 31 | |||||||
|
||||||||||
http://www.oecd.org/dataoecd/24/23/1919068.pdf
La bande des 7 de l'Elysée ( Hortefeux, Bertrand, Morano, Chatel, Wauquiez, Darcos et Woerth tiennent réunion stratégique avec Sarkozy
tous les jeudis matins) a sa bible comme d'autres ont eu leur petit livre rouge...La politique du gouvernement est entièrement basée sur la méthode suivante:
La Faisabilité politique de l'ajustement par Christian
Morrisson
Vous trouverez ci-joint ( et en ligne ) ce rapport de l'OCDE, qui donne les recettes pour passer LA réforme libérale. Nos plus jeunes
militants ne le connaissent pas forcément.
Quelques bribes prises dans ce rapport….
Page 17 : « Un gouvernement peut difficilement
stabiliser contre la volonté de l'opinion publique dans son ensemble. Il doit se ménager le soutien d'une partie de l'opinion, au besoin en pénalisant davantage certains groupes. En ce sens, un
programme qui toucherait de façon égale tous les groupes ( c'est-à-dire qu'il serait neutre du point de vue social ) serait plus difficile à appliquer qu'un programme discriminatoire, faisant
supporter l'ajustement à certains groupes et épargnant les autres pour qu'ils soutiennent le gouvernement. »
Page 30 : « Si l'on diminue les dépenses de
fonctionnement, il faut veiller à ne pas diminuer la quantité de service, quitte à ce que la qualité baisse. On peut réduire, par exemple, les crédits de fonctionnement aux
écoles ou aux universités, mais il serait dangereux de restreindre le nombre d'élèves ou d'étudiants. Les familles réagiront violemment à un refus d'inscription de leurs enfants, mais non à une
baisse graduelle de la qualité de l'enseignement et l'école peut progressivement et ponctuellement obtenir une contribution des familles, ou supprimer telle activité. Cela se fait au coup par
coup, dans une école mais non dans l'établissement voisin, de telle sorte que l'on évite un mécontentement général de la population. »
Page 11 : « …Pourtant, d'autres mesures, comme
la coupure des investissements publics ou des dépenses de fonctionnement ( salaires exclus ), n'entraînent aucun trouble. »
D'autres exemples....
Page 17 : « Les coupures dans les budgets d'investissement ne suscitent habituellement aucune réaction, même
lorsqu'elles sont sévères…./….Dans la réalité, les entreprises du bâtiment souffrent beaucoup de telles coupures qui multiplient les faillites et les licenciements. Mais ce secteur, composé
surtout de petites et moyennes entreprises, n'a quasiment aucun poids politique. »
Page 30 : « …ou bien l'on peut supprimer
des primes dans certaines administrations, en suivant une politique discriminatoire pour éviter un front commun de tous les fonctionnaires. Evidemment, il est déconseillé de supprimer les prime
versées aux forces de l'ordre dans une conjoncture politique difficile où l'on peut en avoir besoin.
Comme on le voit, pourvu qu'il fasse des concessions stratégiques, un gouvernement peut, en procédant de manière
graduelle et par mesures sectorielles ( et non globales ), réduire les charges salariales de manière considérable. L'essentiel est d'éviter un mouvement de grève générale dans le secteur public
qui remettrait en question un objectif essentiel du programme de stabilisation : la réduction du déficit budgétaire. »
Page 31 : « Par exemple, si l'on réduit les salaires des fonctionnaires, il faut les baisser dans tel secteur, les
bloquer en valeur nominale dans un autre et même les augmenter dans un secteur clé politiquement. »
Page 33 : « Par exemple, il est plus facile de faire dissoudre des piquets de grève ou de remplacer les grévistes
pas d'autres salariés. Il leur est aussi plus facile de réduire le poids de ces entreprises, par exemple en diminuant le financement des investissements ou en introduisant des concurrents privés
lorsque l'activité le permet. »
Page 34 : « Il importe donc que les mandats durent au moins 5 ans, étant entendu que le nouveau gouvernement
utilise les premiers mois – la période où la résistance au statu quo est la plus faible – pour prendre les mesures impopulaires. De plus, il faut veiller au regroupement des élections,
afin de ne pas transformer une série de scrutins en une suite de référendums sur l'ajustement. »
Page 39 : « De même, un partage des rôles entre les organisations internationales – chargées de rappeler les
contraintes de l'ajustement – et les pays donateurs – accordant des aides ponctuelles d'urgence lorsque certaines mesures deviennent trop dangereuses, sans compensation, pour les ménages touchés
– paraît souhaitable. »
Page 29 : « Une autre mesure politiquement
risquée serait de réduire le nombre ( ou le montant ) des bourses aux lycéens et aux étudiants…./….Il est donc préférable d'agir prudemment, par exemple en bloquant le montant nominal des bourses
malgré l'inflation, ou en ajoutant certaines contraintes administratives. »
Page 29 : « Le gouvernement a toutefois
les moyens de faire appel au pragmatisme des fonctionnaires. Il peut, par exemple, explique que, le FMI imposant une baisse de 20% de la masse salariale, le seul choix possible est de licencier
ou de réduire les salaires et qu'il préfère la seconde solution dans l'intérêt de tous. »
Page 32 : « Le gouvernement peut donc
facilement organiser une coalition des gagnants pour s'appuyer sur elle contre celles des perdants. »
Page 18 : « …Ces réformes ne provoquent
donc pas un « effet de choc » comme une hausse des prix de 50% pour des produits alimentaires. Ensuite, la plupart de ces réformes frappent certains groupes tout en bénéficiant à d'autres, de
telle sorte qu'un gouvernement peut toujours s'appuyer sur la coalition des groupes gagnants contre les perdants. »
Page 16 : « …/…une politique monétaire
restrictive, des coupures brutales de l'investissement public ou une réduction des dépenses de fonctionnement ne font prendre aucun risque à un gouvernement. Cela ne signifie pas que ces mesures
n'ont pas des conséquences économiques ou sociales négatives : la chute des investissements publics ralentit la croissance pour les années à venir et met
sur-le-champ des milliers d'ouvriers du bâtiment au chômage, sans allocation. Mais nous raisonnons ici en fonction d'un seul critère : minimiser les risques de troubles. »
Page 22 : « …/…parce que le premier objectif
pour certains partis politiques n'est pas le rétablissement de l'économie, mais la conquête du pouvoir, au moment même où celui-ci est fragilisé. »
Page 25 : « Il faut dès l'arrivée au pouvoir
insister, voire en exagérant, sur la gravité des déséquilibres, souligner les responsabilités des prédécesseurs et le rôle des facteurs exogènes défavorables…../….En revanche, dès que le
programme de stabilisation a été appliqué, le gouvernement peut tenir un discours plus optimiste pour rétablir la confiance ( un facteur positif pour la reprise ), tout en s'imputant le mérite
des premiers bénéfices de l'ajustement. »
Page 8 : « Même si un gouvernement poursuit
divers objectifs comme la croissance ou le prestige international, il reste qu'habituellement son premier objectif est de rester au pouvoir…../….Lorsque le gouvernement fait des choix
budgétaires, ceux-ci affectent deux catégories de dépenses : celles qui bénéficient directement à certains groupes et accroissent ce soutien, ou celles qui contribuent au bien-être de tous
à long terme, comme les investissements en infrastructures. En cas d'ajustement, les organisations internationales demandent une réduction des premières dépenses, ce qui amoindrit le soutien au
gouvernement. Celui-ci peut compenser cette baisse de popularité par la répression en cas de troubles, mais elle entraîne de nombreux
coûts….»
Page 28 : « Ces interventions peuvent paraître
plus spectaculaires qu'efficaces mais, en l'occurrence, seule importe l'image que donne le gouvernement et non la portée de ses interventions. »
Commentaires Récents