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Dimanche 16 novembre 2008 7 16 /11 /2008 11:32

Martine Aubry, Benoît Hamon et Ségolène Royal s'affronteront jeudi pour le poste de premier secrétaire du Parti socialiste.

Au dernier jour du congrès de Reims, Bertrand Delanoë a annoncé qu'il ne présentait pas de candidat à la tête du PS, laissant à ses partisans leur liberté de vote.

Les quatre courants internes s'étaient séparés dans la nuit sur un constat d'échec, incapables de former une nouvelle majorité pour reprendre les rênes du PS.
 
Les trois candidats officiels devaient s'exprimer tour à tour devant les congressistes avant le milieu de la journée.

REIMS, 16 novembre 2008 (AFP) - Les chefs de file du PS ne sont parvenus à aucun accord sur l'orientation politique du parti et le nom du Premier secrétaire, lors d'une réunion cruciale du Congrès de Reims, dans la nuit de samedi à dimanche, ont annoncé deux d'entre eux, Martine Aubry et Benoît Hamon.

La "commission des résolutions", qui est chargée de faire la synthèse entre les différentes motions au Congrès, "n'est pas parvenue à dégager autour de Ségolène Royal une synthèse", a affirmé Benoît Hamon.

"Elle n'est pas parvenue davantage à ce stade à dégager de rassemblement" entre les trois autres principales motions (celles de Bertrand Delanoë, de Martine Aubry et de Benoît Hamon), a-t-il ajouté.

Confirmant cet échec, Martine Aubry, interrogée pour savoir si elle se porterait candidate au poste de Premier secrétaire, comme le sont déjà Ségolène Royal et Benoît Hamon, a esquivé la réponse.

Par EXCOFFIER - Publié dans : Chronique annécienne
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Samedi 15 novembre 2008 6 15 /11 /2008 08:08

REIMS, 14 novembre 2008 (AFP) - Son sourire cache une volonté de fer, sa réserve, une audace hors normes: en déclarant vendredi sa candidature à la direction du PS, Ségolène Royal, 55 ans, s'affirme envers et contre tous, et ose.

L'ex-candidate à la présidentielle a bousculé le Congrès de Reims qui venait à peine de démarrer dans la confusion -sans texte majoritaire-, en annonçant qu'elle souhaitait succéder à François Hollande à la tête du parti.

Prenant ses rivaux de vitesse, elle en a profité pour faire savoir que si elle était élue jeudi prochain par les militants, elle nommerait Vincent Peillon "premier secrétaire délégué". Ce qui permettrait à la "dame blanche" de prendre de la hauteur dans la perspective de 2012.

Ce qui fait la force de cette Lorraine élevée à la dure, c'est d'abord de croire en elle-même. Et en son destin national, malgré les ricanements et les haussements d'épaule. "Je ne crains rien, je trace ma route", répète-t-elle.

La présidente de la région Poitou-Charentes ne prend de précautions ni avec la droite, qui s'étrangle régulièrement devant ses emportements contre "le pouvoir en place", ni avec son parti, snobant parfois ses réunions, préférant délivrer son message aux journalistes.

Le PS qu'elle veut aujourd'hui dompter, elle l'a souvent bousculé et éreinté: une machine "lourdingue", dira-t-elle après la campagne présidentielle. Ségolène Royal "n'a pas le sens du travail collectif", entend-on rue de Solférino comme un refrain, elle "fait les extérieurs", passant outre les prises de position du parti, elle qui réclame pourtant maintenant "de la discipline".

Elle joue les militants contre l'appareil, tout en s'assurant du soutien de fédérations symboles du "vieux parti" comme les Bouches-du-Rhône et l'Hérault.

De l'opinion, cette femme belle, élégante et souriante veut faire le vecteur de ses conquêtes, au risque d'être accusée de populisme.

En ces temps de disette du pouvoir d'achat, elle cloue au pilori les banques et les compagnies pétrolières qui "s'enrichissent avec l'argent des petits", et défile avec les salariés de la CAMIF montés de Niort à Paris.

De ses "17 millions de voix" amassées au second tour de la présidentielle, Ségolène Royal a fait un capital politique durable. C'est de loin la personnalité la plus populaire dans l'électorat de gauche. Fille d'officier issue d'une famille de huit enfants, elle a déjà une longue carrière politique derrière elle: députée des Deux-Sèvres de 1988 à 2007, trois fois ministre.

Cette énarque rompt avec la novlangue socialiste en prêchant qu'il faut "s'aimer les uns les autres", fait de chaque citoyen "un expert", anime des réunions "participatives".

Sa campagne l'a fait mûrir: plus solide dans ses interventions médiatiques, elle connaît mieux les dossiers. Presque seule lorsqu'elle s'impose comme candidate socialiste à l'Elysée, elle a depuis tissé sa toile et s'est entourée d'une équipe de jeunes responsables politiques.

Avec un sens tactique consommé, Mme Royal surjoue de son statut de victime des caciques socialistes, affirmant la main sur le coeur qu'elle "ne fait jamais d'attaques personnelles". Ce qui n'empêche pas des mots cruels et humiliants pour son ex-compagnon, François Hollande.

Elle n'a pas son pareil pour prendre à contrepied ses rivaux, surgir quand on ne l'attend pas. En difficulté, elle s'attire de la reconnaissance en mettant "au Frigidaire" sa candidature à la direction du parti, se contente de quelques réunions de campagne interne pour revenir en force au soir du vote des militants.

tma/ms/DS



PARIS, 14 novembre 2008 (AFP) - L'eurodéputé PS Vincent Peillon, 48 ans, que Ségolène Royal voudrait proposer comme premier secrétaire délégué, incarne la génération montante.

Il est un soutien fidèle de l'ex-candidate à l'Elysée, dont il a été l'un des trois porte-parole durant la présidentielle.

Agrégé et docteur en philosophie, Vincent Peillon, né le 7 juillet 1960 à Suresnes (Hauts-de-Seine), a commencé comme enseignant, avant d'entrer en politique en 1992 comme collaborateur d'Henri Emmanuelli, alors président de l'Assemblée nationale.

Elu en 1997 député de la Somme, où il bat le RPR sortant, il préside la mission parlementaire sur le blanchiment d'argent (1999-2002), avec Arnaud Montebourg.

Parallèlement, il devient secrétaire national aux études du PS de 1997 à 2000 puis le porte-parole du PS sous l'autorité de François Hollande jusqu'en 2002.

Cible des chasseurs, il est battu aux législatives de 2002 et 2007, mais reste premier fédéral de ce département. Il devient député européen en 2004.

Vincent Peillon a créé un courant rénovateur, le Nouveau parti socialiste (NPS) avec Arnaud Montebourg et Julien Dray, qui a présenté une motion en 2003 au Congrès de Dijon puis au Mans en 2005, mais a éclaté fin 2006.

cp/ms/DS


© 1994-2008 Agence France-Presse

14 novembre 2008

Vendredi soir, Manuel Valls a mis fin au faux suspense qui courait depuis le 6 novembre : Ségolène Royal sera bien candidate au poste de premier secrétaire. A la sortie de l'assemblée générale de la motion E, celle de Royal, il a confirmé qu'elle proposerait également la candidature de Vincent Peillon au poste de premier secrétaire délégué. Une double candidature qui lui permet d'incarner la "rénovation"et le "respect du vote des militants", assure Valls. "Mais nous continuons à nous adresser aux autres motions", a-t-il assuré, en prévenant : "Ce congrès ne peut être une addition de conciliabules, il faut que la clarté s'impose".

Le poste de premier secrétaire délégué serait créé pour l'occasion : Ségolène Royal, si elle est élue, déléguerait la gestion du quotidien du parti à Peillon. Tandis que François Rebsamen pourrait diriger la Fédération des Elus Socialistes et Républicains à la demande de Ségolène Royal.

Les partisans de Royal misent sur le fait que tant les militants que les cadres du parti devront se ranger derrière elle, compte tenu du vote des militants (qui ont placé la motion Royal en tête avec 29 % des voix). Le puissant patron de la fédération des Bouches du Rhône, Jean-Noël Guérini, soutien de Royal, assurait ainsi que "les cadres du parti, les élus ne sont rien sans les militants" et qu'"ils sauront être pragmatiques". Autrement dit : une majorité devra se faire "naturellement" autour de Ségolène Royal. "Elle a la légitimité du vote du 6 novembre sur les motions, elle aura certainement celle du vote des militants sur le premier secrétaire le 20 novembre", assure Dominique Bertinotti, maire du 4e à Paris et proche de la présidente de Poitou-Charentes.

L'annonce de la candidature de Ségolène Royal est d'autant plus importante qu'au même moment, Michel Sapin annonçait que les partisans de Bertrand Delanoë ont décidé… de ne rien décider. Le maire de Paris et ses partisans continuent de discuter avec les motions de Martine Aubry et Benoît Hamon mais ne soutiendront ni l'un, ni l'autre. Et posent leurs conditions : le regroupement devrait se faire sur le contenu du texte de la motion de Delanoë, et si les autres motions acceptent un candidat au poste de premier secrétaire issu de la motion de Delanoë. Deux noms circulent : celui de Pierre Moscovici et celui d'Harlem Désir, bras droit du maire de Paris.

Mais la proposition ne devrait pas satisfaire les partisans des motions Aubry et Hamon pour qui un candidat issu du camp Delanoë est tout sauf un candidat de rassemblement. Une candidature Aubry, soutenue par la gauche du parti, semble de plus en plus probable. Mais un duel Royal-Aubry laisserait à l'écart les partisans du maire de Paris.

La partie de Reims est loin d'être jouée, et le sort du Parti socialiste pourrait bien être remis à plus tard, avec le vote des militants. A la tribune, vendredi après-midi, François Hollande a assuré qu'"il n'y a pas de victoire possible en 2012 sans un parti socialiste fort, convaincant et uni". Et d'insister : "Soyons donc unis." 

Nabil Wakim, en direct du Congrès de Reims du Parti socialiste





Liens:
[1] http://www.mediapart.fr/club/blog/michael-hajdenberg
[2] http://www.mediapart.fr/journal/france/141108/reims-en-live-20h10-fin-du-faux-suspense-royal-est-candidate
[3] http://www.mediapart.fr/journal/france/141108/congres-du-ps-mediapart-vous-aide-a-comprendre


Par EXCOFFIER - Publié dans : Chronique annécienne
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Mercredi 12 novembre 2008 3 12 /11 /2008 15:18
SEGOLENE ROYAL SERA CE MERCREDI SOIR 12 NOVEMBRE L'INVITEE DU JOURNAL TELEVISE DE TF1 à 20 h
Par EXCOFFIER - Publié dans : Actualité politique nationale
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Mercredi 12 novembre 2008 3 12 /11 /2008 08:18

Remis aux représentants des différentes motions par Ségolène Royal, ce texte intitulé « Document de travail ouvert » est depuis lundi 10 novembre entre les mains des principaux dirigeants du parti socialiste. Il se propose de « structurer la réflexion et les échanges » afin de  servir de base aux discussions préparatoires à la constitution d’une  majorité au congrès de Reims.
    .

  Voici son contenu in extenso.

«  Pour l’unité et le renouveau du Parti Socialiste Les militants ont voté le 6 novembre. Par leur vote, ils ont affirmé leur désir d’une transformation profonde de notre parti et leur soif de fraternité et d’unité. Ils l’ont fait dans un contexte où le monde change, où le libéralisme échoue et où monte la demande d’un projet de gauche. Face aux souffrances sociales qui s’accumulent, nos responsabilités ne peuvent plus être différées. Il y a urgence. Agir pour que les valeurs humaines s’imposent, porter haut l’exigence de justice sociale et d’émancipation de la personne humaine, c’est depuis toujours l’ambition des socialistes. Nos valeurs sont d’une vibrante actualité. Le temps est venu d’écrire une nouvelle page de notre histoire. Celle du socialisme du 21ème siècle. La France a besoin d’un Parti socialiste à la hauteur des grands choix politiques qui l’attendent, capable de faire bloc pour s’opposer et proposer. Le congrès de Reims doit être le point de départ d’un patient et passionnant travail de reconquête idéologique autour de nos valeurs et de nos idées face à la droite, d’élaboration programmatique fondée sur une démocratie militante, participative et active, de mobilisation pour attirer les forces de la jeunesse, les salariés, les catégories populaires et moyennes et construire un nouveau rapport de force politique. Un travail considérable nous attend. Nous proposons de mettre le parti en mouvement autour de quatre grands chantiers destinés à redonner au PS toute sa place auprès des Français. Avec la ferme volonté de mettre en avant une équipe cohérente, voulant vraiment rénover et fédérant tous les talents, toutes les intelligences, toutes les convictions. Tous ensemble, les socialistes peuvent réussir cette transformation nécessaire

. 1 - Répondre d’abord à l’urgence de la crise financière et sociale Nombreux sont celles et ceux, personnes âgées, jeunes, salariés précarisés, chefs de PME qui ressentent durement les conséquences de la crise. Nous devons leur dire qu’une autre politique est possible. C’est au Parti socialiste de la proposer. La France entre en récession. Nous devons partout sur les territoires évaluer les effets de cette crise. Ce bilan, dressé par les fédérations en lien avec les élus locaux, sera le préalable à l’organisation d’un grand forum global associant le mouvement social, syndicats, représentants des services publics, salariés en lutte, entrepreneurs, associations, universitaires, altermondialistes, consommateurs, petits épargnants… Ce forum global aura une dimension européenne. La réponse à la crise du capitalisme n’est pas le domaine réservé des cercles technocratiques et des sommets intergouvernementaux. L’efficacité de la réponse en dépend.


 2 - Cinq orientations pour bâtir le socialisme du 21ème siècle
1) La finance doit être au service de l’économie productive et non pas au service d’elle-même. Et l’économie productive doit être au service de l’épanouissement humain. Cela suppose
1)un nouvel ordre économique et social juste, contre la précarité et pour la société du travail bien rémunéré, rééquilibrant le rapport capital/travail.
2) Il faut un Etat préventif et stratège qui change les rapports de force. Distribuer après coup ne suffit plus. Cela suppose un nouveau modèle de croissance associant dynamisme économique, politique industrielle, progrès social et écologie.
3) Faire partout le choix écologique de l’excellence environnementale. Urgence sociale et urgence environnementale sont désormais liées. Cela suppose de favoriser une croissance sobre qui tienne compte de la rareté des ressources, d’organiser l’après-pétrole et de promouvoir de nouvelles révolutions technologiques.
 4) Oser la démocratie jusqu’au bout et refonder le pacte républicain. Cela suppose de nouvelles institutions, de nouveaux pouvoirs pour les territoires, une réelle démocratie sociale et participative, le pluralisme médiatique, l’indépendance de la justice. Cela suppose d’avoir pour objectif de l’égalité réelle et de reconnaître la France métissée comme une chance.
 5) Réorienter l’Europe pour la relancer.


 3 - Faire du Parti Socialiste une force neuve Notre objectif est de faire du Parti Socialiste le grand parti démocratique, populaire et de mobilisation sociale dont la France a besoin. Le respect du vote des militants sera la règle absolue, car c’est la condition première d’une unité nouvelle des socialistes. Nous voulons construire un parti de masse. Le montant de l’adhésion ne doit plus être un obstacle au militantisme qui est d’abord un don de temps. Des responsabilités seront décentralisées aux fédérations pour que le parti fonctionne de façon ascendante en s’appuyant sur notre action concrète dans les régions, les départements et les communes. Des dotations financières plus importantes seront attribuées aux fédérations. Une université populaire de la connaissance sera créée dans chaque région pour permettre à tous les citoyens d’accéder à la culture politique qui permet à chacun d’avoir les outils de compréhension et d’analyse pour intervenir dans les débats d’idées. Le parti organisera de nouvelles formes de militantisme : réseaux de solidarité concrètes, actions en direction des salariés, implantation dans les quartiers, place des nouvelles technologies, recrutement de nouveaux .adhérents etc


4 - Fédérer la gauche La stratégie des socialistes a toujours consisté d’abord à rassembler la gauche, toute la gauche, autour d’un contrat de gouvernement. Celui-ci doit être préparé par un comité d’action de la gauche, ouvrant la perspective à terme d’une fédération. Ce comité ouvrira largement ses débats en associant les militants, en organisant des campagnes de mobilisation et d’actions. C’est à partir de cette stratégie que les socialistes ont vocation à s’adresser seulement ensuite à toutes les forces susceptibles de se reconnaître dans le projet socialiste pour battre la droite. »

Par EXCOFFIER - Publié dans : Chronique annécienne
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Mardi 11 novembre 2008 2 11 /11 /2008 10:51
Ségolène Royal favorite des sympathisants PS pour mener la gauche face à Sarkozy

PARIS,  8 novembre 2008 (AFP) - Ségolène Royal est la personnalité de gauche préférée des sympathisants PS et de gauche pour être "leader de la gauche face à Nicolas Sarkozy", devant Bertrand Delanoë, Dominique Strauss-Kahn et Martine Aubry, selon un sondage Ifop à paraître dans le Journal du Dimanche.
Selon le sondage, 26% des sympathisants PS et 23% des sympathisants de gauche souhaitent que l'ex-candidate socialiste à la présidentielle mène la gauche face au chef de l'Etat.
Derrière, arrivent à égalité Dominique Strauss-Kahn et Bertrand Delanoë (21% des sympathisants socialistes, et respectivement 18 et 19% des sympathisants de gauche).
Martine Aubry obtient 11% aussi bien chez les sympathisants socialistes que de gauche, derrière Olivier Besancenot (12% chez les sympathisants socialistes, 20% chez les militants de gauche). Benoît Hamon recueille 6% dans les deux échantillons.

Par EXCOFFIER - Publié dans : Chronique annécienne
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Vendredi 7 novembre 2008 5 07 /11 /2008 13:23
Ségolène ROYAL sera ce soir l'invitée du Journal télévisé de France 2 à 20 h.

Résultats du vote des militants haut-savoyards. Pour 459 sufrages exprimés

Motion S. Royal  :  40,74 %

Motion Delanoé : 22,6 %

Motion Hamon   : 17,21 %

Motion Aubry      :  11,11 %

Motion Utopia    :     6,54 %

motion Pôle écolo: 1,74 %

Au niveau national S. ROYAL est en tête avec 29,12 % devant Delanoé 24,9 % Aubry 24,4 % , Hamon 18,6 %, Utopia et pôle écolo un peu moins de 2 %.

En France comme en Haute-Savoie, le rassemblement est à l'ordre du jour autour de la motion S. ROYAL.

Par EXCOFFIER - Publié dans : Chronique annécienne
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Mardi 4 novembre 2008 2 04 /11 /2008 08:50


Lettre aux militants


Chers toutes et tous,


On voudrait nous faire croire que le vote que nous allons faire jeudi est anodin, comme si les élections américaines devaient absorber tous les regards.

Mais non ! Ce vote est très important, historique même, et vous avez une responsabilité essentielle. N'oublions jamais que dans de nombreux pays des hommes et des femmes risquent leur vie pour créer des partis libres. Nous qui avons la chance de pouvoir agir, faisons-le, et je vous appelle à participer très nombreux à ce vote.

Car même si les Français ne comprennent pas toujours nos procédures, ce vote du Congrès va dire ce que l'avenir de la gauche sera.


Oui ou non, voulons-nous écrire une nouvelle page de notre histoire, vibrante et populaire ?

Oui ou non, notre parti va-t-il enfin bouger ?

Oui ou non, la nouvelle génération que nous poussons en avant va-t-elle pouvoir prendre ses responsabilités ?

Oui ou non, le peuple que j'ai vu tellement présent et attentif au cours de ces derniers mois, va-t-il venir vers nous parce que nous saurons lui redonner de l'espoir ?


L'histoire nous enseigne que les civilisations sont mortelles. Pourquoi en serait-il autrement pour un parti ? Comme l'ont dit les femmes salariées de la Camif, les ouvriers de Ford et bien d'autres : « Le PS peut disparaître s'il s'éloigne du peuple. »

Même si ces mots nous secouent, il faut les entendre. Alors secouons-nous. Ne retournons pas à la case départ. Choisissons l'avenir. Donnons-nous un temps d'avance.

Nous n'avons pas le droit d'être faibles ou de disparaître au moment où la France a besoin de nous. N'oublions jamais la confiance que dix-sept millions de Français ont placée en nous, et pensons aussi à toutes celles et ceux cruellement déçus par une droite dont l'insolence le dispute à l'incompétence.

Aujourd'hui l'Amérique métissée assume son histoire. Et nous? Pourquoi renoncer à tendre la main à la France métissée qui a tant cru en nous et ne demande qu'à revenir vers nous ? N'y renonçons pas. Nous le ferons.


Imaginons que les Français, grâce à nous, se ré-intéressent à la politique.

Imaginons qu'on leur donne, nous socialistes, les clefs pour comprendre le monde et donc peser sur les choix de société.

Imaginons que nous apportions au mouvement social notre énergie pour inverser les rapports de force entre le capital et le travail.

Imaginons un parti dans lequel le coût de l'adhésion, désormais très modique, permettrait à la jeunesse, aux employés, aux ouvriers, aux petits retraités, de venir nous rejoindre.


Il faut oser un parti tellement uni et où les militants sont tellement respectés que lorsqu'ils désignent un ou une candidate, tous les autres font campagne pour la victoire. C'est possible, comme viennent de le montrer les forces qui se sont rangées autour de Barack Obama.

Il faut oser tout transformer pour mieux atteindre notre objectif. Quel est cet objectif ? Humaniser le monde. Agir pour que les valeurs humaines s'imposent toujours sur le cynisme financier. Un bout de changement ne suffira pas. Les tumultes actuels le prouvent.


Deux millions d'Italiens se sont levés contre Silvio Berlusconi et sa politique de destruction de l'éducation publique et laïque.

Je vous assure que nous sommes capables d'en faire autant. A condition de le vouloir.


Jeudi 6 novembre, vous pouvez le faire : votez pour une transformation radicale, sereine et utile.

Cette transformation que la droite redoute. Mais une transformation que les Français, notamment ceux qui souffrent, attendent de nous, parfois désespérément.

Oui, nous le voulons ! Oui, nous le pouvons ! En avant !


Fidèlement,

Amitiés socialistes,




Ségolène
Par EXCOFFIER - Publié dans : Chronique annécienne
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Mardi 30 septembre 2008 2 30 /09 /2008 17:17

Par Nicolas Domenach avec l'Edition spéciale de Canal Plus et Marianne. Ségolène Royal s'est attiré une volée de railleries après son show au Zénith. Et si la grande prêtresse du théâtre engagé devait être prise au sérieux ?



 
Du mépris à la volée. Une bastonnade de moqueries assassines. Les « chers camarades » n'auraient-ils rien compris ? Ils ont roué Ségolène Royal de railleries. Comme s'ils n'avaient rien appris. Toujours rien compris. Son Zénith les a aveuglés de rage. Martine Aubry et Laurent Fabius nous ont expliqué qu'ils n'avaient rien à faire avec cette « politique spectacle ». Quand on songe qu'ils sont tombés dedans quand ils étaient petits, enfin ministres, premier ministre etc… Tout aussi impayable, Bertrand Delanoë, le moderniste patenté, a tenu à spécifier que « lui ne faisait pas de mise en scène ». Ben voyons…Pourtant, depuis qu'il a cessé de faire chorale avec les petits chanteurs à la croix de bois, il n'a pas fait dans les fêtes de patronage ou le théâtre aux armées, le maire de Paris. Et le voir vanter tout à coup le primat de l'action collective, alors qu'il fut un mitterrandiste absolu, avant d'être, et de rester un jospiniste total, voilà qui ne manque pas de sel. Quant à Henri Emmmanuelli, qui est un spectacle à lui tout seul, l'entendre dénoncer un rassemblement « sectaire » parce qu'on y a entendu des slogans tels que « fraternité, fraternité », voilà qui montre jusqu'où peuvent s'égarer….les meilleurs esprits !

N'oublions pas cependant François Hollande, qui s'est laissé aller à de ces commentaires qui montrent à quel point « le non sens » l'emporte dans le parti, puisque le Premier secrétaire de ce désordre relève : « le principal est que tous les socialistes tiennent le même discours ». Ils auraient donc un discours. En l'occurrence plutôt un ennemi commun, Ségolène Royal, qui a commis une première horreur : elle a fait « du show bizz ». La honte….

Elle a changé de coiffure, de tenue de scène, de gestuelle. C'est vrai. Elle s'est déverrouillée. Tous les verrous n'ont pas sauté. Il s'en faut. Elle est cependant moins raide. Plus en boucles et volutes. En glamour. Finie la diablesse bourgeoise convenable en Prada. Tunique bleue sur jeans, la coquine bouge enfin. Elle ne se cramponne plus au pupitre comme à une bouée de sauvetage, et ne se limite plus à une gestuelle austère de maîtresse d'école raide comme un piquet où elle voulait tous nous envoyer. Ses bras se sont arrondis, ses phrases aussi. Plus d'aigu, ni de pointes comme des craies crissantes dans nos têtes. Elle se faisait charmeuse. Certes sans respecter les canons socialistes, mais plus canon que jamais.

L'ex-candidate malheureuse à l'élection présidentielle irradiait. Elle faisait même rire, incroyable ! En citant non pas Jaurès, ni Blum, d'accord, mais Edmond Rostand ou Woody Allen , qui avait eu cette réponse lorsqu'on lui demandait s'il avait peur de mourir : « ce n'est pas que j'ai peur de mourir, mais je ne voudrais pas être là quand ça arrivera. » Les spectateurs étaient écroulés. Des populaires plutôt, pas des élites. Royal a toujours un problème, un gros, avec les « couches sups ». Mais la Madonne, comme Madonna, a ses fidèles qui ne la lâchent pas, qui scandent en chœur : « fra-ter-ni-té » et l'ovationnent quand elle jubile : « oui, l'heure d'un nouvel élan a sonné…je suis là aujourd'hui, je serais là demain… » C'est cette affirmation fière qui a paru sans doute insupportable à ses rivaux socialistes. Quelle que soit l'issue de la compétition pour la direction du PS, il faudra compter avec elle pour la prochaine présidentielle. Intolérable pour les autres…

Charmeuse et charmante
Certes, le message politique était un peu court. Mais qui peut prétendre aujourd'hui, au PS en particulier, avoir beaucoup à faire entendre sur la crise du néocapitalisme, les remèdes à apporter, l'éthique du marché à réinventer. Sans doute aussi Ségolène Royal fait-elle songer à Olivier Besancenot quand elle se prononce pour « l'interdiction de délocaliser et de licencier et l'obligation de rembourser les aides publiques quand l'entreprise réalise des bénéfices ». Mais que celui qui ne louche pas sur l'extrême gauche lui lance la première vraie pierre, et non ces lazzis qui dénotent surtout un malaise prétendument dépassé. Le trouble de partisans qui souhaitent partisaner en rond, et rejettent toujours un corps étranger, une femme, qui n'était venue au Zénith que pour dire « je suis debout ». Elle l'a même bien dit. En chaloupant. Charmeuse et charmante. Certes, parce qu'elle a répété avec Arianne Mnouchkine.

Mais son travail avec la grande prêtresse du théâtre engagé n'était pas purement technique. C'était un travail sur soi. Arriver à se dénouer. A digérer ses traumatismes. A encaisser ses échecs. A être soi même justement. Ce qui fut si délicieux pour ses partisans et sans doute ce qui a ulcéré ses adversaires : cette prétention glammour à continuer le combat. Comme avant ? Plus qu'avant. A l'exemple de Barak Obama. La fin du politique, de la rhétorique classique? Ou l'entrée madonnesque dans une nouvelle ère de la « com » ? Voilà un vrai débat qui vaut mieux que toutes les excommunications…

Lundi 29 Septembre 2008 - 18:00
Nicolas Domenach
Par EXCOFFIER - Publié dans : Chronique annécienne
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Mardi 23 septembre 2008 2 23 /09 /2008 19:06

PARIS, 23 septembre 2008 (AFP) - Six "motions" --textes d'orientation politique programmatique-- seront en lice au congrès socialiste de Reims, a annoncé mardi à l'AFP François Rebsamen, numéro deux du PS, avant l'ouverture à Paris de la convention nationale de synthèse chargée de les enregistrer.

Leurs intitulés définitifs seront connus mercredi à midi.

Chaque motion devait être défendue durant un quart d'heure mardi devant la convention nationale. Le tirage au sort a donné cet ordre de passage:

Motions :

- de Bertrand Delanoë

- du Pôle écologique

- de Benoît Hamon

- de Martine Aubry

- de Ségolène Royal

- Utopia

La suite du programme :
1) En novembre, les adhérents voteront dans leur section pour une motion. Le score de chaque motion détermine la composition des instances locales, départementales et nationale du PS, à la proportionnelle.
2) au congrès il peut y avoir synthèse - partielle ou totale- entre des motions.
3) Ensuite, vote dans les sections pour désigner le (la)  secrétaire de section , le (la) secrétaire départemental(e) et le (la) secrétaire national(e). 

Par EXCOFFIER - Publié dans : Chronique annécienne
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Lundi 22 septembre 2008 1 22 /09 /2008 07:46
Reuters - Dimanche 21 septembre, 20h26

PARIS (Reuters) - Alors qu'elle en espérait une douzaine, la gauche a gagné une vingtaine de sièges à l'occasion du renouvellement par tiers des effectifs du Sénat français, où 114 sièges étaient en jeu

Malgré cette poussée de la gauche qui gagne 23 sièges - 21 pour le PS, 1 pour le PC, 1 pour les radicaux de gauche -, la droite détient toujours la majorité au sein de cette assemblée.

Avant le scrutin, les socialistes pensaient ravir une douzaine de sièges du fait de leurs larges victoires enregistrées aux élections locales de 2004 (régionales) et de mars 2008 (municipales et cantonales.)

Ce renouvellement par tiers du Sénat était le dernier, la loi organique du 30 juillet 2003 ayant instauré le principe d'un renouvellement par moitié tous les trois ans.

Cette même loi a également augmenté le nombre de sénateurs, qui sont 343 désormais à l'issue de ce scrutin, soit 12 de plus que lors des dernières élections en 2004. Le nombre définitif de sénateurs -348- sera atteint après le renouvellement de 2011.

A l'issue de ce scrutin, le Sénat compte donc désormais 343 membres contre 331 précédemment.

Selon les services du Sénat, qui rappelaient dimanche soir que les résultats de la Guyane et de la Polynésie française -deux sièges pour chacune- étaient attendus lundi matin, les effectifs des groupes sont les suivants.

Le groupe UMP, qui avait 160 sénateurs, en compte désormais 150 , les socialistes et apparentés 116 contre 95, le groupe communiste et apparentés rassemble 24 élus contre 23, les centristes 28 contre 30, les radicaux de gauche et divers gauche 15 contre 17 et les non-inscrits 6, inchangé.

MILLON ET PAILLÉ BATTUS

Le nombre de sénatrices passe de 60 à 75.

Parmi les principales personnalités qui étaient en lice, l'ex-ministre Jean-Pierre Chevènement, président du Mouvement républicain et citoyen (MRC), candidat dans le Territoire de Belfort, a été élu au second tour de scrutin. Il a battu le candidat socialiste, Yves Ackermann, par 149 voix contre 127.

Dans l'Ain, l'ancien ministre de la Défense Charles Millon, qui avait dû en 1998 se démettre de la présidence de la région Rhône-Alpes après avoir accepté les voix du Front national, a été battu au second tour de scrutin.

L'ancien député UMP Dominique Paillé, conseiller politique à l'Elysée et porte-parole de l'UMP, qui briguait un des quatre sièges des Français de l'étranger, a lui aussi été battu, obtenant 16 voix sur 151 votants, le plus mauvais score.

Dans les Bouches-du-Rhône, la liste socialiste l'a emporté sur celle de l'UMP conduite par le maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin, vice-président de l'UMP, qui a été réélu. La gauche remporte 5 sièges contre 3 à l'UMP.

Le président sortant du groupe socialiste, Jean-Pierre Bel, a été réélu en Ariège dès le premier tour de scrutin, comme plusieurs sénateurs sortants de la majorité ou de l'opposition.

François Rebsamen, maire de Dijon et numéro deux du PS, l'a emporté au second tour dans la Côte-d'Or.

Plusieurs départements sont passés de droite à gauche comme l'Aveyron (deux sièges).

Les sénateurs sont élus par un collège électoral composé des délégués de conseils municipaux - 95% du collège -, des députés, des conseillers régionaux et généraux des départements concernés.

Pour ce renouvellement par tiers, 50.720 élus étaient convoqués dans les préfectures. Fait unique en droit électoral français, les électeurs sénatoriaux ont l'obligation de voter sous peine d'une amende de 100 euros.

Emile Picy, édité par Gérard Bon

Par EXCOFFIER - Publié dans : Actualité politique nationale
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