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Vendredi 12 septembre 2008 5 12 /09 /2008 19:03
Les élus d'opposition au conseil municipal d'Annecy-le-Vieux organisent
 
le jeudi 18 septembre à 20h à l'espace rencontre
une réunion publique sur le thème du développement durable et des éco quartiers.
 
Par EXCOFFIER - Publié dans : Chronique de l'agglomération annécienne
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Jeudi 11 septembre 2008 4 11 /09 /2008 17:47

 

Objet : Pétition pour la gratuité du parking du nouvel hôpital de l'agglomération d'Annecy


Hello, Hé  oui, tout se paie, même le stationnement dans un parking
        d'hôpital et même si vous devez vous y rendre pour des  consultations !
C'est  génial ! On vit une époque formidable ! Si  t'es moche, con, malade
        et fauché alors gares toi sur le parking de casto.

Parce que le parking du nouvel hôpital c'est 1.10 de l'heure et en moyenne
        une consultation (si le médecin n'a pas de retard...), c'est bien 2  heures !


Si  vous êtes comme moi et les 2000 qui ont déjà signés la pétition  « Pour
        la gratuité du parking du nouvel hôpital d'ANNECY pour les  patients ».

Si vous  vous sentez concerné, même vaguement alors donnez nous votre
        signature  en vous rendant sur :


                        http://www.lapetition.com/sign1.cfm?numero=1765

Faire suivre SVP.

Par EXCOFFIER - Publié dans : Chronique de l'agglomération annécienne
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Mercredi 10 septembre 2008 3 10 /09 /2008 18:46
PARIS,  8 septembre 2008 (AFP) - Delphine Batho (PS), proche de Ségolène Royal, a rappelé lundi à François Bayrou que le rapprochement auquel il appelle aujourd'hui avec les socialistes aurait pu se faire "en 2007" mais qu'il était alors "resté enfermé dans un discours ni droite, ni gauche".
"Le fait de battre Nicolas Sarkozy, on pouvait le faire en 2007", lors de l'élection présidentielle, a déclaré la députée des Deux-Sèvres sur i-Télé.
Elle a souligné que M. Bayrou était alors "resté enfermé dans un discours ni droite, ni gauche", en réponse à la proposition d'alliance de Mme Royal. "Aujourd'hui, je constate qu'il évolue, c'est tant mieux mais il y a encore des choses à clarifier", a-t-elle ajouté, rappelant "les impasses auxquelles a conduit sa stratégie lors des élections municipales".
"Au-delà des faux débats, tout le monde est d'accord là-dessus" au PS : il faut "rassembler la gauche d'abord et ensuite attirer les démocrates", a-t-elle ajouté.
Selon Mme Batho, la proposition de M. Bayrou est "une invitation aux socialistes à ne pas mettre entre parenthèses leur travail d'opposition et de propositions pendant leur congrès, sinon d'autres peuvent être tentés de prendre la place".
François Bayrou a appelé dimanche les socialistes à se rapprocher du MoDem pour réussir l'"alternance" en 2012, lors de l'université d'été de son parti à Cap Estérel (Var).

Par EXCOFFIER - Publié dans : Actualité politique nationale
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Mercredi 10 septembre 2008 3 10 /09 /2008 18:43

Chères amies, chers amis,


Le monde qui vient laisse apparaître d'immenses défis. Circulation folle de l'argent, pauvreté, crise alimentaire, délocalisations sauvages, crise écologique et climatique, conflits et guerres : voici la mondialisation malheureuse, celle qui interroge chaque citoyen, en France et dans le monde.

Mais la mondialisation n'entraîne pas que des désastres. La science, grâce à une recherche sans frontières, a repoussé les limites de la vie et amélioré la santé des humains. Les nouvelles technologies de la communication ont unifié le monde plus vite que des siècles d'exploration maritime. Les investissements se réalisent aux quatre coins de la planète et créent de la richesse. Les accords internationaux organisent peu à peu une communauté juridique et politique mondiale.

Il n'est donc pas trop tard : soit la mondialisation provoque un progrès de civilisation. C'est possible. Soit elle est porteuse de toujours plus de malheurs. C'est possible aussi. C'est de la volonté politique que cela dépendra.


Le Rassemblement de la fraternité et de l'avenir est un évènement citoyen, ouvert à toutes celles et ceux qui veulent bâtir un monde meilleur.

Il se tiendra au Zénith de Paris

le 27 septembre 2008

de 18 à 22 heures


Education, santé, travail, écologie, lutte contre la pauvreté : des responsables d'associations, des syndicalistes, des artistes viendront partager leur vision des enjeux qui nous attendent.

Moment de réflexion collective, le rassemblement sera aussi un évènement festif : des grands noms de la chanson donneront un concert, pour que la joie d'être ensemble et de préparer l'avenir soit plus forte que la gravité de l'époque.

Vous pouvez nous aider à organiser le Rassemblement de la fraternité et de l'avenir, en envoyant vos dons, grâce au formulaire que vous trouverez en pièce jointe (dons plafonnés à 7 500 euros par an et par personne et dzfiscalisés pour 66 %, dans la limite de 20 % du revenu imposable).

Nous espérons vous y voir nombreux.

L'équipe de Ségolène Royal

Par EXCOFFIER - Publié dans : Refondation du PS
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Mercredi 10 septembre 2008 3 10 /09 /2008 18:38
Par Marie Quenet
Le Journal du Dimanche

 

Dimanche 07 Septembre 2008
 
Malgré sa défaite à la présidentielle puis sa chute dans les sondages, Ségolène Royal est confiante et déterminée. Elle souligne qu'elle reste la "plus sollicitée dans le monde entier pour représenter les socialistes", et s'émeut quand elle est accueillie par quelque 500 militants pour une séance de dédicaces. Pour la pérennité du PS, elle appelle à laisser les militants voter librement et au rassemblement.
 
"C'est une plaisanterie?" Hier, dans la voiture qui file à une séance de dédicace à Avignon, Ségolène Royal fait mine de s'étonner quand on lui demande si elle joue l'extérieur contre l'appareil pour prendre le PS. Elle balaie les critiques qui lui ont reproché son passage éclair à La Rochelle, la semaine dernière. "J'étais invitée par le Parti démocrate italien. C'est moi qui suis la plus sollicitée dans le monde entier pour représenter les socialistes." L'ex-candidate à la présidentielle n'en démord pas. Elle a beau chuter dans les sondages, rien ne la perturbe. Elle sourit: "J'avance de façon très sereine." Elle compte sur les militants: "Ce qui me rassure, c'est que dans le secret de l'isoloir ils vont voter beaucoup plus librement que ce qu'on veut bien dire. Les anciens courants ne riment plus à rien."

Le terrain lui va bien, où elle retrouve des traces de la ferveur passée. Quelques minutes plus tôt, elle était acclamée par quelque 500 militants dans un gymnase surchauffé de Bourg-Saint-Andéol (Ardèche). L'hymne de sa campagne présidentielle passe en boucle. Des banderoles et des posters de 2007 sont ressortis. On la sent très émue. Mais elle refuse d'admettre sa nostalgie. Elle lance seulement, un peu revancharde: "Cela va à l'encontre de tous ceux qui pensent qu'ils vont pouvoir effacer la présidentielle. Vous voyez que ce n'est pas possible!"

"On n'effacera pas la présidentielle"

Ainsi avance l'infatigable. Elle multiplie les rencontres et les fêtes de la rose. Elle en est à une quinzaine de séances de dédicace, sera bientôt à Rennes, Caen, Brive, Saint-Etienne, Paris enfin, le 16 septembre à la Fnac Saint-Lazare pour un débat avec Alain Touraine. Et le bouquet final, un rassemblement au Zénith le 27 septembre. Elle s'amuse. "Ceux qui critiquent le Zénith n'ont qu'à faire pareil s'ils ont la capacité de rassembler!" Telle une Présidente virtuelle, elle veille à se situer au-dessus de la mêlée. Pas question de faire un pronostic pour le congrès: elle laisse cela à ses collaborateurs. On lui demande si elle sera candidate jusqu'au bout. Elle élude: "Laissons déjà voter les militants sur les motions." Elle travaille une image rassurante: "Il n'y a aucune raison que le PS éclate si on laisse les militants voter librement et si, ensuite, tout le monde obéit à leur vote, contrairement à la campagne présidentielle.

"Certains ont aujourd'hui le mot "collectif" à la bouche, mais on ne les a pas vus pendant la campagne ou, pire, ils ont critiqué la candidate." Soudain, elle parle d'elle-même à la troisième personne. La blessure n'est pas guérie. Elle veut se préserver en restant sur les hauteurs. Elle affiche une indifférence souveraine envers les tractations d'appareil. L'appel à un large rassemblement signé par ses proches Vincent Peillon et François Rebsamen? "Tout ce qui peut rassembler sur une même vision est positif." En fait, elle a donné son feu vert à une opération destinée à contrer l'axe Hollande-Delanoë, il faut bien se défendre.

De même, pas question d'insister sur les sujets qui fâchent. Défend-elle un "contrat de gouvernement avec le MoDem" suggéré par son bras droit Vincent Peillon dans Libération? "Ce sont les termes de ma contribution, qui correspondent à ma ligne politique. Et le titre de Libération déforme les propos de Peillon!" Mais c'en est trop des questions tactiques. "Parlez du fond, pas seulement de politique politicienne!", lance-t-elle. Dans les cahots de la route, elle ressort les notes de son discours du matin à Bourg-Saint-Andéol et souligne sa phrase-clé: "Notre devoir, aujourd'hui, c'est de défendre et de renouveler la promesse républicaine de la France pour nos enfants, nos anciens, nos familles; cette promesse républicaine aujourd'hui trahie par Nicolas Sarkozy." Son seul véritable adversaire, plus digne d'elle que les éléphants?
 

Par EXCOFFIER - Publié dans : Chronique annécienne
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Mercredi 10 septembre 2008 3 10 /09 /2008 18:35
LE MONDE | 05.09.08 | 11h35

Les partisans de Ségolène Royal, qui s'étaient jusqu'alors tenus en retrait des jeux d'alliance dans la perspective du congrès de Reims, en novembre, s'apprêtent à publier un appel en faveur de la "constitution sans exclusive" d'une "majorité large, unie, soudée par le ciment des convictions et du respect".

 

Cette première initiative publique, lancée par François Rebsamen, numéro deux du PS, proche de Mme Royal, avec le soutien de Julien Dray, porte-parole du PS et Vincent Peillon, député européen et fidèle de l'ex-candidate, a déjà reçu le soutien de trente-cinq premiers secrétaires fédéraux. Ce texte ne dit mot de la personnalité pressentie pour incarner la future majorité. Une concession qui suggère que Mme Royal ne fait plus de sa candidature un préalable.

L'initiative des partisans de Mme Royal leur permet d'ouvrir le jeu vers d'autres partenaires et d'affaiblir M.Delanoë. Parmi les signataires du texte figurent des patrons de fédérations (dont l'Hérault) proches de François Hollande. L'un des objectifs de cette initiative était de battre le rappel des partisans de M.Hollande opposés au rapprochement engagé entre l'actuel premier secrétaire et le maire de Paris.

Le texte réclame "une analyse radicale et lucide des évolutions de la société, de nos propres manquements" et préconise "des ruptures nécessaires" à l'égard "de [la] doctrine, [du] projet mais aussi [des] manières de [s'] organiser, de vivre ensemble et d'agir" des socialistes.


 


Jean-Michel Normand


Par EXCOFFIER - Publié dans : Chronique annécienne
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Mardi 2 septembre 2008 2 02 /09 /2008 18:02

Chers Camarades socialistes,

Dans quel contexte intervient notre Université d'été ?

Des tensions internationales d'abord, et la France qui vient d'être touchée au cœur, endeuillée par la mort de dix de nos soldats dont l'un d'eux, Damien Buil, était originaire d'ici.

Nous partageons, nous socialistes et avec tous les Français, la peine de toutes les familles qui ont perdu un fils, un mari, un compagnon, un frère, et la peine de l'Armée française qui voudrait bien, comme nous tous, connaître les conditions de notre présence, en évaluer les objectifs et définir un calendrier.

Tensions internationales aussi en Georgie, au Darfour oublié, encore et toujours dans les bourbiers irakiens et iraniens, et au Moyen-Orient.

Mais aussi une tension nationale, une rentrée économique et sociale inquiétante, une école affaiblie, des services publics traumatisés par une politique de droite qui impose au pays des déchirures sociales, territoriales, postales, sanitaires et judiciaires. Et cela les socialistes n'en veulent pas.

La France subit une déchirure. Elle a le visage des ouvriers de Gandrange à qui la droite a fait tant de promesses. Elle a le visage des caissières qui ne veulent pas faire des heures supplémentaires mais qui voudraient seulement obtenir leur part des profits faramineux de la grande distribution. Elle a le visage des enfants dont les parents sont arrêtés à la sortie des écoles pour être expulsés après avoir été entassés dans des conditions inhumaines.

Or, quand la politique du pouvoir ne fonctionne pas, que se passe-t-il ? Les citoyens se tournent vers l'opposition pour savoir si elle ferait mieux. Alors la France a besoin de nous, elle nous attend, elle nous appelle, elle nous cherche. « Où êtes-vous ? » nous crie-t-elle. « Unissez tous les courages, toutes les intelligences pour dessiner clairement une alternative à laquelle nous ne demandons qu'à croire ».

Sachons entendre les militants qui en appellent à la responsabilité de chacun et à la retenue. Personne ne peut se permettre de gâcher l'esprit studieux de nos rencontres et nos échéances politiques. Car c'est la droite qui prospère sur nos dissensions et qui, plus gravement, laisse orphelins ceux qui souffrent de sa politique.

Ayons le courage de le dire : l'exaspération et la colère ne sont pas loin devant le spectacle que nous donnons. Oserais-je vous le dire  malicieusement – ne le prenez pas au premier degré ! Les Français nous parlent comme Juliette Gréco nous le chante : « Aimez-vous les uns les autres ou bien disparaissez ». Ayons le courage de le reconnaître avec lucidité, car avoir ce courage, c'est déjà avoir une partie de la solution.

Et des raisons d'être fiers de ce que nous faisons, nous en avons ! Oui, je l'affirme ici : la gauche sert la France du mieux possible avec des résultats pour nos 24 présidents de région, dans nos 55 départements, dans nos très nombreuses villes et nos 200 circonscriptions. Oui, la gauche sert le pays pour protéger, pour imaginer, pour entraîner et innover. Oui, sans les socialistes, beaucoup seraient abandonnés à toutes les fureurs des intérêts privés, abandonnés à toutes les colères de ceux qui ont peur. Vous voyez à quel point, lorsque nous sommes unis, nous en sommes capables !

Les temps difficiles sont revenus. Une nouvelle révolution est là, de bien plus grande ampleur que celle qu'a connue le XIXè siècle. Et c'est toujours la même question avec une révolution : dans quelle mesure la subit-on ? Dans quelle mesure la maîtrise-t-on ? Et quels rapports de force faut-il mettre en place pour que l'enrichissement de quelques-uns ne se paie pas du recul de tous les autres ?

D'immenses défis surgissent, de grands dangers menacent. La circulation folle de l'argent détruit les économies. La crise alimentaire plonge dans la malnutrition ou la famine des centaines de millions de personnes. La spéculation sur les matières premières fait rage. Les délocalisations sauvages se multiplient. Le coût du pétrole renchérit les prix. La crise écologique et climatique précipite les échéances. Dans de trop nombreux pays, les nationalismes, le terrorisme et les guerres régentent ce que nous n'arrivons pas à organiser politiquement. La voilà, la mondialisation malheureuse, celle que nous subissons.

Car la mondialisation n'entraîne pas que des désastres. D'immenses progrès ont aussi été accomplis. Il n'est pas trop tard : soit la mondialisation provoque un progrès de civilisation. C'est possible. Soit elle est porteuse de toujours plus de malheurs. C'est là le danger. Et la réponse, c'est encore et toujours de la volonté politique. En particulier la nôtre, à nous, les socialistes, à l'échelle de la planète.

L'heure n'est plus aux diagnostics tièdes, aux appréciations timorées, mais à la lucidité radicale. Oui, il y a besoin de radicalité, car ce ne sont plus simplement les effets du système qu'il faut dénoncer, mais ses fondements et ses présupposés. Pour mettre l'économie au service de l'homme sans détruire les trésors de la planète.

Nous socialistes, nous ne voulons pas que ce capitalisme nous arrache notre avenir et réduise à néant notre espoir de vivre paisiblement en humains parmi d'autres humains.

Une autre politique est possible, telle est là notre responsabilité historique !

La dureté des temps appelle des propositions précises sur les retraites, la révolution fiscale et le pouvoir d'achat. Contre l'économie de la rente, la dégradation de la condition salariale et le mépris des ressources rares, les socialistes veulent une économie de l'innovation et du risque créatif. Nous voulons à la fois mieux produire les richesses et mieux les distribuer, mais nous voulons aussi définir autrement la richesse. Comme le disait déjà les syndicalistes au début du siècle dernier : bien-être et liberté ! Cela reste aussi nos espérances !

Mais ce modèle exige aussi une réforme en profondeur de la redistribution et des modes d'action publique : l'efficacité fiscale, la conditionnalité des aides aux entreprises, la réforme de l'État et celle du dialogue social, la décentralisation éclairée sont les instruments de la nouvelle compétitivité de la France.

Et nous avons la capacité de porter ici, à la Rochelle, un message positif et fort. Parce que si les idées sont fortes et claires, alors on le sait, elles s'imposeront sur les querelles de personnes et sur les enjeux de pouvoir. Et c'est vous les militants qui allez y veiller. Qu'on laisse les militants travailler puis voter librement le moment venu !

Oui nous, socialistes, nous avons la capacité de faire la société plus humaine, c'est notre tâche immense.

Oui, nous avons la capacité d'être exemplaires, plus enthousiastes, plus aventureux, plus audacieux, plus généreux, plus hospitaliers aux idées et aux actes, plus sincères et plus fraternels que la société que nous voulons transformer. Nous avons la capacité de remplir notre mission première : l'émancipation personnelle, pour tous et pas seulement pour quelques-uns, d'un bout à l'autre de son existence.

Oui, nous avons la capacité d'empêcher la résignation et le repli sur soi que l'on sent monter dans le pays.

Et oui, nous avons la capacité de libérer les énergies, mais pas au prix d'un démantèlement des protections et des sécurités sociales.

Alors oui, nous avons la capacité de prouver que le socialisme est une force neuve pour le XXIè siècle.

Chers amis chers camarades, l'avenir a besoin de nous. La France a besoin de nous et nous regarde. Et comme le disait Aimé Césaire : « Tout l'espoir n'est pas de trop pour regarder le siècle en face ! ».

Voilà notre objectif. Nous le tenons, alors réalisons-le !

 

Par EXCOFFIER - Publié dans : Chronique annécienne
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Mardi 2 septembre 2008 2 02 /09 /2008 17:58
par Sylvain Bourmeau
C'est une exception culturelle française et c'est devenu un genre « littéraire » : le livre politique. Ou plutôt : « le livre d'homme (ou de femme) politique » puisque ces volumes, souvent médiocres, n'existent en général qu'à travers des signataires qui n'en sont, de surcroît, pas toujours les véritables auteurs.
La Révolution française n'est pas terminée, l'ouvrage que publie en cette rentrée Vincent Peillon est donc objectivement, du simple fait qu'il s'agit d'un vrai livre, un événement.
Docteur en philosophie et responsable politique socialiste, Vincent Peillon a délaissé un instant les manœuvres qui l'ont conduit depuis qu'il milite dans ce parti à successivement faire alliance avec François Hollande, Arnaud Montebourg et Ségolène Royal (dont il fut l'un des porte-parole pendant la campagne présidentielle et dont il est toujours proche) pour prendre le temps de lire les travaux d'une nouvelle génération de chercheurs, historiens et philosophes. Il en a conçu un livre très personnel qui s'appuie sur ces recherches pour proposer une refondation intellectuelle du parti socialiste et, au-delà, de toute la gauche. Espérons, pour la qualité du débat politique, qu'il trouve des lecteurs, y compris des contradicteurs, jusque dans son propre parti.
Le grand mérite du livre de Vincent Peillon, c'est d'exhumer la richesse – très largement méconnue – de la tradition socialiste française. C'est notamment en s'appuyant sur les travaux récents de Jean-Fabien Spitz (son livre majeur, Le Moment républicain en France) et de Serge Audier qu'il retrace les liens anciens qui unissent socialisme et libéralisme, en s'attachant en particulier au solidarisme. Aussi précis que convaincant – on regrette juste qu'il n'ait pas sollicité les cours décisifs de Michel Foucault sur le libéralisme –, ce petit livre de Vincent Peillon ouvre une piste pour l'immense chantier de la reconstruction intellectuelle de la gauche.
La Révolution française n'est pas terminée : par ce titre un peu accrocheur, Vincent Peillon répond bien sûr à François Furet qui, en cette année 1989 de bicentenaire et de chute du mur de Berlin, « s'était fait prophète pour nous annoncer la grande nouvelle de la fin de la Révolution française et, avec elle, de la République, seulement bonne désormais à se perpétuer comme nostalgie ». Au nom d'une « nouvelle génération intellectuelle et politique », Vincent Peillon récuse cette vision d'une histoire qui n'en finit pas de finir.

Dans son livre, Vincent Peillon expose toute la richesse du socialisme français du XIXe siècle, une richesse méconnue et récemment remise en évidence par les travaux de philosophes comme Jean-Fabien Spitz et Serge Audier, auxquels il emprunte les analyses. Vincent Peillon évoque à ce propos une « véritable amnésie, une mémoire blessée de l'identité nationale », une profonde « méconnaissance des concepts et des auteurs qui ont forgé cette République ».

Lorsque Vincent Peillon parle des « républicains de principe », ce n'est pas au sens très contemporain du mot. Ce n'est pas Régis Debray ou Jean-Pierre Chevènement qu'il désigne. « Il n'y a aucune raison d'abandonner la République à ces néo-républicains qui ont historiquement échoué à la défendre et même réussi à la rendre très désagréable. »

Individualisme et socialisme
Dans cette réflexion sur la République, Vincent Peillon propose de réarticuler les concepts de liberté, d'égalité et de fraternité. En s'appuyant sur les républicains de principe comme Jaurès (« mon socialisme, c'est l'individualisme logique et complet ») mais aussi sur des travaux récents de sociologie, comme ceux de François de Singly, il montre comment, loin d'être antinomiques, socialisme et individualisme marchent de pair.

Repenser ainsi la République permet de récuser la dichotomie entre l'économique et le politique. Pour Vincent Peillon, « la République n'est pas une superstructure morale et politique », c'est aussi « une théorie des jouissances et de la production des richesses ». Il ajoute : « Les économies les plus performantes sont précisément celles capables d'assurer des garanties sociales aux plus nombreux et d'organiser la concurrence… »

Depuis qu'il s'est engagé, Vincent Peillon constate un « divorce total entre les intellectuels et la politique », et il « en fait assez peu grief aux intellectuels ». Il pointe au contraire chez les politiques « la dégénérescence de la curiosité intellectuelle et du respect qu'on doit à la chose intellectuelle », soulignant « la part de responsabilité de la gauche » qui ne « résoudra pas sa crise politique tant qu'elle ne résoudra pas sa crise intellectuelle ». « Ce mépris des idées, ajoute-t-il, explique trois défaites à la présidentielle. »
Mépris pour les idées : la part de responsabilité de la gauche
Comment réagit-il lorsque Bertrand Delanoë et Ségolène Royal se disputent à propos des relations entre socialisme et libéralisme ?
Page 72 de son livre, Vincent Peillon écrit que « le prix théorique de l'unité pratique des socialistes a été si coûteux que le socialisme français n'a cessé de le payer tout au long du siècle qui vient de s'écouler et qu'il le paye encore ». Est-ce une nouvelle fois ce qui va se produire au congrès à Reims ?
par Sylvain Bourmeau
Par EXCOFFIER - Publié dans : Chronique annécienne
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Dimanche 31 août 2008 7 31 /08 /2008 11:46
mercredi 27 août 2008 (00h43) :
Main basse sur l’école publique
2 commentaires

La rentrée 2008 sonnera-t-elle le glas de l’école publique et laïque ? Main basse sur l’école publique FITOUSSI Muriel, KHALDI Eddy

Abandon de la carte scolaire, nouveau programme, concessions sur la mixité, suppression de postes d’enseignants, multiplication des établissements privés...Xavier Darcos agit sur tous les fronts. Quel sens donner à ces mesures engagées tous azimuts ? Sous prétexte de liberté de l’enseignement, le gouvernement cherche-t-il à mettre en place une privatisation de l’école publique ? Cette enquête révèle que les récentes réformes, en apparence éparses et dissociées, s’inspirent d’une stratégie élaborée par certaines associations catholiques ou libérales comme SOS Education. La rentrée 2008 sonnera-t-elle le glas de l’école publique et laïque ?

L’Éducation Nationale est accusée de « fabriquer des crétins » et d’entretenir le « chaos pédagogique », l’insécurité et le chômage. En évitant les débats parlementaires, Xavier Darcos impose sans discussion une véritable révolution libérale. Le gouvernement met rapidement en oeuvre une succession de mesures : suppression de la carte scolaire et de postes d’enseignants, évaluation publique des enseignants et des établissements, financement par l’État du développement des établissements privés dans les banlieues… Eddy Khaldi et Muriel Fitoussi dévoilent la signification de ces mesures.

Ils révèlent que des associations de libéraux et de catholiques conservateurs proches du Front national et de l’Opus Dei sont à l’origine de ces propositions. Au nom de la liberté de choix, on prépare une privatisation de l’Éducation. La réforme de l’école est au coeur du projet de Nicolas Sarkozy. L’école institution de la République laïque est décriée, attaquée pour lui substituer une logique libérale dans laquelle l’école privée est instrumentalisée pour concurrencer et démanteler le service public.

Quelle part prennent l’actuel gouvernement et son ministre de l’Education nationale dans cette exacerbation de la concurrence, dans les nouveaux privilèges concédés à l’enseignement catholique ?

Quel rôle jouent les officines libérales et intégristes qui prennent pour cible l’école publique ? Quel sens donner à toutes ces premières mesures engagées dans la précipitation : suppression de la carte scolaire, instauration d’un chèque éducation pour le privé, concessions sur la mixité, le service minimum… ? Des faits, des actes, des décisions, des liens, des réseaux montrent les multiples connivences, qui depuis une trentaine d’années s’entendent pour lancer une OPA sur l’Ecole publique.".

La rentrée 2008 sonnera‐t‐elle le glas de l’école publique et laïque ?

"Main basse sur l’école publique" Muriel FITOUSSI et Eddy KHALDI - Editions DEMOPOLIS sortie le 25 août 2008

Un petit résumé

L’Education nationale, née de l’idéal de l’école laïque, gratuite et obligatoire, est aujourd’hui en danger de mort. Sous la menace d’une croisade qui, portée depuis plus de 15 ans par les franges catholiques les plus intégristes des mouvements ultra‐libéraux, s’invite désormais au coeur de la réforme économique menée par l’actuel gouvernement. Hallucination, fantasme ?

Hélas, ce scénario catastrophe n’est pas une lubie surgie de l’imagination fantasque d’un auteur de science‐fiction. A l’heure où l’opinion prend la mesure des récentes et violentes remises en question du principe de laïcité en France, il est grand temps de s’interroger, sur ce que peut cacher le discours de Nicolas Sarkozy au Latran, en direction de nos chères têtes blondes. La mission éducative qu’entend mener Monsieur le chanoine d’honneur du Vatican, signeraitelle la fin de l’école publique ?

Ceux qui veulent en finir avec l’éducation nationale :

Depuis plus de 15 ans, dans un relatif secret, un certain nombre de groupements relevant d’une même nébuleuse clérico libérale, s’agitent en catimini. Leur but ultime : démanteler l’Education nationale et l’ensemble de son service public. Une croisade amenée avec prudence et minutie. Mais une détermination néanmoins implacable.

Au coeur de cette nébuleuse, à droite de la droite, une douzaine d’associations : « Enseignement et libertés », « Créateurs d’écoles », l’« OIDEL », « SOS Education », « FSP‐ Fondation de service politique », « Créer son école », « CLE‐ Catholiques pour les libertés économiques », « ILFM – Institut libre de formation des maîtres », « Fondation pour l’école », « Famille et libertés », « Mission pour l’école catholique »…ou encore, l’ALEPS, « association pour la liberté économique et le progrès social », filiale ultra‐libérale du MEDEF, créée dans les années 60, dans le sillage de l’UIMM.

Leurs « penseurs », leurs activistes, s’inscrivent dans la mouvance des idées agitées dans les « think tanks » de l’extrême droite, au sein du Front National, du Club de l’Horloge. Voire, pour certains… de l’Opus Dei.

Toutes réclament, à corps et à cris, l’avènement de la « liberté de l’enseignement » en France. Qu’entendent‐elles par « liberté » ? Il s’agit en fait, d’organiser la mise en concurrence des établissements scolaires, dans une optique de concession de service public voire de marchandisation de l’école.

Celle‐ci garantirait une « offre scolaire diversifiée », sensée répondre à une attente désespérée des familles, injustement privées de leur liberté de choix... Des mots d’ordre libéraux bon teint, en apparence, mais qui, en réalité, servent opportunément la vision cléricale de ces nouveaux croisés. Ceux‐ci n’espèrent rien d’autre que le retour à l’école d’antan. Celle d’avant la République, aux mains de l’Eglise.

L’école publique laïque, voilà l’ennemie

A en croire plusieurs des associations précédemment citées, au premier rang desquelles, l’hyperactive et biennommée « SOS éducation », nous serions à la veille d’un cataclysme insoupçonné. L’oeuvre de Jules Ferry serait devenue un véritable bourbier, une sorte d’antre du Diable porteur de tous les signes de décadence de notre époque, coupable d’une entreprise criminelle de corruption des moeurs de la jeunesse. Cette école serait aux mains des syndicalistes de l’Education nationale, omnipotents héritiers du bolchevisme, décidés, couteau entre les dents, à faire de nos chères têtes blondes de la graine de révolutionnaires nihilistes. Les programmes scolaires sont stigmatisés, accusés d’intelligence avec l’ennemi, par la diffusion d’une vision marxiste et culpabilisante de l’histoire mondiale…

Des profs incompétents et démissionnaires, impuissants à endiguer la violence et l’échec scolaire montrés du doigt à toute occasion. Au final, tous les maux de notre société, seraient imputables à ce Monstre froid, mammouth ingérable, fossile « comparable à l’ex‐armée rouge ».

Ces associations ne se contentent pas de stigmatiser les errances du système éducatif, de la méthode globale rendue responsable d’un illettrisme galopant, du contenu des programmes ou de la baisse alarmante du niveau depuis plusieurs décennies.

Elles vont bien plus loin. « Dans le concert des « déclinistes », rapporte un article de Libération le 6 novembre 2006, « SOS Education est à part. Elle ne compte pas de personnalités dans ses rangs et cherche désespérément des alliés (…) Le 24 octobre, Sauver les lettres, Sauver les maths et Reconstruire l’école ont publié une lettre au vitriol, qualifiant SOS Education de « groupuscule malfaisant ». Car, au‐delà de constats communs, leurs buts divergent radicalement.

Dans la tradition laïque et républicaine, les trois associations réclament une école plus performante. SOS Education vise son affaiblissement, voire sa disparition. Le 17 septembre 2005, devant le Cercle Frédéric Bastiat qui se veut un haut lieu de la pensée, Vincent Laarman (Président de SOS Education, NDLR) annonçait la couleur : il n’y a d’espoir que « si l’Education nationale se trouve menacée dans sa survie par la concurrence d’un grand secteur éducatif libre ». Et de citer les Etats‐Unis en exemple. »

Le but ultime ne serait‐il pas, au prétexte de libérer l’école, de faire disparaître l’école publique ?

A l’ombre de l’Opus…

Mais les questions éducatives ne monopolisent pas leurs foudres guerrières. Certaines associations entendent bien, aussi, se mêler des questions touchant plus intimement au « progrès des sociétés humaines », tel qu’elles le conçoivent. C’est que l’avortement, la contraception, les prises de positions de Jean Paul II puis Benoît XVI figurent parmi quelques‐unes de leurs préoccupations essentielles.

Dans notre nébuleuse, CLE, Catholiques pour les Libertés économiques, dont les locaux se situent à l’adresse même du siège de l’Opus DEI en France. Son Président, Michel de Poncins, fut l’un des conseillers économiques de Jean‐Marie Le Pen.

Ou encore, l’OIDEL. Une ONG très influente pour le “Droit à l’éducation” et la “liberté d’enseignement”, reconnue par l’ensemble des institutions européennes, mais dont l’appartenance à l’Opus dei est révélée dans force sites, documents officiels du gouvernement fédéral genevois, et par l’engagement reconnu « à l’oeuvre » de plusieurs de ses membres éminents.

Un document extrait d’un rapport comparatif de l’OIDEL sur 85 pays non encore publié est diffusé opportunément, en avant première, le 22 avril 2007, à l’issue du premier tour de la présidentielle, pour développer la « liberté d’enseignement en France ». Pourtant, il n’y a pas péril en la demeure de France nous sommes en 5ème position. Que signifient cette pression et la publication de ce programme d’action à ce moment de la campagne ? Que d’attention de la part de cette ONG européenne pour notre pays, en particulier à l’occasion de son Symposium de Lisbonne des 7 et 8 septembre 2007. L’OIDEL se penchait sur notre carte scolaire avec le concours des parents d’élèves des écoles privées françaises de l’UNAPEL pourtant non concernées par cette question. Cette entreprise pour développer l’enseignement privé est également conduite, aujourd’hui, par les mêmes avec une rare violence en Espagne.

« Guide du candidat 2007/2008 »…

Tout cela ne porterait pas à conséquence, si l’écho auprès des politiques et des pouvoirs publics, ne se faisait aussi fidèle. Jusqu’à inspirer, avec une étrange concordance, l’agenda de l’actuelle politique « de réformes » du Ministre de l’Education, Xavier Darcos.

Dans le sillage de la campagne présidentielle, en 2007, l’ALEPS et d’autres se fendaient d’une initiative pour le moins audacieuse : l’édition d’un « Guide du Candidat 2007/2008 », véritable feuille de route énonçant un catéchisme auquel devrait se conformer le candidat favori, dans une logique purement libérale. Et le gagnant fut … Nicolas SARKOZY, arrivé en tête des notes attribuées aux divers candidats.

En matière d’éducation, un « agenda des réformes », assorti d’un authentique planning d’exécution, annonce « dès 2007 », entre autres mesures‐phares :

‐ « Suppression de la carte scolaire et sélection à l’entrée des établissements scolaires et universitaires »

‐ « Liberté totale de l’ouverture de classes, d’établissements, et du recrutement d’enseignants et de personnel administratif par contrat privé »...

Puis, à plus long terme, rien de moins que la « suppression progressive du budget de l’Education nationale et du statut des enseignants fonctionnaires »… ou encore, l’ « autonomie totale des établissements en matière de programme, de personnel et de contrôle des connaissances… »

Dans son éditorial en ouverture de « la nouvelle lettre » n°928, le 8 septembre 2007, Jacques Garello, responsable de l’ALEPS, encourage le nouveau Président, avec cette mise en garde, qui laisse songeur : « Vous allez vous mettre à dos les syndicats d’enseignants à coup sûr, mais aussi les associations de parents et de façon plus large encore tous ceux qui sont attachés à l’idée du service public unique et laïque de l’Education nationale. Mais vous allez aussi sauver la jeunesse et, avec elle, l’avenir du pays. »

11 juin 2007, Elysée. Toutes affaires cessantes, sous le feu des caméras et des micros, Nicolas Sarkozy annonce un assouplissement de la carte scolaire, dès la rentrée de septembre 2007. Paris brûle‐t‐il ? Comment expliquer une telle précipitation, de la part d’un Président de la République à réunir, dans les tous premiers jours de son mandat, les représentants des personnels et des parents d’élèves à l’Elysée pour traiter de la question de la suppression de la carte scolaire, qui réussit l’exploit de s’imposer au rang d’urgence nationale ? Comme si l’immense chantier de l’éducation nationale se limitait à la question de la carte scolaire. Rien n’indique, de surcroît, qu’il s’agisse là d’une demande émanant explicitement des parents, d’ailleurs la principale fédération s’y oppose. En septembre, l’académie de Paris n’a enregistré, en tout et pour tout, que 203 dérogations supplémentaires par rapport à l’année précédente.

Une goutte d’eau.

11 juillet 2007 dans sa lettre de mission au ministre de l’Education nationale, le Président de la République fixe parmi ses objectifs budgétaires : « S’agissant de l’enseignement sous contrat, qui répond à certaines attentes des familles, vous ne dissuaderez pas les établissements privés de s’installer dans des quartiers en difficulté et, au contraire, vous soutiendrez, lorsqu’ils existent, de tels projets d’installation, dans le respect des grands équilibres nationaux. ».

20 décembre 2007, palais de Saint‐Jean de Latran, Vatican. Nicolas Sarkozy, président de la République française, est intronisé « chanoine honoraire ». Il s’en félicite, déclarant que « la laïcité n’a pas le pouvoir de couper la France de ses racines chrétiennes. Elle a tenté de le faire. Elle n’aurait pas dû ». Défendant le concept de « laïcité positive », il enfonce le clou : « un homme qui croit est un homme qui espère. L’intérêt de la République, c’est qu’il y ait beaucoup d’hommes et de femmes qui espèrent (…) ».

Espérance que la République, sorte de monstre froid, aux valeurs morales déconnectées de toute transcendance, ne saurait nourrir ... « Depuis le siècle des Lumières, l’Europe a expérimenté tant d’idéologies. Elle a mis successivement ses espoirs dans l’émancipation des individus, dans la démocratie, dans le progrès technique, dans l’amélioration des conditions économiques et sociales, dans la morale laïque. Elle s’est fourvoyée gravement dans le communisme et dans le nazisme. Aucune de ces différentes perspectives (…) n’a été en mesure de combler le besoin profond des hommes et des femmes de trouver un sens à l’existence(…) Et puis je veux dire également que, s’il existe incontestablement une morale humaine indépendante de la morale religieuse, la République a intérêt à ce qu’il existe aussi une réflexion morale inspirée de convictions religieuses. D’abord parce que la morale laïque risque toujours de s’épuiser quand elle n’est pas adossée à une espérance qui comble l’aspiration à l’infini. Ensuite et surtout parce qu’une morale dépourvue de liens avec la transcendance est davantage exposée aux contingences historiques et finalement à la facilité."

Concernant l’éducation, Sarkozy se lance dans une vibrante homélie : « Dans la transmission des valeurs et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le curé parce qu’il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie ».

Tollé au sein du monde enseignant, qui dénonce, « une véritable provocation vis‐à‐vis de l’école publique ».

Nicolas Sarkozy s’était déjà illustré, en 2004 dans son livre « Les religions, la République, l’espérance »…. Son coauteur : Thibaud Collin, membre de l’association de service politique, « laboratoire d’idées » intégristes, réputé proche de l’Opus dei, et financièrement soutenue par le Vatican. Thibaud Colin est, par ailleurs, l’auteur d’un pamphlet hostile à une quelconque reconnaissance de l’égalité entre homo et hétérosexuels … Thibaud Collin était de la visite au Vatican. Le discours lu par Nicolas Sarkozy, ressemble, par endroits, à un copier‐coller de certains passages de leur oeuvre commune. « Le besoin spirituel, l’espérance, ne sont pas satisfaits par l’idéal républicain. La République est une façon d’organiser l’univers temporel (…). Elle n’est pas la finalité de l’homme ». Une République qui « ignore le bien et le mal », pouvait‐on déjà lire à l’époque, veille du centenaire de la loi de 1905.

Ce 20 décembre, Henri Guaino, plume officielle du Président de la République, n’était, de toute évidence, pas de la partie.

17 janvier 2008, Ryad. Nicolas Sarkozy, en visite en Arabie Saoudite, persiste et signe devant les 150 membres du Conseil consultatif du Royaume, fief du wahhabisme, peu réputé pour son esprit d’« ouverture ». Le président de la République exalte ce qu’il nomme « l’héritage civilisateur des religions » … L’islam, qu’il prend la précaution oratoire de distinguer de l’intégrisme, « négation de l’islam », est appelé à prendre toute sa place dans sa vaste « politique de civilisation » …

Pour paraphraser Thiers qui, lors du vote de la loi Falloux, justifiait : « un curé c’est 50 gendarmes », dans l’esprit de l’ancien Ministre de l’Intérieur, un imam c’est 50 keufs ?

La rupture est désormais consommée avec la pratique laïque des Présidents de la Vème République. Nicolas Sarkozy est le premier Président qui emploie le nom de Dieu, en visite officielle… Les religions, désormais intégrées au pacte républicain. Ou instrumentalisées ?

Elysée, Ministère de l’Education ... Qui est aux commandes ?

Flash‐back : 1992. Nous sommes à la veille d‘un important scrutin, les élections législatives de mars 1993. 150 personnes d’horizons divers, dont une grande partie de hauts fonctionnaires du service public de l’Education nationale et de responsables d’établissements privés, fondent une éphémère association : « Créateurs d’écoles ».

Un organisme destiné à vendre de la formation ? Pas vraiment. Le bulletin n°1 de Créateurs met en exergue un objectif, qui en dit long : « l’identification des verrous et les moyens de les faire sauter » (…) « problèmes juridiques et financiers, rôle des collectivités locales », « gestion des personnels », « outils pédagogiques », « élèves, affectation, aide sociale », « programmes d’enseignement », « personnels administratifs, techniques, ouvriers et de service ».

Afin de « faire sauter » ces verrous, l’association préconise, non pas une révolution, mais une réforme de velours. « Ce sera sans doute la partie la plus délicate de notre travail, car il ne nous faudra pas tomber dans le piège de la « réforme globale », mais identifier avec précision les actions nécessaires, tout en les rendant possibles. (….) La solution réside sans doute dans la mise en oeuvre de dispositifs dérogatoires, qui n’obligent pas à la remise en cause systématique de tout l’existant, mais qui permettent d’importantes innovations au niveau des établissements d’enseignement. » Un lent travail de déconstruction, pièce après pièce, de la maison Education. Un véritable projet de gouvernement.

Parmi les membres fondateurs de cette ambitieuse confrérie : Maurice Quenet, Dominique Antoine et … Xavier Darcos !

Soit, dans l’ordre, l’actuel Recteur de Paris, le Conseiller Education du nouveau Président de la République, et l’actuel Ministre de l’Education nationale.

Carte scolaire, service minimum, modification du statut des personnels, soutien à l’essor de l’enseignement privé, diminution de la place de l’Etat dans les missions de l’Education … Connexions, actions, déclarations, projets et programmes communs attestent de ce complot ourdi, dans l’ombre, depuis un peu plus de quinze années, en toute discrétion, par ceux‐là même qui, aujourd’hui, sont aux commandes de l’Education nationale.

C’est sur l’histoire de ce complot, et l’identité de ses protagonistes que nous nous proposons, dans ce présent ouvrage, de faire toute la lumière. Et donner ainsi à comprendre, sous un jour nouveau, la politique éducative de l’actuel gouvernement…

Les défenseurs des « racines chrétiennes » de la France réussiront‐ils à déraciner l’héritage républicain d’une école laïque, gratuite et obligatoire.

TABLE DES MATIERES

Introduction

1. Un gouvernement sous influences La laïcité remise en question au sommet de l’Etat Le ministre et son armée des ombres Des mesures inspirées SOS Education au service du ministre L’enseignement catholique à l’affût

2. L’essor du privé entre stratégie catholique et logique libérale Les stratégies de l’enseignement catholique Financer le privé avec l’argent public Le maquis des structures Le nouveau « caractère propre »

3. Les guerres scolaires depuis 1970 1970‐1977 : la révolution libérale de l’enseignement catholique 1977‐1986 : l’échec du grand service public de l’éducation nationale 1988‐1992 : la gauche complexée 1993‐1995 : la droite décomplexée 2002 : la « République des proximités » libérales de Raffarin

4. Les nouvelles fabriques de doctrine La campagne présidentielle de 2007 : un révélateur Les antipédagogues récupérés Le bricolage scolaire Conclusion pour l’école publique

 

 

Par EXCOFFIER - Publié dans : Actualité politique nationale
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Mardi 26 août 2008 2 26 /08 /2008 19:53

L'UMP compte sur les sièges nouvellement créés pour limiter les pertes. Le PS progresse, mais n'est toujours pas en situation de conquérir la présidence.

Ils sont 50 873. Députés, conseillers régionaux, conseillers généraux, conseillers de l'Assemblée des Français de l'étranger et, surtout, représentants des communes de France, ce sont les grands électeurs des sénatoriales 2008. Le 21 septembre prochain, cent quatorze sièges sont à pourvoir. Ils représentent les départements de l'Ain à l'Indre, le Territoire de Belfort et la Guyane, quatre collectivités territoriales d'outre-mer et les Français de l'étranger.

Cette série n'a pas été soumise au scrutin depuis une décennie. Élus à l'époque pour neuf ans, les sénateurs concernés ont vu leur mandat prolongé d'une année en raison de «l'encombrement électoral» de 2007. Dans la majorité, certains regrettent aujourd'hui ce choix, car le recul de la droite aux municipales et aux cantonales du printemps ne facilite pas la tâche de leurs candidats. «On nous explique aujourd'hui qu'organiser les sénatoriales dans la foulée de la présidentielle aurait été plus judicieux, philosophe un cadre de l'UMP. Mais souvent, les reproches viennent de ceux qui, à l'époque, demandaient que l'on décale le calendrier. Alors…» Alors, chacun s'habitue à l'idée que les résultats ne seront pas très bons pour l'UMP cette année. La décennie que viennent clore ces élections est en effet marquée par un recul historique de l'UMP et de ses alliés dans les collectivités locales. Depuis 1998, la droite n'a connu qu'une seule vraie victoire, les municipales de 2001, malgré la perte de Paris et de Lyon. Les municipales de 2008, les cantonales de 2001, 2004 et 2008, les régionales de 2004, à l'inverse, sonnent comme autant de défaites pour l'actuelle majorité, alors que la gauche échouait dans le même temps aux scrutins nationaux.

Cette succession de vagues roses permet ainsi à la gauche de présenter un profil avantageux à la veille des sénatoriales : elle contrôle aujourd'hui 20 Régions, 58 départements, 183 des 314 communes de plus de 30 000 habitants. Forte de ce bilan, la gauche réclame une réforme du mode de scrutin sénatorial. Le président du groupe socialiste, Jean-Pierre Bel, en avait fait une «condition majeure» à un vote favorable de la révision constitutionnelle. «Le Sénat, qui représente les collectivités territoriales, ne peut pas passer à gauche et ne peut pas changer de majorité. Il y a là une espèce d'iniquité démocratique, une anomalie démocratique», dénonçait le sénateur de l'Ariège, reprenant la formule de Lionel Jospin. Depuis 1958, le Sénat est la seule institution française à n'avoir pas connu d'alternance. On connaît cependant la suite : la révision constitutionnelle a été adoptée et le mode de scrutin des sénatoriales demeure. Il est la meilleure garantie pour la majorité de limiter la casse.

 

Petites communes surreprésentées

Sur les 50 873 grands électeurs appelés à voter le 21 septembre, plus de 48 000 proviennent des conseils municipaux. Or la gauche a beau détenir une majorité de grandes villes, les petites communes, où la droite est largement dominante, restent favorisées. Une ville de 5 000 habitants, qui envoie 15 délégués, est ainsi surreprésentée par rapport à une ville de 100 000 habitants qui en désigne 125.

Lors du scrutin de septembre, 56 des 159 sièges du groupe sont soumis à renouvellement, et l'UMP, qui a perdu la majorité absolue en 2004, pourrait y laisser encore quelques plumes. Le groupe socialiste détient actuellement 95 sièges, et le groupe Communiste, Républicain et Citoyen (qui réunit sénateurs du PCF et chevènementistes) en compte 23. Même avec l'appui d'une partie du groupe RDSE, qui rassemble radicaux de droite et de gauche, il manque près d'une cinquantaine de sièges à l'opposition pour faire basculer la majorité. Autant dire mission impossible.

«Nous progressons régulièrement même si cela ne va pas assez vite à notre goût, concède Bruno Le Roux, secrétaire national aux élections du Parti socialiste. Cette année, nous tablons sur la conquête d'une douzaine de sièges pour la gauche.» Le PS mise notamment sur plusieurs départements qui n'envoient aujourd'hui aucun sénateur de gauche.

Par EXCOFFIER - Publié dans : Actualité politique nationale
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