Commentaires Récents

Calendrier

Décembre 2009
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Recherche

Actualité politique nationale

Mercredi 4 avril 2007 3 04 /04 /2007 11:37
Suites de l'appel
«
Pourquoi nous consentons à l'impôt »


Madame, Monsieur,


Comme près de 40 000 personnes, vous avez signé la pétition « Pourquoi nous consentons à l’impôt » lancée par le magazine Alternatives Economiques avec le soutien du quotidien Libération.

Forts de ces signatures, nous avons interpellé les candidats à l’élection présidentielle pour connaître leurs engagements en matière de progressivité de l’impôt. Leurs réponses sont analysées dans le numéro d’avril d’Alternatives Economiques, mais vous pouvez les consulter librement sur notre site internet www.alternatives-economiques.fr.

Nous vous remercions encore du soutien que vous avez apporté à notre initiative.


Philippe Frémeaux
Directeur de la rédaction d’Alternatives Economiques
 
PS : Ce mail est le dernier que vous recevrez de notre part. Toutefois, si vous souhaitez continuer à être informé régulièrement sur les publications et les initiatives de notre coopérative, vous pouvez vous abonner à notre lettre d’information gratuite en cliquant ici : je m'inscris à la newsletter d'Alternatives Economiques
 
Rédaction : 28 rue du Sentier - 75002 Paris, tél : 01 44 88 28 90
Abonnement : 12 rue du Cap-Vert - 21800 Quétigny, tél : 03 80 48 10 25, fax : 03 80 48 10 34
Par EXCOFFIER Jean - Publié dans : Actualité politique nationale
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 4 avril 2007 3 04 /04 /2007 15:04
Peillon: Sarkozy "un menteur récidiviste"

PARIS, 4 avr 2007 (AFP) - Vincent Peillon (PS) a estimé mercredi que Nicolas Sarkozy était "un menteur récidiviste", car il "prête" à la candidate PS et à "ses adversaires politiques des propos qu'ils n'ont jamais tenus", tandis qu'Arnaud Montebourg a accusé l'ancien ministre de l'Intérieur de se livrer à une "manipulation de l'opinion".
Lors du point de presse quotidien de campagne du PS, le porte-parole de Ségolène Royal, à qui l'on demandait si le candidat UMP était "un ignoble menteur", a repondu: "ignoble non, menteur oui, c'est même un menteur récidiviste".
"Il a recommencé hier soir en prêtant à Ségolène Royal et à ses adversaires politiques des propos qu'ils n'ont jamais tenus", a poursuivi M. Peillon.
Le porte-parole a cité comme exemple "la régularisation automatique des sans papiers" et le "fait que nous serions systématiquement du côté des délinquants".
M. Peillon a souligné qu'il était "dangereux pour la démocratie" d'avoir fait "un amalgame en faisant un rapprochement entre immigration et identité nationale" comme l'avait fait Nicolas Sarkozy en proposant de créer "un ministère de l'identité nationale et de l'immigration".
Selon M. Peillon, la candidate PS, qui avait jugé cela "assez ignoble", assume ses propos. "Oui, elle a dit +ignoble+", a-t-il rappelé.
La veille à Ploemeur (Morbihan), Nicolas Sarkozy avait déclaré à propos de Ségolène Royal: "Quand elle me traite d'ignoble, je ne dis rien. Je mets ça sur le compte de la fatigue passagère (...) Quand elle soutient les fraudeurs, elle ne doit pas s'attendre de ma part à des applaudissements".
La candidate socialiste avait répliqué en affirmant: "je n'ai jamais tenu de tels propos" suggérant une mansuétude à l'égard des fraudeurs. "M. Sarkozy a menti. Un menteur est-il apte à devenir président?", avait-elle ajouté.
M. Peillon a accusé le candidat UMP de chercher "une disqualification des adversaires", en voulant "faire croire que la gauche a perdu tout sens moral". "Il dresse une partie des Français les uns contre les autres" et "manie en permanence l'arme de la vindicte".
De son côté, Arnaud Montebourg, qui tenait le point de presse avec M. Peillon, a accusé M. Sarkozy de se livrer à une "manipulation de l'opinion". "Nous ne pouvons pas accepter que les débats viennent sur le terrain de la manipulation de l'opinion. Nous le relèverons autant de fois que nécessaire", a-t-il déclaré.
Il s'est notamment insurgé contre le fait que "M. Sarkozy se présente lui-même comme le candidat des honnêtes gens". Or, a-t-il affirmé, parmi les soutiens du candidat UMP, "Johnny Halliday est en fuite fiscale, le publicitaire Jean-Michel Goudard est réfugié en Suisse pour évasion fiscale, Alain Juppé a été condamné en justice, Guy Drut condamné puis amnistié par le président Jacques Chirac, Patrick Balkany et Alain Carignon, eux aussi condamnés, ont été investis comme candidats UMP aux législatives".
Par EXCOFFIER Jean - Publié dans : Actualité politique nationale
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Mercredi 4 avril 2007 3 04 /04 /2007 19:21

LE LIVRE D'ENTRETIEN DE SEGOLENE ROYAL 'MAINTENANT' SERA DISPONIBLE LA SEMAINE PROCHAINE A LA FEDERATION SOCIALISTE  8 RUE LOUIS ARMAND A ANNECY

Pour avoir un aperçu du contenu, se rendre sur  http://74segolenepresidente.over-blog.org/

Par EXCOFFIER Jean - Publié dans : Actualité politique nationale
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 5 avril 2007 4 05 /04 /2007 09:44

Voici le texte d'un communiqué de la Société des Journalistes de France 3 :

 

Nicolas Sarkozy se verrait-il déjà à l'Elysée ?

 

Trépigne-t-il déjà en s'imaginant bientôt disposer des pleins pouvoirs ?

 

Sans doute grisé par les sondages qui le placent en tête du premier tour, le candidat UMP s'est récemment laissé aller à une petite crise d'autorité dans les locaux de France 3. Une sorte de caprice régalien que l'on croyait appartenir à d'autres temps, ceux de la vénérable ORTF.

 

M. Sarkozy a en effet menacé de « virer » notre direction. Comme ça, sur un coup de tête. Parce qu'elle n'a pas daigné lui dérouler le tapis rouge et accourir immédiatement à sa rencontre lorsqu'il est venu, le 18 Mars dernier, participer à l'émission France Europe Express, présentée par Christine Ockrent.

 

A peine arrivé, Monsieur le Ministre-candidat se laisse d'abord aller à quelques grossièretés, estimant que cette émission « l'emmerde » et qu'il n'a pas envie de la faire !

 

Ensuite, le voici vexé de devoir attendre dans les couloirs de France 3 pour être maquillé, d'autres invités occupant déjà les lieux (et oui, France 3 ne dispose que d'une salle de maquillage). Coupable de ce « crime de lèse-Sarkozy »,  voici notre direction sur la sellette. « Toute cette direction, il faut la virer », a lâché  le candidat UMP, comme le rapporte le Canard Enchaîné du 21 Mars 2007. « Je ne peux pas le faire maintenant. Mais ils ne perdent rien pour attendre. Ca ne va pas tarder ».

 

Les Français sont désormais prévenus ! L'une des priorités de Nicolas Sarkozy s'il est élu président de la République sera de couper des têtes à France 3. A la trappe ces directeurs qui tardent à exécuter les courbettes.

 

Le Ministre-candidat avait déjà habitué notre rédaction à ses poses agacées, à ses humeurs dans nos locaux, face à une rédaction qui ne lui semble manifestement pas suffisamment docile. Comme cette récente provocation gratuite à l'adresse d'un journaliste du service politique « ça ne doit pas être facile de me suivre quand on est journaliste de gauche ! ». Désormais, c'est à la direction qu'il veut s'en prendre ?

 

La Société des Journalistes de la Rédaction Nationale de France 3 ne peut qu'être scandalisée par une telle attitude de la part d'un candidat à la plus haute magistrature de France. Nous nous inquiétons que M. Sarkozy puisse afficher sans aucune gêne un tel mépris pour l'indépendance des chaînes de service public.

 

Non, Monsieur Sarkozy, les journalistes de la Rédaction Nationale de France 3 ne sont pas et ne seront jamais vos valets. Ils résisteront à toute menace pesant sur leur indépendance. Si nous devons des comptes, ce n'est pas à un ministre-candidat, mais aux millions de téléspectateurs, qui regardent chaque jour nos journaux d'information.

 

Par respect pour eux, pour leur intelligence, nous n'accepterons jamais aucune forme de mise sous tutelle politique. Ni de votre part, ni de la part d'aucun autre candidat.

 

A bon entendeur.

 

                    La Société des Journalistes de France 3. Le 23 Mars 2007

 

Commentaire : Sarkozy s'y voit déjà. Avec lui, c'est le retour à l'ORTF "la voix de son maître" du style Peyreffitte, ministre de l'information. Quel retour en arrière !

Par EXCOFFIER Jean - Publié dans : Actualité politique nationale
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Jeudi 5 avril 2007 4 05 /04 /2007 11:01
 

Le cerveau d’un homme de droite.
Portrait de Nicolas Sarkozy, acte 1.

De Boston (U.S.A.) mardi 3 avril, 16h00 heure locale.



La revue Philosophie magazine m’a demandé si, sur le principe, j’acceptais de rencontrer l’un des candidats à la présidentielles pour le questionner sur son programme culturel, son rapport aux choses de l’esprit ou sa relation à la philosophie. Dans la foulée de mon consentement, la rédaction m’a rappelé en me demandant si j’avais une objection contre Nicolas Sarkozy. Pas plus avec lui qu’avec un autre, j’aurais même consenti à Jean-Marie Le Pen tant l’approche de l’un de ces animaux politiques m’intéressait comme on visite un zoo ou un musée des horreurs dans une faculté de médecine. Ce fut donc Nicolas Sarkozy.
Il me paraît assez probable que son temps passé – donc perdu…- avec Doc Gynéco ou Johnny Hallyday le dispensait de connaître un peu mon travail, même de loin. Je comptais sur la fiche des renseignements généraux et les notes de collaborateurs. De fait, les porte plumes avaient fait au plus rapide : en l’occurrence la copie de mon blog consacrée à son auguste personne. Pour mémoire, son titre était : Les habits de grand- mère Sarkozy – j’y montrais combien le candidat officiel drapait ses poils de loup dans une capeline républicaine bien inédite …
Je me trouvais donc dans l’antichambre du bureau de la fameuse grand mère Sarkozy, place Beauvau, en compagnie de deux compères de la rédaction de la revue et d’un photographe qui n’en revenaient pas de se retrouver dans cette géographie de tous les coups fourrés de la République. Epicentre de la stratégie et de la tactique politique policière, espace du cynisme en acte, officine du machiavélisme en or d’Etat, et portraits des figures disciplinaires de l’histoire de France représentées en médaillons d’austères sinistres.
Arrivée du Ministre de l’intérieur avec un quart d’heure d’avance, il est 17h00 ce mardi 20 février. Début houleux. Agressivité de sa part. Il tourne dans la cage, regarde, jauge, juge, apprécie la situation. Grand fauve blessé, il a lu mes pages de blog et me toise – bien qu’assis dans un fauteuil près de la cheminée. Il a les jambes croisées, l’une d’entre elles est animée d’un incessant mouvement de nervosité, le pied n’arrête pas de bouger. Il tient un cigare fin et long, étrange module assez féminin. Chemise ouverte, pas de cravate, bijoux en or, bracelet d’adolescent au poignet, cadeau de son fils probablement. Plus il en rajoute dans la nervosité, plus j’exhibe mon calme.
Premier coup de patte, toutes griffes dehors, puis deuxième, troisième, il n’arrête plus, se lâche, agresse, tape, cogne, parle tout seul, débit impossible à contenir ou à canaliser. Une, deux, dix, vingt phrases autistes. Le directeur de cabinet et le porte-plume regardent et écoutent, impassibles. On les imagine capables d’assister à un interrogatoire musclé arborant le même masque, celui des gens de pouvoir qui observent comment on meurt en direct et ne bronchent pas. Le spectacle des combats de gladiateurs.
Je sens l’air glacial que transportent avec eux ceux qui, d’un geste du pouce, tuent ou épargnent. Poursuite du monologue. Logorrhée interminable. Vacheries lancées comme le jet de fiel d’une bile malade ou comme un venin pulsé par le projet du meurtre. Hâbleur, provocateur, sûr de lui en excitant l’adversaire à se battre, il affirme en substance  : « Alors, on vient voir le grand démagogue alors qu’on n’est rien du tout et, en plus, on vient se jeter dans la gueule du loup… » !
Je fais une phrase. Elle est pulvérisée, détruite, cassée, interdite, morcelée : encore du cynisme sans élégance, toujours des phrases dont on sent qu’il les souhaiterait plus dangereuses, plus mortelles sans parvenir à trouver le coup fatal. La haine ne trouve pas d’autre chemin que dans cette série d’aveux de blessure. J’avance une autre phrase. Même traitement, flots de verbes, flux de mots, jets d’acides. Une troisième. Idem. Je commence à trouver la crise un peu longue. De toute façon démesurée, disproportionnée.
Si l’on veut être Président de la République, si l’on s’y prépare depuis le berceau, si l’on souhaite présider les destinées d’un pays deux fois millénaires et jouer dans la cour des grands fauves de la planète, si l’on se prépare à disposer du feu nucléaire, si l’on s’expose depuis des années en s’invitant tous les jours dans les informations de toutes les presses, écrites, parlées, photographiées, numérisées, si l’on mène sa vie publique comme une vie privée, et vice versa, si l’on aspire à devenir le chef des armées, si l’on doit un jour garantir l’Etat, la Nation, la République, la Constitution, si, si, si, alors comment peut on réagir comme un animal blessé à mort, comme une bête souffrante, alors qu’on a juste à reprocher à son interlocuteur un blog confidentiel peu amène , certes, mais inoffensif ?
Car je n’ai contre moi, pour justifier ce traitement disproportionné , que d’avoir signalé dans une poignée de feuillets sur un blog , que le candidat aux présidentielles me semblait très récemment et fort fraîchement converti à De Gaulle, au gaullisme, à la Nation, à la République, que ses citations de Jaurès et Blum apparaissaient fort opportunément dans un trajet d’une trentaine d’années au cours desquelles ces grands noms étaient introuvables dans ses interventions , questions qui, au demeurant, rendaient possible un débat, et que c’était d’ailleurs pour ces raisons que nous étions là, Alexandre Lacroix, Nicolas Truong et moi….
Cette colère ne fut stoppée que par l’incidence d’une sonnerie de téléphone portable qui le fit s’éloigner dans la pièce d’à côté. Tout en se déplaçant, il répondait avec une voix douce, tendre, très affectueuse, avec des mots doux destinés très probablement à l’un de ses enfants. Le fauve déchaîné tout seul devenait un félin de salon ronronnant de manière domestique. En l‘absence du ministre, je m’ouvre à mes deux comparses en présence des deux siens et leur dit que je ne suis pas venu pour ce genre de happening hystérique et que j’envisage de quitter la place séance tenante…
J’étais venu en adversaire politique, certes, la chose me paraissait entendue, et d’ailleurs plutôt publique, mais ceci n’excluait pas un débat sur le fond que je souhaitais et que j’avais préparé en apportant quatre livres enveloppés dans du papier cadeau ! Quiconque a lu Marcel Mauss sait qu’un don contraint à un contre don et j’attendais quelque chose d’inédit dans ce potlatch de primitifs post-modernes …
Vaguement liquéfié, et sibyllin, le tandem de l’équipe de Philosophie magazine voyant leur scoop s’évaporer dans les vapeurs du bureau propose, dès le retour du Ministre, que nous passions à autre chose et que j’offre mes cadeaux… Je refuse en disant que les conditions ne sont pas réunies pour ce genre de geste et que, dans tous les sens du terme, il ne s’agit plus de se faire de cadeaux.
« Passons alors à des questions ? A un débat ? Essayons d’échanger ? » tentent Alexandre Lacroix et Nicolas Truong. Essais, ébauche. En tiers bien à la peine, ils reprennent leurs feuilles et lancent deux ou trois sujets. La vitesse de la violence du ministre est moindre, certes, mais le registre demeure : colère froide en lieu et place de la colère incandescente, mais colère tout de même.
Sur de Gaulle et le gaullisme récent, sur la Nation et la République en vedettes américaines – disons le comme ça…- de son discours d’investiture , sur la confiscation des grands noms de gauche, sur l’Atlantisme ancien du candidat et son incompatibilité avec la doctrine gaullienne, le débat ne prend pas plus . Il m’interpelle : « quelle est ma légitimité pour poser de pareilles questions ? Quels sont mes brevets de gaullisme à moi qui parle de la sorte ? Quelle arrogance me permet de croire que Guy Môcquet appartient plus à la gauche qu’à la France ? ». Donc à lui…
Pas d’échanges, mais une machine performante à récuser les questions pour éviter la franche confrontation. Cet homme prend toute opposition de doctrine pour une récusation de sa personne. Je pressens que, de fait, la clé du personnage pourrait bien être dans l’affirmation d’autant plus massive de sa subjectivité qu’elle est fragile, incertaine, à conquérir encore. La force affichée masque mal la faiblesse viscérale et vécue. Aux sommets de la République, autrement dit dans la cage des grands fauves politiques, on ne trouve semble-t-il qu’impuissants sur eux-mêmes et qui, pour cette même raison, aspirent à la puissance sur les autres. Je me sens soudain Sénèque assis dans le salon de Néron…
Habilement, les deux compères tâchent de reprendre le cours des choses, d’accéder un peu aux commandes de ce débat qui n’a pas eu lieu et qui, pour l’instant, leur échappe totalement. De fait, l’ensemble de cette première demi-heure se réduisait à la théâtralisation hystérique d’un être perdu corps et âme dans une danse de mort autour d’une victime émissaire qui assiste à la scène pendant que, de part et d’autre des deux camps, deux fois deux hommes assistent, impuissants, à cette scène primitive du chef de horde possédé par les esprits de la guerre. Grand moment de transe chamanique dans le bureau d’un Ministre de l’intérieur aspirant aux fonctions suprêmes de la République ! Odeurs de sang et de remugles primitifs, traces de bile et de fiel, le sol ressemble à la terre battue jonchées d’immondices après une cérémonie vaudoue…
Tout bascule quand nous entamons une discussion sur la responsabilité, donc la liberté, donc la culpabilité, donc les fondements de la logique disciplinaire : la sienne . Nicolas Sarkozy parle d’une visite faite à la prison des femmes de Rennes. Nous avons laissé la politique derrière nous. Dès lors, il ne sera plus le même homme. Devenant homme, justement, autrement dit débarrassé des oripeaux de son métier, il fait le geste d’un poing serré porté à son côté droit du ventre et parle du mal comme d’une chose visible, dans le corps, dans la chair, dans les viscères de l’être.
Je crois comprendre qu’il pense que le mal existe comme une entité séparée, claire, métaphysique, objectivable, à la manière d’une tumeur, sans aucune relation avec le social, la société, la politique, les conditions historiques. Je le questionne pour vérifier mon intuition : de fait, il pense que nous naissons bons ou mauvais et que, quoi qu’il arrive, quoi qu’on fasse, tout est déjà réglé par la nature.
A ce moment, je perçois là la métaphysique de droite, la pensée de droite, l’ontologie de droite : l’existence d’idées pures sans relations avec le monde. Le Mal, le Bien, les Bons, les Méchants, et l’on peut ainsi continuer : les Courageux, les Fainéants, les Travailleurs, les Assistés, un genre de théâtre sur lequel chacun joue son rôle, écrit bien en amont par un Destin qui organise tout. Un Destin ou Dieu si l’on veut. Ainsi le Gendarme, le Policier, le Juge, le Soldat, le Militaire et, en face, le Criminel, le Délinquant, le Contrevenant, l’Ennemi. Logique de guerre qui interdit toute paix possible un jour.
Dès lors, ne cherchons pas plus loin, chacun doit faire ce pour quoi il a été destiné : le Ministre de l’Intérieur effectue son travail, le Violeur le sien, et il en va d’une répartition providentielle (au sens théologique du terme) de ces rôles. Où l’on voit comment la pensée de droite s’articule à merveille avec l’outillage métaphysique chrétien : la faute, la pureté, le péché, la grâce, la culpabilité, la moralité, les bons, les méchants, le bien, le mal, la punition, la réparation, la damnation, la rédemption, l’enfer, le paradis, la prison, la légion d’honneur, etc.
J’avance l’idée inverse : on ne choisit pas, d’ailleurs on a peu le choix, car les déterminismes sont puissants, divers, multiples. On ne naît pas ce que l’on est, on le devient. Il rechigne et refuse. Et les déterminismes biologiques, psychiques, politiques, économiques, historiques, géographiques ? Rien n’y fait. Il affirme : «  J’inclinerais pour ma part à penser qu’on naît pédophile, et c’est d’ailleurs un problème que nous ne sachions soigner cette pathologie-là. Il y a 1200 ou 1300 jeunes qui se suicident en France chaque année, ce n’est pas parce que leurs parents s’en sont mal occupés ! Mais parce que génétiquement ils avaient une fragilité, une douleur préalable. Prenez les fumeurs : certains développent un cancer, d’autres non. Les premiers ont une faiblesse physiologique héréditaire. Les circonstances ne font pas tout, la part de l’inné est immense ». « Génétiquement » :  une position intellectuelle tellement répandue outre-Atlantique  !
La génétique, l’inné, contre le social et l’acquis ! Les vieilles lignes de partage entre l’individu responsable de tout, la société de rien qui caractérise la droite, ou la société coupable de tout, l’individu de rien, qui constitue la scie musicale de la gauche … Laissons de côté la théorie. Je passe à l’exemple pour mieux tâcher de montrer que le tout génétique est une impasse autant que le tout social. Face à cet aveu de lieu commun intellectuel, je retrouve naturellement les techniques socratiques du lycée pour interpeller, inquiéter et arrêter l’esprit, capter l’attention de mon interlocuteur qui, de fait, semble réellement désireux d’avancer sur ce sujet.
J’argumente :   Lui dont chacun sait l’hétérosexualité – elle fut amplement montrée sur papier couché, sinon couchée sur papier montré…-, a-t-il eu le choix un jour entre son mode de sexualité et un autre ? Se souvient-il du moment où il a essayé l’homosexualité, la pédophilie, la zoophilie, la nécrophilie afin de décider ce qui lui convenait le mieux  et d’opter, finalement, et en connaissance de cause, pour l’hétérosexualité ? Non bien sûr. Car la forme prise par sa sexualité est affaire non pas de choix ou de génétique, mais de genèse existentielle. Si nous avions le choix, aucun pédophile ne choisirait de l’être…
L’argument le stoppe. Il me semble qu’à partir de ce moment, le candidat aux présidentielles, le ministre de l’intérieur, l’animal politique haut de gamme laisse le pas à l’homme, fragile, inquiet, ostensiblement hâbleur devant les intellectuels, écartant d’un geste qui peut être méprisant le propos qui en appelle aux choses de l’esprit, à la philosophie, mais finalement trop fragile pour s’accorder le luxe d’une introspection ou se mettre à la tâche socratique sans craindre de trouver dans cette boîte noire l’effroyable cadavre de son enfance.
Dans la conversation, il confie qu’il n’a jamais rien entendu d’aussi absurde que la phrase de Socrate «  Connais-toi toi-même ». Cet aveu me glace – pour lui. Et pour ce qu’il dit ainsi de lui en affirmant pareille chose. Cet homme tient donc pour vain, nul, impossible la connaissance de soi ? Autrement dit, cet aspirant à la conduite des destinées de la nation française croit qu’un savoir sur soi est une entreprise vaine ? Je tremble à l’idée que, de fait, les fragilités psychiques au plus haut sommet de l’Etat, puissent gouverner celui qui règne !
Lors de sa parution, j’avais lu Le pouvoir et la vie de Valéry Giscard d’Estaing qui racontait ses crises d’angoisse, ses inhibitions le paralysant dans son véhicule militaire de parade le 14 juillet sur les Champs Elysées, ses prétextes pour quitter le conseil des ministres afin de subir une injection de calmant, son désir de se faire psychanalyser (par Lacan !) pendant son septennat, etc. Je me souvenais de confidences faites par tel ami bien informé sur l’état psychique fort peu reluisant de Jacques Chirac après la dissolution et sur le type de traitement psy qu’il suivait à cette époque. Je me rappelais la fin d’un François Mitterrand , entre voyantes et reliques de sainte Thérèse, invocations des forces de l’ esprit , croyance en l’ au-delà et abandon aux médecines de perlimpinpin.
Et je voyais là, dans le regard devenu calme du fauve épuisé par sa violence, un vide d’homme perdu qui, hors politique, se défie des questions car il redoute les réponses, et qui, dès qu’il sort de son savoir faire politicien, craint les interrogations existentielles et philosophiques car il appréhende ce qu’elles pourraient lui découvrir de lui qui court tout le temps pour n’avoir pas à s’arrêter sur lui-même.
Les soixante minutes techniquement consenties s’étaient allongées d’une trentaine d’autres. Les deux rôles en costumes qui le flanquaient jouaient le sablier. Je trouvais l’heure venue pour offrir mes cadeaux. Au ministre de l’intérieur adepte des solutions disciplinaires : Surveiller et punir de Michel Foucault ; au catholique qui confesse que, de temps en temps, la messe en famille l’apaise : L’Antéchrist de Nietzsche ; pour le meurtre du père, le chef de la horde primitive : Totem et tabou de Freud ; pour le libéral qui écrit que l’antilibéralisme c’est  « l’autre nom du communisme » ( il dit n’avoir pas dit ça, je sors mes notes et précise le livre, la page…) : Qu’est-ce que la propriété ? de Proudhon. Comme un enfant un soir de Noël, il déchire avidement. Il ajoute : «  j’aime bien les cadeaux ». Puis : «  Mais je vais donc être obligé de vous en faire alors ? »… Comme prévu.
Dans l’entrebâillement de la porte de son bureau, la tension est tombée. Qui prend l’initiative de dire que la rencontre se termine mieux qu’elle n’a commencé ? Je ne sais plus. Il commente : «  Normal, on est deux bêtes chacun dans notre genre, non ? Il faut que ça se renifle des bêtes comme ça… ». Je suis sidéré du registre : l’animalité, l’olfaction, l’odorat. Le degré zéro de l’humanité donc. Je le plains plus encore. Je conçois que Socrate le plongerait dans des abîmes dont il ne reviendrait pas… Du moins : dont l’homme politique ne reviendrait pas. Ou, disons le autrement : dont l’homme politique reviendrait, certes, mais en ayant laissé derrière lui sa défroque politique pour devenir enfin un homme.
Alors que ses cerbères le prennent presque par la manche, il manifeste le désir de continuer cette conversation, pour le plaisir du débat et de l’échange, afin d’aller plus loin. Tout de go, il me propose de l’accompagner, sans journalistes – il fait un mouvement de bras dans la direction des comparses de Philosophie magazine comme pour signifier leur congé dans un geste qui trahit ce qu’il pense probablement de toute la corporation… Je refuse. Une autre fois ? Les deux amis ont leurs deux paires d’yeux qui clignotent comme des loupiotes…Voyons donc pour plus tard… Dernier mot de Nicolas Sarkozy en forme de lapsus, il est mouvement vers la sortie : «  Je suis quand même un drôle de type, non ? Je dois convaincre soixante-cinq millions de français, et je vous dis, là, que je voudrais continuer la conversation ! Hein ? Non ? Il n’y a pas autre chose à faire ? Quand même… ». Soixante-cinq millions c’est le nombre des français à convaincre d’amour, pas celui des électeurs à convaincre de voter…
(A suivre...)

 

Par EXCOFFIER Jean - Publié dans : Actualité politique nationale
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 5 avril 2007 4 05 /04 /2007 18:11

Quelques 3.200 hommes et femmes signent un appel contre le machisme anti-Royal


Une pétition signée à ce jour par quelques 3.200 hommes et femmes circule sur l'internet
:

http://www.1milliondefemmessenervent.org



pour protester contre le "mépris misogyne" dont est victime la candidate PS Ségolène Royal :

"Nous femmes et hommes de la République, nous disons assez ! Marre du machisme ! nous voulons une femme présidente pour construire enfin une République fondée sur l'égalité entre les femmes et les hommes".


Les signataires, des femmes majoritairement mais aussi un certain nombre d'hommes, viennent de tous les milieux : médecins, ingénieurs, députés (Patricia Adam, Jean-Marc Ayrault, William Dumas...), acteurs (Catherine Deneuve, Catherine Arditi, Jean-Claude Bourbault), metteur en scène (Ariane Mnouchkine), enseignants, féministe militante comme Antoinette Fouque, mais aussi gardienne d'immeuble, coiffeuse, femme au foyer, chômeurs.
 
Et une signataire un peu particulière, "Olympe de Gouges, grande soeur de Ségolène". La vraie Olympe de Gouges, révolutionnaire, a été guillotinée en 1793.

Par EXCOFFIER Jean - Publié dans : Actualité politique nationale
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 6 avril 2007 5 06 /04 /2007 18:22

Voici un lien qui montre un entretien entre Rachida Dati et Bruno Julliard.


http://www.latelelibre.fr/index.php/2007/04/exclusif-la-bonne-blague-de-rachida-dati/


Rachida DATI est proche collaboratrice et porte-parole de N. Sarkozy

Bruno Julliard est le président de l'UNEF

Par EXCOFFIER Jean - Publié dans : Actualité politique nationale
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 6 avril 2007 5 06 /04 /2007 18:28
Act Up lance une virulente campagne d'affichage contre Nicolas Sarkozy

  PARIS, 4 avr 2007 (AFP) - L'association Act Up a lancé mercredi une virulente campagne d'affichage de rue à Paris contre Nicolas Sarkozy, dénonçant "les dangers que le candidat de l'UMP fait peser sur la lutte contre le sida et le système de santé".
    Environ 3.000 affiches de rue (format A2) ont été tirées ainsi que 10.000 autocollants sur lesquels le nom du candidat à la présidentielle surmonte une tête de mort encadrée des dates du prochain mandat (2007-2012) et la mention "nous n'y survivrons pas et vous non plus".
    "On s'en prend directement à Nicolas Sarkozy compte tenu du bilan gouvernemental et de son programme de présidentiable au regard de la lutte contre le sida", a expliqué à l'AFP Emmanuel Château, coprésident d'Act Up, rappelant que Nicolas Sarkozy est "le seul candidat d'un parti de gouvernement à ne pas avoir daigné recevoir les associations de lutte contre le sida".
    "L'application des programmes présidentiel et législatif de l'UMP constituerait une grave menace pour l'accès à la prévention, au dépistage et aux soins en France et dans le monde", affirme l'association dans un communiqué.
    Act Up énumère les mesures de l'UMP qui lui semblent dangereuses: l'instauration d'une franchise annuelle portant sur les médicaments, les examens biologiques, les consultations et l'hospitalisation, "qui éloignerait les plus pauvres des structures de dépistage"; la "dérégulation du système hospitalier public"; "l'expulsion de malades étrangers dans des pays où ils mourront faute de traitement" et "l'absence d'engagement pour le financement de la lutte contre le sida dans le monde".
Par EXCOFFIER Jean - Publié dans : Actualité politique nationale
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 9 avril 2007 1 09 /04 /2007 18:23
Présidentielle: plus de quatre Français sur dix encore indécis


PARIS, 7 avr 2007 (AFP) - Plus de quatre Français sur dix (42%) peuvent encore changer d'avis sur le choix de leur candidat préféré au premier tour de l'élection présidentielle, soit dix-huit millions d'indécis, selon un sondage CSA, à paraître dimanche dans Le Parisien et Aujourd'hui en France.
58% des personnes interrogées sont quant à elles "tout à fait sûres" de leur choix.
Davantage d'hommes (65%) que de femmes (51%) sont sûrs de leur vote (contre respectivement 35% et 49% encore indécis).
Plus on est jeunes, moins on est sûr: 56% des moins de 30 ans hésitent encore, contre 47% pour les 30 à 49 ans et 33% pour les plus de 50 ans.
Les plus sûrs de leur choix sont ceux qui votent pour Jean-Marie Le Pen (68%), puis ceux qui choisissent Nicolas Sarkozy (65%), Ségolène Royal (62%). Seuls 48% de ceux qui pensent voter pour François Bayrou au premier tour en sont certains.
Environ 44,5 millions de Français seront appelés aux urnes le 22 avril pour le premier tour de la présidentielle.
Sondage réalisé par téléphone du 28 février au 29 mars, auprès d'un échantillon national représentatif de 3.587 personnes âgées de 18 ans et plus (méthode des quotas). Notice détaillée disponible à la Commission des sondages.



Un semaine pour coller un million d'affiches électorales


PARIS, 9 avr 2007 (AFP) - Commencé lundi à 00H00, le collage des affiches officielles de la présidentielle - un million en tout - durera environ une semaine, mais toutes les préfectures seront à jour avant mardi soir, a-t-on appris auprès de Clear Channel, la firme chargée de cette tâche.
"Nous devons tout avoir achevé au début de la semaine prochaine", a indiqué à l'AFP Philippe Jay, responsable du secteur élections de cette entreprise d'affichage, choisie par les 12 candidats pour l'exposition de leur matériel électoral.
L'opération représentera plusieurs tonnes de colle - recyclable, précise-t-il -, un millier de pinceaux et autant de seaux.
Le cahier des charges auquel est soumis Clear Channel lui fait obligation d'avoir garni tous les panneaux électoraux des 95 chefs-lieux de départements de métropole avant mardi soir, a-t-il ajouté.
Ainsi, à Paris, le travail a commencé à minuit dans la nuit de dimanche à lundi, "en escargot, en commençant par les arrondissements périphériques pour finir par le coeur" de la capitale.
Clear Channel passera aux sous-préfectures mardi et mercredi, puis poursuivra par les cantons. La grève de ses employés la semaine dernière ne doit pas retarder ce calendrier.
Les difficultés ? Parfois, le colleur arrive dans un village sans panneaux officiels. Ou trouve une planche en bois qui en tient lieu. A lui d'y coller des numéros pour respecter l'ordre - de Besancenot à Sarkozy - édicté par le Conseil constitutionnel.
Il y a d'ailleurs non pas 12 mais 13 panneaux, le premier étant réservé à la convocation des électeurs. Aux maires de le garnir, Clear Channel ne s'en occupe pas.
En tout un millier d'afficheurs vont s'activer: 600 salariés de la firme et 400 sous-traitants qui travaillent régulièrement pour elle. En prime, un euro par panneau collé.
C'est pour la présidentielle de 2002 que Clear Channel a commencé ce travail, assurant l'affichage de la moitié des 16 candidats. En 2004, rebelote pour les élections régionales et européennes.



N.B. : N'hésitez pas à entretenir les panneaux officiels et même coller la première affiche si le prestataire national n'est pas encore passé.


Par EXCOFFIER Jean - Publié dans : Actualité politique nationale
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 11 avril 2007 3 11 /04 /2007 10:49

Il y a des jours où la tâche de président de groupe UMP n'est pas facile. Comme par exemple, quand on est médecin et qu'il faut défendre les positions scandaleusement outrancières et non-scientifiques de son candidat. Je m'explique.

Sarkozy a lancé une polémique en indiquant qu'il  " incline à penser qu'on naît pédophile " et, pour les personnes suicidaires, que  "génétiquement, ils avaient une fragilité"

Sarkozy sait parfaitement qu'il reprend là les thèses anti-scientifiques des néo-conservateurs américains chers à son ami Bush. Il l'avait déjà fait en prétendant faire dépister dès l'âge de 3 ans les futurs délinquants. Il se moque des démentis des scientifiques, son objectif est de gagner la présidence à n'importe quel prix en draguant les voix de l'extrême-droite.

En tant que médecin , B. Accoyer sait bien que cette thèse est complètement fausse.  Et pourtant, il faut qu'il justifie les propos inadmissibles de son candidat. Alors il évoque devant les journalistes "l'éternel débat autour de l'inné et de l'acquis". Il s'agissait " d'un débat avec un philosophe et il est normal que dans un débat toutes les nuances, toutes les perspectives, toutes les hypothèses soient avancées". !!!

Dur, dur, de justifier l'injustifiable !!!

Au fait, docteur, un candidat à la présidence française aussi admirateur de Bush et aussi perpétuellement agité, c'est inné ou acquis ?

Par EXCOFFIER Jean - Publié dans : Actualité politique nationale
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander