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8 novembre 2007 4 08 /11 /novembre /2007 11:03

RESOLUTION DU CONSEIL NATIONAL

DU SAMEDI 27 OCTOBRE 2007

 

 

Nicolas Sarkozy, qui avait inscrit son élection dans le volontarisme politique et la rupture, mène sa politique dans la continuité de celle conduite par la droite depuis 5 ans, en servant les plus fortunés par des cadeaux fiscaux et en demandant à tous les autres Français des efforts douloureux.

 

L’austérité que nous avions dénoncée dès cet été est maintenant établie.

 

La politique conduite depuis six mois aboutit aujourd’hui à trois échecs :

 

  • Echec économique d’abord avec une croissance en berne et qui ne dépassera pas 1,8 % pour 2007, et dont les prévisions les plus réalistes pour 2008 oscillent autour de 1,5 %. La conséquence de cette faible croissance, après les 15 milliards de cadeaux faits au printemps, se traduit par le creusement du déficit public à 42 milliards d’euros en 2008 et l’explosion de la dette de la France (plus de 32 milliards au cours du second semestre 2007).

 

  • Echec social : dans le contexte d’aujourd’hui, les Français subissent de plein fouet la baisse de leur pouvoir d’achat, avec la conjugaison de deux facteurs majeurs : l’augmentation de tous les prix de consommation courante –alimentation, énergie, loyers- et la stagnation des salaires dans la fonction publique et pour l’ensemble des salariés. Aucun coup de pouce n’aura été donné au SMIC, aucune mesure n’aura été prise pour la rentrée scolaire ; rien n’est fait pour maîtriser les prix de l’énergie et rien n’est prévu pour l’encadrement de l’augmentation des loyers qui pèsent de plus en plus lourd dans le budget des Français. S’ajoutent à cela, les annonces faites sur la politique de la santé où l’on demandera demain aux malades, avec les franchises, de financer les mesures prises pour d’autres malades et de combler le déficit de la Sécurité Sociale qui s’élève à 6 milliards d’euros.

 

  • Echec sur l’emploi : le taux de chômage, la précarité dans l’emploi ne cessent de s’accroître. Et la seule mesure évoquée est le fameux slogan « travailler plus pour gagner plus » qui vise à favoriser le recours aux heures supplémentaires. Dans un contexte de croissance faible, ce sera sans aucun effet d’autant que la complexité des mesures rend impossible son application dans les entreprises. De plus, l’objectif affiché par le Medef de modifier le contrat de travail aura pour conséquence d’accélérer la précarité dans l’emploi qui est déjà, pourtant, extrêmement forte aujourd’hui dans notre pays.

 

 

Face à ce constat, le gouvernement s’engage dans une fuite en avant de plus en plus douloureuse pour les Français : diminution des crédits budgétaires pour l’investissement dans l’entreprise, l’Education, l’environnement, la santé ; diminution drastique du nombre de postes dans la fonction publique –et en particulier dans l’Education nationale ce qui conduit d’ores et déjà à de grandes difficultés pour cette rentrée ; augmentation des prélèvements obligatoires, avec en perspective une hausse de la CRDS, des franchises médicales, de la redevance télé et un relèvement de la TVA.

Après les cadeaux pour les plus aisés, c’est l’austérité pour tous les Français.

 

Devant cette situation, les Français se mobilisent pour leur pouvoir d’achat et les appels unitaires se multiplient comme l’appel dans la fonction publique du 20 novembre prochain. Preuve que les Français n’acceptent ni la méthode ni les projets du gouvernement.

Les socialistes condamnent cette politique et en dénoncent les conséquences en termes économique et social.

 

Pour les socialistes, il faut changer de politique en mettant l’accent sur trois engagements clairs :

 

  • Le premier est de favoriser la croissance en soutenant les entreprises qui investissent et qui innovent –en particulier en termes écologiques- au détriment de celles qui rémunèrent le capital financier.

 

  • Le deuxième est de conditionner les baisses de cotisations sociales accordées aux entreprises –notamment aux PME/PMI- à la création d’emplois et à l’augmentation des salaires.

 

  • Le troisième est de mettre en place une politique de justice sociale qui passe par un effort partagé sur la fiscalité (revenir sur les baisses d’impôts) et faire contribuer de manière plus large l’ensemble des revenus –en particulier les revenus financiers- à la solidarité pour financer la santé et les retraites.

 

Le Parti socialiste, dès les élections municipales, cherchera à assurer le plus large rassemblement à gauche pour être utile aux Français pour une politique juste socialement, efficace économiquement et durable écologiquement.

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