LA POLITIQUE NATIONALE
L'ACTUALITE POLITIQUE, ECONOMIQUE ET SOCIALE D'ANNECY, DE L'AGGLOMERATION ANNECIENNE
ET DE LA HAUTE-SAVOIE
par Jean EXCOFFIER
Les analyses et opinions émises sur ce blog personnel n'engagent que moi.
jean_excoffier@yahoo.fr
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Au bout d'un an, plus que 36% d'opinions favorables...
Sarkozy : les illusions perdues
Son omniprésence et sa frénésie de réformes donnent le spectacle déprimant d'un couteau suisse dont toutes les lames seraient ébréchées. A la déception d'aujourd'hui, on
mesure l'ampleur des espoirs suscités hier
Finalement, gouverner est plus facile que je ne le pensais», confie, bravache ou inconscient, Nicolas Sarkozy à notre confrère «le Point». Il y a là un
lointain écho à Mussolini qui déclarait jadis : «L'Italie n'est pas difficile à gouverner», et qui ajoutait, désabusé, «mais cela ne sert à rien !». De la France de Sarkozy, on
est tenté de dire à notre tour : elle est moins difficile à réformer qu'on ne le prétend souvent, mais cela ne sert à rien non plus !
Depuis un an, nous avons vécu dans une véritable orgie de réformes de toutes farines, de toutes tailles et de tous azimuts; réformes projetées, réformes ébauchées, réformes avortées, réformes
réussies, mais, dans presque tous les cas, réformes sans effet. Nous restons dans l'univers du «Guépard» : il faut que tout change afin que tout demeure comme avant. Les usagers des transports
ont-ils vu quelque chose de changé les jours de grève ? La détaxation des «heures sup» a-t-elle accru le pouvoir d'achat des salariés ? L'autonomie des universités, peu contestable dans son
principe, en a-t-elle, pour le moment, modifié les cursus et le fonctionnement ?
La liste est longue de ces réformes en trompe-l'oeil ou en eau de boudin, sans parler de celles qui coûteront plus cher qu'elles ne rapporteront, comme l'extinction progressive des régimes
spéciaux de retraite. Certes, soyons équitables : certaines démarches ont été des réussites, comme la mise sur pied d'un traité européen abrégé, ou la réforme de la représentativité des
syndicats, mais ce ne sont pas les plus nombreuses.
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Jacques Julliard
FALLAIT-IL vraiment infliger à la France 90 minutes de discours répétitifs parce que Nicolas Sarkozy dévisse dans les sondages et même dans le cœur des Français qui ont voté pour lui ? Que reste-t-il de cette heure et demie ? Un discours à peu près cohérent sur l'immigration, sur l'enseignement, sur sa tactique envers la Chine avant les Jeux Olympiques. Mais pour le reste la confiance est brisée et les mots présidentiels sonnent creux. Etait-il indispensable de réunir un plateau de cinq journalistes pour qu'à une exception près, celle d'Yves Calvi, on assiste à une interview où le Président pouvait parler impunément sans qu'on le reprenne sur ses affirmations les plus douteuses ? Etait-il nécessaire de le laisser s'enferrer sur les questions du pouvoir d'achat, la plus gênante de toutes, parce qu'il ne pouvait que biaiser en reprenant la ficelle usée des 35 heures contre lesquelles il aurait été "élu pour la réhabilitation de la valeur travail" ? N'était-il pas possible de l'interroger, justement, sur les effets pervers de ses lois sur l'héritage qui privilégient l'économie de la rente et non la réhabilitation du travail ? N'était-il pas possible, puisqu'il condamnait les spéculateurs, de lui demander comment il allait s'y prendre pour les sanctionner, comme il s'apprête à sanctionner les chômeurs? N'était-il pas possible lorsqu'il a annoncé qu'il allait affecter un peu plus d'un milliard au RSA de lui demander ce qu'allait en penser Martin Hirsch qui chiffrait cette mesure au bas mot à trois milliards ? N'était-il pas possible de lui demander pourquoi, lui qui affirmait avoir lancé "55 réformes, parce que tout se tient", pourquoi il avait cédé à tous les corporatismes, surtout ceux de l'électorat de droit, sur les niches fiscales, sur les taxis et les médecins ? N'était-il pas possible, face à cette bien soudaine modestie, de lui demander puisqu'il reconnaissait avait "fait des erreurs", de quelles erreurs il s'agissait ? Puisqu'il a souligné que son élection avait crée "beaucoup d'attentes" et qu'il avait été élu pour donner le sentiment aux plus fragiles qu'ils sont protégés, pourquoi ne l'a-t-on pas interrogé sur ses déclarations de Matamore colbertiste lors de sa visite à l'aciérie de Gandrange, alors qu'hier l'Elysée affirmait qu'il "n'a jamais été question de présenter un nouveau plan" ? Finalement comment, en un an, cet homme a pu vider de leur substance les mots qu'il prononce en les transformant en un baratin de joueur de bonneteau ? Jean-Marcel Bouguereau
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