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Samedi 20 septembre 2008 6 20 /09 /2008 09:32

PARIS (AFP) - Les partisans de Ségolène Royal et de grands élus de province sont parvenus vendredi à un accord pour une motion commune au congrès du PS à Reims en novembre, a-t-on appris auprès de l'un de ces élus, Patrick Mennucci.

A quatre jours du dépôt des motions socialistes, ils ont "constaté la proximité et la convergence des textes qu'ils ont déposés dans le cadre de la préparation du congrès de Reims", indiquent-ils dans leur texte, dont l'AFP a obtenu copie.

Sont partie prenante à l'accord les animateurs de "La Ligne claire", groupant des grands élus régionaux comme Gérard Collomb, maire de Lyon, Jean-Noël Guérini, patron de la fédération des Bouches-du-Rhône, et Manuel Valls, député-maire d'Evry, et ceux de " Combattre et proposer", contribution signée par Ségolène Royal.

"Rejoints par de nombreux autres militants et responsables socialistes, ils ont décidé d'en prendre acte en rédigeant une motion commune qui sera soumise au vote des adhérents", indiquent-ils.

Le texte rappelle le souci des élus régionaux de la Ligne claire de "ne pas faire de Reims le congrès de désignation d'un présidentiable, mais bien le lieu où commencera la mise en forme d'un projet, indispensable à l'alternance tant attendue".

"Ce choix du rassemblement autour d'orientations proches traduit la volonté de faire cesser la dispersion et la confusion préjudiciables au débat démocratique, qui doit être la règle dans le déroulement d'un congrès capital", écrivent ces responsables socialistes.

"Toute autre attitude est porteuse de lourdes menaces et contribuerait, une fois de plus, à réduire en cendres la crédibilité du Parti socialiste dont l'image s'est considérablement détériorée aux yeux de nos concitoyens".

Ils entendent "porter le souffle de la rénovation, à travers un projet audacieux, sans tabou et surtout grâce à l'émergence d'une nouvelle génération pour diriger le Parti socialiste".

"Fiers d'être réformistes, nous souhaitons poser les bases d'une autre politique, basée sur le renforcement de la démocratie", écrivent-ils.


Par EXCOFFIER - Publié dans : Chronique annécienne
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Vendredi 19 septembre 2008 5 19 /09 /2008 18:17

PARIS (AFP) - Le député PS de l'Essonne Manuel Valls a estimé jeudi que "les conditions sont progressivement réunies pour un rassemblement" entre de grands élus provinciaux et Ségolène Royal en vue du congrès de Reims.

"Les conditions sont progressivement réunies pour un rassemblement entre nous et Ségolène Royal", a déclaré M. Valls à l'AFP. Ce "nous" désigne les signataires de la contribution baptisée "la ligne claire", notamment le maire de Lyon Gérard Collomb, le président du Conseil général des Bouches-du-Rhône Jean-Noël Guérini et Vincent Feltesse, président de la communauté urbaine de Bordeaux.

"D'autres peuvent nous rejoindre", a ajouté le député-maire d'Evry, interrogé sur une éventuelle participation de Pierre Moscovici à cette coalition. Le député du Doubs, qui a écarté il y a plusieurs mois un accord avec Mme Royal, avait commencé il y a huit jours à rédiger une motion commune avec MM. Collomb et Guérini.

Selon M. Valls, en ne faisant plus de sa candidature à la succession de François Hollande un préalable à un rassemblement, "Ségolène Royal a fait un geste fort".

Ce rassemblement, a-t-il souligné, doit se faire "sur les bases les plus claires possibles: choisir un premier secrétaire, remettre le PS au travail, faire émerger une nouvelle génération politique, prôner des primaires ouvertes" aux sympathisants pour désigner le candidat à la prochaine élection présidentielle.

Des rencontres sont programmées d'ici à vendredi avec des proches de Ségolène Royal, mais aussi de Bertrand Delanoë et Martine Aubry. Avec la maire de Lille, "nous sommes ouverts à la discussion, mais il faut répondre aux exigences qui sont les nôtres", celles d'"une ligne neuve" pour le parti, a souligné Manuel Valls.

A propos de M. Delanoë, il a estimé que ses déclarations concernant les alliances et la conception du parti, au meeting de Cergy-Pontoise mardi soir, équivalaient à "une fin de non-recevoir" à l'égard de la contribution Collomb/Guérini.

Par EXCOFFIER - Publié dans : Chronique annécienne
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Vendredi 19 septembre 2008 5 19 /09 /2008 18:03
Invitée :        Ségolène ROYAL, présidente du Conseil régional de Poitou-Charentes

BOURDIN AND CO – Le 19/09/2008 – 08:33:17
Invitée :        Ségolène ROYAL, présidente du Conseil régional de Poitou-Charentes


Jean-Jacques BOURDIN

Ségolène ROYAL, bonjour !

Ségolène ROYAL
Bonjour !

Jean-Jacques BOURDIN
Merci d'être avec nous ; je vais être direct pour ma première question comme d'habitude, est-ce que vous êtes toujours candidate au poste de premier secrétaire du Parti socialiste ?

Ségolène ROYAL
Ecoutez, j'étais hier soir à Roubaix, parce que je me déplace beaucoup à l'occasion de mon livre « Si la gauche veut des idées ». Il y avait ; je ne sais pas, 300 – 400 personnes que je rencontre individuellement. Sur le nombre de toutes ces personnes, il y a peut-être 3 ou 4 qui m'ont posé cette question. Et donc, je pense que j'ai eu raison de dire que cette question des candidatures, de guerre des chefs, de valse des ego, exaspéraient, fatiguaient les gens qui ont d'autres problèmes, et donc j'ai mis cette question de côté.

Jean-Jacques BOURDIN
Mais c'est une façon d'évacuer la question, si j'ai bien compris…

Ségolène ROYAL
C'est une question d'évacuer la question. Vous avez…

Jean-Jacques BOURDIN
Une façon, pardon, d'évacuer la question, Ségolène ROYAL…

Ségolène ROYAL
Absolument, j'évacue…

Jean-Jacques BOURDIN
D'évacuer la question !

Ségolène ROYAL
J'évacue la question parce que de quoi...

Jean-Jacques BOURDIN
Mais vous l'avez décidé quand ?

Ségolène ROYAL
De quoi m'ont-ils parlé, hier ? Ils m'ont parlé des hausses d'impôt…

Jean-Jacques BOURDIN
Ca, on va en parler !

Ségolène ROYAL
Ils m'ont parlé des franchises médicales, ils m'ont parlé de la crise financière américaine…

Jean-Jacques BOURDIN
Ca, on va en parler !

Ségolène ROYAL
… Et de la peur qu'ils avaient que la France soit contaminée. Voilà de quoi ils m'ont parlé hier, les Français. Donc…

Jean-Jacques BOURDIN
Bon, on va en reparler de toutes ces questions-là. Je vous repose la question quand même, vous allez prendre une décision, à un moment donné ou à un autre !

Ségolène ROYAL
Mais aujourd'hui, je m'occupe…

Jean-Jacques BOURDIN
Sur cette question…

Ségolène ROYAL
Aujourd'hui, je m'occupe de ce que je viens de vous dire.

Jean-Jacques BOURDIN
Oui, non mais je suis bien d'accord, mais enfin, ça vous préoccupe, quand même, le PS !

Ségolène ROYAL
Non, ça ne me préoccupe pas !

Jean-Jacques BOURDIN
Non ? Le PS, non ?

Ségolène ROYAL
Le Parti socialiste me préoccupe, vous avez vu que je suis engagée, quand même, dans le Congrès, c'est-à-dire que…

Jean-Jacques BOURDIN
Oui, j'ai vu, oui…

Ségolène ROYAL
… Je mets sur la table un certain nombre d'idées, en plus que je développe dans ce livre, écrit avec Alain TOURAINE, parce que je pense qu'il faut comprendre les défis du temps présent et les Français ont envie de comprendre, je vois bien, sur les questions qui me sont posées, « mais pourquoi ? », « qu'est-ce qu'il se passe ? », « dans quelle situation est la France ? », « pourquoi il n'y a plus de croissance ? », et aujourd'hui, ces débats-là ou cette pseudo connaissance-là est confisquée par un certain nombre de dirigeants qui n'ont pas compris que les Français veulent comprendre ce qui se passe, pour savoir si la politique a encore un sen…

Jean-Jacques BOURDIN
Donc vous vous mettez en marge de ce débat interne au Parti socialiste, si j'ai bien compris…

Ségolène ROYAL
Pas en marge, je suis au cœur de ce débat, parce que…

Jean-Jacques BOURDIN
Oui, mais vous ne serez pas un acteur du débat au moment décisif, si je comprends bien…

Ségolène ROYAL
Mais qu'est-ce que je viens de vous dire ? Tout le contraire.

Jean-Jacques BOURDIN
Bon…

Ségolène ROYAL
Et vous savez, hier, j'ai rencontré – il y avait d'ailleurs certains de vos confrères qui étaient là – un électeur de l'UMP qui me disait : « Mais où est le Parti socialiste ? » ; je dis : « Mais vous êtes électeur »…

Jean-Jacques BOURDIN
« Il est nul », dit LE NOUVEL OBSERVATEUR !

Ségolène ROYAL
… « De l'UMP, pourquoi me posez-vous cette question ? », et il me répondait avec beaucoup de bon sens : « Mais parce qu'on a besoin des socialistes pour structurer le débat démocratique ! », et il me racontait qu'il travaillait 70 heures par semaine – tenez-vous bien – qu'il était payé 35 heures, qu'il ne voyait plus ses enfants. Alors je dis « Voyez, vous êtes le résultat du « travailler plus pour gagner plus ». Et il me disait : « Oui, c'est pour ça qu'on a besoin d'une opposition et qu'on a besoin de propositions ». Eh bien c'est ce que nous faisons et c'est ce que je fais avec l'équipe qui m'entoure et vous verrez, vous ne serez pas déçu.

Jean-Jacques BOURDIN
Donc, le poste de premier secrétaire, vous n'avez pas décidé, on attendra, si j'ai bien compris, pour résumer… On attendra encore quelques jours…

Ségolène ROYAL
On attendra le débat de fond. Ce que je veux…

Jean-Jacques BOURDIN
Vous attendez le débat de fond…

Ségolène ROYAL
Mais vous savez, j'ai une responsabilité particulière. Pourquoi j'ai une responsabilité particulière ? Parce que j'ai été candidate à l'élection présidentielle, que 17 millions de Français se sont reconnus dans les idées de la gauche, à ce moment-là, ou dans les idées démocrates que j'ai défendues. Et donc aujourd'hui, ma responsabilité, c'est de tirer vers le haut le débat. Aujourd'hui, le débat, il est tiré vers le bas. Il est tiré vers le bas par la droite, il est tiré vers le bas par les querelles de personnes au sein du Parti socialiste. Et donc ma responsabilité, c'était de desserrer cet étau, de montrer l'exemple, en disant « la question des personnes, ça n'est pas le problème, la question des personnes, c'est la reconstruction de la gauche ; la crédibilité et la visibilité des contre-propositions est la preuve qu'une autre politique est possible et que la France mérite mieux ».

Jean-Jacques BOURDIN
Bon, Ségolène ROYAL, on va finir avec le Parti socialiste, j'ai encore une ou deux questions, puis on va….

Ségolène ROYAL
Voilà, vous avez bien compris... (Rire)… Le message…

Jean-Jacques BOURDIN
… Passer à autre chose… Oui, j'ai compris le message, mais Ségolène ROYAL, c'est peut-être aussi parce que vous n'avez pas totalement terminé vos conversations au sein même du PS pour essayer de réunir une majorité, que vous ne voulez pas vous prononcer sur le poste de premier secrétaire du Parti socialiste ! C'est peut-être ça, aussi, c'est peut-être un calcul politique, permettez-moi d'y penser…

Ségolène ROYAL
Non ! Non…

Jean-Jacques BOURDIN
Ce n'est pas un calcul ?

Ségolène ROYAL
… Ce n'est pas un calcul politique, c'est une exigence sur la façon de faire de la politique. Je ne…

Jean-Jacques BOURDIN
Bon. Alors…

Ségolène ROYAL
Je n'ai pas défendu – attendez – je n'ai pas défendu pendant si longtemps  et je ne mets pas en œuvre dans la région que je préside, la démocratie participative, c'est-à-dire le respect des citoyens et donc, dans le Parti socialiste, le respect des militants socialistes, pour donner l'exemple du contraire ! Donc il y a une cohérence dans mon attitude.

Jean-Jacques BOURDIN
Bon. Alors Ségolène ROYAL, dernière question : est-ce que vous avez le sentiment d'avoir été trahi par François HOLLANDE ?

Ségolène ROYAL
Mais je vous ai dit à l'instant que vous n'aurez de moi aucun commentaire sur les personnes. D'ailleurs, si j'en faisais, si je répondais à votre question, il n'y a que ça qui serait repris de votre émission. Et moi, je ne veux pas de ça. Moi, je veux que l'on parle aujourd'hui de…

Jean-Jacques BOURDIN
Ca vous a fait mal ? Ca vous a fait mal de le voir à la tribune, avec Bertrand DELANOË ?

Ségolène ROYAL
Mais la question n'est pas là ! Ce qui me fait mal, c'est la dégradation de la situation économique dans le pays ! Ce qui me fait mal, c'est de voir des gens qui me disent : « Attendez, on a un salaire, on a même deux salaires, on n'arrive pas à se loger » ! Ce qui me fait mal, c'est la montée du nombre de travailleurs pauvres ! Ce qui me fait mal, c'est de découvrir que, dans les banques alimentaires, c'est-à-dire dans les Restos du cœur, il y a aujourd'hui 40 % de salariés qui vont chercher à manger dans les Restaurants du cœur. Ce qui me fait mal, c'est de voir des grandes surfaces qui n'ont jamais gagné autant d'argent et qui maintenant, proposent à la sortie des caisses des crédits – tenez-vous bien ! – des crédits pour que les gens puissent payer ce qu'il y a dans leur caddie ! Ce qui me fait mal, c'est qu'il y a des banques qui ont gagné plein d'argent, – plein de « pognon » pour dire les choses comme elles sont – avec des traders qui ont gagné plein de bonus, 90 milliards d'euros, les dirigeants des grandes banques, selon l'économiste Daniel COHEN, ce matin, et qui se sont répartis des bénéfices et que les moyens et les petits sont étranglés et basculent dans le surendettement parce que les banques les matraquent quand ils ont des petits découverts bancaires. Et moi, je dis que ce capitalisme financier-là n'a plus sa place et que la responsabilité des politiques, s'ils étaient moins mous, moins lâches, moins pris par les lobbies de toutes sortes, aurait la capacité…

Jean-Jacques BOURDIN
C'est vrai partout, ça ! A droite comme à gauche !

Ségolène ROYAL
C'est vrai partout, mais c'est vrai en France aujourd'hui ! Regardez, il y a une crise financière et que fait Nicolas SARKOZY ? Rien ! Il est là, les bras ballants, en train de nous faire des taxes sur le pique-nique ! Non mais attendez, où on est, là ? Il nous avait promis une baisse de 4 points de fiscalité pendant la campagne présidentielle, et aujourd'hui, il y a un impôt nouveau qui a été inventé tous les mois, notamment les franchises médicales, avec beaucoup de petits retraités qui n'arrivent pas à se faire soigner. Il avait promis l'augmentation de 25 % des petites retraites ; aujourd'hui, les petits retraités ne font plus qu'un repas par jour ! Mais où on est, là ? On est… Ce n'est pas possible que ça continue ! Donc c'est n'importe quoi ! Il y a une espèce d'incohérence, une inertie…

Jean-Jacques BOURDIN
Cette indignation que vous exprimez, c'est ce qui vous…Ségolène ROYAL


Jean-Jacques BOURDIN

Ségolène ROYAL est notre invitée. Ségolène ROYAL, une question d'actualité. Edvige, le fichier Edvige, le texte sera réécrit. Vous applaudissez ?

Ségolène ROYAL
Il était temps, oui, de retirer ce texte, mais ce… Ce qui me frappe surtout – et je voudrais faire un petit salut amical à Michèle ALLIOT-MARIE – c'est la façon dont Nicolas SARKOZY lui fait porter le chapeau, de cette histoire. Qui peut imaginer que Nicolas SARKOZY et son directeur de cabinet, Claude GUEANT, qui était son directeur de cabinet au ministère de l'Intérieur lorsque l'on connaît comment est arbitré, dans la procédure de l'Etat, un décret, forcément, le représentant de l'Elysée est là ! Par l'intermédiaire du secrétariat général du gouvernement qui arbitre et qui écrit et qui finalise et qui valide les décrets, signés au nom du gouvernement. Donc qui peut imaginer que Nicolas SARKOZY n'était pas au courant, et je trouve particulièrement désolant de le voir faire porter la responsabilité à…

Jean-Jacques BOURDIN
C'est lâche, à vos yeux ?

Ségolène ROYAL
Oui, oui, c'est un manque de fair-play, je dirais, de façon un peu édulcorée. En tout cas, c'est

Jean-Jacques BOURDIN
Ca manque de fair-play…

Ségolène ROYAL
Oui…

Jean-Jacques BOURDIN
Et Jean-Louis BORLOO ? Est-ce qu'il avale son chapeau, son béret, lui aussi ? Sur la fiscalité écologique ? Est-ce qu'il fallait aller au bout de ce fameux bonus-malus sur d'autres produits, sur la fiscalité écologique ? Est-ce qu'il faut aller jusqu'au bout ? Vous défendez l'environnement, on le sait, Ségolène ROYAL…

Ségolène ROYAL
Oui, bien sûr !

Jean-Jacques BOURDIN
Est-ce qu'il faut aller au bout ? Est-ce que le gouvernement a tort de ne pas aller au bout de toutes les taxes écologiques ?

Ségolène ROYAL
Mais ce n'est pas aller jusqu'au bout des taxes qu'il faut aller, c'est aller jusqu'au bout d'un dispositif qui permet à l'industrie écologique de se développer. Et d'entrer…

Jean-Jacques BOURDIN
Vous avez applaudi au Grenelle de l'environnement ! Vous avez trouvé ça très bien !

Ségolène ROYAL
J'ai dit : « Je vais juger aux actes » ! Par rapport aux paroles, parce que beaucoup de paroles et pas beaucoup d'actes.

Jean-Jacques BOURDIN
Bon. En mettant en place le bonus-malus, on incite les Français à avoir un vrai bon comportement en matière d'environnement…

Ségolène ROYAL
Oui, mais je pense que Jean-Louis BORLOO est dans le vrai, il est dans le juste, il aurait dû tenir bon, mais ce qui manque cruellement en accompagnement d'une politique écologique incitative, ce sont des règles stables, d'un côté, et c'est une véritable politique industrielle qui donne aux petites et moyennes entreprises les moyens d'investir dans l'innovation et dans l'environnement ! Et on en revient à la fameuse crise bancaire. Moi, je veux qu'il y ait une banque nationale pour les PME qui, en particulier, leur permettra d'accélérer leur mutation, leur mise au point des produits écologiques, que ce soit dans le domaine des nouveaux matériaux, du bâtiment, des transports, des énergies renouvelables, et aujourd'hui, ce secteur économique manque cruellement de moyens financiers pour se développer et nous…

Jean-Jacques BOURDIN
Donc une banque pour les PME…

Ségolène ROYAL
Une banque pour les PME qui, en particulier, sera axée sur le développement de l'écologie.

Jean-Jacques BOURDIN
On est d'accord, mais vous n'avez pas répondu à ma question : faut-il poursuivre dans le bonus-malus ?

Ségolène ROYAL
Je viens de vous répondre : il faut poursuivre dans le bonus-malus si, en même temps, il y a une politique industrielle qui permet, dans cette filière majeure, de créer des activités et des emplois. C'est une chance, l'environnement ! Ce n'est pas un fléau ou un boulet ! Donc si on transforme l'environnement comme une punition par des impôts, on a tout faux. Si l'environnement, c'est un levier pour permettre de l'emploi, du mieux-vivre, des économies d'énergie et donc du pouvoir d'achat au bout du compte, à ce moment-là, on est dans le vrai.

Jean-Jacques BOURDIN
L'aide aux transports, on est dans le vrai ? Le gouvernement est dans le vrai ? Lorsque le gouvernement dit : « On va rembourser la moitié du ticket de transport aux salariés – enfin pas nous, c'est l'entreprise qui va rembourser – et on donnera, si l'entreprise le veut, 200 euros au salarié qui vient travailler en voiture…

Ségolène ROYAL
Ce qui ne va pas, c'est ce que vous venez de dire, « si l'entreprise le veut » ! Or c'est tous les gens…

Jean-Jacques BOURDIN
Alors il fallait l'imposer ?

Ségolène ROYAL
C'est pour tout le monde qu'il faut baisser le coût du transport ! Donc c'est-à-dire déjà baisser la fiscalité sur l'essence ! Je le dis depuis longtemps, il y a 60 % de fiscalité sur un litre d'essence, donc baissons cela !

Jean-Jacques BOURDIN
Vous seriez au pouvoir, vous baisseriez la fiscalité sur l'essence ?

Ségolène ROYAL
Evidemment !

Jean-Jacques BOURDIN
Mais vous avez besoin d'argent ! L'Etat a besoin d'argent !

Ségolène ROYAL
Evidemment

Jean-Jacques BOURDIN
On le trouve où, cet argent ?

Ségolène ROYAL
Mais c'est… Je veux dire, ça crée aussi du développement. Aujourd'hui, qu'est-ce qu'il se passe ? Les gens n'ont plus de quoi dépenser, plus de quoi consommer ! Donc la croissance économique, elle est stoppée parce que les Français ne peuvent plus dépenser, ne peuvent plus consommer ! Donc il faut re-répartir ! Différemment ! A la fois les prélèvements et les dépenses, et puis répartir plus justement les revenus ! C'est là où il y a un problème ! Il y a eu le bouclier fiscal, qu'est-ce… Est-ce que les gens…

Jean-Jacques BOURDIN
Le gouvernement l'a compris puisque le gouvernement va plafonner les niches fiscales…

Ségolène ROYAL
Mais ce qu'il faut, ce n'est pas plafonner, c'est supprimer les niches fiscales. Il y a 73 milliards de niches fiscales. Si on en met 20… Si on en supprime pour 20 milliards, on peut baisser de 1.000 euros l'impôt pour 20 millions de personnes. Mille euros qui seront réinjectés dans la consommation, donc dans la croissance. Mais là, c'est… Construire une usine à gaz pour plafonner des niches fiscales avec des débats parlementaires interminables, où chaque lobby va remonter au créneau pour garder sa niche, alors moi je crois que… Sans faire de mauvais jeu de mots, mais je pense qu'il faut que tout le monde reste à sa place et que l'Etat, là aussi, fasse preuve d'un peu d'autorité et décide de la suppression des niches fiscales pour décider de la baisse des impôts sur… Je viens de donner un exemple, de faire une proposition pour 20 millions de contribuables, on peut baisser l'impôt de 1.000 euros. Ca vaut le coup, quand même !

Jean-Jacques BOURDIN
Oui… Enfin oui, ça vaut le coup. Dites-moi, Ségolène ROYAL, je vous pose une autre question, l'Afghanistan… Parlons de l'Afghanistan, on va beaucoup en parler au début de la semaine prochaine ; qu'est-ce qu'il faut faire ? On garde nos soldats là-bas ou pas ?

Ségolène ROYAL
Bon, vous vous souvenez que, pendant la campagne présidentielle, Nicolas SARKOZY s'était engagé sur le retrait des troupes, et à peine élu, il a répondu à la demande de George BUSH pour envoyer des troupes supplémentaires en Afghanistan ! Sans même prendre la peine de redéfinir les missions de l'OTAN. Moi, je pense vraiment qu'il faut fixer un objectif de retrait des troupes et ensuite, de mettre en place les conditions qui vont permettre ce retrait. Et non pas l'inverser, non pas maintenir les troupes et on verra si on peut les retirer. Parce que si l'on fixe un objectif de retrait des troupes en partenariat avec…

Jean-Jacques BOURDIN
Mais on donne un signe aux Talibans !

Ségolène ROYAL
On donne un signe… Non !

Jean-Jacques BOURDIN
Non ?

Ségolène ROYAL
On donne un signe de la volonté d'intervenir autrement, parce que, aujourd'hui, quelle est la situation ? Il y a un échec militaire, il y a un échec civil, il y a un échec institutionnel, il y a un échec économique et la drogue continue à constituer 60 % des revenus du pays. Donc ce qu'il faut, c'est une autre forme d'intervention pour rétablir l'autorité de l'Etat, pour rétablir les services publics, pour construire des écoles, pour lutter contre la drogue, et puis en même temps continuer, bien sûr, à lutter contre le terrorisme. Mais voyez que l'objectif de l'OTAN qui était, justement, de rétablir la stabilité de l'Etat n'a pas été atteint ; donc il faut fixer une échéance pour le retrait des troupes ; ce qui forcera l'ensemble des Nations qui sont impliquées dans le maintien de la stabilité de cette partie du globe et dans la lutte contre le terrorisme, à mettre en place des vraies solutions par rapport aux objectifs qui ont été fixés au départ.

Jean-Jacques BOURDIN
Une dernière question, avant de passer aux questions des auditeurs, Ségolène ROYAL, est-ce que vous souffrez des moqueries qui fleurissent ça et là, vous concernant ?

Ségolène ROYAL
Vous savez, j'en ai tellement entendu ! Il y en a plutôt moins, maintenant… (Rire) qu'à une certaine époque ! (Rire)

Jean-Jacques BOURDIN
C'est dur, la politique ?

Ségolène ROYAL
C'est très dur, la politique. C'est très dur et c'est violent. Et c'est la raison pour laquelle je pense qu'il faut des moments de respiration, de fraternité, de chaleur humaine, de culture, et c'est pour ça que j'ai pris cette initiative de rassemblement de la fraternité au Zénith, le 27 septembre, de 18 à 22 heures, où tout le monde est bienvenu ; il y aura des artistes, il y aura des petites pièces de théâtre, on dira à la fois des choses graves mais aussi avec humour, et on aura le plaisir d'être ensemble et tout le monde peut venir…

Jean-Jacques BOURDIN
Mais vous sentez bien que… Finalement, vous ressemblez à Nicolas SARKOZY, on vous aime ou on vous déteste.

Ségolène ROYAL
Ah bon ? Vous trouvez que je ressemble à Nicolas SARKOZY ?

Jean-Jacques BOURDIN
Eh bien oui, non mais quelque part…

Ségolène ROYAL
… Vous êtes bien le seul à me dire… (Rire)

Jean-Jacques BOURDIN
Mais non ! Mais…

Ségolène ROYAL
… Que je ressemble…

Jean-Jacques BOURDIN
Mais non mais dans le regard que portent les Français sur vous, on vous aime ou on vous déteste… Vous… Vous avez conscience de ça ?

Ségolène ROYAL
Peut-être, je ne sais pas, oui… Alors je vais faire en sorte que ceux qui me détestent… Eh bien qu'ils viennent, ceux qui me détestent ! Qu'ils viennent au Zénith ! Voilà !

 

Par EXCOFFIER - Publié dans : Actualité politique nationale
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Vendredi 19 septembre 2008 5 19 /09 /2008 17:52
Une coalition arc-en-ciel !


Julien Dray député PS de l'Essonne.

http://www.liberation.fr/rebonds/352871.FR.php

QUOTIDIEN : vendredi 19 septembre 2008

le prochain congrès du PS doit répondre à une question : comment
permettre au PS de jouer son rôle de première force d'opposition ? Cette
question ne peut se passer d'une réflexion sur les partenaires avec
lesquels travailler, puisque les scrutins récents montrent que les
socialistes, seuls, ne peuvent gagner les élections nationales. Les
rapprochements opérés lors de la présidentielle et des municipales, les
propos de François Bayrou ont soulevé un certain trouble dans nos rangs.

Que nous n'ayons pas de position claire à ce sujet n'est pas étonnant :
l'affaiblissement de nos partenaires politiques de gauche, la position
du PS comme premier parti d'opposition, l'émancipation du MoDem par
rapport à l'UMP ont contribué à brouiller le paysage politique, et à
rendre moins évidents les rapprochements à y engager. Ceci nous expose à
deux écueils : immobilisme - reconduire les schémas du passé - et
confusion - rejeter en bloc nos alliances précédentes. Ayant défendu dès
le début des années 90 l'idée d'une coalition rose-rouge-verte, puis
celle que le chemin entrepris par François Bayrou le conduirait à se
détacher de l'UMP, je crois que le PS doit suivre cette règle :
combattre pour le rassemblement, sans exclusive, en étant raisonnable
pour deux quand il le faut. Dissipons quelques illusions.

Premièrement, la gauche n'est pas incapable d'être majoritaire en
France. Elle a par deux fois fait la preuve du contraire : lors des
élections cantonales et municipales, où le total de nos voix fut
supérieur à celui de la droite. Deuxièmement, il n'existe pas deux
gauches, une qui aurait vocation à gouverner, l'autre à protester. Ce
n'est que quand la gauche a su s'unir qu'elle a mené à bien sa mission
de transformation sociale. Et pas d'unité de la gauche sans unité du PS.
La scission de l'un, l'explosion de l'autre signerait l'arrêt de mort
des deux. Troisièmement, cette conscience de l'unité profonde de la
gauche, autour de la volonté de progrès, nous interdit d'être sectaires
avec d'autres forces qui voudraient se joindre à nous pour réaliser le
même idéal. De notre devoir de combat pour le progrès découlent trois
mots d'ordre : unité, rassemblement, ouverture. C'est la seule voie qui
mène à la victoire. Les autres voies - explosion entre
«sociaux-démocrates» et «gauche protestataire», PS hégémonique et
méprisant, renversement d'alliance - nous conduiraient de déconvenues
idéologiques en échecs électoraux. Ce qui nous est interdit, alors que
s'accumulent les coups portés contre nos concitoyens les plus fragiles.

Une alliance ne se décrète pas unilatéralement, ni ne peut être conçue
sans ses moyens concrets - structures, calendrier, programme. C'est
pourquoi je propose ce plan de rassemblement, en vue de la constitution
d'une coalition arc-en-ciel. D'abord, mettre en place un comité d'action
de la gauche. Ses fondements sont déjà là, grâce aux contacts suivis que
nous avons avec nos amis communistes, radicaux, verts et citoyens ; nous
les renforcerons, pour créer un lieu d'animation politique et de
production intellectuelle, ouvert aux responsables de tous les partis de
gauche, aux figures morales et intellectuelles, aux représentants
syndicaux et associatifs. Un tel comité ne sera ni un cartel de
répartition de postes, ni un collectif d'agitation. Il devra organiser
des forums thématiques de la gauche, ouverts à tous les militants et
sympathisants, pour forger un contrat commun de gouvernement, qui
s'attacheront aux sujets qui constituent des éléments de friction ; à
commencer par l'Europe, qui constituera, avec les prochaines élections,
le premier test de notre volonté d'unité.

Il n'y a aucune raison de penser qu'une discussion honnête ne puisse
mettre à plat nos différends : la position consensuelle que nous étions
parvenus à établir sur l'Europe, en 2007, le prouve. Ces forums
contribueront à préparer une candidature unique de la gauche, validée
par des primaires, pour la prochaine élection présidentielle. Parce que
le temps de la discussion avec tous les hommes et femmes de gauche aura
été pris, elle aura du sens, de la légitimité, et bénéficiera d'une
dynamique que ne peuvent créer les accords électoraux rédigés entre
états-majors, la veille d'un vote.

Reste la question du périmètre de cette coalition arc-en-ciel. Ce
problème se résoudra si nous suivons cet agenda. Une gauche rassemblée,
productive intellectuellement, forte de ses militants et sympathisants,
n'aura rien à craindre, ni à perdre, à tendre la main à d'autres forces
souhaitant s'associer à son projet de progrès social. La solidité de la
gauche unie ne laisserait planer aucun doute sur le sens de cette main
tendue.

A ceux qui voudraient nous rejoindre, nous demanderions :
«Souhaitez-vous vous joindre à notre démarche ?» Nous ne leur
demanderions pas de se renier mais d'assumer sans ambiguïté leur rejet
de la droite.


Vous pouvez consulter le site de l'Assemblée nationale à
l'adresse suivante : http://www.assemblee-nationale.fr

Par EXCOFFIER - Publié dans : Chronique annécienne
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Mercredi 17 septembre 2008 3 17 /09 /2008 19:30
Par LePost Le Post -

À six jours de la date limite du dépôt des motions, en vue du congrès, les rapports de forces sont en train de se clarifier au Parti socialiste. 

Mardi, Le Post a appris que l'alliance entre le camp Royal et les tenants de la "Ligne claire" était "en bonne voie". Hier soir, François Hollande et Bertrand Delanoë ont officialisé leur alliance lors d'un meeting à Cergy-Pontoise, dans le Val d'Oise.

Sur Le Post, l'eurodéputé PS Vincent Peillon, proche de Ségolène Royal, fustige l'alliance Hollande-Delanoë et affirme qu'il souhaite "l'émergence d'une nouvelle génération à la direction du PS".

L'alliance entre Delanoë et Hollande fragilise-t-elle Ségolène Royal?

"Non, elle illustre l'enjeu majeur du congrès de Reims."

"D'un côté, il y a ceux qui veulent reproduire l'ancien, qui ne veulent rien changer dans leur manière de gérer le parti socialiste : c'est la motion Delanoë-Jospin-Hollande. Ils dirigent le parti depuis 20, 30, voire même 40 ans pour certains... Pour moi, Delanoë-Hollande, c'est l'alliance des forces du passé."

"Cette motion regroupe ceux qui font le contraire de ce qu'ils disent. Delanoë disait qu'il allait être maire de Paris à plein temps... Hollande disait: 'Il faut rassembler et ne pas faire un choix entre Delanoë et Royal'. On voit bien qu'il fait le contraire en s'alliant avec le maire de Paris."

"De l'autre côté, il y a ceux qui font ce qu'ils disent, qui veulent porter la rénovation du parti socialiste de manière collective : c'est la motion de Ségolène Royal."

"Finalement, ce qui se passe au PS en ce moment, c'est très bien : cela permet de voir les différences entre les motions. Toutes les clarifications sont positives."

Pourquoi les militants socialistes voteraient-ils pour votre motion? Qu'est-ce qui la différencie des autres?

"Car nous allons continuer à appeler au rassemblement, sans préalable, de tous ceux qui veulent la rénovation du PS. Il faut changer nos comportements, nos dirigeants, nos façons de travailler et de répondre aux problèmes des Français. Le moment est venu de changer notre façon de faire de la politique."

"Le congrès doit être la première étape d'un nouveau cycle politique, qui doit permettre de faire émerger une nouvelle génération. C'est d'ailleurs la première des préoccupations de Ségolène Royal."

Vous souhaitez donc chasser les 'éléphants' du Parti socialiste...

"Non, pas vraiment. On aura des 'éléphants' avec nous : Guérini [le chef des socialistes marseillais, ndlr], Collomb [le maire de Lyon, ndlr] et peut-être Mauroy [ancien Premier ministre, ndlr]. D'ailleurs, nos 'éléphants' sont également favorables à l'émergence d'une nouvelle génération à la direction du PS."

"On ne peut pas accepter de syndicat de propriétaires du parti, le parti socialiste appartient aux militants."

Par EXCOFFIER - Publié dans : Chronique annécienne
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Mardi 16 septembre 2008 2 16 /09 /2008 17:57
Par LePost Le Post - il y a 21 minutes

Lundi, le président de Désirs d'avenir, Jean-Pierre Mignard, a annoncé que Ségolène Royal ne faisait pas de sa candidature au poste de Premier secrétaire du PS un "préalable". L'ex candidate du PS l'a assuré elle-même lundi soir au 20 h de TF1.

Selon Le Monde, l'objectif de Ségolène Royal serait plutôt de rallier les tenants de la "Ligne claire", ces barons locaux emmenés par le maire de Lyon Gérard Collomb, le Marseillais Jean-Noël Guérini, Vincent Feltesse, président de la Communauté urbaine de Bordeaux et le député de l'Essonne Manuel Valls, ainsi que les partisans de Pierre Moscovici. Mais pour le moment, il n'y a rien d'officiel...

Sur Le Post, le sénateur socialiste, David Assouline, qui fait partie des proches de Ségolène Royal, assure que le camp Royal est "prêt à un accord".

Avez-vous conclu une alliance avec les tenants de la "Ligne claire"?

"À partir du moment où on dialogue avec tout le monde au PS, que la "Ligne claire" a dit qu'elle avait des convergences avec nous et qu'elle refusait le préalable d'une candidature au poste de premier secrétaire d'un présidentiable, la déclaration de Ségolène Royal déclenche un processus de discussion avec eux."

Cet éventuel accord est donc en très bonne voie?

"Oui, même si c'est aux grands élus d'en parler. Une ouverture a été faite de notre part, logiquement, il y a un débat qui s'engage."

"De notre côté, nous sommes complètement d'accords et prêts à un accord avec les tenants de la 'Ligne claire' pour présenter une motion commune avec eux, en vue du congrès de Reims".

Contacté par Le Post, Vincent Feltesse -un des tenants de "Ligne claire"- confirme que l'accord avec le camp Royal est en "bonne voie". Et il précise: "Avec Gérard Collomb, Jean-Noël Guérini... Nous souhaitons bâtir l'alliance la plus large possible".

Rappel : 

- Le dépôt des motions sera bouclé le 23 septembre, soit dans 7 jours. Au PS, les alliances devraient donc se clarifier cette semaine.

- Le congrès du PS aura lieu du 14 au 16 novembre 2008, à Reims. 

Par EXCOFFIER - Publié dans : Chronique annécienne
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Mardi 16 septembre 2008 2 16 /09 /2008 17:53
TF1
JOURNAL DE 20H – Le 15/09/2008 – 20:18:46
Invitée : Ségolène ROYAL, présidente PS du conseil régional de Poitou-Charentes


Laurence FERRARI

Bonsoir madame ROYAL.

Ségolène ROYAL


Bonsoir.

Laurence FERRARI


Alors ce n'est pas toujours facile de comprendre ce qui se passe à l'intérieur du PS…

Ségolène ROYAL


Ca c'est vrai.

Laurence FERRARI


On va essayer d'être clair si vous le voulez bien. Est-ce que vous êtes toujours candidate au poste de Premier secrétaire ?

Ségolène ROYAL


Je n'en fais plus un préalable. Je crois qu'il faudrait être sourd ou aveugle pour ne pas voir la colère qui monte, l'exaspération, parfois même le dégoût de ceux qui nous disent : « ça va mal dans le pays  et où êtes vous les socialistes ? Que faites vous ? Pourquoi vous disputez vous  pour des postes ? ». Et moi je veux mettre un coup d'arrêt à cette lente dégradation du niveau du débat au Parti socialiste. Je veux que nous montions d'un cran, et donc ce que je propose c'est que chacun mette au frigidaire les questions de candidature soit au poste de Premier secrétaire, soit pire à l'élection présidentielle parce qu'il y a là encore quelques années à attendre, parce que je pense que c'est cette façon de faire qui dégrade les choses.

Laurence FERRARI


Donc vous retirez votre candidature ?

Ségolène ROYAL


Ce n'est pas ce que j'ai dit, j'ai dit que je n'en faisais pas un préalable. Et je pense que ce sujet doit disparaître pour l'instant des débats du congrès, je pense que j'ai une responsabilité particulière pour le faire, parce que j'ai été candidate à l'élection présidentielle, que j'ai porté l'espérance, avec les socialistes, mais avec tous ceux aussi qui voulaient autre chose que ce que la France a aujourd'hui, 17 millions d'électeurs qui ont espéré d'autres  valeurs. Et pour eux, avec eux il faut continuer ce qui s'est passé  dans la campagne  présidentielle, il faut continuer à porter cette espérance  et donc les socialistes doivent être à la hauteur de l'attente qu'ils portent.

Laurence FERRARI


Est-ce que les sondages qui vous sont défavorables  et qui vous placent derrière Bertrand DELANOË et Martine AUBRY ne sont pas étrangers à cette décision de reporter votre candidature ?

Ségolène ROYAL


Vous savez le vote c'est qu'en novembre,  d'ailleurs c'est un interminable calendrier aussi qui n'est pas très propice à la sérénité des débats, mais c'est comme cela ; Non, je crois que ce qui m'a motivé c'est le gouffre  entre les préoccupations concrètes des citoyens et ce qui se passe au Parti socialiste.  Je vais vous raconter deux petites histoires récentes. J'étais récemment  dans l'Ardèche et une charmante petite grand-mère est venue vers moi, et m'a dit : voilà j'ai une petite retraite et cette année pour la première fois je n'ai pas pu aider mes petits enfants à partir en vacances. Un Français sur deux n'est pas parti en vacances. Et puis  vendredi j'étais à la manifestation des salariés de la MACIF qui liquide 500 emplois, et une salariée m'a dit : j'ai été punie parce qu'un jour j'ai mis un bâton de rouge à lèvres dans ma poche. Et les dirigeants qui ont mis l'entreprise dans cet état eux sont partis eux avec des salaires mirobolants mais aussi avec des indemnités de départ. Moi je ne veux pas cela pour mon pays. Et ce que je sais avec beaucoup de fermeté  c'est que je dirais très clairement au cours de ce congrès en quoi je pense, nous devons poursuivre ce qui a été dit et fait les idées neuves de la campagne présidentielle,  mais surtout ce que je  veux et ce que je ne veux pas pour la France – et ça je le dirais le 27 septembre au Zénith au grand concert de la fraternité – et je dirais dans le congrès ce que je veux et ce que je ne veux pas pour le Parti socialiste, et les militants voteront, ils voteront en toute sérénité et je pense que …

Laurence FERRARI


Et à partir de là  vous vous déciderez ? ?

Ségolène ROYAL


Et à partir de là je me déciderais, nous nous déciderons d'ailleurs collectivement  dans le cadre de l'équipe que je présenterais aux militants.

Laurence FERRARI


Qui pensez vous réunir autour de votre nom justement puisqu'on sait que Bertrand DELANOË, Martine AUBRY se sont déclarés plus ou moins officiellement.

Ségolène ROYAL


Vous savez je pense que ce qui est important c'est … Ce qui m'intéresse c'est de pousser en avant une nouvelle génération, alliée bien évidemment à des élus de terrain expérimentés. Mais c'est surtout pousser en avant une nouvelle génération et  construire un Parti socialiste qui soit meilleur que la société qu'il prétend réformer. Si le Parti socialiste n'est pas plus fraternel, plus solidaire, plus imaginatif, plus créatif que la société que les Socialistes veulent construire, alors nous ne sommes pas crédibles. Mais si nous sommes capables de faire cela alors nous serons crédibles.

Laurence FERRARI


Justement Bertrand DELANOË et François HOLLANDE sont en meeting commun demain soir ; quel message avez-vous à leur adresser ?

Ségolène ROYAL


Je pense que c'est très bien de faire des réunions. J'aurais préféré que le Premier secrétaire se tienne au-dessus des débats, soit simplement le garant du bon déroulement du congrès, ne prenne parti pour personne mais je pense que c'est ce qu'il finira par faire.

Laurence FERRARI


Mais ce n'est pas le cas pour l'instant ?

Ségolène ROYAL


Mais nous verrons, vous savez nous encore quelques semaines.

Laurence FERRARI


Et si vous dites non au poste de Premier secrétaire, est-ce que vous direz non au poste  en tout cas à la candidature pour 2012, c'est-à-dire la prochaine présidentielle Ségolène ROYAL ?

Ségolène ROYAL


Vous savez ce que je viens de dire  je vais m'y appliquer dès maintenant, c'est-à-dire que cette question là je ne l'aborde plus, je la mets au frigidaire, et je n'ai pas de conseil à donner aux autres, mais je crois que ce serait bien que tout le monde en face autant, et parle aujourd'hui des vraies questions. Vous avez vu la faillite des banques, moi je propose par exemple qu'il y est une banque nationale pour les petites et moyennes entreprises, je propose  aussi que l'on interdise aux banques de faire de l'argent sur le dos des familles surendettées.  Quand on est en déficit bancaire, on paye 18 % d'intérêt,  quand on est en excédent bancaire on n'est pas rémunéré. Donc moi je propose que les banques ne puissent pas  prendre de pénalité sur les familles dès lors que sur la durée d'une année par exemple les excédents et les déficits s'équilibrent.

Laurence FERRARI


Merci beaucoup Ségolène ROYAL d'être venue sur le plateau de TF1 pour nous dire  donc que vous prendrez votre décision après le 23 septembre, si j'ai bien compris.

Ségolène ROYAL


Non après le  vote des militants sur les projets politiques.

Laurence FERRARI


Merci beaucoup.  20:24:18FIN.
Par EXCOFFIER - Publié dans : Actualité politique nationale
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Lundi 15 septembre 2008 1 15 /09 /2008 19:34
La rentrée politique est marquée par le constat brutal d'une crise sociale, économique et morale sans précédent, à laquelle s'ajoute une puissante instabilité des relations internationales. Les Françaises et les Français vivent avec inquiétude la dégradation de leur situation, et se désespèrent d'une amélioration prochaine de leurs conditions de vie.
 

L'enjeu du Congrès de Reims doit être mesuré à l'aune de la tâche historique qui nous attend. Si la gauche veut pouvoir prétendre à nouveau gouverner le pays et transformer la société, elle doit se mettre en ordre de bataille idéologique et politique. Cela suppose une analyse radicale et lucide des évolutions de la société, de nos propres manquements, et le courage d'opérer par rapport à notre doctrine, notre projet, mais aussi nos manières de nous organiser, de vivre ensemble et d'agir, des ruptures nécessaires. On voit bien à quel point le fait de reproduire les mêmes usages depuis des décennies, sans mesurer à quel point le monde a changé autour de nous, nous fragilise collectivement. Dans ce contexte, chacune de nos divisions ou de nos fautes de comportement est utilisée par nos adversaires pour discréditer la force de nos propositions et l'autorité de notre combat.

         Nous savons que la reconquête idéologique est la clé des victoires politiques de demain. Nous savons que le Parti socialiste, par ses élus, ses militants, toutes celles et tous ceux qui l'accompagnent, possèdent les ressources pour accomplir cette grande transformation et proposer un socialisme du XXI siècle puissant, juste, généreux.

         Cela suppose maintenant de faire précéder tous nos actes individuels d'une démarche de cohérence et d'ambition intellectuelle collective. Toutes celles et tous ceux qui mesurent leurs responsabilités et partagent le projet clair d'ouvrir un nouveau cycle politique de la gauche française doivent désormais se retrouver avec la volonté, qui a progressé, de trancher notre orientation politique et  de définir les nouveaux modes de notre vie commune dans la clarté. Toutes celles et tous ceux qui mesurent combien la fidélité à notre tradition et à notre idéal nous convoque aujourd'hui à écrire un avenir qui ne soit pas seulement un réarrangement de l'ancien mais l'invention audacieuse d'une nouvelle frontière doivent désormais se mettre ensemble à la tâche. Notre ambition c'est de faire gagner tout le Parti Socialiste à l'occasion du congrès de Reims.

         Car personne ne doit se tromper. Cette grande tâche supposera, pour vaincre les résistances, les archaïsmes, les paresses, les indisciplines, une majorité large, unie, soudée par le ciment des convictions et du respect. Rien ne pourra s'accomplir sans cette puissance collective. C'est donc à la constitution de celle-ci, sans exclusive, que nous appelons d'ici le 23 septembre.

 

 

 


Premiers Secrétaires Fédéraux :

 

Jean-Jacques Thomas (02), Gilbert Sauvan (04), Patrick Allemand (06), Pierre Descaves (10), Michel Neugnot (21), Michel Morin (22), Denis Sommer (25 - vice-président du Conseil régional de Franche-Comté), Patrick Dubourg (28), Robert Navarro (34 - député européen), Frederic Bourcier (35), Jean-Patrick Gille (1er Fédéral 37 – député), Jean-Paul Chartron (42), Andre Chapaveire (43), Jean Guerard (47), Alain Bertrand (48), Serge Bardy (49), Guillaume Garot (53 - Député Maire de Laval), Jean-Marc Todeschini (57 - Sénateur), Frederic Leveille (61), Catherine Hoffarth (68), Hugues Manouvrier (73), Claire Donzel (74), Patrick Malivet (78), Françoise Billy (79), Vincent Peillon (80 - Député européen), Robert Alfonsi (83), Jean Burneleau (85), Jean-François Macaire (86), Anne-Marie Forcinal (90), Gilbert Annette (La Reunion - Maire de Saint Denis), Pierre-Yves Le Borgn' (Français de l'Etranger),


 

François Rebsamen (Maire de Dijon), Julien Dray (député), Philippe Doucet (Maire d'Argenteuil), Jean-Louis Bianco (Député - Président du Conseil Général 04), Delphine Batho (Députée, 79), Danielle Bousquet (Députée, 22), Jean-Pierre Mignard (Délégué National), Michel Francaix (député-maire de Chambly), Monique Iborra (députée),  Michèle Delaunay (députée), Michel Liebgott (député-maire de Famech), Maxime Bono (député-maire La Rochelle), Claire-Lise Campion (sénatrice, 91), Malek Boutih (Secrétaire National PS), Gilles Savary (député européen), Dominique Gambier (Maire de Déville Lès Rouen, 76), Kamel Chibili (Maire adjoint de Lavelanet), Sébastien Pietrasanta (Maire d'Asnières sur Seine), Aurélie Filippetti (Députée 57),  Olivier Leonhardt (Maire de Sainte Genevieve des Bois), Lois Lamoine (Maire de Chateauneuf sur Loire), Elie Puigmal (Maire de Saint Esteve),  Alda Pereira-Lemaitre (Maire de Noisy le Sec), Pascal Noury (Maire de Morangis), Patrice Sac (maire-adjoint d'Athis-Mons, vice président du CG 91), Yann Galut (Conseiller Général 18), Laurent Grandguillaume (Délégué National), Jean Notari (Adjoint au Maire de Caen, CG 14), Jean-Pierre Denieul (Vice-Président Conseil Général 16), Christophe Choserot (Conseiller municipal, secrétaire de section, Premier Fédéral adjoint 54), Elisabeth Auerbacher (Secrétaire Nationale),  Pascal Joseph (Délégué National, Adjoint au Maire Paris 20), Jean-Yves Grelaud (Conseiller Régional Pays de Loire), Denis Troester (89), Claude Bianchi (Conseiller Municipal St André 10), Thierry Lajoie (75), Edouardo Rihan Cypel (conseiller municipal Torcy, 77), Edouard Fournier (Conseiller Général 91), Elisabeth Pochon (Conseillère Municipale Villemomble, 93), Jean-François Dauré (Maire de la Couronne, Conseiller général 17), Rémy Benayoun (Conseiller Municipal Villemomble, 93), Nathalie Kaufmann (Déléguée nationale, Conseillère régionale d'Ile de France, 75), Jeff Cittebua (Conseiller Municipal Neuilly sur Marne, 93), Sylviane Bulteau (Vice-présidente Conseil Régional Pays de Loire, Conseillère Générale 85), Béatrice Marre (Secrétaire nationale, Conseillère Municipale de Millau, 12), Mireille Peirano (Conseillère régionale PACA, 83), Colette Popard (Adjointe au maire de Dijon, Conseillère générale 21), Fadila Khatabbi (Conseillère générale 21), Roland Ponsaa (Conseiller général 21), Alain Millot (Premier adjoint au maire de Dijon, Conseiller général 21), Marie-Christine Carvalho (Conseillère Municipale de Morsang sur Orge, Vice-présidente de l'agglomération du Val d'Orge, secrétaire de section, 91), Solange Ménival (Conseillère régionale d'Aquitaine), Jean-Marc Pommier (Maire de Bonnières sur Seine, CF 78), Martine Gourier (CG 92), Micaëla Darmon-Vassileff (Conseillère régionale PACA, 06), Alexandre Medvedowski (Conseiller municipal Aix-en-Provence, CG 13), Liliane Dangel (Conseillère régionale, 25), Christiane Roy-Menetrier (Conseillère régionale, 25), Régine Joly (vice-présidente région Poitou-Charentes, BF 17), Elyette Croset Bay (CR Rhone-Alpes, maire adjointe L'Isle d'Abeau, BF 38, CN), Thierry Jullien (maire de Montlieu La Garde, 17), Jean-Jacques Filleul (maire de Montlouis-sur-Loire, président de la communauté de communes, ancien député, CF 37), Jean-Luc Picard (maire de Beauchalot, secrétaire de section, 31)

Colombe Brossel (Adjointe au Maire Paris), Philippe Moine (Conseiller de Paris, secrétaire de section, 75), Laure Masson (Maire adjointe Grenoble, 38), Pierre Chapdelaine (63), Juliette Méadel (Conseillère Municipale Paris 14), Fabrice de Comarmont (31), Loubna Meliane (Déléguée Nationale), Laurent Gourarier (Délégué National), Hervé Nowak (Adjoint au Maire le Kremlin-bicêtre), Bertand Le Bail (Maire adjoint Morsang sur Orge), Philippe de Visscher (Premier adjoint au maire de Noisy le Sec, délégué fédéral 93), Elisabeth Arnaut-Segura (Maire adjointe Tournefeuille, 31), Jean-Louis Boulanger (maire-adjoint du Kremlin-Bicêtre, 94), Patricia Richard (Conseillère municipale de Saint Maurice, 94), Fatima Ogbi (Première adjointe au Maire de Grigny), Geneviève de Kerautem (conseillère municipale Montreuil), Bernard Rullier (délégué national, CF 75), Alain Monod (délégué national, conseiller municipal de Villeneuve La Comptal, 11), Jean-Alain Steinfeld (délégué national), Madeleine Blettery (Conseillère municipale de Dijon, 21), Emmanuel Chumiatcher (délégué national), Eric Benzekri (délégué national), Hélène Roy (Conseillère municipale de Dijon, 21), Mohamed Bekhtaoui (Conseiller municipal de Dijon, 21), Badiâa Maslouhi (conseillère municipale de Dijon, 21), Gérard Dupire (adjoint au maire de Dijon, 21), Elisabeth Biot (adjoint au maire de Dijon, 21), Alain Millot (Premier Adjoint Dijon), Abdel Ghezali (Adjoint au maire de Besançon, 25), Eric Marochini (Adjoint au maire Algrange, secrétaire de section, BF 57), Yvan Chelly (délégué national), Anne-Catherine Franck (déléguée nationale), David Marchello (Délégué National), Jacques Moret (Délégué national, 75), David Derrouet (Deuxième adjoint au maire, président des élus socialistes, Juvisy-sur-Orge, 91), Patricia Philippe (CF 91), Prunelle Bloch (conseillère d'arrondissement Paris 11), Flora Saladin (BF 75), Christiane Masson (BFA 75), Ouarda Karrai (Responsable Nationale), Franck Misson (secrétaire de section, 93), Annick Timmermans (26), Sébastien Bedini (Secrétaire de section, 83), Romain Pigenel (Secrétaire de section, 75), Georges Glandières (Secrétaire de section, BF 12), Marie Christine Poing (21), Laurent Berthet (Adjoint au Maire Echirolles 38), Zouina Hammi (conseillère municipale Bègles 33), Stéphanie Abrial  (Conseillère Municipale Echirolles, 38), Gilles Fraysse (Conseiller Municipal Villiers sur Orge, 91), Céline Deslattes (Conseillère Municipale déléguée Grenoble), Abdou Tahari Chaoui (Conseil National), Michèle Aubry (Maire Adjointe Grigny, 91), Jean-Gilles Lepoulain (Maire Adjoint Grigny, 91), Michel Groulez (maire adjoint Sainte Geneviève des Bois, 91), Cyril Jouan (maire adjoint Sainte Geneviève des Bois, 91), Maryline Simone (vice présidente CDA de La Rochelle, conseillère municipale de La Rochelle, CF 17), Saïd Laatiriss (Conseiller Municipal Grigny, 91), Chantal Mabanza (Conseillère Municipale Grigny, 91), Claire Tawab (Conseillère Municipale Grigny, 91), Myriam Petit (Conseillère municipale Bois Colombes, 92), Nadine Foissette (1ere Adjointe Saint Remy sur Avre), Fatiha Zizani (Conseillère Municipale Grigny 91), Stéphane Vazia (Conseiller Municipal Puteaux, 92), Jean-Jacques Romero (maire-adjoint Larçay, 37), Benoit Willot (Conseiller municipal Joinville le Pont, 94), Martine Guillaume (Conseillère communautaire, conseillère municipale Gentilly, 94), Marité Charrier (Conseillère municipale Antony, 92), Alexis Bachelay (Adjoint au maire, Colombes, 92), Danièle Seignot (adjointe au maire Paris 13, 75), Cédric Vangoethen (Conseiller municipal de Marquette lez Lille, délégué fédéral 59), François Descombes (secrétaire de section, 91), Philippe Seiler (BFA 75), Bagdad Ghezal (Commission nationale des conflits, secrétaire de section, 62), Pierrette Teillier (secrétaire de section, 79), Jacques Marilossian (BF 92), Mohamed Makni (Conseiller municipal délégué, Echirolles, 38), Jean-Luc Blache (Conseiller communautaire, 38), Emmanuelle Ajon (Conseillère municipale Bordeaux, 33), Christine Entem (Conseillère municipale, secrétaire de section, 17), Antoine Coudert (21), Daniel Brigand (21), Edgardo Honores (BFA, 93), Mamadou Watt (CF 38), Janine Bessis (CF 21), David Simon (secrétaire de section, BF 86), Luc Lauverjat (BF 73), Jean Baptiste Hermann (SF 21), Jean-Philippe Contesse (21), Alain Di Nola (38), Isabelle Chatain (21), Hamid El Hassouni (21), Odile Al Daghistani (21), Nelly Metge (21), Alain Metge (21), Michel Debost (21), Alain Poignant (21), Jean-Christophe Henrard (21), Jeanne Creac'h, Nassera Si-Ali (Adjointe au Maire Sainte Geneviève des Bois, 91), Jean-Claude Hiquet (maire-adjoint Tarnos, BF 40), Christine Martin (Adjointe au maire de Dijon, 21), Kamel Chibli (maire adjoint Lavelanet, 09), Michel Chaput (adjoint au maire de Beauchalot, 31), Régine Lange (adjointe au maire Toulouse, 31), Nasserdine Ferradj (adjoint au maire Noisy le Sec, 93), Frédéric Kott (Conseiller municipal, conseiller communautaire, secrétaire de section CF 03), Estelle Delaune (Conseillère municipale Les Roches de Condrieu, 38), Gilbert Ore (Conseiller Municipal La Réole, 33),  Chantal Maimon (Conseillère municipale Mandelieu La Napoule, 06), Jean-Bernard Cyffers (secrétaire de section, CF 62), David Poulain (Conseiller municipal, secrétaire de section, 33),  Paul Zereik (Conseiller municipal, Trésorier fédéral 74), Béatrice Tajan (conseillère municipale, Brunoy, 91), Alain Marchand (Conseiller communautaire, conseiller municipal, Dijon, 21), Sébastien Guéraud (Conseiller Municipal Bourg en Bresse, 01), David Rousseau (conseiller municipal de Dijon, BF 21), Didier Hammel (Conseiller municipal Le Raincy, 93),  Henri Redier De La Villatte (conseiller municipal de Gex, secrétaire de section, BF 01), Mireille Richeux-Donot (Conseillère municipale Rezé, 44), Tiffany Ermenault (Conseillère municipale déléguée Fontenay sous Bois, 94), Thierry Pavot (Conseiller municipal Saint Julien Les Villas, 10), Pascal Rousseau (Conseiller municipal Pontault-Combault, 77), Madeleine Dupuis (conseillère municipale Toulouse, CF 31), Xavier Normand (Conseiller municipal Castanet-Tolosan, 31), Hélène Bedu (Conseillère municipale Sainte Geneviève des Bois, 91), Brahim Ouarem (Conseiller municipal Sainte Geneviève des Bois, 91), Jean-Luc Caila (Conseiller municipal Sainte Geneviève des Bois, 91), Jocelyne Solvar (conseillère municipale, Sainte Geneviève des bois, 91), Gilles Auchere (Conseiller municipal, Levallois-Perret, 92), Maïté Cazaux (secrétaire de section, BF 33), Eric Villedieu (secrétaire de section, BF 27), Sébastien Bayle (CF 87), Christian Espinossa (CF 64), André Grèze (BF 33),  Gérard Morre (CF 83), Lucette Lousteau (BF 47), Jany Rouger (BF 79), Alain Mercier (secrétaire de section, 33), Thierry Bluet (trésorier de section, 76), François Martin (secrétaire de section, 40), Véronique Lacoste-Hervé (secrétaire de section, 06), Bernard Baraud (secrétaire de section, 44), Sébastien Fourrier (trésorier de section, 10), Vivette Bilheust (secrétaire de section, 17), François De Rotz (21), Frédéric Petittita (BFA 91), Pascal Michel-Roux (21), Yvon Graïc (76), Emilie Vaudois (08), Nicole Fondeneige (section de Bruxelles), Sébastien (01), Jocelyne Galy, Benoit Tirant, Sébastien Deschamps (21), Yves Maréchal (31), Brigitte Huttner (59), Etelvina Lefeuvre (78), Pierre Richard (88), Frederic Crochet (76), Claude Creac'h, Eric Basset (91), Georges Cousot (91), Noémie Hazout (93), Christiane Vasseur (93), Frédéric Gilli (75), Charles Reguardati (75), René-Pierre Desrues (93), Christian Dominé (92), Sébastien Cadieu (93), Boris Vassaux (93), Clément Devillers (92), Aurélien Devillers (92), Anabel Marie (35), Lucila Jallade (92), Eliane Boyer (12), Patrick Lafon (75), Jacques Cutzach (91), Romain Zarka (75), Magali Audebert (37), Samuel Thomas (91), Olivier Maguet (28), Audrey Fournier (75), Nicolas Desfontaines (75), Boubou Sylla (91), Thierry Degivry (91), Marie-Thérèse Galois (91), Thierry Cote (92), Hubert Havard (92), Michel David (59), Laurent Deslattes (38), Eric Pezon (21), Océane Godard (21), Dominique Milou (21), Jamal Azzam (21), Annie Benezech (12), Didier Benoit (12), Emmanuel Bouillin (90), Christophe Chartreux (76), Jean-Pierre Liouville (membre du Conseil National, 57), Lucila Jallade (92), Marie-noëlle Groch (28), Jean-François Cano (Secretaire de section Pays de Faverges, 74), Pierre Trillot (28), Nicole Bouchon (39), Pierre Bouchon (39), Assane Fall (93), David Roizen (75), Paul Hanoun (92), Frédéric Vareillas (92), Christope Neuville (92), Nicolas Gatineau (92), Alain Pochet (92), Dominique Millécamps (92), Michel Pérez (75), Jérémy Chiron (16), Annick Bleugat (75), Pierre Aupert, René Bokobza (75), Janine Roux, Delphine Rivals, Galia Petrova, Sylvain Voiry, Adel Ait-Oulahyan (93), Roxane Von Allmen (94), Martine Ducasse (65), Armelle Bretonnet (35), Patrick Banlier (64), Marcia Pig Lagos (34), Roberte Chabault, Gérard Durand (33), Mickaël Crepel (94), Aziz Ridouan (49), Camille 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Par EXCOFFIER - Publié dans : Chronique annécienne
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Lundi 15 septembre 2008 1 15 /09 /2008 19:31
PARIS, 15 septembre 2008 (AFP) - Julien Dray, porte-parole du PS, a estimé lundi, au lendemain de la fête de l'Humanité, que "la gauche plurielle (PS-PCF-Verts) a fait son temps" et il a de nouveau souhaité la constitution d'"une grande coalition Arc en ciel" allant de l'extrême gauche au centre.
Commentant le rassemblement à La Courneuve des anciennes composantes de cette gauche plurielle, le député de l'Essonne a jugé sur France Inter qu'il ne fallait pas tenter "le recommencement de ce qui a existé auparavant".
"La gauche plurielle a fait son temps, elle a montré aussi ses limites", a-t-il dit.
"Je rêve d'une gauche ouverte, d'une grande coalition Arc en ciel", a réaffirmé M. Dray, évoquant la nécessité de s'ouvrir au leader de la LCR Olivier Besancenot et au président du MoDem François Bayrou. "Je ne fais pas un rassemblement parce que j'ai peur de Besancenot ou j'ai peur de Bayrou. Je crois qu'il faut justement que le Parti socialiste, la gauche, le Parti communiste et les Verts soient capables de rassembler" au-delà d'eux-mêmes.
Il a jugé que la gauche et le centre pouvaient se retrouver sur certains sujets. "Sur la laïcité, le discours de Bayrou a été clair donc on peut se retrouver" de même que "sur la défense de la poste" ou "le refus de la privatisation des autoroutes", a assuré M. Dray.
"Il faut construire cette grande coalition en posant des questions aux uns et aux autres, il ne faut pas donner le sentiment qu'on a peur ou qu'on est dans une polémique stérile, moi je n'ai pas peur d'Olivier Besancenot", a-t-il insisté.
swi/so/asl
Par EXCOFFIER - Publié dans : Actualité politique nationale
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Lundi 15 septembre 2008 1 15 /09 /2008 19:29
PARTI SOCIALISTE
NOUVELOBS.COM | 15.09.2008 | 15:37
 

L'ex-candidate socialiste à l'élection présidentielle "ne veut surtout pas que la question de la direction vienne gêner ou retarder une dynamique de convergences" et indique qu'un accord avec d'autres prétendants au poste "peut se faire relativement facilement", selon le président de Désirs d'avenir, Jean-Pierre Mignard.

Ségolène Royal ne fait pas de sa candidature au poste de Premier secrétaire du PS un "préalable" à la constitution d'une majorité au PS et elle est "toute prête" à le dire, a déclaré, lundi 15 septembre, le président de Désirs d'avenir, Jean-Pierre Mignard. "Il n'y a pas de préalable de quelque manière que ce soit sur la direction du parti (...). Il n'est pas question d'avoir des préalables, surtout quand on veut converger sur les idées. Ségolène Royal est toute prête à le manifester", a déclaré, joint par l'AFP, Me Mignard, président de l'association fondée par l'ex-candidate à l'élection présidentielle.
"Ségolène Royal ne veut surtout pas que la question de la direction vienne gêner ou retarder une dynamique de convergences", c'est pourquoi "un accord peut se faire relativement facilement", a-t-il ajouté.

"Un premier tour"

Jean-Pierre Mignard a rappelé que lors d'une réunion publique le 16 mai dernier, Ségolène Royal ne s'était pas formellement déclarée candidate à la succession de François Hollande dans la perspective du congrès de Reims au mois de novembre.
"Si les militants partagent les orientations que nous proposerons, j'assumerai les responsabilités qui en découlent", avait déclaré la présidente du Poitou-Charentes.
Me Jean-Pierre Mignard a laissé entendre qu'une candidature de Ségolène Royal dépendrait de son score lors du vote des militants sur les motions d'orientation politique, le 6 novembre. Il a, en effet, comparé cette échéance à "un premier tour", le congrès et l'élection du nouveau premier secrétaire constituant le second.

"Le grand arc des alliances"

Le président de Désirs d'avenir a souhaité que se crée en premier lieu un pôle rassemblant les partisans de Ségolène Royal, "'les élus de la ligne claire' [emmenés par le maire de Lyon Gérard Collomb et le patron des socialistes marseillais Jean-Noël Guérini, ndlr], Pierre Moscovici, le pôle écologiste, Julien Dray, au vu de ses dernières déclarations" prônant une majorité "sans exclusive".
"Ce rassemblement est en bonne voie", a-t-il ajouté.
Selon lui, les contributions écrites pour le congrès par ces différentes forces "ont des idées en commun sur la rénovation du PS, la modernisation démocratique, économique et sociale (notamment la démocratie participative), le grand arc des alliances" allant de François Bayrou à Olivier Besancenot.
Il n'a pas exclu un regroupement avec d'autres forces encore. "Il n'y a rien d'irrémédiable", a-t-il dit. (avec AFP)
Par EXCOFFIER - Publié dans : Chronique annécienne
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