Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Recherche

30 septembre 2007 7 30 /09 /septembre /2007 17:45
Par Martin Ouellet AP - Mardi 18 septembre, 01h56

QUEBEC - Cette fois, pas de déclaration incendiaire en faveur de la souveraineté. Ségolène Royal juge au contraire que "les choses ont évolué" au Québec depuis que le Parlement fédéral a reconnu la nation québécoise.

La candidate socialiste française défaite à l'élection présidentielle du printemps dernier a entrepris lundi un périple de quatre jours au Québec, avec la ferme intention de ne soulever aucune polémique sur la question nationale. Accompagnée de René DOSIERE, député.
Egalement dans la délégation : Jacques BARBIER, président du Pôle Régional des éco-industries, directeur  général de VALAGRO, Bertrand LAUNAY, directeur général de la société Jouffray-Drillaud, Jean-Noël SIMONNEAU, chef d'entreprise, Président de la société CILC SA, Gérard ABONNEAU, Directeur de la Chambre régionale de l'économie sociale et solidaire de Poitou-Charentes, Dominique BESNEHARD, agent d'artistes, conseiller pour la culture


Au terme d'une courte rencontre de courtoisie avec le maire suppléant de la ville de Québec, Jacques Jolie-Coeur, la présidente de la région de Poitou-Charentes a refusé d'exprimer à nouveau publiquement sa sympathie pour le mouvement souverainiste québécois.

"Je savais bien que vous alliez me poser cette question, mais je vais vous décevoir. Je ne veux pas alimenter cette polémique", a-t-elle déclaré aux journalistes québécois et français qui l'attendaient dans la salle du conseil municipal.

Comme elle l'a fait la veille, l'ancienne représentante de la gauche a dit assumer entièrement les propos qu'elle a tenus en France le 22 janvier dernier à la suite d'un entretien avec l'ancien chef du Parti québécois (PQ) André Boisclair.

Au sujet de ses affinités avec l'option souverainiste, elle avait alors déclaré: "elles sont conformes aux valeurs qui nous sont communes, c'est-à-dire la souveraineté et la liberté du Québec. Je pense que le rayonnement du Québec et la place qu'il occupe dans le coeur des Français va dans ce sens".

Huit mois plus tard, Mme Royal soutient que la formule qu'elle a employée "a été déformée" par ses adversaires politiques, alors que la campagne présidentielle battait son plein.

"Vous savez très bien que nous étions en période électorale et que les propos ont été déformés, instrumentalisés, ont servi de polémique et c'est pourquoi je n'ai pas l'intention d'y revenir", a-t-elle insisté.

Par la suite, après une rencontre avec le Premier ministre Jean Charest à son bureau de Québec, l'ancienne aspirante à la présidence de la République a fait comprendre qu'elle ne désirait plus s'engager sur le terrain miné de la question nationale.

Ce dossier, a-t-elle dit, n'a même "pas été abordé" lors de son tête-à-tête avec le Premier ministre et cela, "parce qu'il y a une diversité d'opinions au Québec qui ont la légitimité d'exister en tant que telles".

"En plus aujourd'hui, les choses ont évolué, il y a une motion qui a été votée sur le Québec reconnu en tant que nation", a ajouté l'ancienne candidate socialiste. Pourtant, la motion reconnaissant la nation québécoise avait été adoptée depuis presque deux mois aux Communes -novembre 2006- lorsque Mme Royal a exprimé sa position sur la souveraineté du Québec.

Présidente de la région de Poitou-Charentes, d'où sont originaires de nombreux Québécois, Mme Royal est en visite au Québec pour préparer le 400e anniversaire de la capitale en 2008. La première ville du Québec a été fondée par le Français Samuel de Champlain, né à Brouage en Charente-Maritime.

Ségolène Royal dit aussi venir s'inspirer sur place de la "réussite économique" du Québec et du Canada et des actions mises de l'avant par le gouvernement québécois en matière de protection de l'environnement.

A cet égard, Mme Royal a déploré qu'Ottawa "n'ait pas ratifié le protocole de Kyoto", une affirmation inexacte puisque la convention a été signée par l'ancien gouvernement libéral fédéral, même si l'actuel gouvernement conservateur à Ottawa se montre peu enclin à la mettre en oeuvre. AP

ar/cpf


AFP -
QUEBEC (AFP) - ."Pardonnez-leur car ils ne savent pas ce qu'ils font", a répliqué lundi Ségolène Royal à ses détracteurs du Parti socialiste, dont Lionel Jospin qui a mis en doute les "capacités politiques" de l'ex-candidate à la présidence, dénonçant en même temps le "sexisme" dont elle se dit victime.

"Au fond ce qui me vient à l'esprit, c'est peut-être cette parole de la Bible +pardonnez-leur parce qu'ils ne savent pas ce qu'ils font+. Donc, je pardonne à tous ceux qui m'agressent parce que d'abord je pense qu'ils me font moins de mal à moi qu'aux socialistes, qu'à toute la gauche", a déclaré Mme Royal.

L'ex-candidate socialiste entamait lundi une visite de quatre jours au Québec, son premier grand déplacement à l'étranger depuis sa défaite à l'élection présidentielle. Mais elle a été rejointe par la polémique en France née de la parution dans le quotidien Libération d'extraits d'un livre à paraître du candidat socialiste à la présidentielle de 2002, Lionel Jospin, dans lequel il la critique vivement.

Lionel Jospin estime que Ségolène Royal n'a pas "les qualités humaines" ni "les capacités politiques" pour diriger le Parti socialiste et a invité la formation politique à ne pas répéter en 2012 la même "illusion" que cette année.

"Je crois aussi malheureusement qu'il y a, et peut-être est-ce aussi inconscient, dans toutes ces attaques, du sexisme et à le voir à ce point aussi fort, j'en suis moi-même surprise, je pense qu'il s'apparente au racisme", a lancé Mme Royal. "J'ai l'impression en lisant tous ces ouvrages que si j'étais Jeanne d'Arc, j'aurais déjà été brûlée vive", a-t-elle ironisé, tout en s'interrogeant sur cette "haine" et cette "violence" dirigée contre elle.

L'ex-candidate socialiste a souligné sa détermination à poursuivre son combat politique. "Je suis là, je suis bien là, et j'ai bien l'intention de continuer", a-t-elle répété lors d'un point de presse dans la capitale québécoise. Dans l'après-midi, elle a dénoncé ce qu'elle a qualifié d'"alignement" du président français Nicolas Sarkozy sur son homologue américain George W. Bush, y voyant "un danger non négligeable pour la sécurité en France".

Elle aussi jugé que des déclarations du ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner "méritaient quand même un certain éclaircissement". Ce dernier a estimé que le monde devait se préparer à la possibilité d'une guerre avec l'Iran si ce pays persistait dans son refus de suspendre son programme nucléaire controversé.

La présidente de la région Poitou-Charentes s'est entretenue lundi avec le Premier ministre du Québec, Jean Charest, ainsi qu'avec le chef de l'opposition Mario Dumont (ADQ, droite). Elle devait rencontrer mardi Pauline Marois, nouveau chef du Parti Québécois (PQ, indépendantiste).

Mme Royal a déclaré être venue au Québec dans le cadre de la préparation du 400e anniversaire en 2008 de la ville de Québec, fondée par le géographe et explorateur Samuel de Champlain, originaire de Brouage, en Charente-maritime (sud-ouest de la France), mais aussi pour observer le Canada et le Québec qui sont dans certains domaines en "avance" sur la France. Elle devait signer mardi des accords sur "les écos-industries" et visiter un institut psychiatrique spécialisé dans le traitement des délinquants sexuels récidivistes. 


J'étais au Québéc lors de la venue de S. Royal. Je peux témoigner que les Français du Québec - qui ont largement voté pour elle aux Présidentielles - la soutiennent toujours. La salle prévue pour cette rencontre s'est avérée bien trop petite.                                                                      J. Excoffier

Partager cet article

Repost 0

commentaires