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Samedi 17 mai 2008

PARIS (Reuters) - Ségolène Royal a définitivement lancé les hostilités au Parti socialiste en annonçant sa candidature à la succession de François Hollande.Jean-Christophe Cambadélis a déploré samedi que le parti, "une pétaudière", devienne le théâtre d'une "querelle des égos".

"J'ai vraiment l'impression qu'on est en train de transformer le PS en une pétaudière (...), en une espèce de gigantesque querelle des égos", a déclaré le député parisien sur France Info.

"Le problème n'est pas seulement d'avoir un leader, mais d'avoir une orientation", a ajouté ce proche de Dominique Strauss-Kahn, affirmant être "très inquiet" pour le Parti socialiste.

Pour Jean-Christophe Cambadélis, cette "course entre les présidentiables est vraiment insupportable".

La décision était attendue, le moment, moins.

Ségolène Royal a annoncé officiellement vendredi soir, lors d'un "atelier citoyen" dans le XXe arrondissement de Paris, son intention de conquérir la direction du PS lors du congrès de Reims, en novembre.

"On ne respecte ni les règles, ni le calendrier, ni les militants", a regretté Jean-Christophe Cambadélis, rappelant que le dépôt des contributions doit intervenir au plus tard le 1er juillet, celui des motions le 13 septembre.

Mais l'embellie dans les sondages - et dans l'esprit des militants - du maire de Paris Bertrand Delanoë, autre prétendant de taille, a incité la présidente de la région Poitou-Charentes à prendre son rival de vitesse.

"Si les militants en décident ainsi et l'estiment utile pour le Parti socialiste, j'accepterai avec joie et détermination d'assumer cette belle mission de chef du parti", a dit vendredi soir Ségolène Royal devant quelque 500 personnes.

"Le vrai risque, ce n'est pas l'affrontement, c'est que, sous prétexte de l'éviter, rien ne change", a-t-elle répondu à ses détracteurs.

"Il n'y a pas de risque d'affrontement de guerre des chefs puisque les militants n'en veulent pas", a-t-elle assuré à l'adresse notamment de Pierre Moscovici qui, lui aussi, craint une joute des présidentiables dans l'arène de Reims.

"Nous devons en faire le parti de toute la société française, engagé dans les luttes de son temps, responsable, moderne et capable de faire vivre nos valeurs de justice sociale", a-t-elle plaidé, défendant sa méthode "participative" - fonder son projet politique sur une questionnaire aux militants.

L'ex-candidate à la présidentielle 2007 affirme bénéficier pour l'heure du soutien de 25 fédérations départementales, notamment le Var et la Somme.

Par EXCOFFIER - Publié dans : Congrès du PS
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